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mercredi 23 septembre 2026

Shubun No Hi, l’équinoxe d’automne, où l’on célèbre les défunts

Shubun No Hi est un jour férié japonais qui a lieu chaque année le 22 ou 23 septembre. Sa date précise est déterminée par le calcul astronomique de l’équinoxe d’automne. Lorsqu’il tombe à proximité de Keiro no Hi, il permet de créer une petite semaine de vacances appelée Silver Week. Chaque année, à l’équinoxe d’automne, la maison impériale organise le Kōrei-sai, une cérémonie en l’honneur des esprits des anciens empereurs et des membres de la famille impériale. Pour toutes ces raisons, l’Équinoxe d’automne est un jour dédié à l’hommage aux ancêtres et au souvenir de ceux qui nous ont quittés. Ancrée dans les traditions bouddhistes du pays, cette journée annonce aussi la floraison de la belle amaryllis du Japon, une très belle fleur rouge, ainsi que l’arrivée de la belle saison des feuilles d’érable. Avant de devenir une fête nationale officielle en 1948, l’équinoxe de printemps était associé à des cérémonies shintoïstes qui honoraient les esprits des ancêtres impériaux. Cependant, après la Seconde Guerre mondiale et la mise en place d’une nouvelle constitution établissant une stricte séparation entre l’État et le shintoïsme, l’équinoxe de printemps a été officiellement détaché de ses origines religieuses impériales. Aujourd’hui, Shunbun no Hi constitue un jour férié propice au recueillement familial ou à l’appréciation paisible des premières floraisons printanières.

 

Durant la période de Higan, on se réunit en famille pour se recueillir sur les tombes et les fleurir, on réunit des chrysanthèmes en l’honneur des défunts et on organise des cérémonies religieuses.. On dispose également des fleurs et de la nourriture sur les autels domestiques (butsudan), on fait brûler de l’encens et on récite des prières. Les temples bouddhistes organisent des offices appelés Higan-e, au cours desquels les moines récitent des sutra pour le salut des ancêtres. Pour d’autres Japonais, Shubun no Hi constitue tout simplement un jour férié pour se reposer, profiter de balades automnales, voire partir en vacances lorsque Keiro no Hi, l’autre jour férié de septembre, permet de créer la Silver Week certaines années. C’est l’occasion de manger de délicieux ohagi avec du thé vert. Il s’agit d’un wagashi (douceur traditionnelle japonaise) à base de riz et de pâte de haricots rouges (anko). Le riz, cuit plusieurs heures, est roulé en forme de boule compacte et collante, alors enveloppée avec une couche de anko sucrée. Le ohagi peut aussi être saupoudré de poudre de kinako (soja) ou de sésame noir. Ce wagashi est apparu et devenu populaire à l’ère Edo (1600-1868).

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://blog.courrierinternational.com/conversations-avec-le-japon/2020/09/17/shuubun-no-hi-la-celebration-de-lequinoxe-dautomne-au-japon/, https://ichiban-japan.com/shunbun-no-hi/, https://www.kanpai.fr/societe-japonaise/shubun-no-hi, et https://www.nippon.com/fr/guide-to-japan/gu051005/.

 

Merci et bon Shubun no Hi !

mardi 22 septembre 2026

L’Exaltation de la Croix et la Saint Matthieu, des fêtes importante de l’Église catholique japonaise

La fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, célébrée chaque année par l'Église catholique universelle le 14 septembre, commémore deux événements importants : La découverte opportune de la Vraie Croix par Sainte Hélène, un des rares fragment de la croix sur laquelle Jésus aurait été crucifié, exposé au musée de la cathédrale de Limbourg, et la dédicace de la Basilique du Saint Sépulcre. Cette tradition s'appuie sur la légende selon laquelle des reliques de la croix auraient été découvertes ce jour-là, et sur le fait que la dédicace de l'église du Saint-Sépulcre à Golgotha ​​eut lieu le 13 septembre 335, les reliques de la croix étant dévoilées le lendemain. Il n'existe pas de fête traditionnelle ou nationale japonaise liée à l'Exaltation de la Croix. Cette célébration est strictement chrétienne (catholique ou orthodoxe). Au Japon, elle est suivie le 15 septembre, lendemain de l'Exaltation de la Croix, est la fête de Notre-Dame des Douleurs, une journée de recueillement sur la Vierge Marie qui se tenait au pied de la croix. La vie de la Vierge Marie fut une vie vécue avec le Seigneur Jésus.

