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lundi 6 avril 2026

En Corée, pas de lundi de Pâques, mais l’octave de la Résurrection pour les catholiques

En Corée, le lundi de Pâques n’existe pas, mais au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Pologne, en Hongrie, et en France oui. Pour les catholiques coréens, il y a l’Octave de la Résurrection, du lundi au samedi. Instaurée par Constantin Iᵉʳ, cette semaine servait aux nombreux baptisés pendant la nuit de Pâques, qui pouvaient se consacrer pleinement à la religion. Ces jours étaient consacrés au repos et à la réflexion, après la fin de la semaine Sainte, pendant laquelle les pratiquants jeûnaient (et jeûnent encore pour certains) et priaient intensément. Prières, chants, port du vêtement blanc… cette semaine permettait aussi à certains de partir en pèlerinage à Rome. Période de huit jours prolongeant la fête de Pâques, l'octave de pâques est un temps de célébration dans la joie de la Résurrection du Seigneur. Cette période n’est pas non plus chômée en Corée. Durant huit jours, l’Église répète la même liturgie solennelle au cours de la messe et réitère ainsi le mystère qui y est célébré. La liturgie invite donc à la fête pascale avec l’alléluia chanté avant la lecture de l’évangile. Les ornements liturgiques sont blancs, symbole de la résurrection du Christ. Les nouveaux baptisés continuent d’ailleurs de porter le vêtement blanc qui leur a été remis le jour de leur baptême, d’où le nom du dimanche «in albis». Le cierge pascal est posé près de l’autel et les fonts baptismaux sont mis en évidence.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://actu.fr/societe/lundi-de-paques-aujourd-hui-c-est-ferie-mais-pourquoi-ne-travaille-t-on-pas-ce-jour-la_60890681.html, https://blog.naver.com/84hahahoho/223789416483, https://namu.wiki/w/%EB%B6%80%ED%99%9C%EC%A0%88#s-5.1.1, et https://catechese.diocese64.org/loctave-de-paques-quest-ce-que-cest.

 

Merci et bon lundi de Pâques !

dimanche 5 avril 2026

Joyeuses Pâques !

Pour Pâques, je ne vous ais pas oublié et je vous offre ces beaux cadeaux parfaitement en rapport avec la fête.

 

Tout d’abord celui freyr1978 et jema-lou,



Je vous offre cette image de la couverture du roman de Gerd Theissen, L’ombre du Galiléen : Récit historique dans sa version graphique allemande dessinée par Tony Schriber en 2013. Le roman nous fait suivre un jeune Juif, André, est arrêté à Jérusalem par la police de Pilate lors d'une, manifestation contre les Romains. Il est libéré en feignant d'accepter une mission de renseignement sur les mouvements religieux qui paraissent suspects à l'occupant : zélotes, esséniens, disciples de Jésus, etc. Au long de ses pérégrinations, André va souvent recouper la trace de Jésus - l'ombre du Galiléen - et les témoignages qu'il recueille prennent ainsi plus de relief et de mystère. L'intrigue du récit est fictive, mais le cadre historique est bien réel. Le récit permet de reconstruire l'enseignement et le destin de Jésus à partir de la mentalité d'un jeune juif contemporain dans le milieu social et religieux du judaïsme d'alors. L'auteur, spécialiste du Nouveau Testament et de la sociologie du christianisme primitif, rend accessible à un large public les résultats d'une longue recherche historique. Les divers chapitres sont accompagnés de lettres à un certain professeur Kratzinger : elles justifient la méthode historique utilisée dans ce livre. 

 

… et celui pour cibeline49, idefix43, PeTiTe-Fleur, et tarzan599,

 


 

Qui est la couverture du roman Quo Vadis de Henryk Sienkiewicz dans sa version livre de poche jeunesse en 2014. "Je songe à une grande épopée chrétienne où je voudrais introduire saint Pierre, saint Paul et Néron, la première persécution, et donner une série de tableaux tellement universels et magnifiques que l'on serait obligé de les traduire du polonais dans toutes les langues" : telle était l'ambition de Henryk Sienkiewicz lorsqu'il entreprit, en 1895, la rédaction de Quo Vadis ?. Pari gagné : l'année suivante, le roman est traduit en Europe et aux États-Unis - les Français attendront jusqu'en 1900 pour être gagnés à leur tour par la "sienkiewite aiguë". Pétri de culture latine, "Quo Vadis ?" fascine, parce qu'il conjugue apologie du christianisme et érotisme diffus, fresques grandioses et détails cocasses. L'action se déroule à Rome, en 64 après J.-C. : dans la maison de Plautius, Vinicius, patricien romain, s'éprend de la chrétienne Lygie. Le récit de leurs amours tourmentées nous plonge au cœur du règne de Néron, sombre figure du paganisme décadent : il nous convie aux festins orgiaques organisés sur un immense radeau aux poutres dorées, autour duquel nagent de jeunes esclaves déguisées en sirènes et en nymphes; ou encore dans l'amphithéâtre romain, où les chrétiens sont sauvagement livrés aux chiens et aux lions sous les yeux de la foule enivrée de sang... À propos de cette œuvre culte, qui valut à Sienkiewicz le prix Nobel de littérature en 1905, Henry de Montherlant affirmait : "Je pèse bien mes mots avant de tracer ce que c'est en vérité dans "Quo Vadis ?" que j'ai appris à écrire..." Son adaptation la plus connue est celle de Marvin Leroy (1951) avec Robert Taylor et Deborrah Kerr, mais il en a eu le droit à plusieurs (1903, 1910, 1912 et 1924), une moins réussie (2001) et une série TV (1985).

