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lundi 29 juin 2026

Saint Pierre et Saint Paul, se fêtent aussi chez les catholiques coréens

Le 29 juin est le jour du martyre de deux saints. Tous deux furent martyrisés lors de la persécution de l'Église par l'empereur romain Néron (37-68). L'Église coréenne célèbre donc chaque année la solennité des apôtres Pierre et Paul (le 29 juin) ou un dimanche proche, celui du Pape. Ce jour-là, l'Église prie pour que le Seigneur l'aide à diriger l'Église mondiale, afin que le pape, successeur de l'apôtre Pierre, puisse diriger l'Église mondiale avec succès. Le dimanche du Pape, une offrande spéciale est faite pour soutenir son œuvre pastorale.

 

Originaire d’une petite bourgade sans prétention située au nord de la terre d’Israël, Pierre exerce humblement une activité de pêcheur avec son frère et quelques amis qui lui sont associés. Jésus lui ayant donné le «pouvoir des clefs» et celui de pêcher des hommes dans ses filets, Pierre promit également de le suivre jusqu’à la prison et à la mort – vaine promesse, comme allait le prouver son reniement. Après la résurrection de Jésus, Pierre menant les Douze, et Jacques menant la famille de Jésus, stabilisent la petite communauté juive qui s’était centré auteur de Jésus persuadé qu’il est ressuscité. À partir de la Pentecôte, sa prédication a réussi et les disciples de Jésus ont accueilli de nouveaux membres qui constituaient la première communauté chrétienne de Jérusalem, si l’on en croit l’auteur des Actes des Apôtres (Actes 2,41). Mais le succès de la communauté pousse les autorités sacerdotales à l’arrêter avec Jean à deux reprises, ce qui pousse la communauté chrétienne à la discrétion, mais les convertis de langue grecque, les hellénistes, proclamant que la foi importe plus que la Loi, débordent Pierre et Jacques, le frère du Seigneur, finissent par être persécuté et Étienne est victime d’un lynchage en 36 que ne peuvent éviter les autorités sacerdotales. Les Hellénistes s’exilent, et des communautés se développent en Samarie et en Syrie, notamment à Antioche. Pierre et les Douze sont envoyés pour contrôler ces communautés. Cette ouverture au monde a pour effet de transformer progressivement la secte juive en une véritable nouvelle religion, en rupture avec le judaïsme. Par la suite, Paul qui n’a pas fait partie du groupe des disciples, fit preuve d'un zèle profond pour la religion juive et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples du Christ. Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas, c’est en revanche lui-même qui s’exprime, à travers ses lettres, sur son ralliement à la secte nouvelle vers 37 à Damas. 

 

Quant à Pierre, il ouvre le christianisme au monde païen en admettant dans la communauté des adeptes craignants Dieu comme Corneille, échappe à la mort des mains d’Hérode Agrippa 1er en 44 et il devient chef de la communauté d’Antioche. D'Antioche, où à partir des années 40 on donne le nom de chrétiens aux adeptes de Jésus, ils n’en sont pas moins restés assez proches des Juifs jusqu’à la révolte de 66. La mission chrétienne va se répandre dans toutes les régions avoisinantes, sous l'impulsion de Barnabé, puis de Paul que Barnabé a pris sous son aile vers 39 qui fait pénétrer la nouvelle religion jusque dans l'Occident romain vers 45-49, à Chypre, et au Sud de l’Asie Mineure... Paul prend, en quelque sorte, le relais des Hellénistes et se fait le champion d'un christianisme affranchi des prescriptions judaïques qu'il juge obsolètes et nuisibles à sa propagation. Ce dernier a repris le modèle diasporique, où les communautés étaient rendues interactives et interdépendantes par la circulation des personnes, des écrits et de l’argent. Au moment, où les Juifs sont expulsées de Rome, Pierre entre alors en concurrence avec Paul, la situation est réglée au concile de Jérusalem en 49, où privilégiant la foi plutôt que la Loi, Jacques, le frère du Seigneur, ne conserve du judaïsme traditionnel que quelques exigences minimales, comme l’interdiction de manger les viandes provenant des sacrifices réalisés en l’honneur des divinités «païennes». Mais, Pierre et Paul entrent en conflit à Antioche entre 50 et 52 sur les clauses du concile de Jérusalem, ce qui fait partir ce dernier de la ville, et Barnabé se met du côté de Pierre, puis le quitte. Paul prend sa propre route en Galatie du Nord, en Macédoine, à Corinthe, ou Athènes entre 50 et 52 son projet missionnaire, la base est l’Église de maisonnée, sous l’autorité du chef de famille, ce qui produit, à Corinthe comme ailleurs, la configuration d’un christianisme de petits groupes, avec un risque de dérives sectaires. C’était une garantie de stabilité et cela empêchait la répression de faire tache d’huile. Mais en faisant cela l'apôtre Paul fait éclater l'Église chrétienne primitive. Cela pouvait aussi donner aux femmes une fonction d’autorité, normale dans la sphère domestique, même si elle existait déjà dans le mouvement de Jésus à l’exemple de Marthe et Marie.