 

Pour aller plus loin,je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://catholic-denenchofu.jp/2025%E5%B9%B49%E6%9C%8814%E6%97%A5-%E5%8D%81%E5%AD%97%E6%9E%B6%E7%A7%B0%E8%B3%9B%E3%80%80%E5%85%B8%E7%A4%BC%E3%81%AB%E3%81%A4%E3%81%84%E3%81%A6/, https://tokyo.catholic.jp/archbishop/weekly/51817/, et https://www.lpj.org/fr/news/the-exaltation-of-the-holy-cross-bridging-history-and-redemption.

 

Et la date du 21 septembre correspond universellement dans l'Église catholique à la fête de l'apôtre et évangéliste Saint Matthieu. Elle n'a pas de statut particulier ou de tradition nationale spécifique au Japon, où le christianisme est pratiqué par une minorité de la population. Au Japon, les communautés chrétiennes (catholiques ou protestantes) peuvent commémorer cette fête liturgique de manière interne dans leurs églises, mais cela ne donne lieu à aucune festivité culturelle ou civile dans le pays.

 

Matthieu, qui était probablement de la tribu de Lévi, est né à Capharnaüm et était percepteur d'impôts pour le compte d’Hérode Antipas lorsque Jésus l'a appelé (Matthieu 10,3), il devint l’un des Douze après le Sermon sur la montagne, et il le suivi jusqu’à son arrestation, fuyant comme les autres disciples. Après que Jésus s’est ‘fait voir’ après sa mort aux Douze, la réorganisation du groupe des disciples de Jésus (environ 120) et la première prédication réussie à la Pentecôte, selon Eusèbe de Césarée, Matthieu prêcha d'abord aux Juifs à Jérusalem et en Israël, dans les années 30, et associé généralement à Thomas, il alla sans doute en Arabie, avant de revenir en Judée, où il trouva sans doute la mort soit persécuté soit lors du siège de Jérusalem.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://www.cbcj.catholic.jp/2006/08/30/2882/, http://cpap.hiroshima-diocese.net/?p=2138, et https://codexdei.mariedenazareth.com/1000-raisons-de-croire/124/saint-matthieu-apotre-evangeliste-et-martyr-61.

 

Merci ! 

jeudi 10 septembre 2026

Les martyrs de Nagasaki, les chrétiens face à l’intolérance shogunale


Chaque année, l'Église se remémore les martyrs de Nagasaki. Plusieurs dizaines de chrétiens, dont de très jeunes enfants, furent horriblement torturés et tués le 10 septembre 1622 en raison de leur foi, lors de la persécution des shoguns au Japon.

 

En 1614, l’interdiction du christianisme par le shogunat des Tokugawa sur l’ensemble du territoire et les cortèges de martyrs qui s’ensuivent achèvent de donner à la catholicité japonaise ses lettres de noblesse. Au XVIIsiècle, le pays est morcelé en un ensemble de seigneuries dont le degré de soumission au pouvoir d’Edo varie (Tokyo, aujourd’hui). À Kyūshū, l’île de l’archipel qui abrite le plus grand nombre de catholiques, beaucoup de daimyō ne sont pas des vassaux directs des Tokugawa : ils disposent d’une large autonomie. Entre 1615 et 1625, la communauté catholique de Shimabara a été épargnée. Les jésuites mentionnent fréquemment l’arrivée au sud de cette péninsule de chrétiens qui fuient la répression. Les autorités shogunales procèdent par tâtonnement et, en quelque sorte, essaient de montrer l’exemple : dans un premier temps, elles exécutent les missionnaires clandestins et leurs principaux collaborateurs. À trois reprises, en 1619 à Kyoto, en 1622 la plus connue à Nagasaki, où 55 missionnaires et croyants sont condamnés à morts et brûlés vifs, et à Edo en 1623, où 50 chrétiens connaissent le même sort, le shogunat fait exécuter devant un parterre de seigneurs une cinquantaine de clercs et de laïcs qui jouaient un rôle central au sein de la communauté catholique. En privant la chrétienté de ses élites, le pouvoir espère faire cesser la pratique de cette religion. Des groupes ont perduré ainsi à travers les âges, dans le secret, même sans prêtres ou religieux

 

Pour aller plus loin, je vous met ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Ninomiya Hiroyuki, Le Japon pré-moderne (1573-1867), CNRS Éditions, 2017, Martin Nogueira Ramos, Renier sa foi sans perdre son âme. Les catholiques japonais au début de la proscription (XVIIe s.), dans Voix et identités d’ici et d’ailleurs dans la littérature mexicaine contemporaine, Varia, 5 | 2019, et https://www.ktotv.com/page/10-septembre-fete-martyrs-nagasaki.