 

Je n’oublie pas pour autant mes amis rencontrés sur skyblog, les anges noirs, un couple de vampire (Lucinda et Lestat) et leurs proches (Angelina, Flora, Jessica, Laura, Maéva, et Thomas), pour les amis-des-nours et des amoureux des loups (Nad, Adam et Serena), les babies anges noirs, et Marie et sa famille (Martial, Mathis et Germain),


 

Je vous offre cette image de la couverture, de Ben Hur écrit par Lewis Wallace en 1880 dans sa version de 2007 avec l’illustration de couverture de François Baranger. L’histoire nous montre que lorsque Judah Ben-Hur retrouve son ami d'enfance Messala, celui-ci est devenu commandant des légions romaines en Judée. Une promotion que le jeune homme, héritier d'une ancienne famille de Jérusalem, ne peut approuver. De là à se douter que, bientôt, ils se haïront… Car, à la suite d'un accident qu'on l'accuse d'avoir provoqué, Ben-Hur est condamné à devenir esclave, tandis que sa mère et sa sœur sont jetées en prison. Cette sentence, Messala est chargé de l'exécuter. Et c'est ainsi que Ben-Hur se retrouve enchaîné, au fond d'une galère… L'amitié d'un riche protecteur, les confidences de Messala aux portes de la mort lui rendront pourtant la liberté. À la recherche des siens, Ben-Hur fait alors une rencontre qui ébranle sa foi et bouleverse sa vie : celle du Christ… Ce roman messianique donné naissance à trois films culte celui de Sidney Olcott (1907), celui de Fred Niblo (1925) avec Ramon Novarro et celui de William Wyler (1959) avec Charlton Heston, et des moins réussis comme le film d’animation (2003), la série TV (2010), et le film de Timur Bekmambetov (2016) avec Jack Huston, il a été traduit dans toutes les langues et vendu à quatre millions d'exemplaires dans le monde.

 

Puis celui pour Génération.Musique, naruto-jaime, et Chantal,

 



Qui est une couverture du roman La Tunique, publié en 1942, dans sa version des éditions Houghton Mifflin en 1969. L’histoire est la suivante : C'est une exécution sans importance, une exécution comme des milliers d'autres. Les coupables ne sont pas même intéressants : deux voleurs et un agitateur galiléen. Comme il faut que tout se passe dans l'ordre, le procureur a envoyé un détachement de légionnaires sous le commandement d'un officier. Lorsque les soldats, comme c'est l'usage, se partagent la dépouille des morts, en la jouant aux dés, c'est Marcellus qui gagne la tunique de l'agitateur, un certain Jésus. Ce roman est l'histoire de Marcellus, patricien, fils de sénateur, qu'une disgrâce politique a envoyé en Galilée, qu'un ordre de Tibère amènera à Capri, et que le désir de comprendre qui était ce Jésus conduira au martyre. C’est un formidable best-seller aux États-Unis. Œuvre de l’ancien pasteur Lloyd C. Douglas, La tunique est l’occasion pour l’auteur de revenir sur l’épisode de la Passion du Christ en inventant des personnages fictifs qui viennent se greffer à l’intrigue principale issue des écrits bibliques. Il n’est pas étonnant qu’Hollywood en donna sa version en 1953 pour ce premier film en cinémascope réalisé par Henry Koster avec à l’affiche Richard Burton, Victor Mature, et Jean Simmons.

 

Enfin, celui pour tous ceux qui suivent mon blog ou sont de passage sur celui-ci et à qui j’offre allégrement ce présent,

 

  

C’est la couverture du roman Barabbas de Pär Lagerkvist écrit en 1950. Barabbas apparaît dans les évangiles comme un personnage trouble du 1er siècle après J.-C. Résistant à l'oppression romaine, ou simple bandit, il sera jugé en même temps que le Christ, et quand Ponce Pilate demande au peuple de choisir entre ces deux hommes, c'est Barabbas que le peuple graciera. Le roman de Pär Lagerkvist restitue la vie mouvementée et la conscience inquiète de Barabbas après qu'il a vu exécuté celui que les premiers Chrétiens annoncent comme leur Sauveur. Il est tout d'abord sceptique : le fils de Dieu lui-même se serait laissé exécuter ainsi ? Pour sauver l'humanité ? Mais Barabbas ne sera plus le même après avoir assisté à ce moment historique, la crucifixion de Jésus sur le mont Golgotha. À travers ce destin, Pär Lagerkvist plonge le lecteur dans la période de formation du christianisme. Il en dépeint l'intensité et le caractère déterminant. Pär Lagerkvist (1891-1974) occupe une place incontournable au sein des lettres scandinaves. Il écrit Barabbas en 1950 et reçoit le Prix Nobel de littérature en 1951. Il a inspiré le film de Richard Fleisher en 1961 avec Anthony Quinn, et un téléfilm en 2012 de Roger Young avec Billy Zane

 

Merci et bonne fêtes de Pâques

Un dimanche festif en Corée : entre Pâques, le Jour des Arbres et le festival Hansik

