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vendredi 24 avril 2026

Spartacus, derrière la légende, un chef de guerre

Le dimanche 5 avril 2026, Arte a rediffusé le film Spartacus, œuvre épique, monumentale, l'un des sommets de la carrière de Stanley Kubrick réalisée en 1960 récompensé par 4 oscars, avec en tête d'affiche un Kirk Douglas (qui retrouve le cinéaste après Les Sentiers de la gloire) dans l'un de ses rôles les plus célèbres, et comme point d’orgue des journées romaines de Nîmes, ont lieu trois représentations du grand spectacle de reconstitution historique dans les Arènes du 24 au 26 avril 2026 : «Spartacus, l’esclave qui défia Rome», avec plus de 500 reconstituteurs, cavaliers, cascadeurs et des décors spectaculaires spécialement créés pour l'occasion qui donneront vie à ce moment historique dans un spectacle grandiose, où la détermination de Spartacus se heurte à la puissance de Rome, et où l'histoire d'une révolte se transforme en légende intemporelle. C’est une fresque historique et humaine retracera l’ascension de Spartacus, gladiateur malgré lui devenu chef d’une armée de révoltés face à la puissance de Rome, et habilement, le récit prendra pour cadre la visite documentée de l’empereur Hadrien à Nîmes en 122 après J.-C., qui choisit de célébrer cette figure légendaire à travers de grands jeux, dont le tout, est supervisé par le conseiller historique Giovanni Brizzi, et mis en scène par une équipe de 7 créateurs dont Fabien Faizant, qui a également signé la composition musicale originale. Cette thématique avait déjà fait le succès de l’édition de 2018. Spartacus comme nous pouvons le voir est un héros aux milles visages qui devenu ainsi le symbole d’un esprit collectif susceptible d’emprunter de multiples visages, et c’est ce que nous allons voir aujourd’hui.


Dans la Rome des années 70 avant J.-C., l'esclavage - pratique omniprésente au cœur du «miracle» économique romain - est à son apogée dans tout l'espace de l'empire. c’est à partir de la deuxième Guerre punique – contre Carthage (218-202 avant J.-C.) – que des masses considérables d’esclaves commencèrent à affluer en territoire romain. Ils furent affectés au travail dans les grandes propriétés agricoles (oliveraies, vignobles…) d’Italie centrale et méridionale et en Sicile, où, parqués dans des ergastules (des casernes d’esclaves), leurs conditions de vie s’aggravèrent nettement. Les plus favorisés étaient domestiques dans les demeures urbaines. Certains devenaient gladiateur, contraint de combattre pour le divertissement des citoyens romains. Ce sort partagé par des milliers d'esclaves à travers l'empire. L’afflux de main d’œuvre servile bon marché modifia en profondeur un esclavage resté jusqu’alors principalement familial et domestique, ce qui expliquait l’absence de dispositifs de surveillance et de répression des esclaves. Seule la terreur et une implacable discipline pouvaient maintenir dans la soumission et la résignation ces masses d'étrangers asservis et transplantés. Rien d’étonnant donc, même si des révoltes d’esclaves éclatèrent à Rome bien antérieurement, à ce que les grandes Guerres serviles aient éclaté un peu plus d’un demi-siècle seulement après la chute de Carthage (202 avant J.-C.). Et que ce soit dans ces mêmes régions de grandes propriétés foncières qu’elles se déclenchèrent. Après les victoires de Rome en Méditerranée orientale, des dizaines de milliers de captifs affluèrent vers l’Italie. Trafic qui fit d’ailleurs la fortune des pirates crétois et ciliciens. L'extrême diversité de leurs origines ethniques explique également leur peu d'aptitude à s'unir dans des révoltes. Il y en eut cependant, en 198 et en 185, mais elles furent aisément écrasées dans le sang. La concentration de très nombreux esclaves sur les immenses latifundia qui se constituaient en Sicile et en Italie du Sud allait permettre cependant de grands mouvements de révolte. Dans la seconde moitié du IIe siècle avant J.-C., la Sicile fut agitée de façon endémique par des mutineries serviles. En 135, ce fut une véritable guerre qui éclata : l'esclave Eunous le Syrien souleva et arma des milliers de ses compagnons et prit le titre de roi. Il fallut de longues opérations militaires pour en venir à bout en 132. En 104, une seconde guerre servile eut lieu en Sicile : Salvius Tryphon et Athenion armèrent 40 000 esclaves et ravagèrent toute l'île; ce n'est qu'en 101 que les Romains purent mater les dernières bandes et envoyer les survivants nourrir les fauves aux jeux de la Ville. Celle de Spartacus sera la troisième et inquiétera grandement Rome, sa chance est de n'avoir suscité aucune réaction immédiate des autorités malgré le précédent des deux terribles guerres serviles (contre des esclaves révoltés) menées en 139 et 132, et de 104 à 100 avant J.-C.


La guerre servile qui éclate en 73 av. J.-C. a pour origine les écoles de gladiateurs de Campanie, de Capoue en particulier. À partir de l’année 73, la vie de Spartacus se confond avec la troisième révolte servile. Au début de l’été, il parvint à s’évader, avec quelques dizaines de ses compagnons d’armes (environ 70), de l’école où les retenait Lentulus Battiatus. Spartacus née au début du Ier siècle avant notre ère, vers 93 avant J.-C., était un Thrace; son patronyme traduit bien une telle origine : il est donc barbare aux yeux d’un Romain, comme à ceux d’un Grec, qui servit comme auxiliaire dans l’armée romaine mais les conditions inhumaines qu’il découvrit firent de lui un déserteur, tout au moins selon l’historien latin Florus; selon l’historien grec Appien, il aurait servi dans une légion et aurait été fait prisonnier de manière injuste, ce qui pourrait expliquer la haine de ce dernier contre Rome, il fut vendu alors comme esclave accompagné de son épouse, une prêtresse de Dionysos, originaire comme lui de Thrace, à un laniste du nom de Lentulus Battiatus (qui était donc un marchand et un entraîneur de gladiateurs), il fut incorporé dans l’école de gladiateurs de Capoue, et devint l’un des trois meneurs, avec Crixos et Oenomaos. La gladiature était organisée en différentes catégories, également nommées armaturae. À cette époque, il n’existait que les trois armaturae dites ethniques : Samnite, Gaulois et Thrace, comme le montre la division des chefs de la révolte. Après avoir volé des armes, ils se réfugièrent sur les pentes du Vésuve, où Spartacus, Crixus et Oenomaos furent élus chefs. Rome réagit en envoyant le propréteur Claudius Glaber avec 3000 hommes, l’équivalent d’une légion, qui vainc et tue Oenomaos qui s’est lancé à sa rencontre, encercle les fugitifs révoltés. Les forces de Rome, en particulier ses meilleurs généraux sont accaparées en cette période par la guerre contre Mithridate VI en Orient et par la révolte de Sertorius en Espagne. Les troupes romaines sont facilement vaincues par les hommes de Spartacus dont les effectifs ne cessent de grossir, attirant d'autres gladiateurs en fuite et des esclaves des campagnes environnantes, mais aussi des hommes libres, petits paysans ruinés ou travailleurs agricoles réduits à la mendicité par la concurrence servile. Spartacus n’a de cesse d’organiser ses troupes pour en faire une puissante armée sur le modèle romain. Il s'approprie aussi les emblèmes de Rome, humiliant ainsi ses adversaires. Spartacus se disait le aussi le protégé du dieu Dionysos et fondait son autorité sur des croyances religieuses, bien aidé par sa compagne, initiée aux mystères dionysiaques (un culte secret), qui est capable d'interpréter les songes. Vers l’automne, Spartacus se trouve à la tête de 40 000 hommes qui pillent la Campanie et se répandent en bandes à travers toute l’Italie du sud. L’idée de Spartacus était de remonter vers le nord de l’Italie, pour gagner des régions où les esclaves auraient pu vivre libres. Alors que les Gaulois Castus et Gannicus le rejoignent et lui servent de lieutenant, il laisse donc Crixos en Italie du Sud avec 10 000 hommes qui continuent à se livrer aux pillages. Cette division n’est pas due à une mésentente, Crixos reste en Apulie pour s’opposer aux forces romaines qui vont venir à leur rencontre, afin de permettre à Spartacus d’aller vers les Apennins, dans le but d'entraîner d'autres régions encore dans la révolte. Ces derniers sont vaincus en 72 par le consul Publicola dans la région du mont Gargano, mais Spartacus proclamé commandant en chef par ses hommes, remporte une victoire sur Publicola et Clodianus dans les Abruzzes, dont ses hommes lui remettent les faisceaux pris à l’ennemi. Spartacus est alors au faîte de sa puissance profitant du fait que le Sénat romain sous-estime et méprise les esclaves, alors que l’effectif révolté passe progressivement de 70 hommes à 7000, puis 60 000, enfin autour de 100 000. Il contraint même 400 prisonniers romains à jouer les gladiateurs et à s’entre-tuer dans l’arène.