 

Merci et bonne mémoire du grand martyre de 1622 !

mercredi 9 septembre 2026

La fête de la nativité de Marie au Japon et la fête des chrysanthèmes, ou l’importance du culte marial chez les catholiques japonais et de la santé chez les japonais

Hier, nous avons célébré la naissance de Marie, la mère Jésus. Dans le calendrier liturgique, seules trois personnes voient leur naissance fêtée : Jésus, Jean-Baptiste et Marie. Cette fête était déjà célébrée dans la cathédrale de la Nativité de la Vierge Marie à Jérusalem, construite au Ve siècle. Dans les rites byzantin et romain, ce jour fut commémoré au VIIe siècle comme la naissance de la Vierge Marie. La naissance de l'innocente Marie, choisie comme mère du Sauveur, est source d'espérance et l'aube du salut pour tous. Au Japon, la fête de la Nativité de la Vierge Marie est peut-être mieux perçue comme une célébration de l'œuvre divine qui a permis à Dieu de venir au monde, la mère du Sauveur, plutôt que comme une fête en l'honneur de Marie elle-même

 

Pendant la longue période de persécution des chrétiens (1613-1873), ceux qui avaient gardé la foi, appelés les chrétiens cachés, pouvaient venir discrètement prier la Vierge Marie et Jésus en venant jusqu’au temple bouddhiste sans avoir à entrer à l’intérieur du bâtiment ! Il est à noter que plusieurs temples des 34 lieux de pèlerinage de la vallée de Chichibu «cachent» des statues ou symboles chrétiens du temps des persécutions. Cela semble confirmer leur présence relativement nombreuse et la tolérance, ou au moins la bienveillance, de bonzes et de la population majoritairement bouddhiste de cette région alors relativement isolée. Au Japon, on dit aussi souvent que la guerre du Pacifique a commencé le 8 décembre 1941 (fête de l'Immaculée Conception) et s'est terminée le 15 août 1945 (fête de l'Assomption de la Vierge Marie), mais il convient d'ajouter un point : le traité de paix de San Francisco, qui a mis fin à l'état de guerre, a été signé le 8 septembre 1951 (fête de la Nativité de la Vierge Marie). Il est remarquable de constater combien d'anniversaires liés à la guerre au Japon coïncident avec les fêtes de la Vierge Marie. Peut-être est-ce un message de paix de la Vierge Marie qui est très lié à celle-ci.  

 

La Bible ne dit rien de la naissance de Marie. Le 8 septembre n'est pas son anniversaire, mais l'Église a choisi de commémorer sa naissance à cette date. Nous ne savons pas où elle est née, mais on peut supposer qu'elle est née et a grandi à Nazareth. Un événement extraordinaire s'est produit : une petite fille née dans une famille anonyme du village de Nazareth est devenue la mère du Sauveur. Une jeune fille née dans une maison modeste d'un petit village inconnu. Ce n'était certainement pas une naissance dont on pouvait être fier. C'était une vie simple, rythmée par les travaux domestiques et ruraux de l'époque. Cependant, elle est descendante du roi David, s'inscrivant dans la promesse faite à sa lignée, et elle fait partie du clan des Nazaréniens, un groupe restreint perpétuait l'attente d'une naissance royale en son sein. Marie a grandi au sein de ce groupe juif ultra-pieux et traditionaliste replié sur lui-même. Son enfance a été profondément bercée par la récitation des Écritures, la Torah et l'attente fervente du Messie promis à la lignée de David

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Jean-Christian Petitfils, Jésus, Fayard, 2011,, http://cpap.hiroshima-diocese.net/?p=6414, https://inoruhana.com/ja/sei-maria-birthday/, https://www.sanpaolo.jp/16371, et https://www.st-joseph.ac.jp/high/kochoblog/2018/09/post-550.php.