En Corée du Sud, Pâques est principalement célébrée par les chrétiens. Partout dans le pays, les églises organisent des offices religieux et les fidèles participent aux prières du lever du soleil, symbolisant la résurrection de Jésus-Christ et l'espoir d'un nouveau départ. Les célébrations comprennent des messes spéciales à l'église au cours desquels les croyants se réunissent pour commémorer la résurrection de Jésus-Christ et réfléchir à la signification spirituelle de la fête, et des réunions et des repas partagés en famille et entre amis

 

Après sa mort, des «visions objectives» (celles-ci montrent aux disciples que la résurrection de Jésus«était une réalité spirituelle») de Jésus ressuscité lui-même qui expliquent les principales apparitions de la résurrection se déroulant en Galilée, en Judée, et à Jérusalem, qui ont ensuite été embellies, tout commence avec un tombeau vide découvert par les femmes qui comptent des histoires d’apparitions surnaturelles d’anges (Marc 16,5, et Luc 24,10), puis entre 30 et 33 Jésus«se présenta vivant» (Actes 1,3), d'abord à Pierre (1 Corinthiens 15,6, et Luc 24,34), ou à Marie de Magdala (Marc 16,9, et Jean 20,14), ou aux femmes venant au tombeau (Matthieu 28,9-10), et probablement Jacques, le frère du Seigneur (1 Corinthiens 15,6, et Jérôme, Les hommes illustres, 2), puis à deux hommes en chemin en Galilée (Marc 16,12), ou à Emmaüs, parmi eux Cléophas (Luc 24,13-35), sans doute l’épisode galiléen modifié par Luc, les Douze, avec Judas Iscariote parmi eux (Luc 24,36-43, et Marc 16,14), sans Thomas (Jean 20,19-23) et avec Thomas (Jean 20,24-29), ou encore à 7 disciples sur les bord du lac de Tibériade, que sont Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples de Jésus parmi eux Jacques, le frère du Seigneur (Jean 21), et à plus de 500 autres personnes (1 Corinthiens 15,6) sans doute lors du culte collectif lors des repas communautaires. Dans les jours qui suivirent sa résurrection, il enseigna à ses disciples le royaume de Dieu (Actes 1,3), ou encore retrouva ses disciples sur une montagne en Galilée (Matthieu 28,16-20).

 

Le mouvement de Jésus s’incarnait dans le renouveau intérieur au judaïsme, dont les membres, disciples de Jésus, se divisent en charismatiques itinérants, marginaux radicaux (sans domicile, ni famille, ni biens, ni protection) et en sympathisants sédentaires. Les itinérants, qui se présentent comme les autorités spirituelles des sédentaires, dépendent d'eux pour leurs besoins matériels. Les apparitions de Jésus démarrèrent par les sédentaires dans les villes et parmi les riches, représentés par les les femmes, Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus, cités en Actes 1,14, qui convainquirent les éléments itinérants enracinés parmi les petites gens de la campagne, conforme au modèle missionnaire des Douze, que Jésus est revenu d’entre les morts. Cela se passa sans doute lorsque les disciples de Jésus méditaient sa parole et lors de la fraction du pain, ou encore lors de fête juives importantes (Pâques, la Fête des Tentes et de la Dédicace) comme ils le faisaient avec Jésus. Ils furent convaincus qu'il était vivant, non sans doute puisque chez Luc, il doit manger un morceau de poisson pour prouver à ses disciples qu’il n’est pas un esprit ou, chez Jean, inviter Thomas à toucher ses plaies, et finirent par susciter en eux une «puissante expérience mystique ou visionnaire». La résurrection doit donc être comprise comme une «résurrection du cœur» : un regain de confiance en soi des disciples de Jésus. Leur attente d'une intervention divine pour le salut s'était réalisée différemment de ce qu'ils avaient espéré, cela annonçait l'approche de la fin des temps et l'avènement du Royaume de Dieu, où les morts ressusciteraient, comme Jésus l'avait démontré. Cela revitalisa les disciples et les stimula dans leur nouvelle mission.

 

Les plats coréens traditionnels tels que les crêpes salées (jeon) et la soupe aux gâteaux de riz (tteokguk) sont souvent dégustés lors de cette occasion festive, et d'échanges de cadeaux, soulignant ainsi l'aspect communautaire de la célébration. Les familles peuvent également participer à des activités comme la peinture d'œufs et la chasse aux œufs, ajoutant une touche ludique et amusante à la célébration. Les traditions pascales sud-coréennes mettent également l'accent sur le service communautaire et l'entraide : de nombreuses églises organisent des événements pour aider les plus démunis, reflétant ainsi le message pascal d'amour, de sacrifice et de renouveau.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Gerd Lüdemann, The Resurrection of Jesus, Fortress Press, 1994, Gerd Theissen et Annette Merz, Historical Jesus, Fortress Press, 1998, Gerd Theissen, Le Mouvement de Jésus, Les éditions du Cerf, 2006, Geza Vermes, The Resurrection: History and Myth, New York: Doubleday, 2008, Enrico Norelli, La naissance du christianisme : comment tout a commencé, Gallimard, 2019, https://happyandpretty.de/fr/blogs/healthy-pretty-blog/ostern-in-korea-hautpflege-im-fruhling, https://www.gotquestions.org/Korean/Korean-ascension-Jesus-Christ.html, https://www.globeaware.org/news/globe-aware-news/1888-celebration-of-easter-in-asian-countries-with-tradition-and-rituals, https://www.la-croix.com/Definitions/Fetes-religieuses/Paques/La-Resurrection-dans-le-Nouveau-Testament, https://www.nationalgeographic.fr/histoire/paques-culture-generale-religion-chretienne-ce-que-archeologie-peut-reveler-de-la-crucifixion-de-jesus, et https://www.palaisdurosaire.com/fr/blog/les-traditions-de-paques-a-travers-le-monde-n166