 

Puis entre 53 et 58, Paul se rend en Galatie du Nord, à Éphèse (entre 54 et 57), où il y entretient pendant deux ans les membres de la communauté chrétienne dans une salle d’école "de la cinquième à la dixième heure" (de 11 heures à 16 heures), revient en Macédoine en 57, il pense à aller en Espagne et écrit une lettre à la communauté chrétienne de Rome, et à Corinthe entre 57 et 58, visitant les Églises qu’il a fondées en Orient et en Occident, et rendant souvent un tendre hommage dans ses lettres à Priscilla, Mariam, et Junia, ces premières chrétiennes qu’on imagine autour de l’apôtre, pensives, intelligentes, militantes, sûrement admirables, cependant son engagement lui attira l'inimitié de certains juifs notamment à Éphèse, où il échappe à une émeute et fait de la prison. Pierre quant à lui se rend à Corinthe, où se trouve aussi Barnabé, mais aussi dans le Pont, la Galatie, la Cappadoce, l'Asie et la Bithynie afin de contrer Paul et son enseignement hétérodoxe, et il est peut-être parmi les adversaires de Paul lui lançant de sarcasmes (2 Corinthiens 10,10). En 58, il décide de repasser par Jérusalem avec l’argent qu’il a collecté pour les pauvres de la ville sainte, en signe de réconciliation entre les Églises qu’il a créées et l’Église mère. Lui-même appréhende un refus. Ce qui l’attend est pire. Le grand prêtre Ananias, fils de Nébédée, avait fait arrêter Paul qui, après avoir comparu devant Félix, avait été jeté en prison. Deux ans plus tard, il est à nouveau sommé de s’expliquer, cette fois devant le procurateur Festus. Quelques jours après, c’est Agrippa II, consulté en tant que connaisseur des «coutumes des Juifs et de toutes leurs controverses» (Actes 26.3), qui est amené à juger Paul (Actes 25.13-27; 26.1-32). Le jugement du roi est particulièrement modéré : Paul n’a rien fait qui mérite la mort, ni même la prison. De là, le proconsul – à la demande de Paul lui-même – l’envoie à Rome. Il y arrive en 60, après avoir fait naufrage sur l’île de Malte. C’est comme prisonnier que Paul atteignit Rome, à l’occasion d’un procès en appel devant le tribunal impérial, après son arrestation en Judée. On perd définitivement sa trace en 62, après deux ans de prédication à Rome en résidence surveillée dans une ville où la première communauté chrétienne apparaît vraisemblablement assez tôt, dès les années 40. Le parcours de Pierre s'achève aussi à Rome où il demeure peu de temps, et selon la tradition, il est crucifié au moment des persécutions de Néron, après l'incendie de 64. Paul trouva aussi la mort décapité.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Maurice Sartre, D'Alexandre à Zénobie : histoire du Levant antique, IVe siècle avant Jésus-Christ - IIIe siècle après Jésus-Christ, Fayard, 2001, Joseph Blenkinsopp, Paul de Tarse : Une vie dans le Christ, Salvator, 2008, Simon C. Mimouni, Origines du christianisme : L’histoire de la communauté chrétienne / nazoréenne de Jérusalem des origines à 135 (II), dans Annuaire de l'EPHE, section des Sciences religieuses (2006-2007), 115 | 2008, p. 199-208, Christian-Georges Schwentzel, Hérode le Grand. Juifs et Romains, Salomé et Jean-Baptiste, Titus et Bérénice, Pygmalion, 2011, Jean-Marie Pailler, Pierre et Paul aux liens. Entre réel et symbolique, les métamorphoses d’une double expérience (30-50 apr. J.-C.), dans Ékklèsia. Approches croisées d’histoire politique et religieuse, 104 | 2017, p. 207-224, Christophe Dickès, Saint Pierre : Le mystère et l'évidence, Paris, Perrin, 2021, https://maria.catholic.or.kr/mi_pr/missa/missa.asp?menu=missa&gomonth=2025-06-29&missatype=DA, https://www.catholictimes.org/article/20240619500020, https://www.choisir.ch/societe/histoire/item/2849-christianisme-le-temps-des-batisseurs, https://www.histoire-et-civilisations.com/thematiques/antiquite/saint-paul-sa-mort-reste-un-mystere-1740.php, https://www.lhistoire.fr/carte/lexpansion-du-christianisme-ier-vie-si%C3%A8cle, et https://www.lhistoire.fr/la-vie-quotidienne-des-premiers-chr%C3%A9tiens.

 

Merci et bonne solennité des apôtres Pierre et Paul !

samedi 27 juin 2026

Le⁠⁣ Dano⁣ K-Festival, ou comment découvrir la culture coréenne


Le⁠⁣ Dano⁣ K-Festival célèbre à Devay une grande fête traditionnelle⁢ coréenne⁣⁣⁣ marquant⁢⁠ l’arrivée de⁠⁣⁢ l’été ce 27 juin. Organisé⁢⁢e par l’association France⁢⁠ Jongga (Kimchi Château),⁢ l’événement propose⁢ une⁢⁢ immersion⁢⁢​​‌​‌‌‌‌​​‌​‌‌‌‌​​‌​​​​​‌‌‌​​‌‌‌​​‌​​​‌​‌​‌​​‌​​‌‌‌​​​‌​‌‌‌​​​‌​‌​‌​​‌‌‌​​‌​​‌​​​​‌​​​‌‌​‌‌​​‌‌​‌​‌​​‌‌​‌​‌​​​​​‌‌‌​​​‌​​‌‌‌​​‌‌‌​‌‌ dans la⁣⁢⁠ culture coréenne⁢⁢ à travers ateliers autour de la cuisine coréenne, musique,⁣ jeux⁢ traditionnels, un pique-nique convivial et défilés de hanbok.⁢⁣ Une⁠⁢ journée festive qui revisite⁣⁢ Dano dans⁢⁣ une approche contemporaine et conviviale. La Journée découverte invite les habitants de la région à découvrir la culture coréenne, souvent pour la première fois.

