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mercredi 1 avril 2026

Le mercredi saint et le 1er avril en Corée : entre recueillement et blagues

Le mercredi saint est aussi connu sous le nom de Mercredi espion. C'est le jour où Judas a trahi Jésus. Judas Iscariote, son surnom viendrait de son appellation «fils de Simon Iscariote» (Jean 6,71; 13,2; 13,26), ce qui incite ce qui incite plutôt à faire d’Iscariote la référence à sa ville d’origine, il est a été choisi par Jésus comme l’un des Douze et le seul judéen parmi eux, dont il devient le trésorier du groupe, il a suivi Jésus pendant tout son ministère public de guérison et d’enseignement, et il l’a livré aux autorités de Jérusalem, et non pas trahi, au moment où lors de sa dernière semaine dans la ville, elles se voient engagés dans une série d'épisodes conflictuels avec Jésus qui les compare à des vignerons homicides, et ces dernier tentent de le le piéger sur la résurrection, tout en demandant à ses disciples de ne pas se mêler aux scribes et louant le don d’une pauvre veuve par rapport à celui des riches (Marc 12), cela culminant avec l’annonce la destruction imminente du Temple (Marc 13), face à l’opposition Jésus se met en colère contre un figuier (Matthieu 21). On ne donne pas de raison à ce geste, mais, on peut penser qu’il l’a fait pour qu’on puisse reconnaître la puissance messianique du rabbi qu'il vénérait, il est convaincu que Jésus fera venir le royaume promis. En Corée, de nombreuses églises organisent des services où elles réfléchissent à la trahison et à l'importance du pardon.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Armand Abécassis, Judas et Jésus. Une liaison dangereuse, Editions no 1, 2001, John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 3, Attachements, affrontements, ruptures, Cerf, 2005, Marcus.J. Borg et John Dominic Crossan, The Last Week: What the Gospels Really Teach About Jesus's Final Days in Jerusalem – A Radical Historical Account by Leading Biblical Scholars, HarperOne, 2009, https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, et https://www.religiondigital.org/blogs/matrimonios-monasticos-el-blog-de-ramon-fandos/judas-no-traidor-hemos-pensado_132_1448207.html.

 

Enfin, en Corée, les étudiants sont les rois de la farce le 1er avril qui n’est pas un jour férié spécial. En ce jour, ils célèbrent la culture du poisson d'avril en prenant des photos commémoratives avec leurs camarades de classe. Les étudiants du collège ont l'habitude de jouer des tours à leurs professeurs, comme changer les panneaux de direction dans les salles de classe, échanger de place avec une autre classe, ou même tourner les tables et les chaises dans le sens opposé ! Les étudiants à l'université poussent le vice jusqu'à porter leur uniforme de lycée sur le campus ! Bien sûr, même si le plus grand moment fort de la journée est de sortir fièrement boire avec des amis en uniforme scolaire le soir. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé: https://creatrip.com/fr/blog/8575, https://langues-asiatiques.com/comment-dit-on-poisson-davril-en-coreen/, et https://www.instagram.com/p/C5N2YJAv7OE/.

 

Merci, bon mercredi saint et 1er avril !

mardi 31 mars 2026

Le Lundi et mardi saint : Jésus précipite les choses et des jours de réflexion en Corée

Le lundi saint et le mardi, de nombreuses églises coréennes organisent des réunions de prière et des études bibliques. Ces services offrent un temps de réflexion et de croissance spirituelle.

 

Jésus après avoir célébré la fête des Tentes reste en Judée, où les villes comme Jéricho et Béthanie accueillent favorablement son enseignement, et prêche à Jérusalem jusqu’à la fête de la Dédicade, où il avance qu’il est le Bon Pasteur, à l’image du chef biblique, donnant un caractère messianique à sa mission, et a lieu une tentative de lapidation à son encontre dont il s’en sort grâce à son calme (Jean 10). C’est le moment, où face à la pression des autorités juives, Jésus préfère se retirer et faire une expansion de son mouvement en Pérée et au-delà du Jourdain (Jean 10,40–2). Cependant, ses disciples ne comprennent pas son message et ont parfois le cœur endurci. À la fin de cette période, Jésus ressuscite Lazare à Béthanie à la demande de ses sœurs, Marthe et Marie (Jean 11,1-45). Puis, il amorce son dernier voyage à Jérusalem pensant convaincre les autorités juives, se voit refuser l’entrée dans un village samaritain (Luc 9,52-55). De passage à Jéricho, Bartimée est le bénéficiaire d’un miracle, Jésus le laisse dire qu’il est le Messie. Il voit ses apôtres rechercher le pouvoir individuel comme les fils de Zébédée. À Béthanie, il reçoit l’onction royale de Marie, la sœur de Lazare et de Marthe (Jean 12,1-8). Les choses se précipitent.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Richard A. Horsley, Hearing the Whole Story: The Politics of Plot in Mark's, Gospel Westminster John Knox Press, 2001, John P Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire, vol. 2, La parole et les gestes, Cerf, 2005, Roland Hureaux, Jésus de Nazareth, roi des Juifs, Desclée de Brouwer, 2021,et https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2.