 

Le 5 avril, c’est aussi le Jour des Arbres (Singmogil). Des officiels du gouvernement, des professeurs, des écoliers et des milliers de Coréens plantent des arbres et des plantes à travers tout le pays. On doit cette initiative au gouvernement qui, au lendemain de la guerre de Corée, se lança dans un vaste programme de reboisement. En 1953, les forêts étaient dévastées. Ce jour sert de rappel au respect de la nature et de l'environnement.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://www.routard.com/guide_agenda_detail/2223/jour_des_arbres_(singmogil)_en_coree_du_sud.htm, et https://www.voyagecoree.com/infos-pratiques/coree-du-sud-un-clin-doeil/les-jours-de-fete-en-coree

 

Enfin, le festival Hansik, également appelé le festival de la nourriture froide, a lieu le 105e jour après le dongzhi, qui se traduit par le 5 avril dans le calendrier grégorien. Tradition oblige, seuls des aliments froids sont consommés ce jour-là, en mémoire d’un ancien roi qui, en deuil, interdit l’usage du feu pendant cinq ans. Le festival voit les habitants préparer des plats sans utiliser de feu. Ils consomment des aliments froids tout au long de la journée pour honorer leurs ancêtres lors de rites sacrificiels au sanctuaire royal de Jongmyo et à Neungwon. Cette journée est également consacrée à la visite et au nettoyage des tombes familiales, une coutume appelée seongmyo. Les Coréens profitent de cette occasion pour désherber les sépultures et présenter des offrandes à leurs ancêtres. Ce festival marque également le début de la saison agricole, où les agriculteurs répandent des graines pour inaugurer la saison des cultures.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://www.air-de-vacances.com/les-festivals-coreens-a-ne-pas-manquer/, et https://altselection.ouest-france.fr/les-fetes-traditionnelles-coreennes-ce-quil-faut-savoir/.

 

Merci, bonne fête de Pâques, bon Jour des Arbres et festival Hansik !

samedi 4 avril 2026

Le samedi saint en Corée : en attente de la résurrection

Le samedi saint est un jour d'attente et de préparation. Le corps de Jésus, enveloppé de bandes et d’un linge autour de la tête, est resté dans le tombeau où on l’a placé, une tombe creusée dans la roche et fermée par une grande pierre que l’on roule devant l’entrée. Il a été posé sur une étagère ou «lit funéraire» taillé dans le flanc d’une grotte de calcaire. En Corée, de nombreuses églises organisent des services où elles réfléchissent sur la signification de la résurrection et l'espoir qu'elle apporte.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, https://www.lejourduseigneur.com/faq/ou-se-situe-le-tombeau-du-christ, et https://www.nationalgeographic.fr/histoire/le-lieu-de-sepulture-du-christ-expose-pour-la-premiere-fois-depuis-des-siecles.

 

Merci  et bon samedi saint !

vendredi 3 avril 2026

Le vendredi Saint en Corée : entre une mort politique et repentance

Le vendredi saint commémore la crucifixion de Jésus. Amené devant Pilate, se trouvant dans le palais d’Hérode, où les autorités sacerdotale ne peuvent entrer, ce dernier à exposé des "boucliers dorés" portant une dédicace à l’empereur Tibère, Jésus eut un procès légal sans doute voulu par l’autorité sacerdotale se déroulant près d’une porte et sur un sol cahoteux comme le signale l’évangile de Jean, et ce dernier a paru dangereux au préfet de Judée, car il souhaite restaurer l’indépendance d’Israël sans violence, il n’a pas d’armée et ne souhaite pas en créer une, il ne veut pas apporter le trouble et la guerre, et affirme être le Messie, un motif de condamnation valable pour les autorités romaines, et il fut condamné le 7 avril 30 au matin avec deux autres brigands, un terme pour discréditer des gens qui ont eu le tort de se révolter contre Rome, alors qu’un prisonnier Barabbas pris lors d’une émeute, a été innocenté et relâché, sans que cela ait un rapport avec Jésus, car le préfet de Judée avait l’habitude de faire la justice de bonne heure, sitôt après le lever du soleil, il faisait partie des délinquants attendant son verdict comme Jésus qui n’était qu’un accusé parmi d’autres. Du point de vue des autorités, Jésus est coupable d’avoir aspiré à la royauté comme le montre l’inscription portant le motif de sa condamnation qui était ainsi libellée : «Le roi des Juifs» (Marc 15,26). De plus, l'usage de ce signe était réservé à certains condamnés «spéciaux», et les textes en trois langues ne figuraient que dans des inscriptions solennelles. 