 

Au cours de l’été 72, Spartacus remonte vers le nord, et parvient sur les rives du Pô, après avoir de nouveau vaincu les légions commandée par le gouverneur de Cisalpine, Cassius Longinus qui échappe de peu à la mort. Là, brusquement, il décide de rebrousser chemin et de repartir en direction du sud. L'intention initiale de Spartacus semblait être de mener ses hommes hors d'Italie, vers la liberté, en traversant les Alpes. Cependant, après avoir atteint le nord de l'Italie, ils ont inexplicablement changé de direction. Ils retournèrent vers le sud profond de la péninsule italienne, décision restant un sujet de spéculation parmi les historiens. Certains suggèrent que les rebelles ont choisi de rester pour continuer à piller les riches terres du sud. Ils étaient attirés par le butin plutôt que par la liberté. D'autres avancent que Spartacus aurait pu tenter de négocier avec les autorités romaines ou même de renforcer sa position pour une confrontation finale. Parvenu sur le golfe de Tarente, il occupe la région de Thurium, où la légende veut qu’il ait organisé une sorte de république idéale, organisant un commerce avec les peuples voisins et faisant commerce d’armes, de bronze et de vivres. Cependant, il interdit aux marchands d’introduire dans la ville des objets d’or et d’argent et aux siens de rien acheter de ce genre. Spartacus n’envisage pas d’instaurer un État anticapitaliste, mais un régime militaire, tout entier consacré à l’effort de guerre. Il n’a pas non plus aboli l’esclavage. Son intention de passer en Sicile, fondée sur le souvenir de la deuxième guerre servile qu’il comptait ranimer, ne put toutefois se réaliser. C’est à cette époque que Verrès, pour satisfaire son avidité insatiable pour les œuvres d’art, exerce en Sicile une propréture de sinistre mémoire qui fera la gloire d’un jeune et ambitieux avocat du nom de Cicéron. Le seul problème est de se procurer des bateaux pour traverser le détroit de Messine. Spartacus négocie avec des pirates ciliciens mais, soit par cupidité, soit par crainte des armées romaines (dont celle de Verrès), les pirates le trahissent et prennent le large avec l'argent. Une tentative de traverser sur des radeaux de fortune échoue. C’est alors que le Sénat romain décide de confier à un préteur, le richissime Crassus, parfait représentant des grands propriétaires de la noblesse romaine, la tâche de mater la révolte. Crassus recrute une armée de 50 000 hommes, dont 30 000 à ses frais d’une «suffisante en quantité et en qualité». Même si au départ, Spartacus bat le lieutenant de Crassus, Mummius trop présomptueux, ce qui pousse Crassus à appliquer la punition antique de la décimation sur une section de 500 hommes des troupes de Mummius : un légionnaire sur dix serait exécuté par ses compagnons devant toute l'armée, les révoltés harcelé par Quintus, lieutenant de Crassus, et Scrofa, son questeur, arrivèrent à les mettre en fuite, mais les troupes de Spartacus grisées par le succès l’obligèrent à revenir sur ses pas en Lucanie, ils furent pris au piège et acculés dans l’isthme de Reggio de Calabre, la pointe de la botte, où Crassus fait creuser un fossé de 55 kilomètres de long sur 4,50 mètres de profondeur et de largeur, surmonté d'un solide remblai. Au début de l’année 71, Spartacus parvient dans un premier temps à forcer le blocus profitant d'une tempête de neige pour partiellement combler le fossé et faire discrètement passer ses troupes, mais plusieurs bataillons d'esclaves avaient été anéantis comme ceux de Castus et Giannicus qui ont préféré s’établir un camp dans un lac en Lucanie, et la rencontre décisive a lieu en mars de la même année, en Lucanie, où au début du combat, Spartacus égorge son cheval en proclamant que, vaincu, il n'en aura plus besoin et, vainqueur, en trouvera de plus beaux à Rome : les esclaves sont écrasés et Spartacus tombe au combat après avoir vendu chèrement sa vie. Blessé à la cuisse, il continue à genoux, son bouclier en guise de rempart, et tombe percé de coups. "C'est en vrai général qu'il trouva la mort" selon l'historien latin Florus. Les survivants sont poursuivis et massacrés en Italie du Sud par Crassus et dans le nord par Pompée, qui rentrait d’Espagne, où 5000 fuyards sont massacrés. Crassus crucifie 6000 prisonniers le long de la route qui mène de Capoue à Rome. Leur lente agonie rassure les propriétaires fonciers et, surtout, sert de sanglant exemple à ceux qui voudraient imiter Spartacus. Rome s’était ressaisie : ainsi s’achevait la troisième guerre servile, celle de Spartacus, plus dure que les deux précédentes. Se cachant dans les montagnes, quelques-uns réussirent à survivre : en 60, le préteur Caius Octavius, père du futur Auguste, élimina ces derniers rescapés qui rôdaient toujours en Italie méridionale, pratiquant le brigandage.