 

Merci et bon lundi et mardi saint !

dimanche 29 mars 2026

Un dimanche festif en Corée : les rameaux, et les cerisiers en fleurs

La semaine sainte commence le dimanche des Rameaux ce 29 mars, qui commémore l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. Vers l’an 28, après l’arrestation de Jean le baptiste, Jésus étend le mouvement en Samarie (Jean 4,39, et 41), puis de manière spectaculaire en Galilée, en débutant à Cana (Jean), Capharnaüm (Marc) ou Nazareth (Luc), et il commence son propre ministère prophétique, pendant une période relativement calme de la Palestine, Tibère étant empereur de 14 à 37; Hérode Antipas, tétrarque de Galilée de 4 avant J.-C. à 39; Joseph Caïphe maintenu grand-prêtre de 18 à 36; Ponce Pilate préfet de la province impériale de Judée de 26 à 36. Comme Élie, il pense à la réunion des douze tribus d’Israël et se choisit douze disciples (Simon appelé Pierre et André son frère, Jacques le fils de Zébédée, et son frère Jean, Philippe et Barthélemy, sans le Nathanaël que l’on trouve dans l’évangile de Jean, Thomas et Matthieu, Jacques le fils d’Alphée et Jude Thaddée, Simon le Cananéen et Judas Iscariote, le seul judéen de la bande) et il ressuscite des enfants (la fille de Jaïre et le fils de la veuve de Naïm). Ces gestes sont des déclencheurs de la puissance du Royaume qui vient par lequel Dieu établit sa souveraineté directement sur le peuple. Jésus se déplace régulièrement entre la Galilée, la Judée et la Samarie entre 28 et 20, agissant dans toutes les régions où se trouvaient les villageois israélites, le but de sa mission était le renouveau d’Israël et non pas simplement la proclamation de vérités transcendantes symbolisées par des signes miraculeux. Les exorcismes de Jésus étaient des actes politiques (Satan et les démons représentent Rome), car ils visent directement Rome et ses collaborateurs. Le mouvement se structure autour de trois cercles concentriques les foules, les disciples avec des tandems curieux comme Simon le zélote et Lévi, et les douze dont la cohésion substantielle avec la figure emblématique et en clair-obscur de Simon Pierre de qui Jésus a changé le nom. Ce mouvement a aussi des adhérents comme des femmes juives qui ne sont pas appelées disciples parmi elles Marie de Magdala, Marie, de Cléophas, l’autre Marie, Jeanne, Salomé et Suzanne, qui sont les mécènes de Jésus. Il y a aussi les casaniers tels Marie, Marthe, Zachée et Lazare.

 

Ses actions et paroles suscitent tensions et affrontements avec le pouvoir, jusqu’à vouloir «décapiter» son mouvement qui connaît un certain succès en envoyant les Douze pour des missions brèves et urgentes dans les villes et villages d’Israël, obligeant Hérode Antipas à intervenir lorsque que «le peuple l'acclame comme prophète et se prépare à le faire roi (Jean 6,1–15)» après avoir nourri une foule dans le désert à la manière de Moïse , alors que ce dernier avait exécuté Jean le Baptiste entre mars et avril 29 qui avait poussé ses disciples à rejoindre le mouvement de son disciple, ce qui pousse Jésus à fuir en passant par les «régions de Tyr et de Sidon» près de la mer Méditerranée, et la Décapole, afin d'étendre la restauration la communauté de l'alliance israélite aux communautés villageoises voisines hors de Galilée, et même à se rendre secrètement en Galilée. En marchant vers Jérusalem, Jésus passe par la Samarie et la Pérée, puis à Césarée de Philippe, où Pierre déclare qu’il est le Messie, et ce dernier avec Jacques et Jean voit l’intronisation royale de Jésus lors de la Transfiguration au mont Thabor ou au mont Hermon. Prudent, Jésus demande à chaque fois à ses disciples de garder le silence. De passage à Jéricho, il gagne le soutien d’un collecteur de taxe, Zachée. Jésus après avoir calmé l’impatience de ses frères, fait une entrée messianique à Jérusalem cachée par l’effervescence de la Fête des Tentes, les méthodes de Jésus sont non violentes, bien qu'il ait entravé le commerce au Temple. Sur un ton plus radical, Jésus a des propos provocateurs sur l'impôt romain et l'infidélité des dirigeants juifs comme lors de la clôture de la Fête des Tentes où il guérit un aveugle de naissance se proclamant la lumière du monde en référence aux illuminations qui avaient lieu dans le Temple. Les dirigeants politico-religieux décidèrent donc qu'il devait partir car il gagnait la faveur du peuple dans les régions qui formaient autrefois l'ancien Israël. 