 

Il est condamné au supplice de la croix, comme d’autres messies autoproclamés, à la même époque. C’est une mort infâme, indigne et honteuse. Tout d’abord, Jésus est flagellé sans doute déchiré à coups de fouet jusqu'aux os avec le flagrum composé de plusieurs lanières auxquelles on attachait des osselets de mouton, puis il est moqué par les soldats romains qui se servent de lui pour ridiculiser l’espoir de libération du peuple juif transformé en ‘roi de comédie’, l’habillant de pourpre, le couronnant d’épines et l’acclamant de façon parodique. Il est probable que Jésus, à l’instar des autres criminels, ait été forcé à porter lui-même la poutre de sa croix qui pesait entre 35 et 40 kilos jusqu’à son lieu d’exécution, le Golgotha, le «lieu du crâne», une ancienne carrière en dehors des murs de Jérusalem. Ne pouvant le faire les romains, on réquisitionné un homme de passage, Simon de Cyrène, il était habituel chez les Romains d’obliger les pèlerins durant les fêtes juives à faire des travaux dégradants. La foule de passage, une multitude de gens et de femmes, regardant le spectacle, se lamente sur le sort de Jésus, ce qui montre que ce dernier était encore très populaire, et explique son exécution très tôt le matin pour éviter un soulèvement en sa faveur.

 

Il fut dépouillé de ses vêtements, crucifié hors de Jérusalem, au Golgotha, avec deux autres «brigands», attachées à leur croix à sa droite et à sa gauche dans un geste cruel en l’honneur du «roi des Juifs», souvent sur un vieil olivier sur lequel était fixé la poutre, par des cordes plutôt que par des clous, et un clou enfoncé au niveau des chevilles, le motif de sa condamnation fixé au-dessus de lui ou autour du cou, des Juifs pleins de compassion, lui offre du vin parfumé de myrrhe pour affronter la mort qui l’attend, même si la foule est tenue à distance pour éviter qu’on le délivre, mais il refuse, tandis que les soldats romains se partagent ses vêtements et se moquent de lui, ses deux compagnons d’infortune crucifiés avec lui ne s’avèrent guère mieux, y allant aussi de leurs injures, auxquels s’ajoutent des railleurs de passage, et il mourut le soir du vendredi 7 avril 30, à 37 ans environ, abandonné de tous sauf par des femmes disciples qui regardaient de loin, parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, la mère de Jésus, ainsi que Salomé, et le disciple que Jésus aimait, qui est le frère de Jésus, Jacques, pour les deux autres condamnés, on brisa leur jambes sous les genoux (crucifragium). Il fut descendu de la croix et enseveli avec les deux autres condamnés près des lieux de son supplice par la proximité d’un jardin, le futur Saint-Sépulcre. 

 

En Corée, de nombreuses églises organisent organisent une procession solennelle, au cours de laquelle les fidèles portent une croix en bois dans les rues, et des offices religieux et des prières, permettant aux fidèles de méditer sur le sacrifice de Jésus-Christ. Dans l'Église coréenne, depuis ses débuts, à 15 heures, heure de la mort de Jésus, chaque église sonnait ses cloches et chacun priait, méditant sur les souffrances du Christ et se repentant de ses péchés. Il existait aussi une bonne coutume : jeûner, économiser du riz et aider son prochain.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004, David Flusser, Jésus, Éditions de l’éclat, 2005, José Antonio Pagola, Jésus : Approche historique, éditions du cerf, 2012, https://cas.ctm.kr/season_main.asp?loc=easter/new/history03.php, https://fr.aleteia.org/2015/01/09/israel-des-archeologues-auraient-retrouve-le-site-du-proces-de-jesus/, https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, https://passionweeks.epizy.com/holy-week-in-korean/?i=1, https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-religion-chretienne-ce-que-archeologie-peut-reveler-de-la-crucifixion-de-jesus-christ, https://www.nouvelobs.com/histoire/20180330.OBS4448/jesus-christ-a-t-il-ete-crucifie-pour-des-raisons-politiques.html, https://www.religiondigital.org/cultura/significan-siglas-inri-encuentra-hoy_1_1447760.html, et https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/decouverte-d-un-possible-cas-de-crucifixion_123919.

 

Merci et bon vendredi saint !

jeudi 2 avril 2026

Le jeudi saint en Corée : entre symboles et l’arrivée du royaume pour Jésus

En Corée, l'Église catholique célèbre la fête de la Résurrection du Seigneur, selon des cérémonies prescrites par la liturgie. La liturgie du Saint Triduum commence par la Sainte Cène, culmine avec la Veillée pascale et se conclut par les Vêpres du dimanche de Pâques. Le jeûne pascal est encouragé, autant que possible, jusqu'à la Veillée pascale du Samedi saint. Le protestantisme a commencé à célébrer des services pascaux communs, quelle que soit leur confession, en 1947. Cependant, dans les années 1960, en raison de divisions et de conflits, les confessions progressistes et conservatrices ont chacune organisé des services commémoratifs distincts. Dans les années 1970, elles ont connu des fusions et des divisions à plusieurs reprises, mais ont été réunies en 1978 et célèbrent désormais des services communs dans chaque grande ville. En Corée, de nombreuses églises organisent des services où elles reproduisent le dernier souper et partagent la communion. Elles organisent une cérémonie du lavement des pieds pour symboliser l'acte d'humilité de Jésus. Certains lavent les pieds des criminels ou de leurs cadets pour suivre l'exemple de Jésus.