 

Dès l’Antiquité, la nature de ce personnage historique, et sa révolte de 73 à 71 avant J.-C., ont fait l’objet d’interprétations diverses. À partir du siècle des Lumières, Spartacus est devenu le sujet d’innombrables créations théâtrales et littéraires, voire cinématographiques, depuis les trois muets de 1909 d’après le roman à succès de Raffaello Giovagnoli (1874), de 1913 qui est un succès international et un triomphe personnel pour l’athlète-lutteur Mario Guaita Ausonia et celui soviétique de 1926 dont son son intrigue repose sur le roman de Raffaello Giovagnoli, mais le transforme en martyr du prolétariat, le Spartacus de Riccardo Freda en 1953 qui cherche à se distancier de la rhétorique fasciste où le réalisateur veut montrer la «cruauté des Romains» jusqu’à l’œuvre de Kubrick en 1960 qui le met dans une lutte des classe anachronique, où l’on trouve quelques allusions à la révolution américaine (les «bons» sont joués par des acteurs américains et les «méchants» par des Anglais), les péplums italiens avec exploits apocryphes des fils, compagnons ou épigones du gladiateur rebelle jusqu’en 1965, et jusqu’au téléfilm de 2004, lui aussi inspiré du roman d’Howard Fast, et celui de 2008, où Spartacus est encore montré en «héros du peuple». L’interprétation est aussi politique au siècle des Lumières, où il devient symbole de la lutte universelle pour la liberté avec une tragédie en cinq actes (1760), où Bernard-Justin Saurin donne un Mithridate, où il met en scène un Spartacus amoureux de la fille de Crassus, et Voltaire mentionne la «guerre juste» de Spartacus dans son Encyclopédie (1771), dans le sillage des mouvements abolitionnistes du début du XIXe siècle à travers les œuvres de Strickland Moodie ou Mongomery Bird, et celles de Lamartine dans L’Histoire des Girondins en 1847, il établit un rapprochement entre le député mulâtre Ogé et Spartacus, et dans une tragédie en 1850 il met en scène Toussaint-Louverture en tant que noir révolté, puis à l’époque du printemps des peuples, avec l’exemple de Quinet, que le mythe prend de l’ampleur, l’Italie du Risorgimento qui fait de Spartacus une figure de valeur et de courage, libérant le pays de l’oppression à l’exemple du garibaldien Raffaelo Giovagnoli, auteur en 1874 du premier roman historique consacré à notre héros, il devient ensuite le héros prolétaire de la Commune de Paris et des mouvements marxistes, reconnu par Marx comme le plus grand personnage de toute l’histoire de l’Antiquité, ce qui explique qu’on lui consacre en Allemagne un roman de Paul Heyse (1892) et deux tragédies : Deux libérateurs (Hans Land, 1897) et Spartacus (Kalischur, 1899), socialistes à l’exemple d’Urbain Gohier, compagnon de Charles Péguy, donne aux Cahiers de la Quinzaine en 1905 un Spartacus atypique où le héros fait alliance avec Catilina, grand conspirateur de la République romaine (Cicéron avait, le premier, fait le lien entre les deux révoltés), et le héros des révolutions communistes comme les communistes Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg qui en feront un drapeau (les «Spartakistes») en 1916 à Berlin, alors que les Soviétiques baptisent, en 1921, des jeux sportifs «spartakiades», tandis qu’en 1954, le ballet d’Aram Khatchaturian reste d’un manichéisme sans nuance, et de la résistance au MacCarthysme lors la période de la «chasse aux sorcières» des années 1950 aux États-Unis avec Howard Fast, dont dont le héros est devenu un messie de la lutte des classes, comme une réponse au Hongrois Arthur Koestler qui parle avec désenchantement d’une révolution avortée, ces deux écrivains n’hésitent pas, aux États-Unis, à afficher leur engagement communiste. La bande dessinée se l’annexe depuis une première mouture en 1946 dans Vaillant, journal pour les jeunes, d’inspiration communiste, et en 1975, que Jacques Martin invente un Fils de Spartacus (traduit en latin, en 1983, par Claude Aziza et Michel Dubrocard) dans sa série romanisante Alix. Les romans ne sont pas en reste comme le montre Spartacus et la Révolte des Gladiateurs en 1988 de Joël Schmidt, Les Maîtres de Rome : La Colère de Spartacus de Colleen McCullough en 1995, Spartacus. Le gladiateur et la liberté de Gérard Pacaud, en 2004, Spartacus. La révolte des esclaves de Jean Guiloineau aussi en 2004, Spartacus. La révolte des esclaves de Max Gallo en 2005 s’avère moins original que les deux précédents, ou encore Thierry Rollet et son Spartacus ou la chaîne brisée en 2009 qui essaye de coller au récit historique et le Spartacus de Romain Ternaux en 2017 qui donne une image grinçante et sombre des hommes recherchant les hommes providentiels, tandis que Claude Merle livre un Spartacus pour la jeunesse en 2009. Encore dans les années 2010, l’esclave rebelle a été le protagoniste d’une série télévisée américaine à succès.  

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Catherine Salles, 73 avant J.-C., Spartacus et la révolte des gladiateurs, Éditions Complexe, 2005, et https://www.lalibre.be/2010/07/01/spartacus-lhistoire-WZ3E2WB3CRH6JBMB2BC6BFL7VI/, Eric Teyssier, Spartacus, entre le mythe et l’histoire, Éditions Perrin, 2012, Charles Guittard, Spartacus : la transmission par l’exemple de la révolte, dans La transmission, dans Humanisme N° 298, 2013/1, Pages 61 à 66, Giusto Train, Guerres serviles : Le modèle antique, L’histoire, mensuel 415, septembre 2015, Yann Le Bohec, Spartacus, chef de guerre, Tallandier, 2016, et https://theatrum-belli.com/a-lire-spartacus-chef-de-guerre/, Rita, Compatangelo-Soussignan, Spartacus. Le gladiateur aux mille visages. De l’Antiquité au monde contemporain, Éditions Ellipses, 2025, et https://reainfo.hypotheses.org/44271, https://marxist.com/spartacus-un-veritable-representant-du-proletariat-antique.htm, https://pour.press/les-grandes-revoltes-desclaves-la-revolte-de-spartacus/, https://preo.ube.fr/dissidences/index.php?id=365#tocto2n5, https://reainfo.hypotheses.org/13860, https:reainfo.hypotheses.org/27036, https://www.cesoirtv.com/news/cinema/5010-spartacus-malgre-son-succes-stanley-kubrick-a-horreur-de-son-film/, https://theconversation.com/spartacus-celebre-gladiateur-etait-il-un-revolutionnaire-242850, https://www.hervedumont.ch/L_ANTIQUITE_AU_CINEMA/files/assets/basic-html/page321.html, https://www.hervedumont.ch/L_ANTIQUITE_AU_CINEMA/files/assets/basic-html/page322.html, https://www.hervedumont.ch/L_ANTIQUITE_AU_CINEMA/files/assets/basic-html/page327.html, https://www.italieaparis.net/actualite/news/les-journees-romaines-de-nimes-%3A-spartacus-lesclave-qui-defia-rome-19032/, https://www.pariszigzag.fr/france/spartacus-journees-romaines-nimes/, https://www.science-et-vie.com/science-et-culture/qui-etait-spartacus-gladiateur-et-heros-de-la-liberte-128293.html, et https://www.universalis.fr/encyclopedie/spartacus/.

 

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mardi 21 avril 2026

L’anniversaire de Kang Pan-sok, ou comment commémorer la mère d’un tyran

Le 21 avril, on fête la naissance de Kang Pan-sok, mère de Kim Il-sung, surnommée «La Mère de Corée» ou «Grande Mère de Corée». Elle est née le 21 avril 1892. La fête fut mise en place au début des années 1960, environ trois décennies après sa mort. 