 

Celui de 2025 était un moment fort placé sous le signe de la culture coréenne, à l’occasion du jumelage entre la Ville d’Issy-les-Moulineaux et la Ville de Guro, en Corée du Sud. Les organisateurs ont eu l’honneur d’accueillir la délégation officielle de la ville de Guro, le boys band Xenex, ainsi qu’une multitude d’ateliers aussi riches que variés, sans oublier la déambulation de percussions coréennes et le pop-up store aux accents de Séoul. Malheureusement, le festival est annulé en raison de la canicule. Dommage.

 

Pour aller plus loin, je vous conseilles ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://cultucoree.fr/event/dano-k-festival/, https://francejongga.com/venements, et https://www.instagram.com/reel/DQ1OUbqjThm/.

 

Merci et bon Dano-K Festival (même s’il n’a pas lieu) !


vendredi 26 juin 2026

Le harcèlement scolaire en Corée du Sud, un problème récurrent

En 2023, plus de 60 000 élèves sud-coréens ont été victimes de harcèlement scolaire, deux fois plus qu’il y a cinq ans. Cette même année, Pyo Ye-rim décide de briser le silence : sur les réseaux sociaux, elle raconte douze années de violences subies à l’école (laçage de punaises dans ses chaussures, on plonge sa tête dans la cuvette des toilettes ou encore on la frappait au ventre). C’est seule que Pyo Ye-rim dit avoir souffert de ces violences scolaires, ignorées des années durant par des enseignants qui l’invitaient à «être plus gentille» avec ses harceleurs La jeune femme avait alors été contrainte de se déscolariser et suivre une formation professionnelle, renonçant à ses projets d’études supérieures. Elle a finalement choisi d’accuser publiquement ses anciens oppresseurs. Depuis, l’un d’eux a perdu son emploi. La jeune femme milite pour une véritable évolution de la législation. Son témoignage bouleverse le pays, déclenche une vague de soutien et fait naître le hashtag #balancetonharceleur. Devenue le visage de la lutte, elle dénonce un système éducatif ultra-compétitif qui laisse les victimes sans recours, dans un pays au taux de suicide scolaire record. Elle souhaite l’abandon de la prescription pour les faits de violence scolaire et un changement de la loi sur la diffamation pour protéger davantage les victimes. Harcelée de nouveau en ligne, Pyo Ye-rim met fin à ses jours, laissant une vidéo où elle exprime un souhait unique : que la loi change.

 

Selon les experts, le harcèlement scolaire est courant dans ce pays obsédé par l’éducation et où les enfants étudient jusqu’à 16 heures par jour dans des écoles ou instituts privés. Ce système éducatif ultra-compétitif peine à protéger les harcelés, souvent livrés à eux-mêmes. Beaucoup voient alors le suicide comme l’unique solution pour mettre un terme à leur calvaire, faisant de la Corée du Sud le pays où le taux de suicide lié au harcèlement scolaire est le plus élevé. Les autorités ont engagé des actions pour l’éradiquer mais selon les militants, il reste encore souvent impuni au moment des faits et la prescription complique le dépôt de plainte des victimes se signalant des années après. La série Netflix «The Glory», qui narre la vengeance minutieusement planifiée d’une ancienne victime de violences scolaires, a relancé le débat sur le harcèlement en Corée du Sud. Il inspire d’un cas réel. En 2006, une étudiante fréquentait un collège pour filles à Cheongju, en Corée du Sud, et était régulièrement agressée par un groupe de camarades de classe, dirigé par une fille surnommée "K". Un jour, cette dernière a brûlé le bras de sa camarade avec un fer à friser, lui a griffé la poitrine avec une épingle à cheveux et lui a volé son argent. En réponse à ce harcèlement, le district de Cheongju a émis un mandat d’arrêt contre l’auteure des faits. Preuve paradoxale de l’ampleur du phénomène, son réalisateur, Ahn Gil-ho, a lui-même été accusé de harcèlement commis durant son adolescence et contraint à présenter ses excuses. La série a donné lieu au phénomène, baptisé Hakpok #MeToo (hakpok signifie "violence en milieu scolaire" en coréen), qui s'est emparé du pays, où des victimes ont investi les réseaux sociaux pour y dénoncer publiquement et des années plus tard leurs bourreaux, et réclamer un changement en profondeur de la législation, étrillant aussi bien des icônes de la K-pop que des joueurs de baseball, depuis la sortie sur Netflix fin 2022 de la série sud-coréenne "The Glory". La présidence sud-coréenne a également annulé la nomination d'un haut responsable de la police dont il est apparu que le fils avait persécuté des camarades de classe. Bénéficiant d'une opinion publique compatissante et pouvant briser des carrières, ces accusations sont souvent formulées par des victimes anonymes. En 2025, la chanteuse Jeon Somi parla aussi de son expérience du harcèlement scolaire. Pire encore, pour avoir dénoncé en 2023 le harcèlement sexuel subi par des collégiennes, la professeure Ji Hye-bok a été mise au ban du système éducatif sud-coréen, car le rectorat a par la suite émis un ordre de mutation à l'encontre de Ji en décembre 2023, prenant effet en mars 2024, invoquant la nécessité de réduire le personnel enseignant en raison de la baisse du nombre d'élèves, puis elle a ensuite été licenciée de son poste en septembre 2024 pour avoir pris de multiples absences non autorisées après avoir mené une action de protestation solitaire devant le rectorat de Séoul à partir de janvier 2024. L’affaire montre le conservatisme de l’institution, qui peine à mettre en place un programme de sensibilisation aux violences sexuelles. Finalement en janvier 2026, un juge a statué en faveur de l'enseignante Ji Hye-bok, annulant un ordre de mutation émis par le bureau de district de Jungbu du Bureau métropolitain de l'éducation de Séoul et la réintégrant dans ses fonctions d'instructrice.