 

Le jeudi saint est le jour où Jésus a eu son dernier souper avec ses disciples. En 30, sentant l’hostilité grandissante, il célébra un repas d’adieu avec le petit cercle de ses disciples (les Douze, les femmes disciples et sa famille), un jeudi soir 6 avril. Il leur lava les pieds, un geste qui renvoie à la mission et à l’engagement réciproque des disciples, puis il annonce qu’il sera livré, et pousse Judas à le faire en le désignant par un geste. Offrir un morceau de pain trempé dans l'huile était un geste d'amitié sublime, une preuve d'affection profonde. Jésus à travers le partage du repas a implicitement substitué la Sainte Cène aux sacrifices du Temple. Jésus a donc bien référence au «corps» et au «sang», non pas au sien, mais à celui du sacrifice pascal qu'il rejetait comme faisant partie d'un système du Temple corrompu. Puis allant à Gethsémani («pressoir à olive»), un lieu de production d'huile sur le versant ouest du mont des Oliviers, comme le confirme la découverte récente d'un bain rituel datant de l'époque de Jésus, où Dieu devait intervenir contre les ennemis du peuple juif selon Zacharie 14, ses disciples s'endorment parmi les rangées d'oliviers à l'extérieur pendant que Jésus prie au sein d’une grotte utilisée pour la récolte des olives, entouré des instruments du pressoir.

 

Arrêté sans offrir de grande résistance dans la nuit du 6-7 avril par la garde du Temple guidée par Judas, il est interrogé par le grand-prêtre Caïphe et durant l’interrogatoire, il s’adressa directement à Jésus et lui demanda : «Es-tu le Christ ?» Selon Marc, Jésus aurait répondu : «Je le suis.» Puis il aurait cité les Psaumes et le Livre de Daniel : «[…] vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel.» (Psaumes 110,1; Daniel 7,13; et Marc 14,61-62), et ne pouvant plus rien faire pour lui, Caïphe déchire ses vêtements de dépit, ensuite, il est amené devant les autorités romaines non sans avoir été maltraité et roué de coups avant afin que le préfet de Judée le prenne en pitié, car les autorités juives n'avaient pas le droit légal, sauf circonstances exceptionnelles, d'appliquer la peine capitale. Les disciples ont fuit, Pierre renie Jésus après l’avoir suivi, Judas a livré Jésus, mais les autorités du Temple ne l’ont pas reconnu comme le Messie à sa grande déception. Seuls reste la famille de Jésus et les femmes.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Bruce Chilton et Craig Evans, Jesus in Context. Temple, Purity and Restoration, Brill, 1997, Gerd Theissen et Annette Merz, Historical Jesus, Fortress Press, 1998, John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004, https://encykorea.aks.ac.kr/Article/E0024616, https://fromthedesk.org/gethsemane-in-jesus-time-archaeology-history, https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, https://passionweeks.epizy.com/holy-week-in-korean/?i=1, https://www.annesoupa.fr/blog/conference/qui-est-judas-2/, https://www.koreatimes.co.kr/opinion/20080326/resurrection-and-church, et https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-religion-archeologie-paques-les-derniers-jours-de-jesus-vus-par-les-archeologues.

 

Merci et bon jeudi saint !

mercredi 1 avril 2026

Le mercredi saint et le 1er avril en Corée : entre recueillement et blagues

Le mercredi saint est aussi connu sous le nom de Mercredi espion. C'est le jour où Judas a trahi Jésus. Judas Iscariote, son surnom viendrait de son appellation «fils de Simon Iscariote» (Jean 6,71; 13,2; 13,26), ce qui incite ce qui incite plutôt à faire d’Iscariote la référence à sa ville d’origine, il est a été choisi par Jésus comme l’un des Douze et le seul judéen parmi eux, dont il devient le trésorier du groupe, il a suivi Jésus pendant tout son ministère public de guérison et d’enseignement, et il l’a livré aux autorités de Jérusalem, et non pas trahi, au moment où lors de sa dernière semaine dans la ville, elles se voient engagés dans une série d'épisodes conflictuels avec Jésus qui les compare à des vignerons homicides, et ces dernier tentent de le le piéger sur la résurrection, tout en demandant à ses disciples de ne pas se mêler aux scribes et louant le don d’une pauvre veuve par rapport à celui des riches (Marc 12), cela culminant avec l’annonce la destruction imminente du Temple (Marc 13), face à l’opposition Jésus se met en colère contre un figuier (Matthieu 21). On ne donne pas de raison à ce geste, mais, on peut penser qu’il l’a fait pour qu’on puisse reconnaître la puissance messianique du rabbi qu'il vénérait, il est convaincu que Jésus fera venir le royaume promis. En Corée, de nombreuses églises organisent des services où elles réfléchissent à la trahison et à l'importance du pardon.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Armand Abécassis, Judas et Jésus. Une liaison dangereuse, Editions no 1, 2001, John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 3, Attachements, affrontements, ruptures, Cerf, 2005, Marcus.J. Borg et John Dominic Crossan, The Last Week: What the Gospels Really Teach About Jesus's Final Days in Jerusalem – A Radical Historical Account by Leading Biblical Scholars, HarperOne, 2009, https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, et https://www.religiondigital.org/blogs/matrimonios-monasticos-el-blog-de-ramon-fandos/judas-no-traidor-hemos-pensado_132_1448207.html.