 

Née dans une famille presbytérienne. Son père était pasteur protestant. Elle aurait été prénommée ainsi en référence à l'épisode de Pierre (où Jésus surnomme son principal disciple Pierre «Rocher»). Elle épousa Kim Hyong-jik en 1908 et donna naissance à son premier fils, Kim Song-ju (Kim Il-sung), en 1912. Elle était une militante communiste vénéré à l'époque coloniale japonaise. Comme la plupart des Coréens, Kang Pan-sok et Kim Hyong-jik étaient hostiles à l'occupation japonaise et participèrent même au mouvement de libération nationale antijaponais. Elle s'installa en Chine à l'automne 1919 pour aider Kim Hyong-jik dans ses activités dans les «armées révolutionnaires anti-japonaises». On affirme également que l'Association des femmes anti-japonaises, fondée par Kang Ban-seok en décembre 1926, est à l'origine de la Ligue démocratique des femmes coréennes (Ligue des femmes). Après la libération, sa dépouille a été inhumée de nouveau à Chilgol, dans le district de Mangyeongdae, son lieu de naissance. Elle serait décédé des suites d'une maladie en Chine le 31 juillet 1932, six ans après la mort de Kim Hyong-jik

 

C’est un jour commémoratif pour elle en Corée du Nord, lorsqu'une cérémonie de dépôt de gerbe a lieu sur le site révolutionnaire de Chilgol à Pyongyang. Sous le régime du président Kim Jong-il, des cérémonies de dépôt de gerbes étaient organisées au pied de la statue et sur la tombe de sa grand-mère, Kang Ban-sok, à l'occasion de son anniversaire. Cependant, on constate que ces commémorations sont devenues relativement rares depuis l'arrivée au pouvoir de son arrière-petit-fils, Kim Jong-un. Cela s’explique pat le fait que les éloges adressés par la Corée du Nord à Kang Ban-sok sont perçus comme une tentative de propagande visant à exiger des femmes qu'elles incarnent l'image d'une mère qui sacrifie même ses droits familiaux au nom du patriotisme. La mère du président Kim Il-Sung était presbytérienne et l’église (protestante) Chilgol de Pyongyang est dédiée à sa mémoire.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://anydayguide.com/calendar/3230, https://christopherrichardson.com.au/succession/, https://guides.library.cornell.edu/c.php?g=225914&p=1497380, http://www.kcna.co.jp/item//2002/200204/news04/22.htm, https://www.yna.co.kr/view/AKR20230421077600535, et https://www.youngpioneertours.com/kang-pan-sok/.

 

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lundi 20 avril 2026

Samjinnal, un festival pleinement dans la tradition coréenne

Hier, a été célébré au début du printemps, Samjinnal qui marque le changement de saison, le festival tombe le troisième jour du troisième mois lunaire. Elle est célèbre pour le jour où les hirondelles volent. Des coutumes apparentées existent depuis la dynastie Silla et ont été transmises à travers Joseon.

 

À l’époque de Joseon, les filles fabriquent des poupées mariées en attachant un morceau de bambou avec l'extrémité de la queue de l'herbe aquatique à l'aide de fil, et en faisant des tresses avec ses cheveux, puis en les mettant sur Jeogori et une jupe rouge. Gyeongrohoe était organisé pour toutes les personnes âgées de 70 ans, quel que soit leur statut social, y compris les hommes humbles comme les serviteurs, afin de leur témoigner du respect et de leur servir de la nourriture. Le Hwalssogidaehoe a eu lieu lorsque les beautés de tout le pays se sont rassemblées sur le terrain de tir à l'arc et ont été divisées en équipes. Pendant qu'ils tiraient des flèches, des gisaengs vêtus de vêtements splendides chantaient en rang derrière eux afin de les encourager à mieux le faire. Cueillir des fleurs, se laver les cheveux à l'eau d'iris et composer des poèmes étaient des expressions de beauté intérieure et de bien-être. 

 

Actuellement, les traditions incluent la consommation d'aliments de saison, comme les fleurs d'azalée et les herbes printanières, et la pratique d'activités de plein air pour profiter du temps plus chaud comme le tir à l'arc, les combats de coqs, et la voyance. Les gens mangent des plats spécifiques comme le tteok (gâteau de riz) et le nureumjeok (brochettes de bœuf ou de porc). Les traditions incluent également la teinture des doigts avec du jardin, censée prévenir les maladies et les mauvais esprits pour l’année à venir.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://cahierdeseoul.com/les-fetes-traditionnelles-coreennes/, https://chioya.wordpress.com/2012/02/24/korean-festivalthe-festival-of-fun/, https://cuteinkorea.com/cultural-explorations-understanding-korean-traditions-and-festivals/, https://obuza.com/en/korean-samjinnal-hwajeon-flower-pancake/, et https://www.foodinkorea.org/annual-customs-and-food/samjinnal/.

 

Merci bon Samjinnal !

samedi 18 avril 2026

Le festival de la route maritime miraculeuse de Jindo, ou comment la nature permet de faire la fête

Chaque année, entre mars et avril, la marée permet de rallier à pied les îles de Jindo à Modo dans cette route de 2,8 km et de 40 m de large .En cette année 2026, elle a lieu entre le 17 et 20 avril. Cet événement est judicieusement surnommé «le miracle de Moïse». Des milliers de personnes viennent chaque année effectuer cette traversée unique qui vous promet des photos de la mer inégalable. Le chemin qui reste visible environ 45 minutes à une heure est dû au flux et reflux de la mer. On peut aussi, comme de nombreux Coréens, s’amuser à rechercher les coquillages et créatures marines révélées par la mer. De plus, c’est l’occasion de goûter la cuisine locale. Au programme du festival figure des événements maritimes et artistiques ainsi que de nombreux spectacles traditionnels et des expositions en particulier celle du chien Jindo originaire de l’île qui est également mis à l’honneur. En fin de journée, il y a une parade avec des torches ce qui rend l'événement encore plus envoûtant. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://koreancoffeebreak.com/festivals-printemps-coree-du-sud/, https://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=f&menu_cate=culture&id=&board_seq=125115&page=323&board_code=at_even, https://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=f&menu_cate=culture&id=&board_seq=127848&page=22, et https://www.petitfute.com/d843-jeollado/c1170-manifestation-evenement/c1050-manifestations-culturelles-festivals/665838-jindo-miracle-sea-road-festival.html.

 

Merci et bon festival de la route maritime miraculeuse de Jindo !

jeudi 16 avril 2026

Bernadette Soubirous, une jeune femme entre humilité et sagesse

Chaque année, le 18 février en France et le 16 avril dans le monde entier comme c’est le cas en Corée, l’Église catholique honore sainte Bernadette Soubirous, la jeune voyante de Lourdes à qui la Vierge Marie serait apparue en 1858. 