 

En Corée, de nombreuses églises sont décorées de fleurs colorées et de feuilles de palmier, et les fidèles portent des branches de palmier en entrant dans l'église. Elles organisent des services spéciaux où les gens agitent des branches de palmier et chantent des hymnes. Cette journée est marquée par des offices religieux, dont la lecture de la Passion du Christ. En Corée, il existe une tradition de distribuer des branches de cyprès le dimanche des Rameaux. Cette tradition s'explique par le fait que l'Église primitive de la péninsule n'avait pas facilement accès aux feuilles de palmier.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Gerd Theissen et Annette Merz, Historical Jesus, Fortress Press, 1998, Richard A. Horsley, Hearing the Whole Story: The Politics of Plot in Mark's, Gospel Westminster John Knox Press, 2001, John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004, vol. 2, La parole et les gestes, Cerf, 2005, Marie-François Baslez, Jésus : Dictionnaire historique des évangiles, Editions Tallandier, 2020, https://x.com/TheChurchInAsia/status/1911443375732965570, et https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2.

 

Samedi 27 mars a commencé aussi le Jinhae Gunhangje Festival, également appelé «festival des cerisiers en fleurs», est le plus grand festival de printemps en Corée et il se termine le 5 avril. Ce festival annuel dédié aux cerisiers en fleurs se déroule dans la belle ville portuaire de Jinhae, dans le sud de la péninsule. Il trouve son origine le 13 avril 1952, lorsque les habitants ont érigé la statue de l'amiral Yi Sun-sin au Bukwon Rotary pour la première fois en Corée et ont organisé une cérémonie commémorative en l'honneur de l'amiral Yi. En 1592, le Japon lança une invasion à grande échelle de la Corée, menaçant de conquérir toute la péninsule. Avec une marine bien plus réduite et des ressources limitées, l'amiral Yi Sun-sin déploya une brillante stratégie et ses puissants navires tortues pour renverser le cours de la guerre. Contre toute attente, il mena la Corée à des victoires navales stupéfiantes, s'imposant ainsi comme l'un des plus grands chefs militaires de tous les temps.

 

Des milliers de cerisiers aux fleurs de petits pétales pâles fleurissent dans tout Jinhae, attirant plus de deux millions de visiteurs chaque année dans les différents parcs, au bord de la rivière Yeojwacheon, à l’ancienne voie ferrée de Gyeongwha ou à la base de l’académie militaire de Jinhae. Le festival est ouvert par un feu d’artifice et tout le long des célébrations. Durant le festival, il est aussi possible de profiter de différents événements comme le marché Paldo Pungmul, la veille du festival, des programmes artistiques et culturels. Ce festival commémore aussi le célèbre héros national, l’amiral Yi Sun Shin, c’est pourquoi on peut assister à la parade de la victoire ainsi qu’au défilé de la garde militaire de Jinhae.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/Events/Festivals/view?articleId=6679&pageIndex=8, https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=193164, https://www.capcoree.fr/voyage-coree/le-festival-gunhangje-de-jinhae/, https://www.jgfestival.or.kr/eng/sub/info.php, et https://www.tripadvisor.fr/AttractionProductReview-g294197-d25008023-Jinhae_Pink_Cherry_Blossom_Festival_Tour_From_Seoul_to_Busan-Seoul.html.

 

Merci, bon dimanche des rameaux et festival des cerisiers en fleurs !

samedi 28 mars 2026

Les mangas de l‘hiver (5)