 

Enfin, en Corée, les étudiants sont les rois de la farce le 1er avril qui n’est pas un jour férié spécial. En ce jour, ils célèbrent la culture du poisson d'avril en prenant des photos commémoratives avec leurs camarades de classe. Les étudiants du collège ont l'habitude de jouer des tours à leurs professeurs, comme changer les panneaux de direction dans les salles de classe, échanger de place avec une autre classe, ou même tourner les tables et les chaises dans le sens opposé ! Les étudiants à l'université poussent le vice jusqu'à porter leur uniforme de lycée sur le campus ! Bien sûr, même si le plus grand moment fort de la journée est de sortir fièrement boire avec des amis en uniforme scolaire le soir. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé: https://creatrip.com/fr/blog/8575, https://langues-asiatiques.com/comment-dit-on-poisson-davril-en-coreen/, et https://www.instagram.com/p/C5N2YJAv7OE/.

 

Merci, bon mercredi saint et 1er avril !

mardi 31 mars 2026

Le Lundi et mardi saint : Jésus précipite les choses et des jours de réflexion en Corée

Le lundi saint et le mardi, de nombreuses églises coréennes organisent des réunions de prière et des études bibliques. Ces services offrent un temps de réflexion et de croissance spirituelle.

 

Jésus après avoir célébré la fête des Tentes reste en Judée, où les villes comme Jéricho et Béthanie accueillent favorablement son enseignement, et prêche à Jérusalem jusqu’à la fête de la Dédicade, où il avance qu’il est le Bon Pasteur, à l’image du chef biblique, donnant un caractère messianique à sa mission, et a lieu une tentative de lapidation à son encontre dont il s’en sort grâce à son calme (Jean 10). C’est le moment, où face à la pression des autorités juives, Jésus préfère se retirer et faire une expansion de son mouvement en Pérée et au-delà du Jourdain (Jean 10,40–2). Cependant, ses disciples ne comprennent pas son message et ont parfois le cœur endurci. À la fin de cette période, Jésus ressuscite Lazare à Béthanie à la demande de ses sœurs, Marthe et Marie (Jean 11,1-45). Puis, il amorce son dernier voyage à Jérusalem pensant convaincre les autorités juives, se voit refuser l’entrée dans un village samaritain (Luc 9,52-55). De passage à Jéricho, Bartimée est le bénéficiaire d’un miracle, Jésus le laisse dire qu’il est le Messie. Il voit ses apôtres rechercher le pouvoir individuel comme les fils de Zébédée. À Béthanie, il reçoit l’onction royale de Marie, la sœur de Lazare et de Marthe (Jean 12,1-8). Les choses se précipitent.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Richard A. Horsley, Hearing the Whole Story: The Politics of Plot in Mark's, Gospel Westminster John Knox Press, 2001, John P Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire, vol. 2, La parole et les gestes, Cerf, 2005, Roland Hureaux, Jésus de Nazareth, roi des Juifs, Desclée de Brouwer, 2021,et https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2.

 

Merci et bon lundi et mardi saint !

dimanche 29 mars 2026

Un dimanche festif en Corée : les rameaux, et les cerisiers en fleurs

La semaine sainte commence le dimanche des Rameaux ce 29 mars, qui commémore l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Vers l’an 28, après l’arrestation de Jean le baptiste, Jésus étend le mouvement en Samarie (Jean 4,39, et 41), puis de manière spectaculaire en Galilée, en débutant à Cana (Jean), Capharnaüm (Marc) ou Nazareth (Luc), et il commence son propre ministère prophétique, pendant une période relativement calme de la Palestine, Tibère étant empereur de 14 à 37; Hérode Antipas, tétrarque de Galilée de 4 avant J.-C. à 39; Joseph Caïphe maintenu grand-prêtre de 18 à 36; Ponce Pilate préfet de la province impériale de Judée de 26 à 36. Comme Élie, il pense à la réunion des douze tribus d’Israël et se choisit douze disciples (Simon appelé Pierre et André son frère, Jacques le fils de Zébédée, et son frère Jean, Philippe et Barthélemy, sans le Nathanaël que l’on trouve dans l’évangile de Jean, Thomas et Matthieu, Jacques le fils d’Alphée et Jude Thaddée, Simon le Cananéen et Judas Iscariote, le seul judéen de la bande) et il ressuscite des enfants (la fille de Jaïre et le fils de la veuve de Naïm). Ces gestes sont des déclencheurs de la puissance du Royaume qui vient par lequel Dieu établit sa souveraineté directement sur le peuple. Jésus se déplace régulièrement entre la Galilée, la Judée et la Samarie entre 28 et 20, agissant dans toutes les régions où se trouvaient les villageois israélites, le but de sa mission était le renouveau d’Israël et non pas simplement la proclamation de vérités transcendantes symbolisées par des signes miraculeux. Les exorcismes de Jésus étaient des actes politiques (Satan et les démons représentent Rome), car ils visent directement Rome et ses collaborateurs. Le mouvement se structure autour de trois cercles concentriques les foules, les disciples avec des tandems curieux comme Simon le zélote et Lévi, et les douze dont la cohésion substantielle avec la figure emblématique et en clair-obscur de Simon Pierre de qui Jésus a changé le nom. Ce mouvement a aussi des adhérents comme des femmes juives qui ne sont pas appelées disciples parmi elles Marie de Magdala, Marie, de Cléophas, l’autre Marie, Jeanne, Salomé et Suzanne, qui sont les mécènes de Jésus. Il y a aussi les casaniers tels Marie, Marthe, Zachée et Lazare.

