
Nous fêtons aujourd’hui Yeondeunghoe qui est un événement
culturel traditionnel de la Corée du Sud qui se déroule à chaque
printemps, plus précisément le 8e jour du 4e
mois du calendrier lunaire. Ce sera cette année le 24
mai. La célébration de l’anniversaire de Bouddha
remonte au royaume de Silla (57 avant J.-C. – 935), pendant
la période des Trois Royaumes. Le premier
document historique relatant la célébration de
l’anniversaire de Bouddha dans le temple
Hwangnyongsa à Gyeongju date de l’année 866. Le festival des
lanternes de Lotus a été organisé pour la première fois
durant la dynastie Goryeo (918-1392) et occupa une place de
plus en plus importante avant de devenir un des éléments
fondamentaux de la culture coréenne. Cette période
historique a été marquée par une intense ferveur religieuse.
Le royaume attacha une grande importance au bouddhisme.
Taejo Wusang Geon, fondateur de la dynastie Goryeo,
unifia les Trois Royaumes sur la péninsule coréenne. Il
ordonna la construction de nombreux monastères bouddhistes
et, entre 1237 et 1248, la gravure de 81 258 blocs de
bois représentant la collection la plus complète des textes,
lois et traités bouddhistes (Tripitaka
Koreana). Inscrit au Patrimoine culturel immatériel de
l’humanité de l’UNESCO depuis 2020, il s’agit d’une
célébration des lanternes où des milliers de lanternes sont
suspendues et allumées pour illuminer les rues la nuit. De nombreux
temples et organisations bouddhistes participent à
l’événement.

Le
début de la fête est marqué par le rituel du bain dans l’eau
d’une sculpture de Bouddha bébé afin de célébrer la
naissance de Shakyamuni, un membre du clergé. Le
rituel consiste à verser à l’aide d’une louche de l’eau sur
la tête et les épaules du Bouddha. À l’origine un rituel
religieux, aujourd’hui devenu une fête nationale du printemps
ouverte à tout le monde. Les rues sont ornées de lanternes colorées
en forme de lotus tandis que les foules, tenant des lanternes
faites à la main, se rassemblent pour un défilé de célébration.
Afin d’exprimer leurs meilleurs vœux, pour eux-mêmes, leurs
familles, leurs quartiers et le pays tout entier. Allumer des
lanternes symbolisent également l’illumination des individus,
des communautés et de toute la société grâce à la
sagesse de Bouddha. Les Temples Bouddhistes et la
communauté perpétuent la tradition. Quelques
semaines avant le jour J, la ville se couvre de lumière, notamment
dans les Temples et le long du canal de Cheongyecheon. Les
lanternes sur le canal sont fabriquées avec du papier hanji
(papier traditionnel fabriqué à base de feuilles de mûrier).
Outre la cérémonie de flottaison des lanternes, le festival propose
également une variété d’activités et d’événements,
notamment des spectacles de rue, des jeux et des concours
traditionnels coréens, ainsi que des marchés alimentaires et
artisanaux. Par ailleurs, l’Association de sauvegarde du
Yeondeunghoe joue un rôle remarquable en organisant des
programmes éducatifs. Cette fête est un moment de
joie pendant lequel les clivages sociaux sont temporairement
effacés. Durant les périodes marquées par des difficultés
sociales, elle contribue à l’intégration des citoyens
et les aide à surmonter leurs problèmes quotidiens.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé :
https://actu.fr/occitanie/montpellier_34172/montpellier-une-exposition-qui-celebre-la-richesse-des-fetes-traditionnelles-coreennes_60317536.html,
https://french.korea.net/NewsFocus/HonoraryReporters/view?articleId=198237&pageIndex=1,
https://ich.unesco.org/fr/RL/le-yeondeunghoe-fete-des-lanternes-en-republique-de-coree-00882,
et
https://www.souslecieldecoree.fr/20-festivals-incontournables-en-coree-du-sud/.
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Aujourd’hui
en Corée, on fête aussi la solennité de la Pentecôte, qui
est l'un des jours liturgiques de l'Église catholique. Elle
est considérée comme l'un des trois piliers du calendrier
chrétien, avec Noël et Pâques. Elle est
célébrée cinquante jours après Pâques et commémore la
descente du Saint-Esprit relatée dans le livre des Actes,
chapitre 2, du Nouveau Testament. Ce n’est
qu’à partir du IIe siècle, que la fête est mentionnée
comme suivant celle de Pâques 50 jours après, empreinte de joie
pascale comme le signale Tertullien vers 200, tombant souvent
un dimanche, puis la fête est attestée à Rome et à Milan vers
380, et en Espagne au début du IVe siècle. À l’époque
de Charlemagne, la Pentecôte est devenue
une «fête d’obligation», mentionnée comme telle lors du
concile régional de Mayence. Au cours de cette fête,
l’Église catholique s’adressait aux nouveaux baptisés
et confirmés. En Corée, on voit ce jour comme celui de la
naissance de l'Église, le nouveau peuple de Dieu.