Finissons les mangas de l’hiver avec Jingai Kyoushitsu no Ningengirai Kyōshi, le light novel, écrit par Kurusu Natsume et illustré par Sai Izumi, publié à partir de février 2022 au Japon par l’éditeur Kadokawa. C’est un drame scolaire racontant l'histoire de Rei, un trentenaire NEET devenu misanthrope suite à certains événements. Il se retrouve alors au contact d'un groupe de «filles non-humaines» qui admirent les humains. Attiré par une offre d'emploi, Rei accepte de travailler dans une école de montagne, en pleine nature. Il découvre cependant qu'il s'agit d'un établissement où des filles non-humaines sont formées pour devenir humaines. Rei se retrouve responsable d'une classe composée d'oiseaux, de lapins, de sirènes et de loups-garous. À travers l'admiration que ces jeunes filles portent aux humains, il tente de comprendre les «humains» qu'il déteste. Ce roman est le premier de Kurusu, un streamer affilié au groupe de VTubers Nijisanji qui a commencé à l'écrire comme une histoire scolaire fantastique que les fans de light novels pourraient apprécier, et que même ceux qui n'en ont pas lu beaucoup pourraient facilement comprendre. Elle a créé Hitoma comme un personnage discret, qui pourrait se fondre dans la masse qui doit faire face à ses autres élèves sont un peu trop excentriques, et ce dernier change petit à petit au fur et à mesure que les élèves grandissent. Les points forts de cette œuvre sont la vision du monde légèrement inhabituelle de l'école et les personnages uniques. Une adaptation en manga, dessinée par Atsushi Kurenai, a également vu le jour, avec la parution du tome 4 le 26 septembre 2025 reprend parfaitement l’œuvre avec la joie de vivre et la persévérance des héroïnes, malgré leurs inquiétudes, sont une source d'inspiration non seulement pour Rei, mais aussi pour le lecteur. Une adaptation manga illustrée par Atsu Benino a été publiée en série dans le magazine manga shōnen de Kadokawa Shoten Monthly Shōnen Ace d'août 2022 à juillet 2025. Une adaptation en série télévisée animée produite par Asread est diffusée depuis le 11 janvier 2026 sur ANN (ABC, TV Asahi), et AT-X. L'auteur original a été également très impliqué dans la production de l'anime et l’équipe d’animation a remanié l'histoire originale pour l'anime et y a apporté quelques modifications notamment en précisant la chronologie et les détails de l’œuvre, cela donne une très bonne adaptation avec un excellent doublage.

 

… avec High School! Kimengumi, le manga de Motoei Shinzawa qui a débuté en 1982 aux éditions Shueisha et dénombre un total de 13 tomes au Japon. Kimengumi est une série qui relate les aventures rocambolesques d'un groupe de garçons marginaux, collégiens (puis lycéens), qui forment un club appelé «Kimengumi». Avec leur tempérament insouciant, ils n'hésitent pas à se mesurer aux autres élèves. Les Kimengumi traînent souvent avec deux filles de leur classe : Yui, la gentille et populaire, et Chie, la tsundere au franc-parler. Tous les noms des personnages sont des jeux de mots. Par exemple, «Kawa Yui» est une autre façon de dire «kawaii», et «Uru Chie» est une forme argotique d'«urusai», qui signifie «odieux» ou «agaçant». Il a marqué toute une génération par son humour absurde, ses personnages excentriques et ses gags parodiant la vie lycéenne japonaise, et incarne l’esprit comique d’une génération tout en restant intemporel dans son sens de la dérision et de la camaraderie. L’œuvre a déjà inspiré une première adaptation animée en 1985 comptant 86 épisodes et un film d’animation sorti en 1986, produits par le studio Studio Comet. Si l'animé est parvenu dans la foulée en France entre 1989 et 1994, popularisé par le Club Dorothée, il faudra attendre les années 2000 pour que les éditeurs Tonkam (aujourd'hui Delcourt/Tonkam) puis Black Box adaptent le manga original. Une suite en manga, intitulée Flash! Funny-face Club a été publié dans le Monthly Shōnen Gangan de Square Enix de 2001 à 2005. D'autres produits dérivés existent : trois jeux vidéos sur SEGA, MSX 2 et Playstation, une pièce de théâtre, une comédie musicale, divers produits dérivés qui n'ont jamais traversé les frontières du Japon (jeu pachinko, thème LINE). Une deuxième adaptation en série télévisée d'animation, produite par Seven, est diffusée depuis le 9 janvier 2026 sur FNS (Fuji TV). Le remake propose une relecture moderne de l’histoire, transposée à notre époque. 

