Pour aller plus loin , je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé :https://fr.yna.co.kr/view/AFR20250717002800884, https://www.bibliomonde.fr/lalmanach/17-juillet-la-coree-du-sud-la-constitution-jeheonjeol, et https://www.c-k-jpopnews.fr/2019/07/17/culture-le-jeheonjeol-lorsque-la-coree-du-sud-voit-enfin-le-jour-le-17-juillet-1948/.
La
population coréenne a farouchement résisté à la
colonisation japonaise, la mort de Gojong en 1919 et de
Sunjong en 1926, ont été accompagnés de plusieurs rumeurs
d'empoisonnement déclenchèrent le mouvement du 1er
mars 1919 commencées à Pyongyang et Séoul qui s’étendirent
dans tout le pays, mais aussi aux Coréens résistants en
Mandchourie, aux provinces maritimes de la Sibérie, aux États-Unis,
en Europe et même au Japon, et prirent une telle ampleur que la
répression japonaise fut impitoyable avec 7500 morts
et 46 000 arrestations, et du 10 juin 1926, mené par des militants
de gauche dans un mouvement par l’indépendance échoue à
cause de l’étroite surveillance des autorités japonaises,
mais la mort de Sunjong laissa trois fils et une fille
lui survécurent : Yi Un qui épousa la princesse Masako
de Nashimoto, plus tard connue sous le nom de Yi Bangja,
membre de la famille des Shinnōke (branche cadette de la
maison impériale du Japon),
Yi Kang, dont les activités étaient limités par les
Japonais, et la princesse Tokhye dont la vie est
visible dans The Last Princess (2016), épousa en 1931
le seigneur de Tsushima, So Takeshi, puis elle retourna en
Corée en 1962, cinq autres fils et une fille moururent
en bas âge. Les princes de la famille impériale coréenne
servirent comme officiers dans l'armée impériale japonaise,
ce qui leur fit du tort. À cela s’ajoute l’exemple de Yu Gwan
Sun, participante à la manifestation du 1er
mars 1919 pour l’indépendance de la Corée, qui organise le
soulèvement populaire de Byeongcheon avant d’être arrêtée,
emprisonnée puis assassinée le 28 septembre 1920. Cela poussa dans
les années 1920, le gouvernement japonais réagissant aux
critiques concernant sa domination sévère en Corée à assouplir
certaines de ses politiques restrictives, en autorisant la
publication de livres et de magazines en
coréen et a commencé à investir dans l'éducation, les routes et
les bâtiments gouvernementaux, ainsi les Japonais
prétendaient moderniser la Corée et offrir des opportunités
commerciales. Face à la répression, les militants des Lumières
changèrent leur méthode de mouvement par la Fondation de la
Société d’étude de la langue coréenne en 1921,
l’Association des femmes coréennes en 1924, le Mouvement
pour l'indépendance des étudiants de Gwangju entre 1929 et 1930
qui déclenche des manifestions et des grèves scolaires
dans cette ville et ailleurs dans le pays, l’immigration des
Coréens dont la
vie était difficile ont immigré dans des endroits comme Gando, où
les Japonais commirent un massacre en 1920, et Hawaï, où
s’établirent également des rebelles à la domination
japonaise, l’instauration par des jeunes motivés qui ont
choisi Shanghai comme scène du mouvement d'indépendance en
1919 où s’est formé le gouvernement provisoire avec
Syngman Rhee à leur tête qui plaide la cause de son pays à
la SDN en 1932 et Kim Ku, et le Parti communiste
coréen (PCK) a été fondé à Séoul en 1925, des
insurrections qui forcèrent les Japonais à mener des
campagnes anti-insurrectionnelles meurtrières mais efficaces
fit tomber à quelques milliers au milieu des années 1930 les
forces nationalistes et communistes, et des «armées
indépendantistes» opérant depuis la Mandchourie voisine à
partir de 1931 lorsque le Japon a envahi la Mandchourie voisine en
1931, les guérilleros coréens et chinois ont uni
leurs forces pour combattre l'ennemi commun, où les principaux
dirigeants communistes ont été dominés par un groupe
central ayant combattu les Japonais et l’un des chefs de la
guérilla était Kim Il-sung (1912-1994), que les
Japonais considéraient comme l'un des plus efficaces et des
plus dangereux formant une unité spéciale de contre-insurrection
pour traquer Kim et y intégrer des Coréens dans le cadre de
leur tactique de division pour mieux régner, menant des batailles
victorieuses contre le Japon à Qingshanli en 1920, et à
Pochonbo en 1937, en Chine, ainsi que depuis la Russie où un
petit nombre d'unités militaires coréennes sous contrôle
soviétique furent organisées à Irkoutsk dès 1921 comme le
montre les dramas Inspiring Generation (2014), The
Hymn of Death (2018), et Song of the Bandits
(2023), et les film Far Away : Les soldats de l'espoir
(2011) et The Age of Shadows (2016), puis le
gouvernement provisoire déménagea en 1932 à Hangzhou, puis
à Zhenjiang, après les attentats menés par les résistants
Yi Bong-chang et Yun Bong-gil du
Groupe des patriotes coréens puis à partir de
1937 à Changsha, Canton, Liuzhou et Qijiang, et jusqu'en 1939,
plusieurs petits groupes militaires nationalistes et
communistes utilisaient des tactiques de guérilla pour
harceler les Japonais en Corée et en Mandchourie (nom donné
au nord-est de la Chine à l'époque).