 

En 1858, la jeune Bernadette Soubirous, fille aînée d'une famille nombreuse, pauvre, malade, analphabète, élevée dans la foi chrétienne, et ayant reçu une éducation très simple, raconte avoir vu une mystérieuse «Dame blanche» apparaître dans une grotte de Massabielle, près de Lourdes, dans les Pyrénées, 18 fois de février à juillet 1858, bien aidée par l’ascendant sur elle de l’abbé Ader, fervent admirateur du curé d’Ars, dont les visions sont connues, et un dévot des (fausses) apparitions de La Salette, avec son catéchisme qu’elle suivait avec enthousiasme. C’est une Vierge souriante, qui ne profère aucun avertissement menaçant, ses "secrets" dont elle se dit la dépositaire ne concernent qu'elle, et non le destin de l'humanité, et il y a un appel au repentir. Dans d'autres messages, la dame demanda la construction d'une église à cet endroit afin que les prêtres puissent y venir en procession. Celle-ci aurait dit à la jeune fille le 25 mars : «Que soy era Immaculada Councepciou» (en occitan, «Je suis l'Immaculée Conception»). Cependant Bernadette n’était pas ignorante de ce dogme sans pour autant en comprendre le sens, après la promulgation du dogme en 1854 par Pie IX, l'expression Immaculée Conception se répandit comme une traînée de poudre, et dans certains villages, comme à Lourdes, on fêta l'événement et on sortit même les lampions. De plus, de nouvelles Congrégations prirent ce titre, comme, et l'iconographie religieuse s'enrichit d'une multitude d'images qui passèrent entre toutes les mains aussi à Lourdes. C'est le début de la célébrité internationale pour la petite bourgade de Lourdes, qui va se trouver complètement transformée par l'événement. Très vite en effet, beaucoup sont persuadés que c'est la Vierge Marie qui est apparue à l'adolescente. Qui plus est, lors d'une de ces apparitions, Bernadette aurait creusé le sol de la grotte pour y trouver de l'eau : cette dernière va bientôt acquérir la réputation d'être miraculeuse. Mais Bernadette déclare ne pas avoir vu de miracles et ne pas y croire. Alors que certains parlent de miracle, les journaux anti-cléricaux ne cachent pas leur scepticisme et crient à la mystification. Bernadette Soubirous affrontera l'incrédulité et les questions de tous : proches, autorités civiles, médicales et religieuses. On la croira folle, complice d'une escroquerie. Elle répond avec sobriété et clarté, ne se contredit jamais, refuse de bénir, récuse tous les cadeaux. À travers elle, deux France s'opposent, l'une républicaine et laïque, l'autre ultramontaine et religieuse. Mais les premiers miracles se produisent. Les contradicteurs se raréfient.

 

Et «L’affaire» prend une dimension nationale quand Louis Veuillot publie dans l’Univers du 28 août 1858 le compte rendu de sa visite à Lourdes. Lourdes, très vite, voit affluer les foules. Même après l’extinction du «feu visionnaire» dans son expression directe, à la fin de l’été de 1858, lorsque l’institution ecclésiastique reprend le contrôle et que Bernadette est progressivement éloignée, puis cachée de la vision publique, la dévotion à Lourdes continue. Après quatre ans d'enquêtes et que le préfet des Hautes-Pyrénées, Oscar Massy, a fait fermer et vider la grotte de Massabielle de tous les objets de culte en 1860, le faisant devenir le bouc émissaire du clergé, menant sa mutation à Grenoble, où il meurt quelques mois plus tard, l'Église reconnaît l'authenticité des apparitions après avoir interdit en 1861 de parler du village d’Arnaud-Guilhem en Haute-Garonne qui connaît en 1859 une longue série de manifestations mariales et les quatre filles qui y ont eu droit sont confiées à des religieuses du Dorat, en Haute-Vienne, afin de na pas concurrencer Lourdes. Mais les rumeurs de guérison n'ont pas attendu, les pèlerins non plus. Dès 1866, une première basilique est construite, le train arrive. Le business des cierges et de l’hostellerie devient rapidement très lucratif. Le Sanctuaire fait face à l'afflux des fidèles, des malades et des guérisons, que contrôle le Bureau des constatations médicales. Échappant à la curiosité publique et au photographes qui se disputent dès 1862 le privilège de pouvoir prendre des photos de la jeune femme, puis de les vendre, Bernadette dont la présence détournait l’attention du sanctuaire, de la grotte et de la Vierge à cause du comportement des foules à son encontre comme en mai 1866, elle fut contrainte de partir et trouva refuge au couvent des sœurs de la Charité à Nevers où elle prit le voile à vingt-deux ans. Malade, devant renoncer même à exercer son dévouement, durement traitée par la mère supérieure et par la maîtresse des novices, elle accepte tout, sereinement soumise jusqu'à sa mort, à trente-cinq ans, imprégnée sans doute des paroles que lui avait dites la dame de Massabielle : "Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'Autre." Quand elle fut canonisée, en 1933, Lourdes était déjà, après Paris, la ville française la plus connue du monde.

 

Marc Hallet, Les apparitions de la Vierge Marie et la critique historique, éditions de l’auteur, 1988, Jean-Pierre Albert, Sacrifice et prophéties dans la France du XIXe siècle, Séminaire de Clara Gallini, Université La Sapienza, 1998, Anne Bernet, Bernadette Soubirous, Perrin, 2008, Élisabeth Claverie, Le monde de Lourdes, Gallimard, 2008, https://francearchives.gouv.fr/fr/pages_histoire/39664, https://histoirebnf.hypotheses.org/12460, https://lempaille.fr/linvention-de-lourdes,https://theconversation.com/how-lourdes-became-a-byword-for-hope-174574, https://www.retronews.fr/religions/echo-de-presse/2018/07/30/les-apparitions-de-lourdes-en-1858-un-miracle-tres-polemique, et http://www.zetetique.ldh.org/bernadette.html.

 

Merci et bonne sainte Bernadette !

mercredi 15 avril 2026

Le Jour du soleil en Corée du Nord, ou comment honorer le fondateur de la dictature communiste

Aujourd’hui nous sommes le 15 avril, appelé le "Jour du soleil", constitue l'une des dates les plus importantes du calendrier de Pyongyang car Kim Il Sung, grand-père de Kim Jong Un, est né à cette date. Son 114e anniversaire est l’une des dates les plus importantes du calendrier de Pyongyang. 

 

Dans les années 1930, Kim Il-sung se réfugie en Chine, puis en Union soviétique, pour fuir les Japonais qui occupent la Corée. En 1945, les Soviétiques s’emparent de la Corée, qui est par la suite divisée en deux. Trois ans plus tard, Joseph Staline place Kim Il-sung à la tête de la Corée du Nord. Sacré héros de la résistance, ce marxiste-léniniste tout d’abord d'abord premier ministre et secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée (PTC), convaincu ne quitte plus la tête de l’État imposant sa politique de Juche (autonomie et auto-suffisance). Considéré comme le père de la nation nord-coréenne, Kim Il-sung développe l’industrie lourde et s’appuie sur la classe ouvrière pour imposer sa dictature. En juin 1950, son pays envahit la Corée du Sud, déclenchant une guerre qui fait 1 million de morts, dont 37 000 Américains. Sous Kim Il-sung, le Parti communiste devient une gigantesque machine à son service. Kim Il Sung consolide son pouvoir, réprime par la force toute opposition interne et purge le Parti communiste. S’inspirant du modèle stalinien, il règne d’une main de fer : répression, endoctrinement, culte de la personnalité… La Corée du Nord devient l’une des pires dictatures au monde. Une économie socialiste voit le jour dans un pays jusqu’alors surtout agricole. À l’époque, la Corée du Nord est prospère, mais cache une situation économique difficile qui se détériore à partir des années 1970, au moment où il devient président du pays en 1972, titre qu'il conservera jusqu'à sa mort. Mais au début des années 1990, la chute de l’Union soviétique affecte grandement le pays, qui dépend de l’importation d’énergie russe. La diplomatie nord-coréenne est toutefois active en 1994, participant notamment à la planification d'un éventuel sommet avec la Corée du Sud. Des discussions sont également en cours avec les États-Unis qui s'inquiètent du développement du programme nucléaire nord-coréen. Lorsque Kim Il-sung meurt, en 1994, son fils aîné, Kim Jong-il, est désigné pour le remplacer. Comme son père, ce personnage imprévisible est roi et maître de la Corée du Nord.