 

… avec Mato Seihei no Slave, le manga écrit par Takahiro et dessiné par Yohei Takemura, prépublié au Japon depuis janvier 2019 sur la plateforme Shonen jump+ de l’éditeur Shueisha. Ce récit de fantasy et de combat suit Wakura Yuki, un lycéen en quête d'un rôle utile, qui devient esclave et manager de la «Madōtai», la septième division d'Uzen Kyoka, un groupe de combattantes exclusivement féminin. Ici le scénariste de Red Eyes Sword donne le pouvoir aux femmes et enchaîne son héros. La série manga est sortie à peu près en même temps qu'une autre œuvre de Takahiro : Hinowa ga Yuku! Cependant, ce manga a conquis un public beaucoup plus large et fidèle grâce à son style graphique détaillé et très dynamique, son histoire renversant le patriarcat, mêle le mystère d’un monde démoniaque, l’action, les scènes plus sensuelles dans un fan service bien dosé, et quotidien de l’escadron, et son utilisation judicieuse des éléments dramatiques et comiques le tout avec un casting de personnages riches et diversifiés chacun avec ses propres motivations plus particulièrement ses héroïnes fortes et ultra-sexys. L'engouement suscité par Mato Seihei no Slave a entraîné une baisse d'intérêt pour Hinowa ga Yuku!, contribuant finalement à l'annulation de la série. Une adaptation en série télévisée d'animation, produite par Seven Arcs, a été diffusée de janvier à mars 2024. Très attendue, cette adaptation a eu beaucoup de succès. Une deuxième saison, produite par Passione et Hayabusa Film, a été lancée en janvier 2026. Cette saison est encore excellente. En juin 2025, le manga comptait plus de 5,5 millions d'exemplaires en circulation. 

 

… avec Hime-sama, "Gōmon" no Jikan Desu, qui est une série de mangas écrite par Robinson Haruhara et illustrée par Hirakei. Elle a été publié en série sur le site web du manga Shōnen Jump+ d'avril 2019 à août 2025. C’est un manga comique dépeignant la vie touchante d'une princesse capturée par l'armée du Roi Démon et traitée avec générosité sous couvert de torture afin d'obtenir des secrets. Celles-ci sont loin d'être effrayantes : il lui fait par exemple manger ses plats préférés sous ses yeux de manière ostentatoire, ou jouer à des jeux vidéo en son absence. Cependant, la princesse, au caractère fragile, succombe à chaque fois. Le principal attrait de cette œuvre réside dans la variété et l'humour des scènes de torture qui font appel aux instincts les plus profonds; certaines relèvent même du terrorisme alimentaire. Il est donc conseillé d'être très prudent. Les événements de cette œuvre ont un impact si fort qu'ils touchent le quotidien des lecteurs, ce qui en fait une œuvre qui suscite l'empathie. Il a été publié en dix-neuf volumes tankōbon en janvier 2026. Une adaptation animée produite par Pine Jam a été diffusée du 9 janvier au 26 mars 2024 sur Tokyo MX, BS11, Kansai TV, AT-X, TVh (S1 et 2), NBC (S1). Elle est plutôt drôle et se suit avec beaucoup de plaisir. Une deuxième est diffusée depuis le 12 janvier 2026 et va dans le même sens, ce qui est des plus plaisants. Le manga a cumulé plus de 200 millions de vues sur Shonen Jump+ et a remporté la deuxième place dans la catégorie web Manga aux Next Manga Awards 2020.

 