Face
à cela dans les années 1930 visibles dans Capital Scandal
(2007), et Bridal Mask (2012), le gouvernement
japonais de plus en plus sous le contrôle de l'armée,
profita de l'assassinat de fonctionnaires modérés, tant en
Corée qu'au Japon, pour chasser ceux qui prônaient des mesures
clémentes en Corée, et alors que le Japon entamait sa conquête de
la Mandchourie et de la Chine, il percevait de plus en plus
l'indépendance coréenne comme une menace, ainsi les Coréens,
proclamait le gouvernement, faisaient partie de l'empire
japonais; leur langue, leur religion et leur culture devaient
donc être identiques à celles des Japonais, il furent bien
aidés par des centaines de milliers de Coréens qui ont
travaillé pour le colonisateur, comme fonctionnaires,
soldats, enseignants ou policiers, certains
des plus gros conglomérats du Sud furent fondés pendant l'ère
coloniale, et 76 hommes politiques et responsables
reçurent divers des titres de noblesse ainsi que des pensions de
retraite valant l'équivalent de millions d'euros, puis durant la
période allant 1937 à 1945 visible le drama Chicago
Typewriter (2017), Tale of the Nine Tailed 1938
(2023), et Gyeongseong Creature (2023- ?), ou les
films ou Battleship Island (2017), et Mal-Mo-E:
The Secret Mission (2019), le Japon a employé des Coréens
dans ses efforts militaires et les a enrôlés dans son armée
ou contraints de travailler dans des conditions dangereuses, proches
de l'esclavage, des milliers de jeunes filles et de femmes
coréennes sont enlevées et on les a forcées à servir comme
«femmes de réconfort», violées par les soldats
japonais, et ce n’est qu’en mai 1940, au terme de huit années
d’errance à travers la Chine, que le gouvernement provisoire
put s’établir et demeurer à Chongqing pour y former l’Armée
de libération de la Corée en septembre, alors que le Japon
impose en 1940, une japonisation des noms de famille et des prénoms
à tous les Coréens, tandis que cette période vit Chun
Bong Joon un révolutionnaire et modernisateur coréen tenter de
renverser le féodalisme et de résister à la colonisation
japonaise. Cependant, fin 1940, l'armée impériale japonaise
avait anéanti la majeure partie de la résistance organisée
le long de la frontière coréenne avec la Chine, et de nombreux
communistes coréens ayant appartenu à ces groupes
rejoignirent l'Armée révolutionnaire populaire du Nord-Est du
Parti communiste chinois. Mais un retournement de situation
s’opère en 1941, lorsque le Japon a attaqué la base navale
américaine de Pearl Harbor le 8 décembre, le gouvernement
provisoire a déclaré la guerre au Japon deux jours plus tard,
cherchant à participer à la guerre en tant que pays allié et ce,
afin d’obtenir plus tard le statut de pays vainqueur, avec la
publication des principes généraux pour la fondation de l'État
coréen s'appuyant sur les trois principes d’égalité (samgyun
juui) de Jo So-an, il envoya des hommes au front en Inde
et au Myanmar pour se battre aux côtés des forces alliées,
certains jeunes Coréens reçurent même une formation
spéciale d'une unité militaire spéciale des États-Unis
afin de mieux les préparer à l'attaque des forces japonaises
en Corée, tandis qu’en octobre 1942, c’est l’affaire de la
Société de la langue coréenne (Joseoneo
hakhoe), avec l’arrestation de 33 de ses membres qui
sont jugés pour haute trahison, et en 1943 pousse plus loin sa
colonisation avec la suppression des cours de coréen et
l’intégration d'un entraînement militaire dans le cursus
scolaire, puis en août 1943, c’est l’application du
système de conscription après la révision de la
loi relative à la Défense nationale avec laquelle plus
de 184 000 jeunes Coréens sont incorporés dans l’armée
japonaise et mobilisés lors de la guerre du Pacifique,
tandis qu’en novembre 1943 avec la conférence du Caire qui
est la première reconnaissance de l'indépendance de la Corée, et
en le 15 août 1945, lorsque le Japon a capitulé et que la Corée a
enfin été libérée, les membres du gouvernement provisoire
ont décidé de retourner en Corée, ce qu’ils ont pu accomplir en
novembre 1945. Mais entre 1945 et 1948, ce fut l’installation des
gouvernements militaires américain et soviétique en
Corée, séparés par le 38e parallèle.