 

Dans la dernière étude du ministère de l’Éducation, près de 3% des enfants reconnaissent qu’ils sont victimes de harcèlement. Mais les experts pensent que c’est beaucoup plus. Ce sont des insultes régulières, parfois des maltraitances physiques ou du cyberharcèlement. Un problème qui pousse le gouvernement à chercher des solutions. Une violence qui s’inscrit dans un système : celui des inégalités sociales qui soumettent les uns et protègent les autres. Depuis plusieurs années, des accusations de hakpok (violences scolaires) visant des acteurs, chanteurs ou sportifs ont régulièrement défrayé la chronique, parfois sur la base de faits remontant à l'adolescence. Selon des experts, il serait bien meilleur de mettre les écoles dans la boucle pour faire en sorte que les brimades, souvent ignorées dans les établissements scolaires, y soient combattues dès qu'elles se produisent. En 2025, plusieurs universités sud-coréennes parmi les plus prestigieuses du pays ont refusé l’admission de candidats dont les dossiers mentionnaient des accusations de violence scolaire. Cependant au mois de juin 2025, une affaire de harcèlement scolaire d’une gravité extrême à Cheongyang, en Corée du Sud, a secoué le pays. Rappelant tragiquement la série The Glory, la victime a subi des violences physiques et psychologiques (agressions physiques, humiliations et intimidations) pendant près de quatre ans, tandis que l’établissement scolaire a tardé à réagir, provoquant une vague d’indignation nationale et le lancement d’enquêtes officielles. Depuis 2026, les antécédents de violence scolaire sont même pris en compte dans les admissions des universités prestigieuses. Pour les défenseurs de la mesure, il s’agit de responsabiliser les élèves; pour ses détracteurs, cela instaure une peine sociale indélébile. Ce changement est soutenu par le système éducatif, mais les directeurs d’établissement affirment que l'on risque d’assister à une judiciarisation des affaires de harcèlement scolaire. C’est-à-dire que les familles dont les enfants sont accusés d’agressions vont engager des avocats pour empêcher, à tout prix, les écoles d’enregistrer formellement les harcèlements. Il existe d'ailleurs déjà des bras de fer de ce genre dans les tribunaux des grandes villes du pays. Comment protéger les victimes sans condamner définitivement les coupables ? D'autant que ces mécanismes ne s'arrêtent pas aux portes du lycée. La Corée du Sud débat de plus en plus du gapjil, ce terme qui désigne les abus de pouvoir et les humiliations publiques exercés par les supérieurs hiérarchiques dans le monde du travail. C’est pour cela qu’une partie des élus de la majorité voudraient aller plus loin, et que ces actes de violence soient aussi communiqués aux futurs employeurs des harceleurs. Lors d’un entretien d’embauche, les ressources humaines verraient ainsi ce passé de harceleur du candidat. Mais pour l’instant, cette idée n’a pas été retenue par le gouvernement.  

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://altselection.ouest-france.fr/un-calvaire-digne-de-the-glory-la-coree-secouee-par-un-nouveau-scandale-de-harcelement-scolaire/, https://blogs.mediapart.fr/eleonore-bassop/blog/200626/coree-du-sud-quand-les-series-revelent-les-fragilites-d-une-societe, https://www.20minutes.fr/by-the-web/4038853-20230529-coree-sud-hakpok-metoo-libere-parole-victimes-harcelement-scolaire, https://www.arte.tv/fr/videos/119893-000-A/coree-du-sud-le-combat-de-pyo-ye-rim/, https://www.challenges.fr/societe/gangrenee-par-le-harcelement-scolaire-la-coree-du-sud-voit-la-parole-se-liberer_856853, https://www.courrierinternational.com/video/video-en-coree-du-sud-des-universites-rejettent-les-candidats-impliques-dans-des-faits-de-harcelement-scolaire_238381, https://www.figra.fr/le-combat-de-pyo-ye-rim/, https://www.franceinfo.fr/replay-radio/bientot-chez-vous/en-coree-du-sud-les-eleves-harceleurs-vont-bientot-etre-penalises-voire-carrement-prives-d-acces-a-l-universite_7567843.html, https://www.konbini.com/popculture/glory-vengeance-coreenne/, et https://www.radiofrance.fr/franceinfo/podcasts/bientot-chez-vous/la-coree-du-sud-declare-la-guerre-au-harcelement-scolaire-5398631.

 

Merci !

jeudi 25 juin 2026

La Journée de la réconciliation en Corée, ou la célébration de la paix

Tous les 25 juin, les Coréens célèbrent la Journée de la réconciliation en Corée. Après la fin des hostilités, l’Église catholique sud-coréenne a fait de la réconciliation, de la réunification et de la paix dans la péninsule coréenne une de ses priorités pastorales. Une «Journée de prière pour l’Église en silence» en 1965 a été lancée par les évêques de Corée du Sud, elle commémore le début de la guerre de Corée en 1950, qui dura trois longues années. Elle a été renommée «Journée de prière pour la réconciliation et l’unité du peuple coréen» en 1992. L’archidiocèse de Séoul a créé la Commission pour la réconciliation du peuple coréen en 1995, marquant le 50e anniversaire de la libération du joug japonais. Invoquer «une paix authentique et la réconciliation dans la péninsule coréenne» : c’est dans ce but que chaque année, l’Église catholique coréenne désigne le 25 juin, anniversaire de la guerre de Corée, comme la «Journée de prière pour la réconciliation nationale et l’unité».

