Dans l’Église
catholique en Corée cette semaine a le droit à des mémoires officielles. Le 26 janvier est
en Corée, la mémoire officielle des
saints Timothée et Tite, évêques. Lors de la messe, la foi de Timothée et Tite, prêchée et conservée avec zèle est mise en avant. Cette
journée doit permette de proclamer la paix et le Royaume de Dieu aux familles et aux voisins,
en devenant ainsi des ouvriers
envoyés par le «Maître de la moisson».

Tite
est un ami et compagnon de voyage de Paul.
Né d'une famille grecque et converti
par Paul lui-même (Tite 1,4), Tite, que le livre des
Actes ne mentionne pas, avait accompagné son maître au Concile de
Jérusalem (Galates 2,1-3);
à Corinthe, il avait réussi à retourner la situation en faveur de Paul (2 Corinthiens 7,7). Il fut chargé d'achever d'organiser l'Église de Crète. La tradition le fait
mourir évêque de l'île. Timothée,
Juif par sa mère et Grec par son père (Actes 16,1), rencontra Paul
pour la première fois à Lystres (Actes
19,22), de qui il reçut la circoncision. Il est appelé «collaborateur de Dieu» avec l'Apôtre (1 Timothée 3,2) et «véritable
enfant de la foi» (1 Timothée 1,2).
Il est aux côtés de Paul quand
celui-ci écrit la plupart de ses lettres
(1 et 2 Thessaloniciens, 2
Corinthiens, Romains, Philippiens, Colossiens, Philémon);
il l'assistait donc lors de ses voyages missionnaires. Avant de mourir, son maître veut le revoir une dernière fois
(2 Timothée 4,9,21). La tradition le considère comme
ayant été évêque d'Éphèse. L'apôtre
Paul les loue à de nombreuses reprises dans ses lettres. De plus, sa Première
et sa Deuxième Lettre à Timothée,
ainsi que sa Lettre à Tite,
contiennent de nombreuses exhortations qui servent de guide aux pasteurs et aux croyants.
Pour aller plus loin, je vous conseille
ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20240126,
https://www.universalis.fr/encyclopedie/epitres-a-timothee/, et https://www.universalis.fr/encyclopedie/epitre-a-tite/.
La Saint Thomas d’Aquin est aussi
une mémoire officielle le 28
janvier. Lors de la messe, Thomas d’Aquin
est vu comme un modèle de vertu exceptionnelle et de savoir sacré, et la
communion est faite en son honneur.
Né près de Naples vers 1224, dans une noble et riche famille, qui d'après d'anciennes chroniques, descendait des princes lombards, et leurs ancêtres s'étaient illustrés sous les
drapeaux de Charlemagne, en
combattant les Sarrasins, Thomas d’Aquin choisit la pauvreté de
l'Ordre des Frères Prêcheurs,
récemment fondé par saint Dominique.
On l'envoie étudier à l'université de
Paris, où l'un de ses maîtres est un autre dominicain, saint Albert le Grand, et ses condisciples sont Ambroise de Sienne et Thomas de Cantimpré. Très vite, il
devient maître à son tour. Comme son maître, il est ouvert à la renaissance des
œuvres de l'Antiquité.
Avec audace, et liberté d'esprit, il intègre la pensée de l'un des plus grands
philosophes de l'Antiquité païenne, Aristote,
à une vaste synthèse de théologie
chrétienne. À Paris surtout, mais aussi à Cologne, à Naples, à Rome, il
enseigne la science de Dieu et celle
de l'homme à des centaines d'étudiants
subjugués par l'ampleur et l'équilibre de son génie. Cela ne va pas sans
susciter controverses, jalousies et critiques, mais le pape le protège. Il l'invite à participer au concile de Lyon
de 1274. Épuisé par trop de labeurs, Thomas
meurt en route. Ses écrits
forment une œuvre immense.
Pour aller plus loin, je vous conseille
ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Michel de Paillerets, Petite
vie de Thomas d'Aquin, Desclée de Brouwer, 2006, Robert Tirvaudey, Quand le
bœuf mugira - vie et œuvre de saint Thomas d'Aquin, Saint-Léger
éditions, 2020, et https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20250128.
Enfin, la dernière mémoire officielle du mois de janvier en Corée est celle de Saint Jean Bosco le 31. La prière principale le considère
comme un père et un maître pour les jeunes, et son amour doit servir
d’exemple, la prière
d’offrande est faite en son honneur, et lors de la communion il est
demandé de se servir de son exemple pour se fortifier dans la foi.
Jean Bosco
(1815-1888) est le fils de paysans
pauvres. Dès sa jeunesse, il prend à cœur l'évangélisation de ses camarades. Devenu prêtre à Turin en 1841, il découvre la réalité des enfants des rues et se met à leur service fondant pour eux un patronage en 1846 puis l’œuvre des Salésiens en 1859 après
s’être entouré de toute une équipe de
jeunes prêtres, créant ainsi pour eux un centre de loisirs, un centre
d'accueil et des ateliers. Marqué
par la spiritualité de saint François de
Sales, il privilégiait l'éducation basée sur la douceur, la confiance et
l'amour. Don Bosco termine sa vie à
Turin le 31 janvier 1888.
Pour aller plus loin, je vous conseille
ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Blanche Rivière, Saint
Jean Bosco : l’éducateur au grand cœur, édition Téqui, 2024, https://maria.catholic.or.kr/mi_pr/missa/missa.asp?menu=missa&missaid=5403&gomonth=2013-01-31&missatype=DA,
et https://www.lejourduseigneur.com/saint/saint-jean-bosco.
Merci, bonne Saints Tite et Timothée, Saint Thomas
d’Aquin, et Saint Jean Bosco !