Au
début de 1949, l’URSS et les États-Unis retirent leurs troupes.
Au Nord, le régime de Kim Il Sung, soutenu par Moscou,
procéda à des exécutions massives de collaborateurs. Au
Sud, le gouvernement de Syngman Rhee, soutenu par les
États-Unis, a recruté de nombreux officiers et responsables
de l'ère coloniale, afin de s'appuyer sur leur expertise pour
diriger le pays. La Corée est divisée arbitrairement en deux
moitiés opposées en 1945 avec la fixation de la frontière au 38e
parallèle dans un état de grande improvisation, le Nord, et
le Sud, où le refus des autorités américaines en
1950 de tenir compte des aspirations du peuple coréen crée
un régime démocratique représentatif des partis politiques
existants en Corée du Sud, après la Seconde Guerre mondiale,
et depuis juillet 1953, tout cela après un conflit dévastateur
inspirant des dramas comme The Legend of Patriots
(2010) et des films comme Memoory of War (2016),
La Bataille de Jangsari (2019), ou Heroes - The
Battle at Lake Changjin (2022), démarré en 1950, lorsque le
Sud est envahi par le Nord armé et équipé par
l'Union soviétique, prenant Séoul et repoussant les troupes
américaines et sud-coréennes qui leur faisaient face sur
place et les menaçant d'une défaite totale ce qui conduit à
l'intervention des États-Unis et de l'ONU pour aider le
premier, avant que les forces chinoises n'interviennent pour
aider le second repoussant les forces de l'ONU dirigées par
le général américain Douglas MacArthur jusqu'à Séoul
après une riposte spectaculaire menée par les débarquements
américains à Inchon qui a repoussé les envahisseurs au-delà
du 38e parallèle, les forces des Nations Unies
étant à leurs trousses, et les Nord-Coréens s'étaient
retirés presque jusqu'au fleuve Yalu, conduisant à l'escalade
rapide au point de considérer l'utilisation d'armes nucléaires. Le
conflit dura trois ans même si en juin 1951, le front est stabilisé
non loin du 38e parallèle, là où se trouve l'actuelle
Zone démilitarisée (DMZ), jusqu'à l'armistice de
juillet 1953 après deux ans de pourparlers et 158
réunions, et les tensions restent vives aujourd'hui. Après la
perte de millions de Coréens, le résultat final fut
l'officialisation de la frontière et un état de détente précaire
entre les deux Corées qui perdure encore aujourd'hui.