 

Les enfants des écoles reçoivent chacun un sac de bonbons en échange d’un «merci grand-père», prononcé en s’inclinant devant le portrait du fondateur du pays. Les écoliers et étudiants se voient aussi offrir un nouvel uniforme pour l’occasion. Dans la capitale, les fleurs s’amoncellent aux pieds de la statue du grand homme, fondateur du régime totalitaire. La commémoration est marquée par des défilés militaires qui sont l’occasion de présenter au monde les armes les plus sophistiquées du pays, un défilé de civils et des feux d’artifice. Les médias nord-coréens font également part d'évènements culturels et de rassemblements qui se déroulent durant la journée de l'anniversaire de Kim Il-sung. Les autorités font en sorte qu’au moins ce jour-là, de la viande et de l’alcool soient disponibles pour tous. Histoire de faire oublier pour un jour les pénuries, voire la famine, qui accable régulièrement le pays. L'État essaie de maintenir un approvisionnement stable en électricité pour la journée pour permettre aux gens de  suivre les cérémonies à la télévision.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://fr.euronews.com/2022/04/16/pyongyang-celebre-le-110e-anniversaire-du-pere-fondateur-de-la-coree-du-nord, https://fr.yna.co.kr/view/AFR20250415001200884, https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/57233/kim-il-sung-kim-jong-il-kim-jong-un-dynastie-coree-du-nord-juliette-morillot, https://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMEve/1080, https://www.bibliomonde.fr/lalmanach/category/Cor%C3%A9e+du+Nord, https://www.geo.fr/geopolitique/qui-etait-kim-il-sung-pere-fondateur-de-la-coree-du-nord-dont-le-pays-fete-le-110e-anniversaire-209334, et https://www.ouest-france.fr/monde/coree-du-nord/coree-du-nord-d-immenses-parades-pour-le-110e-anniversaire-du-pere-fondateur-ced08fc4-bd5b-11ec-b932-934d477cf78d.

 

Merci !

mardi 14 avril 2026

Le Black Day, une célébration du célibat en Corée

Et pour ceux qui ont dû endurer la Saint Valentin et le White Day en solitaire, le 14 Avril vient le tour de célébrer le célibat. Et ce jour là, la tradition est de s’habiller en noir et de manger des nouilles à la sauce soja appelées le Jjajangmyeon, agrémentées d’une sauce épaisse à base de sauce soja noire fermentée, de courgettes, d’oignons et de pommes de terre, entre célibataires tout en se plaignant ou en se vantant de sa vie de solitaire selon les personnes. Le Black Day offre une perspective singulière sur le célibat. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://kdramareunion.wordpress.com/tag/diary-day/, https://www.kpops-lifestyle.com/la-saint-valentin-en-coree-du-sud-traditions-et-celebrations-uniques, et https://www.thekoreandream.fr/blog-coree-du-sud/la-saint-valentin-en-coree-du-sud/.

 

Merci et bon Black Day !

samedi 11 avril 2026

Les mangas du printemps

Commençons les
mangas du printemps avec Honsuki no gekokujō: Shisho ni naru tame niwa shudan o erandeiraremasen, le light novel éponyme écrit par Miya Kazuki et illustré par Yō Shiina, publié par l’éditeur japonais TO Books depuis janvier 2015 qui a été d'abord été publiée en ligne, de septembre 2013 à mars 2017, sur le site de publication de romans amateurs Shōsetsuka ni Narō. L’histoire nous fait suivre une passionnée de livres modernes renaît après sa mort dans un monde fantastique de style médiéval européen et utilise ses connaissances modernes pour créer des livres, elle y sera bien aidée en devant l’apprentie prêtresse du Temple, la fille adoptive d’un seigneur, puis la bibliothécaire autoproclamée de la chambre des pairs, avant de devenir l’incarnation de la déesse. Le web roman et le light novel vient de l’insatisfaction de Miya Kazuki sur les limitations des web romans, ce qui lui donna plusieurs intrigues en tête et elle avait du mal à choisir laquelle utiliser, mais finalement, finalement elle les a réunies autour du thème des «livres et des bibliothèques» pour créer cette œuvre, où elle montre son amour des livres, tout en construisant des personnages attachants, mettant en scène les relations humaines et l’attachement entre les personnages dans un monde médiéval convaincant sans éléments romantique dans une œuvre visant le public féminin qui a connu un grand succès. Un CD drama est également sorti le 9 septembre 2017. Les trois premières saisons de la série animée respectivement diffusées au Japon sur ABC Television, Tokyo MX, Wowow et BS Fuji d’octobre à décembre 2019, d’avril à juin 2020 et d’avril à juin 2022, ont adapté les parties une et deux du roman d’origine, présentées dans les volumes 1 à 7. Cette quatrième saison adaptera, quant à elle, sa troisième partie, qui comprend les volumes 8 à 12. À noter que l’œuvre originale s’acheva le samedi 9 décembre 2023 au Japon, avec la publication de son 33ᵉ et dernier volume (tome 12 de la partie 5). Cependant, le roman dérivé, «La cinquième année de l'Académie royale d'Hannelore», est sorti le 10 août 2024 qui raconte un épilogue du point de vue d'un autre personnage et pourrait comporter d'autres volumes. Parallèlement au roman, plusieurs recueils de nouvelles (3 volumes en 2019, 2022 et 2024) et d'histoires courtes (Les Histoire de l’Académie royale en 2018) ont également été publiés. Pour rappel, le light novel connaît aussi une adaptation en manga au sein du magazine Comic Corona du même éditeur par les mangakas Suzuka, Ryo Namino et Hikaru Katsuki. Suzuka est responsable des parties 1 et 2 entre 2015 et 2025, Namino de la partie 3 à partir de 2018 et Katsuki de la partie 4 à partir de 2020. La série de light novel a été classé cinquième en 2016 dans l'édition de 2017 du guide Kono light novel ga sugoi! de Takarajimasha dans la catégorie tankōbon. Elle est classée première dans la même catégorie pour les deux éditions suivantes, de 2018 et de 2019. La série est placée deuxième pour l'édition de 2020. Honzuki no gekokujō est la neuvième série de light novel la plus vendue de Shosen Book Tower, une librairie à Akihabara, pour 2016, après un calcul dans une période entre le 1er décembre 2015 et le 30 novembre 2016. En août 2017, la série est classée 19e dans la «catégorie Comics» d'après les votes pour la troisième édition des «Next Manga Awards», organisé par le magazine Da Vinci de Media Factory et le site web Niconico. Le tirage total a dépassé les 12 millions d’exemplaires en juin 2025.