 

Et ce 9 septembre, a lieu aussi au Japon Kiku no sekku, la fête des chrysanthèmes. C’est une fête traditionnelle japonaise qui a lieu le 9 septembre. Sous le thème du chrysanthème, fleur liée à la santé et à la longévité, elle était l’une des célébrations les plus populaires de l’ancien calendrier lunaire et ponctuait les fêtes des moissons. Les origines de la fête remontent à la Chine ancienne, où l'on croyait que le chrysanthème chassait les mauvais esprits et était donc un gage de santé, de bonheur et de longévité. Au Japon également, cette date est depuis longtemps considérée comme propice; le Nihon shoki mentionne un banquet donné ce jour-là lors de la quatorzième année du règne de l'empereur Temmu (685). Le vin aux pétales de chrysanthème et les sachets d'oléastre font ensuite leur apparition, comme en Chine. Dès 910, la fête du chrysanthème était également célébrée au Japon comme une cérémonie à la cour impériale. De magnifiques compositions florales étaient présentées, le vin de riz était raffiné avec des fleurs de chrysanthème et les poètes rivalisaient d'ingéniosité pour donner au chrysanthème des noms sonores et poétiques. Ce n'est qu'au XVIIe siècle que Kiku no Sekku devint une fête populaire, durant laquelle on buvait du vin de chrysanthème et l'on se parait les cheveux de fleurs de chrysanthème pour se protéger du mal

 

Aujourd’hui tombée en désuétude, elle reste annonciatrice de l’automne et de la floraison prochaine des chrysanthèmes. Bien que la fête des chrysanthèmes perde de son importance dans le Japon moderne, des cérémonies sont encore célébrées dans divers temples, sanctuaires et jardins à travers le pays. Parmi les plus célèbres, on compte celles organisées au parc Shinjuku Gyoen à Tokyo et au sanctuaire Meiji. On peut y admirer d'impressionnantes compositions de chrysanthèmes aux couleurs et aux formes variées, savamment agencées. La Journée du chrysanthème est célébrée en buvant du saké de chrysanthème saupoudré de pétales de chrysanthème et en mangeant des plats tels que le kuri-gohan (riz aux châtaignes) et le kuri-mochi (châtaignes au riz gluant). Connus sous le nom de kiku au Japon, les chrysanthèmes sont alternativement appelés «okinagusa» et «chiyomigusa», des noms associés à la longévité. Comme ce sont des fleurs de bon augure, les chrysanthèmes apparaissent souvent comme motif sur les poteries, des assiettes…De nombreuses fêtes traditionnelles (chōyō ) sont associées aux chrysanthèmes, et des foires aux chrysanthèmes, entre autres, sont organisées encore aujourd'hui. Dans la région de Kyūshū, de nombreux lieux célèbrent des fêtes d'automne appelées okunchi , mais elles ne sont pas toutes célébrées le 9 septembre.  

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures : https://d-museum.kokugakuin.ac.jp/eos/detail/?id=8900, https://www.bibliomonde.fr/lalmanach/9-septembre-japon-fete-du-chrysantheme-et-du-double-neuf, https://www.ikenobo.de/en/blog/kiku-no-sekku-chrysanthemum-festival, et https://www.kanpai.fr/societe-japonaise/kiku-matsuri.

 

Merci et bonne fête des chrysanthèmes !

samedi 5 septembre 2026

Les mangas de l’été (5)