La
Corée du Sud connaît le clientélisme de Syngman Rhee
(président de 1948 à 1960), qui autorise l’autoritarisme
pour se maintenir au pouvoir (1952-1960), et cette période se
termine par des manifestations généralisées, la révolte
étudiante de 1960, et un an de flottement politique du cabinet
Chang Myŏn, qui voit venir en 1961, le coup d’État du
général Park Chung-hee (1917-1979), ancien
collaborateur des autorités japonaises occupantes, qui ouvre
un processus de modernisation de la Corée du Sud. Le régime
militaire est animé par des idéaux de réforme et de lutte
contre la corruption. Pourtant, anti-communisme et routine
aidant, cette réforme forcée aboutit à la mise en place d’un
régime conservateur reproduisant les vices du système de
Syngman Rhee comme le montre le film L’Homme du
président (2020) amenant les étudiants et les
citoyens à s’engager dans un mouvement de
démocratisation. Malgré la perte des libertés individuelles,
le volontarisme économique du général Park crée les bases
du «miracle économique» coréen. Aussi, les sentiments à
l’égard de cette dictature sont-ils ambivalents : rejet viscéral
par les intellectuels citadins, quasi adulation dans certains
milieux modestes ou ruraux. Freiné par les chocs
pétroliers, le développement économique et la
modernisation des campagnes, qui fondent la puissance économique
de la Corée d’aujourd’hui, dessinent le bilan ambivalent d’une
dictature parfois féroce, dont le contexte de guerre
froide explique certains travers. Dans le long terme, la
dictature militaire qui continuait avec Chun Doo-hwan (1979-)
qui tenta de museler de force l’opposition dont l’exemple
le plus notable est quand la population, manifestant en masse
à Gwangju en 1980 pour la démocratie, s'est heurtée
à la répression des parachutistes déployés
sur les ordres de ce dernier comme le montre le drama You of
May (2021), ne prend fin qu’en 1987 avec l'adoption de
réformes démocratiques et avec en 1988 une nouvelle
Constitution, approuvée par référendum.
Encore faut-il attendre 1993 pour voir élu le premier président
civil. Le modèle démocratique sud-coréen persiste au
fil des ans, malgré des scandales comme celui entraînant la
destitution de la présidente Park Geun-hye en mars
2017, et les manifestants déferlant sur les places du pays
avaient alors démontré au monde entier la puissance de la
démocratie en Corée du Sud. En 2024, la proclamation de la
loi martiale par le président conservateur Yoon
Suk-yeol, en décembre, a entraîné une vaste mobilisation
populaire qui a permis de sauvegarder la démocratie, ce
dernier a fini par être destitué par le parlement en avril
2025. Mais cet épisode révèle les errements d’un système
social qui n’a pas su entendre la voix de tous. Le
dirigeant de centre gauche Lee Jae-myung a
confortablement gagné la présidentielle du mardi 3 juin
2025 en Corée du Sud, marquée par une participation massive des
électeurs désireux de tourner la page après six mois de
chaos politique consécutifs à l’éphémère proclamation de
la loi martiale. Le nouveau président devra
faire face à une crise économique qui s’aggrave, tandis
que le taux de natalité reste l’un des plus bas au monde et
que le coût de la vie augmente.
Tandis
que les règnes de Kim Jong-il, Kim Il-sung et Kim
Jong-un, qui, depuis 1945, se sont succédé de père en fils à
la tête de la République démocratique populaire de Corée,
ont engendré ce paradoxe inouï : la transformation d'un système
communiste en monarchie absolue avec une culture
dynastique, comparable avec ce que les historiens appellent
“l’Ancien Régime”, avec un mélange de
nationalisme coréen et de marxisme dans sa lecture
léniniste, voire stalinienne. Fondée sur le juche
– «un mélange d’idéologie et de religion» –,
«l’idée, c’est que les gens doivent regarder tous les Kim
comme des dieux». Imposant leur idéologie et leur volonté à
la Corée du Nord, les trois Kim ont mis en place un des
régimes les plus impitoyables de la planète, bâti sur un
nationalisme exacerbé, un culte du chef frénétique
et l'usage systématique de la terreur concentrationnaire,
sans oublier une économie chancelante dont les rendements ne
suffisent pas à satisfaire les besoins essentiels de la population
amenant une famine dévastatrice qui sévit notamment au cours des
années 1990. Kim Il-Sung visible dans le drama de propagande
nord-Coréen «Nation et
Destin» (1992-2002), s’impose en 1945
avec le soutien des Soviétiques pour devenir le nouveau
leader du pays en 1948. Immédiatement, il s’est attaché à
renforcer son leadership dictatorial sur tout le pays. Mais, à la
chute de l’URSS en 1991, la Corée du Nord a décidé de
devenir autonome. Visible dans le film Spy Gone North
(2018),Kim Jong-Il au pouvoir en 1994, en plus de subir une
crise économique, fait face à une série de catastrophes
climatiques et à une importante famine et doit aussi
beaucoup à la chute de l’URSS. Pour réduire la pauvreté
de son pays coupé du monde, il autorise la création d’une
économie de marché.