Enfin, terminons avec Sōsō no Frieren, le manga écrit par Kanehito Yamada et illustré par Tsukasa Abe, prépublié dans le magazine Weekly Shōnen Sunday depuis le 28 avril 2020. L'histoire est compilée en 15 volumes en décembre 2025 au Japon. Se déroulant dans un monde post-apocalyptique, après la défaite du Roi Démon face à un héros et ses compagnons, l'histoire suit le parcours de Freiren, une magicienne millénaire qui a combattu aux côtés du héros pour vaincre le Roi Démon, ainsi que les rencontres qu'elle fait avec les autres personnages. L'histoire, tissée par les personnages, mêle drame poignant, dialogues percutants, magie, combats à l'épée et humour irrésistible, le tout dans une chronologie originale se déroulant «après la défaite du Roi Démon». Elle a conquis un large public. En 2021, elle a remporté le Grand Prix du Manga Taisho, le Prix du Meilleur Espoir au 25e Prix Culturel Tezuka Osamu, le 69e Prix Shogakukan du Manga (2023) et le Prix de la Catégorie Garçons au 48e Prix Kodansha du Manga. Les tomes actuellement disponibles se sont vendus à plus de 30 millions d'exemplaires dans le monde ! La série connaît un succès grandissant. Le manga a aussi donné naissance à des spin-offs comme Chūbō no Furīren écrit et illustré par Kassan qui nous montre Frieren en cuisine, publié depuis mai 2023, Yūsha Hinmeru no bōkentan sur le héros Himmel écrit et illustré par Ren Miura, publié depuis mai 2023, Furīren wa ningen o shirita écrit et illustré par Jona, publié depuis mai 2023, nous montrant la rencontres des humains par Frieren, Hinmeru tabi nikki tiré du chapitre 1 de Frieren écrit et illustré par Kazumi Yamaguchi, publié depuis mai 2023, Yorimichi no Furīren sur le cinquième chapitre de Frieren écrit et illustré par Soichi Igarashi, publié depuis mai 2023. Ces derniers ont été réunis en anthologie en 2023. Un light novel Shōsetsu Sōsō no Furīren ~Zensō~ est publié depuis avril 2024 écrit par Mei Hachimoku, ses couvertures sont illustrée par Abe Tsukasa qui va porter sur 5 histoires originales dans lesquelles sont Frieren, Fern, Stark, Lawine, Kanne, et Aura. Frieren a eu aussi le droit à un fanbook officel en janvier 2024, et des doujinshis érotiques comme Frieren to Kankaku Shadan Ana en décembre 2023 et forbidden GRIMOIRE en octobre 2024. Diffusés de septembre 2023 à mars 2024 sur NNS (Nippon TV), les 28 épisodes de la première saison de Frieren ont marqué les esprits en inaugurant la nouvelle case horaire de Nippon Television, «FRIDAY ANIME NIGHT» (ou «Furaani»), diffusée tous les vendredis soirs à 23h. Des fans et des téléspectateurs de tous âges et de tous genres étaient rivés à leur écran chaque vendredi soir pour suivre les aventures de Freiren et de ses amis. Frieren's Mini Anime est diffusé depuis octobre 2023 sur TOHO animation YouTube channel, ses épisodes avec les personnages en format SD servent à promouvoir leur collaboration avec l’anime. À partir du 16 janvier 2026, Freiren et ses amis seront de retour tous les vendredis soirs. La saison 2 de l'anime est diffusée depuis le 16 janvier 2026. Outre l'équipe de la deuxième saison annoncée en juillet, de nouveaux membres clés ont également été nommés. Forte de cette équipe solide, la production de la deuxième saison s’est déroulée sans accroc et nous livre un très beau résultat.

 

Merci ! 

mercredi 25 mars 2026

La fête de l’Annonciation, entre symbolique et spiritualité

Le calendrier romain révisé inscrit le 25 mars comme la fête de l'Annonciation, l'incluant ainsi parmi les fêtes du Seigneur. Cependant, la Vierge Marie y occupe également une place centrale. Le fait que la solennité de l'Annonciation ait été observée dans l'Église d'Orient apparaît dans les sermons de Proclus, saint patron de Constantinople. Dans l'Église d'Occident, elle est mentionnée pour la première fois dans la liturgie de Gélase. C'est à partir du VIIIe siècle que cette fête commença à être largement célébrée dans l'Église d'Occident. L'Annonciation commémore l'acceptation par Marie de la conception du Christ annoncée par un ange. En Corée, durant la messe, on prend la résolution d’imiter le «Oui» de Marie, et de toujours répondre par un simple «Oui» aux demandes de Dieu, même celles qui sont parfois incompréhensibles, en croyant en «Dieu pour qui rien n’est impossible».

 

Le récit met en avant, Marie, du village de Nazareth, qu’on désigne une ‘vierge’ à cause d’une erreur de traduction du mot parthenos voulant aussi dire ‘jeune femme’, même si on peut relativiser ce fait, car depuis ses fiançailles, elle vit chez Joseph, un descendant de la lignée de David comme elle et un artisan de la construction (tektôn), sans doute le même milieu professionnel de sa famille, reçoit l’annonce qu’elle concevra un enfant qui sera le Fils de Dieu, un des titres sous lesquels l'empereur César Auguste était connu à la naissance de Jésus, un titre que les empereurs romains se sont attribué, ce qui celle-ci subversive. Dans ce sens, la virginité de Marie est secondaire, et rien ne dit qu’elle est déjà enceinte au moment, où elle reçoit l’annonce, mais elle a pu avoir Jésus après celle-ci. En effet, cette fête a longtemps été célébrée en Occident sous ce nom, et en Orient, elle continue d'être célébrée comme une fête mariale. L'Annonciation symbolise l'acceptation par Marie de l'annonce de la conception du Christ par l'ange. Durant cette fête, il est demandé aux fidèles de suivre l'exemple de Marie, la servante du Seigneur, et devenir des chrétiens qui répondent : «Qu'il me soit fait selon ta parole.» 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Marcus J. Borg, et John Dominic Crossan, The First Christmas: What the Gospels Really Teach About Jesus's Birth, HarperOne, 2007, François Bovon, L’Évangile selon saint Luc (1,1-9,50), Labor et Fides, 2007, https://jeffsjottings.wordpress.com/2017/12/03/the-angel-angle-mary/, https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20210325, https://www.catholictimes.org/article/201712190241956, https://www.catholictimes.org/article/201903190021360, https://maria.catholic.or.kr/dictionary/term/term_view.asp?ctxtIdNum=1692&keyword=%EB%8C%80&gubun=01, et http://www.mirinae.or.kr/xe/homilia/124544.