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://adextra-mission.com/coree-du-sud-appel-de-leglise-locale-pour-la-journee-de-priere-pour-la-reconciliation-et-lunite-du-peuple-coreen/, https://www.fides.org/fr/news/76505-ASIE_COREE_DU_SUD_Journee_de_priere_pour_la_paix_en_Coree_Que_chacun_devienne_celui_qui_cree_un_petit_changement_souhaite_l_archeveque_de_Seoul, et https://www.vaticannews.va/fr/monde/news/2025-06/journee-de-la-reconciliation-coree-la-foi-surmonter-le-conflit.html.

 

Merci et bonne Journée de la réconciliation !

mercredi 24 juin 2026

Jean le Baptiste, le prophète rebelle qui a toute se place en Corée

Ce mercredi, l'Église célèbre l'anniversaire de Jean-Baptiste comme un jour de fête, un jour qui prime sur la messe dominicale. Il est conseillé de venir à la messe et les méditations poussent à vivre dans l’humilité. La lecture d’Isaïe 49,1-6 en début de messe, semble tout à fait adaptée à la Corée, car les paroles du prophète sont pour les îles éloignées et les peuples éloignés. En Corée, il n’y a pas les feux de la Saint Jean. Cependant, dans Les Poèmes de Jean de Jang Yong-hak. Elle suggère que les Coréens de l'après-guerre ne peuvent rencontrer Jésus (le salut) et sont simplement des Jean en attente de lui. Cela marque un tournant décisif, car la génération qui a vécu le 19 avril 1960, une révolution civile démocratique en République de Corée déclenchées par le soulèvement démocratique étudiant du 28 février et la fraude électorale du 15 mars, est devenue celle qui a pleinement goûté à la liberté.

 

Jean Baptiste, fils d’un prêtre de Jérusalem nommé Zacharie, plus âgé que Jésus, est né ou a été conçu au temps d’Hérode. Ses parents avaient une vision différente à son sujet puisque Élisabeth le consacra à Dieu comme naziréen perpétuel, tandis que Zacharie souhaitait qu'il embrasse la prêtrise à ses côtés. Devenu prêtre, il se peut qu’il ait puisé dans son héritage sacerdotal pour fonder sa propre pratique. Autour de 26, Jean le Baptiste, abandonne sa charge de prêtre, consacrant tout son ministère à une rébellion politique et spirituelle contre l’institution religieuse et politique de son époque, et il est devenu un prédicateur vénéré de beaucoup, se mettant à prêcher dans la vallée du Jourdain, il dit préparer l’avènement du royaume de Dieu, et appelle à se préparer par la purification baptisant ses disciples, ce recours par Jean à l'immersion était vu comme substitut au sacrifice du Temple entre les mains des autorités sacerdotales corrompues et collaborant avec Rome, enfin, il semble avoir eu des liens privilégiés avec Jésus qui l’a secondé. L’engouement populaire pour le prédicateur fait craindre à Hérode Antipas le début d’un soulèvement, il le fait arrêter et emprisonner dans la forteresse de Machéronte, en Pérée, en 28, mais Jean a le temps de pousser une partie de ses disciples à rejoindre la foule qui suit Jésus, avant sa mise à mort en 29. Flavius Josèphe dans La Guerre des Juifs ajoute un détail frappant, en précisant que certaines personnes pensaient que la défaite militaire d’Hérode Antipas survenue en 37 apr. J.-C. était un châtiment divin infligé pour la mise à mort de Jean. Cette rumeur ne fait sens que si l’exécution de Jean était largement considérée comme injuste et capitale, et si son mouvement et sa popularité ont perduré après sa mort.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, et vol. 2, La parole et les gestes, éditions du Cerf, 2004, et 2005, Christian-George Schwentzel, Hérode le Grand. Juifs et Romains, Salomé et Jean-Baptiste, Titus et Bérénice, Pygmalion, 2011, James McGrath, Jean of History, Baptist of Faith : The Quest for the Historical Baptizer, Eerdmans, 2024, https://www.bobcornwall.com/2025/01/john-of-history-baptist-of-faith-quest.html, https://en.namu.wiki/w/%EC%84%B8%EB%A1%80%EC%9E%90%20%EC%9A%94%ED%95%9C, https://yh584275.tistory.com/14287363, et https://www.nationalgeographic.fr/video/histoire-exploration-naples-les-secrets-de-cette-ville-incontournable.

 

Merci et bonne Saint-Jean !

dimanche 21 juin 2026

La fête de la musique en Corée, une adoption réussie

Créée en 1982 en France, la Fête de la musique est devenue un rendez-vous mondial célébré chaque 21 juin, mettant à l’honneur toutes les musiques, dans l’espace public comme dans les salles de concert. En Corée, elle rassemble chaque année un nombre croissant de partenaires et de publics autour de la scène française contemporaine. À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, l’édition 2026 se déploiera exceptionnellement du 1er au 30 juin à travers tout le pays dans 11 villes sud-coréennes avec la participation de plus de 25 artistes et professionnels français. Le district de Seodaemun à Séoul accueille la Fête de la Musique chaque année depuis 2017.