Finissons les mangas de l’été avec Sayonara Lara, créé afin de célébrer le 15ᵉ anniversaire du studio d'animation Kinema Citrus, l’anime réalisé par Takushi Koide, avec une composition de série d'Anna Kawahara, un design des personnages par Shiori Tani et une musique composée par Yuma Yamaguchi, s’inspire librement du célèbre roman La Petite Sirène de Hans Christian Andersen. Ce conte suit une sirène qui émet le vœu interdit d’être aimée par un humain. Le premier épisode plonge les spectateurs au cœur de ce récit classique d'amour, de transformation et de tragédie, mais une surprise les attend à la fin. Après une fin tragique, la sirène Lara se retrouve renaissante dans le Japon contemporain, au sein d'une ville animée sur les rives du lac Biwa. Ça raconte l'histoire d'une sirène qui a l'opportunité de découvrir la modernité 200 ans plus tard, mais certaines choses, comme l'amour sont peut-être intemporelles. Le cadre du lac Biwa, situé dans la préfecture de Shiga au Japon, est également le lieu d’origine du réalisateur Takushi Koide, qui lors de sa conférence à l'Anime Expo 2026, a mentionné que Sayonara Lara était un projet original qu'il souhaitait réaliser. Le travail a nécessité cinq ans de travail. L'élaboration du concept original a pris environ deux ans, suivie d'une longue période de démarchage auprès de plusieurs studios. Koide a travaillé avec Mari Fujino du Studio Pablo, l'un des trois derniers studios spécialisés dans les décors dessinés à la main. Ce ne sont pas seulement les décors qui évoquent une époque plus nostalgique. Même le design des personnages, fruit d'une collaboration avec Shiori Tani, est un clin d'œil aux animés des années 90. Koide, précise qu'ils souhaitaient délibérément quelque chose de différent de la tendance actuelle aux traits fins et aux palettes de couleurs pastel. Lors d'une discussion suivant la projection à l'hôtel de ville d'Otsu le 30 juin 2026, le choix de Nana Kawaishi pour le rôle de Mari a été fait afin de sélectionner des comédiennes de doublage originaires de la préfecture. Ce choix visait à représenter Shiga dans la vie quotidienne, notamment par l'utilisation de dialectes locaux dans l'anime. La série a débuté le 6 Juillet 2026 sur Tokyo MX, BS Asahi, ytv, et AT-X, et fait 12 épisodes au total. Le premier épisode a été projeté lors d'une séance spéciale à l'hôtel de ville d'Otsu le 30 juin 2026. L'épisode a également été projeté à l'Anime Expo 2026. Cette adaptation animée japonaise a initialement été annoncée en mai 2024 lors de l'événement Anime Central 2024 à Chicago. 

 

… avec
Sekai Saikyō no Kōei: Meikyūkoku no Shinjin Tansakusha, initialement lancé en avril 2017 par Toowa sur le site d'autopublication Shōsetsuka ni Narō, le web novel qui est une œuvre née d'essais et d'erreurs à travers différentes formes d'expression, après sa publication en feuilleton a été acquis par les éditions Fujimi Shobo qui l'ont publié sous leur label Kadokawa Books au format papier en light novel illustré par Hūka Kazabana dès novembre 2017. L’histoire nous fait suivre Arihito, ancien employé d'une multinationale, se réincarne dans
une mystérieuse profession appelée «
Arrière-garde». Mais il s'avère que c'est une profession polyvalente, capable d'attaquer, de défendre, de soutenir et de soigner ! L'une après l'autre, des femmes exceptionnelles se rassemblent autour d'Arihito : son ancienne patronne, plus jeune et plus belle que lui, une mystérieuse mercenaire demi-humaine et une épéiste de haut niveau, aussi belle que redoutable, qui cache un secret . De plus, on découvre que l'«Arrière-garde» a le pouvoir d'augmenter le niveau d'affection de ses adversaires simplement en se tenant derrière eux… !? Lors de sa publication en livre, l'éditeur, le correcteur et l'illustrateur Hūka Kazabana ont donné forme et couleur à cet univers. Une adaptation en manga, illustrée par Rikizo, est prépubliée depuis mars 2018 sur le service ComicWalker de Kadokawa. Dans celle-ci, l'expression dynamique de Rikizo a créé une image forte que n’avait pas l’auteur du web roman en l’écrivant. Les light novels comptent 9 volumes au 10 septembre 2025 et le manga compte 10 volumes au 23 janvier 2026. L'œuvre a écoulé plus d'1,7 million d'exemplaires. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Maho Film est diffusée depuis le 5 juillet 2026 sur Tokyo MX, SUN, et BS11. Pour celui-ci, de nombreuses personnes, ont participé du début à la fin, et la contribution de l’auteur sont loin d'être négligeable pour un très bon résultat final. En juillet 2026, la série s'était vendue à plus de 2,6 millions d'exemplaires.