 

Ses actions et paroles suscitent tensions et affrontements avec le pouvoir, jusqu’à vouloir «décapiter» son mouvement qui connaît un certain succès en envoyant les Douze pour des missions brèves et urgentes dans les villes et villages d’Israël, obligeant Hérode Antipas à intervenir lorsque que «le peuple l'acclame comme prophète et se prépare à le faire roi (Jean 6,1–15)» après avoir nourri une foule dans le désert à la manière de Moïse , alors que ce dernier avait exécuté Jean le Baptiste entre mars et avril 29 qui avait poussé ses disciples à rejoindre le mouvement de son disciple, ce qui pousse Jésus à fuir en passant par les «régions de Tyr et de Sidon» près de la mer Méditerranée, et la Décapole, afin d'étendre la restauration la communauté de l'alliance israélite aux communautés villageoises voisines hors de Galilée, et même à se rendre secrètement en Galilée. En marchant vers Jérusalem, Jésus passe par la Samarie et la Pérée, puis à Césarée de Philippe, où Pierre déclare qu’il est le Messie, et ce dernier avec Jacques et Jean voit l’intronisation royale de Jésus lors de la Transfiguration au mont Thabor ou au mont Hermon. Prudent, Jésus demande à chaque fois à ses disciples de garder le silence. De passage à Jéricho, il gagne le soutien d’un collecteur de taxe, Zachée. Jésus après avoir calmé l’impatience de ses frères, fait une entrée messianique à Jérusalem cachée par l’effervescence de la Fête des Tentes, les méthodes de Jésus sont non violentes, bien qu'il ait entravé le commerce au Temple. Sur un ton plus radical, Jésus a des propos provocateurs sur l'impôt romain et l'infidélité des dirigeants juifs comme lors de la clôture de la Fête des Tentes où il guérit un aveugle de naissance se proclamant la lumière du monde en référence aux illuminations qui avaient lieu dans le Temple. Les dirigeants politico-religieux décidèrent donc qu'il devait partir car il gagnait la faveur du peuple dans les régions qui formaient autrefois l'ancien Israël. 

 

En Corée, de nombreuses églises sont décorées de fleurs colorées et de feuilles de palmier, et les fidèles portent des branches de palmier en entrant dans l'église. Elles organisent des services spéciaux où les gens agitent des branches de palmier et chantent des hymnes. Cette journée est marquée par des offices religieux, dont la lecture de la Passion du Christ. En Corée, il existe une tradition de distribuer des branches de cyprès le dimanche des Rameaux. Cette tradition s'explique par le fait que l'Église primitive de la péninsule n'avait pas facilement accès aux feuilles de palmier.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Gerd Theissen et Annette Merz, Historical Jesus, Fortress Press, 1998, Richard A. Horsley, Hearing the Whole Story: The Politics of Plot in Mark's, Gospel Westminster John Knox Press, 2001, John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004, vol. 2, La parole et les gestes, Cerf, 2005, Marie-François Baslez, Jésus : Dictionnaire historique des évangiles, Editions Tallandier, 2020, https://x.com/TheChurchInAsia/status/1911443375732965570, et https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2.

 

Samedi 27 mars a commencé aussi le Jinhae Gunhangje Festival, également appelé «festival des cerisiers en fleurs», est le plus grand festival de printemps en Corée et il se termine le 5 avril. Ce festival annuel dédié aux cerisiers en fleurs se déroule dans la belle ville portuaire de Jinhae, dans le sud de la péninsule. Il trouve son origine le 13 avril 1952, lorsque les habitants ont érigé la statue de l'amiral Yi Sun-sin au Bukwon Rotary pour la première fois en Corée et ont organisé une cérémonie commémorative en l'honneur de l'amiral Yi. En 1592, le Japon lança une invasion à grande échelle de la Corée, menaçant de conquérir toute la péninsule. Avec une marine bien plus réduite et des ressources limitées, l'amiral Yi Sun-sin déploya une brillante stratégie et ses puissants navires tortues pour renverser le cours de la guerre. Contre toute attente, il mena la Corée à des victoires navales stupéfiantes, s'imposant ainsi comme l'un des plus grands chefs militaires de tous les temps.

 

Des milliers de cerisiers aux fleurs de petits pétales pâles fleurissent dans tout Jinhae, attirant plus de deux millions de visiteurs chaque année dans les différents parcs, au bord de la rivière Yeojwacheon, à l’ancienne voie ferrée de Gyeongwha ou à la base de l’académie militaire de Jinhae. Le festival est ouvert par un feu d’artifice et tout le long des célébrations. Durant le festival, il est aussi possible de profiter de différents événements comme le marché Paldo Pungmul, la veille du festival, des programmes artistiques et culturels. Ce festival commémore aussi le célèbre héros national, l’amiral Yi Sun Shin, c’est pourquoi on peut assister à la parade de la victoire ainsi qu’au défilé de la garde militaire de Jinhae.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/Events/Festivals/view?articleId=6679&pageIndex=8, https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=193164, https://www.capcoree.fr/voyage-coree/le-festival-gunhangje-de-jinhae/, https://www.jgfestival.or.kr/eng/sub/info.php, et https://www.tripadvisor.fr/AttractionProductReview-g294197-d25008023-Jinhae_Pink_Cherry_Blossom_Festival_Tour_From_Seoul_to_Busan-Seoul.html.

 

Merci, bon dimanche des rameaux et festival des cerisiers en fleurs !

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...