 

Dans le cadre de l’appel à projets officiel, de nombreux événements labellisés mettront en valeur la musique française sous toutes ses formes — du rock indépendant à l’électro, du live aux cultures urbaines — dans des petites salles, des clubs, des institutions culturelles ou encore de grands festivals. Parmi les temps forts : les concerts de Lewis Ofman, d’Amy Gadiaga, de I AM Black Panther (IAMBP), et de La Flemme au DMZ Peace Train Music Festival (12–14 juin), la tournée du groupe Meule deux ans après leur passage remarqué en Corée, des soirées avec la DJ incontournable de la scène européenne Olympe 4000, d'Adhémar, artiste multidisciplinaire basé en Corée, de Mounawar, projet hybride entre afrobeat, rock et textures électroniques, et de Jean-Noël, producteur et compositeur international, un Ball voguing en présence de la légende française Vinii Revlon, ainsi que le traditionnel concert en partenariat avec la mairie de Seodaemun-gu. Par ailleurs, l’ambassade de France lance cette année FDM+. Ce programme d’un mois, destiné aux professionnels, propose des ateliers hebdomadaires et un cycle de conférences organisé en juin autour de thématiques spécifiques. 

 

Et ce 21 juin également, Le 21 juin 2026, de 14 h à 22 h, le Musée Guimet célèbre la Fête de la musique aux couleurs de la Corée. Des phénomènes mondiaux de la K-Pop aux courants alternatifs les plus audacieux, cette programmation exceptionnelle, vibrante et plurielle, invite à un voyage sonore à travers les rythmes et les influences qui façonnent la Corée d’aujourd’hui. Entre découvertes, partage et célébration, le musée se transforme en un espace vivant où la musique se danse, se raconte et se crée, offrant aux visiteurs une immersion inédite dans l’énergie créative coréenne. Au programme : ateliers de danse K-Pop avec Jooyoung Lee (Joo), karaoké, performances de danse, maquillages, quiz musicaux et autres animations. En soirée, place aux concerts et DJ sets avec CHINABOT, Arexibo, Pal Hwang Dan et HWXXNG

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://fr.yna.co.kr/view/AFR20260615001900884, https://kr.ambafrance-culture.org/evenement/fete-de-la-musique-2026/#/, https://seulsong.tistory.com/3169, https://www.guimet.fr/fr/activites-visites/k-music-une-fete-de-la-musique-k-arrement-coree, et https://www.instagram.com/p/DZmtD3zCKTj/

 

Aujourd’hui, on fête aussi la fête des pères. Cette fête existe depuis le Moyen-Âge. Le 19 mars, le jour de la Saint-Joseph, père de Jésus, on célébrait les pères de famille. Mais il faut attendre le début du 20e siècle pour que la première fête non religieuse voit le jour. En France, la fête des pères telle qu'on la connaît aujourd'hui est née en 1952. Elle est créée par Flaminaire, un fabricant de briquets avec un objectif commercial. Cette année-là, l’entreprise propose une promotion sur les briquets estimant que c’était le cadeau parfait pour les papas qui étaient, à l’époque, de gros fumeurs. Depuis la fête des pères est fixée le 3e dimanche de juin comme aux États-Unis. Cette tradition se poursuit encore aujourd’hui. En Corée, les Coréens n'ont pas de jour pour la fête des Pères comme pour la fête des Mères. Par contre, ils ont le 8 mai où ils fêtent les parents. Le jour de la fête des parents, les Coréens épinglent généralement la fleur d’œillet sur leur poitrine droite. Chaque couleur de fleur d’œillet a sa propre signification (rouge pour les parents en vie, blanc quand il sont morts, et rose quand un est en vie). 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/fete-des-peres-ce-21-juin-quelles-sont-les-origines-de-cette-fete-1712668.html, et https://langues-asiatiques.com/vocabulaire-de-la-fete-des-peres-en-coreen/.

 

Merci, bonne fête de la musique et des pères !

vendredi 19 juin 2026

Dano, est un fête traditionnelle qui a su durer

Dano, déclaré jour férié national, est célébrée le cinquième jour du cinquième mois lunaire, qui est ici le 19 juin et marque l’arrivée du printemps et l’apogée des énergies yang. Cette fête est caractérisée par des rites de purification et de protection contre les mauvais esprits. Les plus anciennes traces de cette célébration estivale se trouvent dans le Samguk yusa (Souvenirs des Trois Royaumes), qui relate que des cérémonies royales se déroulaient à Dano pendant la période des Trois Royaumes. Des documents des époques Goryeo et Joseon relatent des coutumes de Dano, telles que l'organisation de festivals communautaires, la pratique de la balançoire et la fabrication d'éventails.

 

Pendant, la période de Joseon, ils vénéraient les dieux de la montagne afin d'obtenir une bonne récolte et de souhaiter paix et prospérité à la ville et à chaque familleDano s'est transmis comme un festival plus inclusif et convivial, permettant la participation de tous les membres d'une communauté, sans distinction de sexe ou de statut social. Ses traditions englobent divers jeux et divertissements. Durant cette fête, les souverains Joseon maintenaient la tradition d'offrir à leurs ministres et courtisans les éventails fabriqués et offerts à la cour royale par les fabricants d'éventails des régions méridionales de Yeongnam et Honam, en guise de cadeau Dano spécial. Les aristocrates Joseon perpétuent également cette tradition, distribuant des éventails Dano à leurs familles et à leurs proches, leur souhaitant de rester en bonne santé pendant les beaux jours à venir.