 

... avec Tōmei na Yoru ni Kakeru Kimi to, Me ni Mienai Koi o Shita, lancé en août 2023, le light novel écrit par Nanigashi Shima et illustré par raemz est publié par SB Creative sous leur label GA Bunko, avec deux volumes sortis au 9 août 2024. C’est une histoire d'amour dépeignant la romance pure entre Kakeru Sorano, un étudiant timide qui évite d'interagir avec les autres, et Koharu Fuyutsuki, une héroïne brillante et optimiste qui est aveugle, alors qu'elles se rencontrent et sont attirés l'une par l'autre. Au fil de cette rencontre, Kakeru est influencé par son entourage, change et mûrit peu à peu, et le roman explore l'impact indélébile que Koharu Fuyutsuki laisse sur son cœur. C’est une histoire d'amour où se mêlent liberté et contraintes, et qui exprime avec force un sentiment de transformation et d'épanouissement. Ses descriptions délicates et son histoire émouvante ont suscité le soutien de nombreux lecteurs. Une adaptation en manga, illustrée par Hat. est prépubliée depuis août 2024 sur le service numérique Manga Up! de Square Enix, comptant un volume au 7 juillet 2025. Le light novel a remporté le grand prix lors de la 15ᵉ cérémonie des GA Bunko Award et s'est classé troisième dans la catégorie générale des nouvelles œuvres du classement This Light Novel Is Amazing! 2024 (Ce light novel est génial !) de Takarajimasha. Une adaptation en drama télévisé en prises de vues réelles, dont les rôles principaux étaient interprétés par Riko Nagase et Daisuke Fujiwara, a été diffusée du 11 décembre 2025 au 5 février 2026 sur MBS, TVK, Chiba TV, et Teletama, et une adaptation en série télévisée animée produite par Makaria est diffusée depuis le 6 juillet 2026 sur AT-X, Tokyo MX, MBS, BS11, et tys.

 

… avec
Saikyō Degarashi Ōji no Anyaku Teii Arasoi Munō wo Enjiru SS Rank Ōji wa Kōi Keishōsen wo Kage kara Shihai suru, qui est un web novel publié par Tanba à partir de février 2019 sur le site internet japonais Shōsetsuka ni Narō, puis un light novel écrit par Tanba et illustré par Yūnagi, publié au Japon à partir de septembre 2019 par l’éditeur Kadokawa. Cette série de fantasy fantastique raconte l'histoire d'un protagoniste à double facette : un prince incompétent et le plus puissant des aventuriers. Il intervient dans une lutte de succession féroce afin de placer son frère jumeau sur le trône. Cependant, la force seule ne suffit pas toujours, et l'histoire est semée d'embûches, un thème central de l'intrigue et des luttes de pouvoir. Les relations entre les personnages sont marquées par de nombreuses manœuvres et des soupçons, et les liens entre ennemis, alliés et même une tierce force constituent un point fort du récit. Tanba s’est aussi inspiré des drama chinois où les luttes politiques y sont souvent représentées. Le light novel introduit quelques différences dans l'histoire, notamment l'ajout de personnages originaux (Marie Werke est la seule pour le moment) et d'événements supplémentaires, absents du roman en ligne. Le titre connaît aussi une adaptation en manga par Yukino Amagai, prépublié depuis décembre 2019 au sein du magazine Young Ace UP du même éditeur. Par ailleurs, une adaptation animée produite par Maho Films est diffusée depuis le 6 juillet 2026 sur Tokyo MX, et BS Fuji. L’œuvre a plus de 570 millions de vues sur Shōsetsuka ni Narō et plus de 1,8 million d'exemplaires vendus ! 

 