avec Higeki no Genkyō to naru Saikyō Gedō Last Boss Joō wa Min no tame ni Tsukushimasu, les lights novels écrits par Tenichi et illustrés par Suzunosuke qui sont publiés au Japon par l'éditeur Ichijinsha au sein de leur label Iris NEO. La publication a d'abord débuté en avril 2018 sur le site Shōsetsuka ni Narō avant d'être acquise par Ichijinsha dès juin 2019, avec 11 volumes qui sont disponibles au Japon et un tome 12 qui sortira le 2 octobre 2025. Nous suivons la princesse Pride qui réalise qu'elle s'est réincarnée dans le monde d'un jeu otome. D'après le jeu, dans dix ans, elle devrait être devenue la méchante ultime, responsable de nombreuses tragédies. Au royaume de Freesia, un pays où naissent des êtres dotés de pouvoirs spéciaux, Pride, devenue première dans l'ordre de succession au trône à l'âge de huit ans après avoir éveillé son don de précognition, symbole de son accession au trône, utilise ses nouveaux pouvoirs et des capacités quasi-surhumaines pour sauver les habitants de catastrophes imminentes, tout en choisissant de protéger les prétendants masculins, usant de subterfuges pour sauver tous ceux qu'elle peut. Le récit nous montre une princesse maléfique de haut vol qui se réincarne et échappe au destin de boss final, et sans s’en rendre compte elle finie aimée de tous dans un récit entre sérieux et humour où l’évolution des personnages est montré avec beaucoup de finesse. Le light novel très populaire a vu d’excellentes adaptations manga suivre. L'adaptation en manga illustrée par Bunko Matsūra n'a été prépublié qu'entre mars 2020 et mars 2022 au sein du site Zero-Sum Online. L'histoire est donc compilée en 3 tomes et un second manga est compilé en 2 volumes au 31 janvier 2025. Une adaptation en série télévisée d'animation, produite par OLM, a été diffusée de juillet à septembre 2023 sur Tokyo MX, MBS, BS 11 et d’autres chaînes. Suite au succès de la première saison, une deuxième saison est diffusée depuis le 7 avril 2026.

 

avec Tongaribōshi no atorie, le manga de Kamome Shirahama qui est prépublié depuis juillet 2016 au sein du magazine Morning Two des éditions Kōdansha, avec 14 volumes disponibles au Japon. En France, le manga est publié sous le nom de L'Atelier des Sorciers chez Pika ÉditionOpens in a new tab depuis mars 2018, avec 14 volumes déjà sortis au 20 août 2025. Tongaribōshi no atorie est un récit initiatique mettant en scène des enfants, dont le personnage principal est Coco, une jeune fille qui devient apprentie sorcière pour réaliser son rêve de toujours : devenir elle-même sorcière et ramener sa mère à la vie après l'avoir accidentellement transformée en pierre. Kamome Shirahama a eu l’idée de créer des personnages gagnant leur vie avec des cercles magiques, menant à un vaste monde rempli de créatures, paysages et décors imaginaire pensés depuis son enfance, et ces costumes sont basé sur ceux existants, tout en évitant les stéréotypes et illustrant la responsabilité des adultes envers les enfants ainsi que le développement de ces derniers, allant jusqu’à aborder des thèmes réalistes et sociaux tels que le handicap et les violences sexuelles. En novembre 2019, un manga dérivé de Tongaribōshi no atorie, intitulé Tongaribōshi no kitchen et créé par Hiromi Sato, a débuté sa prépublication dans le magazine «Morning Two». L’histoire met en scène Kieffrey, le mentor de Coco, et son meilleur ami, Olugio, comme personnages principaux, et les montre utilisant la magie pour préparer des en-cas nocturnes. Une adaptation en anime produite par Aniplex Pictures, a été annoncée en avril 2022 et une bande-annonce officielle a été diffusée le 4 juillet 2024. Sa sortie étaient prévue pour 2025, mais elle est finalement diffusée depuis le 6 avril 2026 sur Crunchyroll. Il a remporté plusieurs prix de manga au Japon en 2019 en remportant la première place du 13e prix «Bandes dessinées recommandées choisies par les vendeurs nationaux» et à l'international entre 2020 et 2025, la série a remporté le prix Harvey du meilleur manga ainsi que le prix Eisner de la meilleure édition américaine d'une œuvre internationale (Asie). En mars 2026, son tirage cumulé dépassait 7,5 millions d'exemplaires.

 

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avec Yomi no Tsugai, le manga d’Hiromu Arakawa qui est prépublié depuis décembre 2021 dans le magazine Monthly Shônen Gangan de Square Enix, avec 10 volumes disponibles en librairie japonaise au 11 juillet 2025. Dans un monde où certains humains peuvent contrôler deux créatures surnaturelles appelées Démons, la série suit le parcours de jumeaux, Yuru et Asa, séparés dès leur plus jeune âge et contraints de se retrouver. Au fil de leur voyage, ils découvrent leurs pouvoirs prophétisés : contrôler tous les Démons. Ils comprennent finalement qu’ils doivent s’unir pour sauver le monde de la destruction. C'est un manga de combat d'un genre nouveau, mettant en scène des duos où mystère et étrangeté s'entremêlent, où se mêle du mystère, du surnaturel, de l'aventure, une histoire de fraternité rendant le nouveau manga d’Hiromu Arakawa inclassable et réservant bien des surprises, où l'histoire repose sur le lien qui existe entre les humains et les Tsugai. Ils sont comparables à des Yōkai ou à des Esprits, et agissent toujours par paire sous les ordres de leur meneur, que l'on nomme meneur de Tsugai. Une adaptation en anime, produite par le studio Bones, est diffusée depuis le 4 avril 2026 sur Crunchyroll. La série est classée 19e dans la liste des livres de l'année 2022 du magazine Da Vinci. Il est classé 15e dans la liste des meilleurs mangas pour lecteur masculin de Kono Manga ga Sugoi! de Takarajimasha en 2023. Il est classé 2e par Nationwide Bookstore Employees de 2023. Le tome 1 est nommé dans la sélection jeunesse en compétition officielle du festival d'Angoulême 2024. En mars 2026, le manga comptait plus de six millions d'exemplaires en circulation.

 

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vec Akane-banashi, le manga écrit par Yūki Suenaga et illustré par Takamasa Moue, qui est prépublié depuis février 2022 dans le Weekly Shōnen Jump des éditions Shūeisha, avec 19 volumes déjà disponibles au 4 novembre 2025 sur le marché japonais et le tome 20 sortira le 5 janvier 2026. En France, le manga est publié aux éditions Ki-oonOpens in a new tab avec 12 volumes disponibles au 4 septembre 2025 et le tome 13 sortira le 12 février 2026. L'histoire suit Akane, une jeune fille qui pratique le rakugo, admire son père, lui aussi conteur de rakugo, et aspire à devenir une «shinuchi» (maître conteuse). La supervision du rakugo est assurée par le conteur Hayashiya Keiki (désormais Hayashiya Kikuhiko, de l'école Hayashiya Kikuo). Cette collaboration a débuté lorsque Keiki analysait de manière indépendante les histoires de rakugo publiées dans «ONE PIECE» sur son compte Twitter, et que la rédaction du «Weekly Shonen Jump» lui a demandé de rédiger des commentaires de rakugo pour le magazine «ONE PIECE». Il s'est alors vu confier la supervision du rakugo pour cette œuvre vers novembre 2020. Par la suite, après sa promotion au rang de shinuchi et son changement de nom, Keiki a poursuivi cette supervision sous le nom de Hayashiya Kikuhiko à partir du numéro 16 du «Weekly Shonen Jump» de 2025. Le décor utilisé pour la représentation célébrant la promotion de Kikuhiko au rang de shinuchi présentait une illustration d'Akane-banashi à cheval et le logo du «Weekly Shonen Jump». L'auteur original, Suenaga, décrit l'œuvre comme «un manga de combat centré sur la théorie du jeu d'acteur» parce qu'elle est publiée en série dans le Weekly Shonen Jump, qui publie principalement des mangas de combat. Le succès aidant, la série est adaptée en anime, produite par le studio Zexcs et est diffusée depuis le 4 avril 2026 sur IMAnimation (TV Asahi), et BS Asahi