 

C’est une fête où les femmes lavent traditionnellement leurs cheveux avec de l’eau bouillie de plantes sucrées (l’iris, et également l’angélique, pensant que son parfum particulier repoussait le mal) pour les faire briller, ce qui est censé apporter chance et beauté, et les hommes, quant à eux, participent à des compétitions de ssireum, une forme de lutte coréenne. Les habitants s’habillent de rouge et de bleu et portent des racines d’iris pour écarter la malchance et les mauvais esprits. Les festivités incluent des jeux folkloriques traditionnels comme le balancement et la lutte de pierres, le jeu de la balançoire pratiquée par les femmes ou en couple, des acrobaties comme la marche sur corde raide, des pièces folkloriques et de la satire masquée, ainsi que des plats traditionnels tels que surichitteok, ssuk tteok et gâteaux de riz aux herbes.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://www.air-de-vacances.com/les-festivals-coreens-a-ne-pas-manquer/, https://altselection.ouest-france.fr/les-fetes-traditionnelles-coreennes-ce-quil-faut-savoir/, https://french.korea.net/NewsFocus/Society/view?articleId=137367, https://koreajoongangdaily.joins.com/news/2024-06-07/culture/koreanHeritage/Foreigners-wash-their-hair-to-ward-off-evil-spirits-during-Koreas-Dano-celebrations/2063040, et https://www.kh.or.kr/brd/board/1049/L/menu/885?brdType=R&thisPage=1&bbIdx=109785&searchField=&searchText.

 

Merci et bonne fête de Dano !

lundi 15 juin 2026

Le Festival Danoje de Gangneung, une démonstration mémorielle l’ancienne société coréenne

Le Festival Gangneung Danoje s'étale dans la ville de Gangneung entre le 15 et 22 juin 2026 et au sommet de Daegwallyeong, cependant la fête principale se déroule sur une période d'une semaine dans le centre de Gangneung et à proximité de la rièvre Namdaecheon. Le festival préserve de nombreux éléments de la société coréenne traditionnelle et ancienne, en gardant intactes les chansons, les jeux et les danses d’autrefois pour que les gens d'aujourd'hui puissent les apprécier. 

 

Historiquement, la fin des semailles était célébrée et les mauvais esprits chassés aux alentours du cinquième jour du cinquième mois. Aujourd'hui, les danses chamanes résonnent encore dans ce festival. On dit que les chamans aplanissent les conflits entre les morts et les vivants et continuent de chasser les mauvais esprits. Ce festival est l'une des fêtes traditionnelles de la Corée, avec le nouvel an lunaire (Seollal) et le festival des récoltes (Chuseok) encore en vigueur et suivi par tous les sud-coréens et ne cessent de croître en popularité depuis 1975. Afin de préserver ce lien historique, le festival a toujours lieu dans la ville de Gangneung et ses environs, à l'est de la chaîne de montagnes Taebaek en Corée du Sud. Le festival a été classé au patrimoine immatériel de l'Unesco en 2005 et patrimoine culturel majeur numéro 13 en Corée en 1967. Il est en effet reconnu comme l'un des festivals servant à la transmission de la culture folklorique de la dynastie Joseon.


Le principal attrait du festival réside dans les rituels chamaniques. Le festival commence toujours par la préparation d'une liqueur sacrée et des rituels chamaniques. La première journée est marquée par un défilé commémoratif spectaculaire faisant participer plus de 5000 personnes dans le centre-ville de Gangneung. Le festival comprend des rituels, comme le Daegwallyeong Ridge qui rend hommage à la divinité de la montagne et le Yeongsinje, une salutation rituelle de divinité. Des spectacles traditionnels, des matches de lutte Ssireum ainsi que des jeux avec des balançoires de cordes ou une compétition de tir à la corde sont également au programme de la manifestation. Pendant le festival, les visiteurs peuvent également apprécier le théâtre masqué Gwanno ainsi que divers chants et danses chamaniques. La dernière nuit du festival, un rituel appelé «Songsinlle» est organisé pour renvoyer les dieux à leur place et tous les objets utilisés pendant le festival sont brûlés.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/Events/Festivals/view?articleId=6926, https://french.korea.net/NewsFocus/HonoraryReporters/view?articleId=234618, https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=93811, et https://www.routard.com/guide_agenda_detail/10017/danoje_festival_a_gangneung.htm.

 

Merci et bon Festival Danoje de Gangneung !

dimanche 14 juin 2026

Le Kiss Day, célébrer son amour en s’embrassant 

Le Kiss Day quia lieu aujourd’hui est un jour de fête plutôt évident… Le amoureux célèbrent dont leur amour en s’embrassant, c'est le jour des bisous et des cosmétiques. Il faut quand même savoir qu’en Corée, ce n’est pas forcément aussi évident de s’embrasser en public parce que ça ne se fait pas tout simplement. C’est donc la fête des bisous dans la rue, les boutiques, les restaurants. De petits bisous discrets tout de même. Les magasins de cosmétiques poussent à la consommation avec leurs publicités, leurs nouveaux produits ou leurs éditions limitées le 14 juin avec en produit phare : le rouge à lèvres, sans grande surprise. Le ‘Kiss Day’ est considéré comme l’un des jours les plus romantiques en Corée du Sud.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/NewsFocus/HonoraryReporters/view?articleId=236106, https://k-gen.fr/les-etudiantes-coreennes-elisent-les-stars-quelles-voudraient-embrasser-pour-le-kiss-day/, et https://www.krispykoreanchicken.com/post/amourtousles14dumois.