Pendant que leurs maris continuent à travailler dans des usines,
des Coréennes peuvent soutenir leur famille en
important des denrées de Chine. Au pouvoir depuis 2011, Kim
Jong-un a succédé à son père Kim Jong-il pour asseoir
son pouvoir il fait arrêter et exécuter son oncle Jang
Song-thaek, en décembre 2013 et assassiner son demi-frère, Kim
Jong-nam, en février 2017. Celui-ci a une volonté de moderniser
le pays, de l’ouvrir aux nouvelles technologies. Chef du
dernier régime stalinien du monde, il brandit régulièrement
la menace de l’arme nucléaire, provoquant de
vives tensions, notamment avec les États-Unis, tout en continuant de
menacer la Corée du Sud, enchaînant les tirs de missiles et les
essais nucléaires, qui amènent l’ONU à durcir un peu
plus les sanctions imposées à la Corée du Nord. Dernier exemple en
date le 5 janvier 2024, avec le lancement par la Corée du Nord de
plus de 200 obus en mer jaune, près des îles sud-coréennes de
Yeonpyeong et Baengnyeong.
Aujourd'hui,
les deux Corées sont radicalement différentes : la Corée du
Nord, nation fermée au monde, en proie à une dictature
héréditaire qui condamne son peuple au
sous-développement, alors que le taux de croissance fut dans les
années 50-60 nettement plus favorable à la Corée du Nord avant de
s’essouffler, et la Corée du Sud, puissance économique et
créative parmi les économies les plus avancées de la planète
et centre de la démocratie asiatique, dont le démarrage fut
plus capricieux, et malgré des débuts difficiles, elle est devenue
l’une des économies les plus dynamiques du monde, portée
par des conglomérats comme Samsung ou Hyundai,
et son soft power, la musique K-pop, son cinéma
ou ses séries. Son développement spectaculaire
s’accompagne toutefois d’une pression sociale intense :
surmenage, crise du logement, taux de natalité en
chute libre et taux de suicide élevé, notamment chez les
jeunes, les avancées des droits des femmes
et leur rejet des hiérarchies traditionnelles
se heurtent aux résistances d’une frange
«masculiniste» plus ou moins
soutenue jusqu’au sommet de l’État, 50 %
des personnes LGBT+ en Corée du Sud sont victimes de
discrimination en raison de leur sexualité, cette culture
est marquée par l’ordre, le devoir et une quête de perfection,
dans une société à la fois conservatrice et tournée vers
la performance. Cette société compétitrice reçoit des
critiques dans les films Dernier Train pour Busan
(2016), Default (2018), Black Money
(2019) Parasite (2019), et No Other Choice
(2025), et le drama Squid Game (2021), et le
féminisme touche aussi les dramas coréens comme
Search WWW (2019) Hyena (2020), et
Extraordinary Attorney Woo (2022), tout comme les
questions LGBT dans Life is Beautiful (2010),
Where Your Eyes Linger (2020), To My Star
(2021), Nevertheless (2021), et Semantic Error
(2022). Des rapprochements entre les deux Corées
sont esquissés au cours des années 70, et elles joignent les rangs
de l'ONU en 1991, suscitant des espoirs d'unification,
cependant des tensions durables continuent tout de même avec la
Corée du Nord, alimentant même les inquiétudes quant à un
éventuel conflit entre les voisins de la péninsule, malgré des
tentatives de dialogue entre les gouvernements de Séoul et de
Pyongyang qui ont toutefois été menés, aboutissant
notamment à une rencontre historique, le 27 avril 2018, entre le
président sud-coréen Moon Jae-in et le leader communiste
nord-coréen Kim Jong-un. Un rapprochement qui peut expliquer la
création de dramas comme Crash on Landing You (2019).