 

... avec MARIAGETOXXIN, lancée en avril 2022 sur l'application Shōnen Jump+ des éditions Shūeisha au Japon et aux États-Unis, mais également disponible à la lecture en ligne sur MANGA PlusOpens in a new tab (anglais, espagnol et thai), l'œuvre écrite par Jomyaku et dessinée par Yoda Mizuki compte 15 volumes disponibles en librairie japonaise au 3 octobre 2025 et le tome 16 sortira le 5 janvier 2026. En France, le manga est disponible sous le nom Marriage Toxin depuis septembre chez Crunchyroll/Kazé avec compte 11 volumes disponibles au 8 octobre 2025. On suit Gero est l'héritier d'une longue lignée d'experts en poison. Résigné à mener une existence d'éternel célibataire, ce tueur à gages maladroit avec les fifilles vit en marge de la société. Mais lorsque sa sœur risque d'être mariée de force pour perpétuer le clan, il s'interpose et décide de laisser une chance à l'amour... Avec l'aide d'une ancienne cible spécialisée dans les arnaques sentimentales, Gero va devoir apprendre à jongler entre contrats périlleux et rendez-vous amoureux ! Romance, action, comédie, beaux hommes, belles femmes, perversion… c’est une œuvre fantastique qui réunit toutes sortes d’éléments en une seule pièce. Les personnages sont tous très originaux et ont des personnalités bien marquées. Mogumo, un fan de la série, l'a décrite comme ayant «un monde spectaculaire mais rafraîchissant, des personnages uniques et des illustrations d'une beauté époustouflante». Comme on pouvait s’y attendre, une adaptation en série télévisée d'animation est arrivée, produite par le studio Bones Film, qui est diffusée depuis le 7 avril 2026 sur la nouvelle case horaire Ka-Anival!! sur Kansai TV , Fuji TV et leurs chaînes affiliées. En août 2022, il a été sélectionné comme le 8e meilleur web manga dans le "Next Manga Award 2022". En février 2023, il a été classé 5e dans "Recommended Comics 2023 Selected by Publishers' Comic Departments", un projet dérivé de "Recommended Comics 2023 Selected by Bookstore Employees Nationwide"

 

... avec
Hidarikiki no Eren, qui a initialement été lancé comme web manga par Kappy de mars 2016 à septembre 2017. Un remake, illustré par nifuni, a été prépublié d'octobre 2017 à octobre 2022 sur la plateforme numérique Shōnen Jump+ des éditions Shūeisha, avec une histoire compilée en 24 volumes. Une nouvelle version de la première partie (illustrée par nifuni) a été prépubliée dans le magazine «Shonen Jump+» (Shūeisha) du 7 octobre 2017 au 8 octobre 2022 et a totalisé 200 millions de vues. Son slogan était : «À tous ceux qui n’ont pas pu devenir des génies.» En 2020, une campagne de financement participatif a été organisée pour une nouvelle version manga, qui a permis de récolter un total de 53,68 millions de yens, le montant le plus élevé jamais collecté dans la catégorie manga au Japon. «Ellen la Gauchère» est un roman d'apprentissage se déroulant dans une grande agence de publicité, dont le thème central est la nature du talent. L'histoire est centrée sur Koichi Asakura, qui se débat avec les limites de son propre talent, et Ellen Yamagishi, qui souffre de solitude en raison de son immense don artistique, illustrant ainsi les difficultés rencontrées par les jeunes et les adultes actifs. Cette œuvre est connue pour trouver un écho particulier auprès des adultes actifs. Un Drama de 10 épisodes a été diffusée sur MBS et TBS d'octobre à décembre 2019 qui met en vedette Fuju Kamio et Elaiza Ikeda dans leurs premiers rôles principaux à la télévision. Il faut dire que 2019 a été une année charnière pour Shonen Jump+, et l'adaptation en drama de cette œuvre a été citée comme l'un des événements symboliques de cette année, avec l'adaptation en anime d'Astra Lost in Space et le début de la sérialisation de SPY×FAMILY. Le succès du manga a permis trois adaptations de l’œuvre au théâtre au Japon en 2020, 2021 et 2022, et une adaptation en série télévisée animée produite par Signal.MD et Production IG annoncée depuis décembre 2022 qui est diffusée depuis le 8 avril 2026 sur TXN (TV Tokyo). En plus du manga original qui sera adapté en anime, une version remastérisée est également distribuée «presque gratuitement». En novembre 2025, la série s'était vendue à plus de 3,9 millions d'exemplaires. 

 

Enfin avec
Nippon Sangoku, le manga d'Ikka Matsuki qui est prépublié depuis novembre 2021 dans le magazine numérique Ura Sunday et l'application MangaONE des éditions Shōgakukan, avec six volumes disponibles en librairie japonaise au 12 novembre 2024. En France, le manga est publié aux éditions AkataOpens in a new tab sous le titre français Les Nations du Soleil Sanglant, avec 3 volumes disponibles, et le tome 4 sortira le 28 janvier 2026. Le 19 juillet 2022, date de sortie du deuxième volume du manga, une vidéo promotionnelle de la série a été diffusée sur la chaîne YouTube officielle de MangaONE. L'histoire relate les aventures de Seiki Misumi, un jeune homme qui aspire à réunifier le Japon, divisé en trois pays et replongé dans une période de guerres intestines après l'effondrement de la civilisation. Seiki Misumi, un humble fonctionnaire local, aspire à la réunification du Japon et gravit les échelons grâce à son immense savoir et à son éloquence. Cette œuvre s'inspire du Roman des Trois Royaumes, qui se décline en deux versions : l'«Histoire officielle» et le «Roman des Trois Royaumes». L'«Histoire officielle» est un ouvrage relatant l'histoire de la période des Trois Royaumes, tandis que le «Roman des Trois Royaumes» est un roman historique populaire se déroulant durant cette même période. L'influence du «Roman des Trois Royaumes» sur les générations suivantes est immense, et c'est grâce aux œuvres qui en sont issues que j'ai pu découvrir et me passionner pour l'histoire de cette époque. Dans cette œuvre, si l'on considère l'ouvrage original comme étant l'«Histoire officielle», alors cet anime, Nihon Sangoku, se positionne comme le «Roman des Trois Royaumes». Pour celles et ceux qui apprécient déjà l'œuvre originale, Ikka Matsuki nous invite à découvrir les enrichissements et interprétations de qualité, absents de l'«Histoire officielle», le dynamisme du récit, et la richesse des illustrations. Dans le cadre d'un programme multimédia, une pièce de théâtre a été jouée en 2025, et une adaptation animée produite par Studio Kafka est diffusée depuis le 7 avril 2026 sur Tokyo MX, BS NTV, TV Aichi, ytv, OX, BBT, ITC, EBC, TKU, TOS, SAY, KTS, mit, AT-X, et Animax afin de toucher le public international. L'œuvre compte 700 000 exemplaires vendus, elle a été nommée deux fois aux Next Manga Awards, elle s'est placée 12ᵉ dans le guide Kono Manga ga Sugoi! et s'est classée 5ᵉ au prix Mango Taisho

 

Merci !

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...