 

Merci et bonne fête de l’Annonciation !

samedi 21 mars 2026

La très longue histoire de la Corée (partie 3)

Le 21 mars 1866, le roi Gojong et l'impératrice Myeongseong (reine Min) se sont mariés dans l'enceinte du palais. Deux fois par an (au printemps, en avril ou en mai, et en automne, en septembre ou en octobre, une reconstitution historique y est organisée. Cette cérémonie est un excellent moyen pour les visiteurs de découvrir le mode de vie et l'histoire de la dynastie Joseon et de la famille royale. Basé sur des recherches historiques approfondies et des consultations par des conseillers juridiques du palais, l’évènement est organisé pour commémorer l’importance de l’histoire coréenne et pour apporter un éclairage nouveau sur une culture traditionnelle en déperdition. Pour l’édition de 2011, c’était l’actrice Lee Hanee qui jouait le rôle de la reine Min. C’est une cérémonie nationale majeure, donc il n’est pas inhabituel que des milliers de personnes soient mobilisées pendant plusieurs mois pour cet évènement. De plus, à cause des procédures strictes et complexes ainsi que les formalités des mariages royaux de la dynastie Joseon, les procédures ont été établies selon un ensemble de réglementations. Dans tous les mariages traditionnels coréens, le marié a habituellement visité la maison de la mariée et l’amène chez lui. La même procédure s’applique pour le roi. Pour le roi Gojong et la reine Min, le palais Unhyeongung était utilisé comme le byeolgungdes (un palais détaché). La reconstitution du mariage commence avec le eoga haengnyeol, une procession royale dirigée par une bannière arborant les armoiries du roi, le dragon jaune. Après la bannière de l’armoirie, suit la bannière des cinq orientations et autres ornements royaux traditionnels. Ensuite, vient le bisuchaeg uisik ou l’installation formelle de Min en tant que reine, et le chinyeong, pendant lequel le roi Gojong la prend pour reine. La reconstitution du mariage dure environ deux heures.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=86358, https://www.koreaherald.com/article/10393811, https://www.koreatriptips.com/fr/festivals-events-performances/1348743.html, et https://www.theseoulguide.com/unhyeongung-palace/.

 