Endoctrinement fanatique à Pyongyang, libéralisme triomphant
à Séoul; aujourd’hui, on ne parle plus de la Corée qu’au
superlatif : modèle ou repoussoir, miracle ou tragédie.Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé à faire ces 4 parties : Michel Klen, Le jeu trouble de la Corée du Nord, Études, 2004/3, Tome 400, mars 2004, Pages 309 à 318, et https://shs.cairn.info/revue-etudes-2004-3-page-309?lang=fr, Michel Soutif, Chapitre 18. La Corée, dans Fondements des civilisations de l'Asie : Science et Culture, EDP Sciences, 2009, Pages 329 à 340, et https://stm.cairn.info/fondements-des-civilisations-de-l-asie--9782759803378-page-329?lang=fr, Andrea De Benedittis, Corée du Nord, Corée du Sud : la guerre sans la guerre, L’Esprit du temps : Atlas géopolitique des royaumes coréens, Outre-Terre n° 39, février 2014, Pages 29 à 34, et https://shs.cairn.info/revue-outre-terre2-2014-2?lang=fr, Jacopo Bassi, Carlos Hudson et Matteo Tomasoni, Le dittature militari: fisionomia ed eredità politica, dans Diacronie n° 24, avril 2015, Pascal Dayez-Burgeon, La dynastie rouge, Perrin, 2016, Pascal Dayez-Burgeon, Histoire de la Corée. Des origines à nos jours, Tallandier, 2019, et https://www.campus.uliege.be/cms/c_10068622/en/pascal-dayez-burgeon-histoire-de-la-coree-des-origines-a-nos-jours, Michael J. Seth, A Brief History of Korea: Isolation, War, Despotism and Revival: the Fascinating Story of a Resilient but Divided People, Tuttle Publishing, 2019, Juliette Morillot, Le renouveau religieux en Corée du Nord, dans Le capitalisme est-il réformable ?, dans Études 2021/3 Mars, pages 7 à 18, Pascal Boniface, La guerre de Corée (1950-1953), dans Atlas des relations internationales : 100 cartes pour comprendre le monde de 1945 à nos jours, Armand Colin, 2022, page 67, Romain Icard, Corée du Nord : la dynastie nucléaire, Production Tohubohu, 2022 (documentaire), Eugene Y. Park, Corée : une histoire, Stanford University Press, 2022, https://asianreviewofbooks.com/korea-a-history-by-eugene-y-park/, et https://pacificaffairs.ubc.ca/book-reviews/korea-a-new-history-of-south-and-north-by-victor-d-cha-and-ramon-pacheco-pardo/, https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/57233/kim-il-sung-kim-jong-il-kim-jong-un-dynastie-coree-du-nord-juliette-morillot, https://irfa.paris/presence-des-missions-etrangeres-en-coree-1836-1990-reperes-historiques/, https://jejudo.fr/mariage-gay-coree-du-sud/, https://jhm.fr/la-coree-une-histoire-brillante-et-tragique-en-conference/, https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMPays/KOR (la poltique intérieure de Corée du Sud), https://www.cernuschi.paris.fr/fr/collections/collections-coreennes (Histoire de la Corée depuis le néolithique jusau’aux années 1980), https://www.challenges.fr/monde/l-ombre-de-la-collaboration-avec-le-japon-plane-sur-la-coree-du-sud_646583, https://www.coree-culture.org/IMG/pdf/catalogue_memoire_de_1919_wep_xs.pdf, https://www.courrierinternational.com/article/analyse-la-crise-politique-en-coree-du-sud-revele-les-failles-d-un-systeme-social-a-bout-de-souffle_226134, https://www.focus.it/cultura/storia/storia-della-corea-del-nord-e-della-corea-del-sud, https://www.geo.fr/histoire/les-moments-cles-de-la-guerre-de-coree-un-conflit-inacheve-201029, https://www.koreasociety.org/images/pdf/KoreanStudies/Monographs_LessonPlans/High_School/5%20The%20Japanese%20Occupation%20of%20Korea%201910-1945.pdf, https://www.lemonde.fr/international/article/2024/08/28/en-coree-du-sud-la-guerre-des-sexes-bat-son-plein_6297326_3210.html, https://www.lemonde.fr/international/article/2025/06/03/presidentielle-en-coree-du-sud-lee-jae-myung-le-candidat-progressiste-remporte-le-scrutin-selon-de-premieres-estimations_6610358_3210.html, https://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20241027-cor%C3%A9e-du-sud-une-messe-chr%C3%A9tienne-g%C3%A9ante-organis%C3%A9e-contre-les-droits-des-personnes-lgbt, et https://www.roots.gov.sg/stories-landing/stories/the-legacy-of-joseon-korea/story.
Merci et bonne fête de la Constitution !








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