Aujourd’hui,
l’Église
fête en Corée Sainte
Marie-Madeleine.
Elle appelle à se souvenir
de la vie de cette sainte, prie pour que les fidèles
aussi, deviennent de petits
témoins
de l'Évangile,
répandant l'amour et l'espérance au quotidien, et adresse
également ses plus sincères félicitations à toutes les
Marie-Madeleine
qui célèbrent leur fête aujourd'hui, et elle prie pour que la
grâce et la paix de Dieu
les accompagnent toujours. Pendant longtemps l’Église
coréenne
avait des préjugés à son encontre, car dont la légende
prétend qu'elle était une prostituée… Contrairement à une idée
très répandue, aucun
texte
biblique
ne la présente comme une prostituée.
Cette
interprétation apparaît tardivement, notamment au VIe
siècle, lorsque le pape
Grégoire le Grand
associe Marie-Madeleine
à la figure de la pécheresse
de l’Évangile.
Celle-ci fut très prisée également en Corée. Heureusement ce
n’est plus le cas aujourd’hui.
Cette
dernière originaire de Magdala,
indépendante de lien familial, indépendante de fortune peut-être,
mentionnée
dans 12 fois dans les Évangiles,
elle est décrite
comme une femme guérie
par Jésus,
«de laquelle étaient sortis sept démons»
(Luc 8),
ceux-ci peuvent désigner des souffrances physiques ou psychiques,
elle fait partie de ces femmes
qui accompagnent Jésus
et soutiennent matériellement son ministère, c’est aussi est
la femme qui se tenait au pied de la croix où Jésus
fut crucifié et près du tombeau (Matthieu
27,56.61).
Première à voir Jésus
ressuscité, elle annonça la nouvelle de sa résurrection aux
disciples
(Jean 20,11-18) :
«Elle
est l’apôtre des apôtres.»
Après les Actes des Apôtres,
elle
a pu faire partie de ces communautés
en Galilée et en Judée, où les femmes
étaient autorisées à enseigner, à prêcher et à diriger des
assemblées,
mais il est peu crédible comme le dit la légende
qu’elle aurait
évangélisé la Provence ou selon l’hagiographie
orientale
Éphèse. Sans doute serait-elle morte à Magdala ou Jérusalem entre
62 et 70 doute tuée par les Romains
lors d’émeutes, de mouvements pacifiques, ou lors des sièges de
Magdala et Jérusalem.
Il
faudra attendre le XXe
siècle pour que l’Église
catholique
reconnaisse officiellement cette confusion. Dans les années 1960, la
figure de «Marie-Madeleine
pénitente»
est abandonnée. En 2016, sa mémoire est élevée
au rang de fête liturgique, reconnaissant son rôle
d’évangélisatrice.
Le pape
François
a vu en sainte
Marie-Madeleine
un exemple éloquent, convaincu que l’Église
de son temps est appelée à une réflexion plus profonde sur la
dignité de la femme, la nouvelle évangélisation et le grand
mystère de la miséricorde divine. C’est pourquoi il a élevé le
rite de sainte
Marie-Madeleine
du statut de mémorial à celui de fête dans le calendrier
liturgique universel romain
(Décret de la Congrégation pour le
Culte Divin et la Discipline des Sacrements,
3 juin 2016).
Pour aller plus loin, je vous mets ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://femmes-ministeres.lautreparole.org/?p=6447, https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20260722, http://www.catholicworker.kr/news/articleView.html?idxno=562, https://www.instagram.com/p/DbCLBXME9XV/, et https://regardsprotestants.com/video/bible-theologie/evangile/marie-madeleine-au-dela-de-la-legende/.
Merci et bon Sainte Marie Madeleine !



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