 

Hier a eu aussi lieu, le «Seoul Queer Culture Festival» (SQCF) se déroule depuis 2000 chaque année dans le but de lutter contre les discriminations et l'homophobie. Une marche des fiertés, principal programme du festival, se tient le 1er juin sur la place devant la Maire de Séoul, où des stands associatifs et des concerts accueillent le public. Historiquement, le centre-ville était un point chaud, avec des manifestants anti-LGBTQ scandant des slogans à partir de haut-parleurs entourant la place. À l’opposé, des groupes chrétiens et conservateurs manifestent contre l’évènement.

 

En 2025, un nombre record d'organisations, dont une agence gouvernementale coréenne, ont participé au Festival de la culture queer de Séoul, signalant un potentiel changement de perception officielle à l'égard de la minorité LGBTQ, longtemps négligée du pays. L’édition de 2025 comprenait une scène pour des conférences et des performances musicales, un défilé et une foire de rue avec des stands d'information tenus par diverses organisations nationales et internationales dans le district de Jongno, au centre de Séoul. L'essor du Seoul Queer Culture Festival s'inscrit dans la foulée de plusieurs décisions de justice rendues ces dernières années, qui ont renforcé les droits des personnes LGTBQ. Par exemple, en 2022, la Cour suprême a invalidé une décision d'un tribunal militaire qui avait condamné des soldats hors service pour relations homosexuelles. Cette décision a été suivie deux ans plus tard par une autre décision de la Cour suprême stipulant que les couples de même sexe ont droit aux mêmes prestations d'assurance maladie que les couples hétérosexuels.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/NewsFocus/Society/view?articleId=171161, https://koreajoongangdaily.joins.com/news/2025-06-16/national/socialAffairs/In-first-Korean-govt-agency-joins-Seoul-Queer-Festival-signaling-potential-shift-in-official-attitudes/2331250, et https://lepetitjournal.com/seoul/actualites/seoul-queer-culture-festival-le-retour-de-la-gay-pride-seoul-342530.

 

Merci et bon Kiss Day ! 

samedi 13 juin 2026

Le Cœur Immaculé de Marie, une démonstration de la dévotion mariale coréenne

Le Cœur Immaculé de Marie est une dévotion qui s'est répandue dans toute l'Église au XXe siècle et elle est fêtée ce 13 juin. La dévotion à la Vierge Marie s'est répandue au sein de l'Église catholique coréenne avec l'arrivée, au milieu du XIXe siècle, de missionnaires de la Société des Missions Étrangères de Paris. Ces missionnaires ont transplanté directement en Corée la tradition de dévotion et de vénération de la Vierge Marie, alors très répandue en France, ce qui expliqua que l’Immaculée Conception de la Vierge Marie est sainte patronne de l'Église coréenne avec l’accord du pape Grégoire XVI le 22 août 1841. En signe de gratitude, tous les missionnaires et croyants fondèrent la «Société du Sacré-Cœur de Marie» à Surichigol, Gongju, Chungnam, le 2 novembre 1846, et en octobre 1861, l'évêque Berneux, alors 4e évêque du diocèse de Joseon, nomma les zones de responsabilité de chaque missionnaire au sein du diocèse de Joseon avec des titres liés à la Vierge Marie, plaçant ainsi toute la région de l'Église coréenne sous la protection de la Vierge Marie. Les experts soulignent que si la dévotion à la Vierge Marie chez les premiers catholiques coréens était surtout marquée par la vénération liturgique, elle s'est désormais étendue à la dévotion populaire. On dit que dans l'Église coréenne primitive, il était courant de réciter le chapelet cinq dizaines par jour et quinze le dimanche. Depuis que la liberté de foi a été garantie, l'histoire de l'Église catholique coréenne liée à la Vierge Marie s'est poursuivie; par exemple, la cathédrale de Myeongdong a été consacrée à l'Immaculée Conception de la Vierge Marie en 1898.

 

Les apparitions de Fatima en 1917 ont joué un rôle déterminant dans l’acceptation du Cœur Immaculé de Marie. Le pape Pie VI a institué la fête en 1799, et le pape Pie IX a reconnu la messe et l'office divin en 1861. Le pape Pie XII a universalisé cette fête pour toute l'Église en 1945, après avoir consacré l'humanité entière au Cœur Immaculé de Marie en 1942. Cette dévotion est particulièrement liée à celle à Notre-Dame de Fatima, qui consiste à assister à la messe, à recevoir la sainte communion et à réciter cinq dizaines du chapelet cinq fois de suite le premier samedi de chaque mois. Elle entretient également des liens étroits avec l'«Armée bleue» (l’Apostolat de Fatima), une organisation créée pour prier pour la conversion de l'Union soviétique et pour la paix dans le monde. Il faut dire que vers 1950, des mouvements de dévotion mariale et des activités apostoliques ont vu le jour, notamment la Légion de Marie, l'Apostolat marial de Fatima (Armée bleue) et les Chevaliers de la Vierge Marie. Ce qui peut expliquer que l'Église coréenne a été de nouveau consacrée à la Vierge Marie en 1954, marquant le centenaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Trente ans plus tard, en 1984, le pape Jean-Paul II, en visite en Corée, confia le peuple coréen et l'Église à la Vierge Marie à la cathédrale de Myeongdong le 6 mai. Aujourd'hui, l'Église catholique coréenne promeut diverses directives pour encourager une dévotion mariale authentique et guider son intégration dans la vie quotidienne.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures : https://www.catholictimes.org/article/201007260278998, https://www.catholictimes.org/article/201203120220286, et http://www.maria21.net/?mid=library_sub_newspaper&listStyle=list&document_srl=6266&ckattempt=1.

 

Merci et bonne fête du du Cœur Immaculé de Marie !

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...