À l’occasion de la Pentecôte 2026, les églises du
monde entier méditent à nouveau sur la confession du livre
des Actes : «Ils furent tous remplis du
Saint-Esprit.» Cependant, face à la stagnation de l'Église
coréenne et à la chute de sa réputation, l'action du mouvement
pentecôtiste protestant est plus cruciale que jamais à
l’exemple de l'Église du Plein Évangile de Yoido, fondée
en 1958 avec cinq membres, est un exemple représentatif du renouveau
pentecôtiste. Depuis, elle est devenue la plus grande Église
du monde, avec 100 000 fidèles en 1979, 500 000
en 1985, 700 000 en 1992 et 840 000 en 2008.
Il s’est répandu sans aucune institution, grandement aidé par les
facilités de transport et les mouvements migratoires, comme le
retour aux pays des Philippins et des Coréens venant
des États-Unis. Des mouvements de renouveau pentecôtistes
sont signalés en Corée dès 1903, en Inde en 1905, en Mandchourie
en 1908, et de façon tout à fait spectaculaire à la Mission de
l’Azusa Street à Los Angeles, aux États-Unis, en 1906-190.

Sans
doute, à partir de 30-32, le mouvement de Jésus se divise
entre la famille de Jésus dirigée par Jacques, le frère
du Seigneur, qui reste à Jérusalem, les femmes autour de
Marie, la mère de Jésus, et les Douze qui stabilisent
les mouvements galiléens. Tous se rassemblent à Jérusalem
en temps de fêtes, car Jésus leur a dit de ne pas s’éloigner
de Jérusalem. La communauté naissante est assidue à la
prière et à l’enseignement de Jésus, et continue à
monter au Temple, selon la stricte observance juive. Lors de la
Pentecôte (Chavouot) de l’an 33, une fête agraire
prescrite par la Torah devenue le jour où les Juifs
se souviennent du don de la Loi à Moïse, qui
est aussi l’un des trois grands pèlerinage de Jérusalem, le
contexte social est favorable au mouvement de Jésus avec
l’instabilité à Rome qui connaît une crise financière que
l’empereur Tibère a provoqué afin de ruiner les sénateurs
qui voulaient le trahir, une menace de guerre puisque Hérode
Antipas répudia sa femme Phaséalis pour se marier avec
Hérodiade, provoquant le conflit avec le roi des Nabatéens
Arétas IV, et le préfet de Judée Pilate est désavoué
par l’empereur et doit retirer ses boucliers dorés, le
‘noyau dur’ de la communauté chrétienne qui y
voit une justification supplémentaire d’attendre le dénouement
apocalyptique s’est réunie dans la «chambre
haute» dans la ville basse de Jérusalem, ces quartiers
modeste où Dieu établira son roi (Psaumes 2,6),
réussie sa prédication auprès des pèlerins de la diaspora
juive de l’empire romain et parthe pour propager
«l’évangile de Jésus», menée par Pierre (Actes
2,14-42) qui est de plus en plus présent à Jérusalem et
annonce la résurrection de Jésus comme la justification de
la légitimité de sa prédication, appelle le peuple d’Israël
à l’accomplissement des promesses du salut et à la repentance,
c’est le point de départ de l’envoi vers les terres de missions
juives qui ne se concrétisera qu’après la mort d’Étienne
en 36. Le choix de la Pentecôte n’est pas un incident et
s’explique par le fait que cette fête juive fait entrer dans la
ville entre 100 000 et 200 000 pèlerins et elle a vu
un soulèvement de la foule des pèlerins contre Sabinus,
le préfet de Judée en 4 avant J.-C. après qu’il se soit emparé
du trésor du Temple. La croissance de la communauté est
fulgurante et elle touche aussi les environs de la ville.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé : Semitica, Volumes 18-22, Université
de Paris. Institut d'études sémitiques, 1968, Philippe
Rouillard, Les fêtes chrétiennes en Occident,
éditions du Cerf, 2003, Didier Long, L'invention du
christianisme, et Jésus devint Dieu, Plon, 2012, James D.
Tabor, La véritable histoire de Jésus - Une enquête
scientifique et historique sur l'homme et sa lignée, Groupe
Robert Laffont, 2014, François Vouga, Une théologie du
Nouveau testament, Labor et Fides, 2024, et
https://en.namu.wiki/w/%EB%B6%80%ED%99%9C%20%EC%8B%9C%EA%B8%B0#s-4.2.6,
https://www.asiatoday.co.kr/kn/view.php?key=20220905010001995,
https://www.asiatoday.co.kr/kn/view.php?key=20220905010001995,
et https://www.christiandaily.co.kr/amp/news/160242,
et https://www.madinin-art.net/pentecote-ou-chavouot/.
Merci,
bon anniversaire de Bouddha et bonne Pentecôte !