… avec
Kimi ga Shinu made Koi wo Shitai, Le manga yuri a été prépublié dans le magazine Comic Yuri Hime des éditions Ichijinsha d'août 2018 à janvier 2020, avant de passer à une prépublication en ligne à la fois sur PixivYurihime et Ichijin Plus. L'œuvre compte 7 volumes au 29 février 2024 et le tome 8 sortira le 17 mars 2025. En France, l'œuvre est publiée aux éditions Meian sous le titre français Je veux t'aimer jusqu'à ta mort et compte sept volumes disponibles en librairie au 26 février 2025. Il s'agit d'une œuvre de dark fantasy se déroulant dans une école de formation fictive où sont enseignés la magie à des garçons et des filles orphelins, élevés pour devenir des armes. C'est également un manga yuri qui met en scène les romances des jeunes filles qui y vivent ensemble, notamment celle des héroïne Mimi et Shina, et de leurs amies Seiran et Ami. Il se caractérise par sa représentation de la romance non pas comme une émotion passagère, mais comme un soutien nécessaire pour survivre dans un monde où la mort est omniprésente. Tatsuya Kusunoki, éditeur de Bloom Into You dans le magazine de manga Dengeki Daioh, a fait l'éloge de la série pour son cadre et son intensité narrative.Le 29 juin 2021, une vidéo promotionnelle pour la sortie du quatrième tome a été diffusée, présentant les nouveaux personnages interprétés par Rie Takahashi (Shina) et Rina Hidaka (Mimi). Le même jour, le site officiel du manga a été ouvert et est resté inaccessible jusqu'au 28 août 2024. Le 24 janvier 2023, une vidéo promotionnelle commémorative pour la sortie du sixième volume a été diffusée, présentant un nouveau casting : Asami Seto dans le rôle de Seiran et Yui Ishikawa dans celui d'Ami. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Roll2 est diffuse depuis le AT-X, Tokyo MX, KBS Kyoto, SUN, BS11, et WOWOW depuis le 7 juillet 2026. Kimi ga Shinu made Koi wo Shitai a été nominé pour le Next Manga Award 2019 dans la catégorie manga imprimé. Il figurait également dans la liste «You Should Read This Manga» 2024 de MyAnimeList, dans la catégorie «Art/Histoire uniques». En mars 2025, la série s'est vendue à plus de 600 000 exemplaires au total, y compris les livres électroniques et les éditions internationales.

 

… avec
Tai Ari Deshita. - Ojō-sama ha Kakutō Game Nante Shinai, le manga d'Eri Ejima qui est prépublié depuis janvier 2020 dans le magazine Monthly Comic Flapper des éditions Media Factory et compte 8 volumes au 22 octobre 2024. En France, le manga est sorti aux éditions Vega Depuis le 4 avril 2025. C’est une histoire sur des étudiantes d'une prestigieuse école pour filles obsédées par les jeux de combat compétitifs que sont Aya Mizuki, Mio Yoe, alias «Lady Shirayuri», Tamaki Ichinose et Yu Inui. Les illustrations sont absolument magnifiques, l'histoire est passionnante, facile à suivre et pleine d’humour, surtout avec des amatrices de jeux de combat. L'œuvre a d'ailleurs déjà été adaptée en série live-action de huit épisodes en mai 2023, sur la plateforme de streaming Lemino. Le rôle principal sera interprété par Mizuki Kayashima. Une adaptation en série télévisée d'animation produite par Diomedéa est diffusée depuis le 7 juillet 2026 sur AT-X, Tokyo (MX), BS NTV, MBS, et NBC et elle est portée par une animation dynamique et par un casting vocal très talentueux.

 

Enfin, avec
Hanaori-san wa Tensei Shite mo Kenka ga Shitai de Hekiru Hikawa, le manga qui est prépublié depuis août 2021 dans le magazine Monthly Morning Two des éditions Kodansha, avec 8 volumes disponibles en librairie japonaise au 22 septembre 2025. Hikawa a précédemment sorti le manga sur Pani Poni Dash!, qui a été adapté en un anime de 26 épisodes par le studio Shaft en 2005. La ville de Mitsurugi, qui sert de décor à l'histoire, est inspirée de la ville de Kawasaki dans la préfecture de Kanagawa. Cette œuvre originale est la dernière création de Hikawa Hekiru, l'auteur d'œuvres populaires telles que Pani Poni Dash!, et est actuellement prépubliée avec succès dans le magazine Morning Two de Kodansha. C'est une comédie romantique qui raconte l'histoire de Narugami Ryusei, qui passe ses journées reclus dans les jeux vidéo mais qui est en réalité le Roi Démon dans un autre monde, et de Hanaori Meteor, l'héroïne qui a jadis vaincu Ryusei et qui est maintenant une lycéenne, ainsi que l'ancien Roi Démon et l'ancienne héroïne dont la complexité de leur relation dépasse la simple rivalité entre ennemis. Leur relation est touchante et pleine d'humour. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Liden Films est diffusée depuis le 12 juillet 2026 sur ANN (ABC, TV Asahi), BS-NTV et AT-X pour laquelle l’équipe d’animation et le casting vocal ont livre un très bon travail pour correspondre le plus possible à l’humour du manga

 

Merci !

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...