En revanche, après la mort de Jeongjo, le pays connut des troubles internes pendant plusieurs décennies, les parents maternels commençant à exercer le pouvoir par l'intermédiaire de leurs clans. Cette société ancienne, culturellement et ethniquement homogène, a été entraînée dans l'impérialisme de la fin du XIXe siècle avec la Russie et les États-Unis, qui ont tour à tour cherché à la coloniser ou à l’asservir, au moment où la Corée était encore peu connue en Occident. La Corée traversait alors une période de transition, passant d'un État féodal, Joseon, à un pays moderne. C'était une époque d'espoir et de confusion. Après la mort de Jeongjo en 1800, Sunjo dont le règne aura les honneurs des sageuks Sangdo (2001-2002), Love In The Moonlight (2016), Rookie Historian Goo Hae-ryung (2019), Lovers of the Red Sky (2021), The Book of Fish (2021), et Knight Flower (2024), monte sur le trône à l’âge de 11 ans au moment où l'érudite Silhak Lee Sa-ju-dang (1739-1821), écrit le Taegyosin-gi (1800), le premier livre spécialisé au monde sur l'éducation prénatale pour aider les femmes enceintes à donner naissance à des enfants en bonne santé, et subit la régence de la grande reine douairière Jeongsun plutôt habile puisqu’elle utilise une politique pour gagner le cœur du peuple et met en place la libération des esclaves publics en 1801, ce qui mène à la fin des réformes de Jeongjo et à la revanche de la faction Byeokpa contre le mouvement Silhak et les factions qui lui sont opposées prenant prétexte de la persécution de Shinyu contre les chrétiens en 1801, mais ne peut pas éviter l’ascension de la faction Sipa qui profite du mariage avec la fille de Kim Jo-sun en 1802, la future reine Sunwon, et quand la grande reine douairière Jeongsun met fin à sa régence en 1804, cela amène la contre-attaque de la faction Sipa et la chute de la faction Byeokpa permettant à Kim Jo-sun de gouverner dans les coulisses et de débuter la «politique des belles-familles», ces derniers détournèrent les biens de l'État à leur profit et la corruption se généralisa, alors que Sunjo en jeune roi sincère tente de gouverner seul avec la réforme économique et militaire de 1806 au moment où Seo Yu-gu (1764-1845) a écrit le Imwon Gyeongjeji, un livre sur les sciences de la vie qui résumait presque tous les domaines des sciences biologiques en Chine et en Corée à l'époque, sur une période de 30 ans à partir de 1806, en particulier, il a été d'une grande aide pour les personnes dont l'occupation principale était l'agriculture, car il contenait des informations sur la façon d'élever du bétail, de labourer les champs et d'autres méthodes agricoles, puis réellement entre 1808 et 1811, en jeune roi honnête, il envoya des inspecteurs royaux secrets, renforça l'escorte militaire et rencontra des fonctionnaires, essaya de réhabiliter le prince héritier Sado, mais échoue, son pouvoir est assez fort pour que la la Corée envoie ses derniers émissaires diplomatiques au Japon en 1811, au moment où dame Bing Heo-gak Lee écrivit le «Gyuhap Chongseo», une encyclopédie des femmes en 1809, tandis que la lecture des traductions en hangeul de poésie chinoise révèle qu’avec la popularité de ce genre à la fin de la dynastie Joseon, de plus en plus de femmes ont commencé à participer à la composition poétique, et doit faire face aux changements que subit le peuple, avec l’administration corrompue du clan Kim d’Andong, conjuguée à des épidémies et des catastrophes naturelles, provoqua plusieurs soulèvements qui mène à des la rébellion de Hong Gyeong-rae, issu d’une famille de yangban déchue, contre le pouvoir central en raison de la taxation des paysans, dont l’élan va déstabiliser le pouvoir et dont la répression sera sanglante avec la mort de ce dernier, cela stabilisera le pouvoir de Kim Jo-sun et du clan Kim d’Andong à partir de 1812 en raison du conflit entre le clan Jo de Pungyang et le clan maternel Park de Subin, cependant la grande intelligence du prince Hyomyeong lui permet d’être nommé prince héritier en 1812, menant à la seconde moitié apathique du règne de Sunjo, à partir de 1813, aggravée par une maladie à partir de 1814 au moment où des navires étrangers tentèrent d’établir des relations commerciales (russes en 1803, et britanniques en 1816 et 1832), des mauvaises récoltes dues à des sécheresses exceptionnelles (1803 et 1815), et la pire épidémie de choléra de l'histoire de la Corée (1822), sans oublier une série de troubles civils comme à Jeju en 1813 et la rébellion de Yongin Lee Eung-gil en 1815, alors qu’en 1816, Kim Jeong-hui (1786-1856), un érudit éminent de Silhak, découvrit qu'un monument sur le pic Bibong du mont Bukhan, dont personne ne connaissait l'identité, était en réalité le «Monument du Roi Pureun de Silla Jinheung», qui aurait été érigé la seizième année du règne du roi Jinheung (555), même si ce dernier tenta de contrer le clan Andong Kim en mariant son fils en 1819 le prince héritier Hyomyeong avec Dame Jo, la future reine Sinjeong, une membre du clan Jo de Pungyang, permettant l’ascension de Jo Man-yong, en graciant la famille du prince Euneon en 1822, alors que le prince héritier fit même aménager en 1826 un cabinet de travail pour sa collection de livres au palais de Changdeok et y passait de longues heures à lire et à composer des poèmes, tout en obtenant la régence en 1827, où il s'efforça de nommer les ministres pour leur compétence plutôt que pour leur loyauté politique la figure la plus représentative était Park Gyu-su, le petit-fils de l'érudit Silhak Park Ji-won et le fondateur de la faction réformiste, et de modérer les sanctions excessives, et en en essayant d’asseoir sa légitimité en organisant les banquets et le festins, il célébra l'octroi de titres honorifiques au roi Sunjo et à la reine Sunwon en 1827, puis l’année suivante, il donna un banquet pour célébrer le quarantième anniversaire de la reine Sunwon, et en 1829, il offrit le banquet le plus somptueux de son règne pour commémorer le quarantième anniversaire du roi Sunjo et le trentième anniversaire de son accession au trône, sans oublier de commander de nouveaux bâtiments au sein du palais, mais il mourut en 1830 trop rapidement pour que ses réformes se maintiennent lorsque que Kim Geum-won escalada seule le mont Geumgangsan à l'âge de 14 ans, permettant à Kim Jo-sun de reprendre les rênes du pouvoir jusqu’à sa mort en 1832 et de maintenir le pouvoir du clan Kim d’Andong alors qu’une émeute éclata à Séoul à cause de l’augmentation du prix du riz en 1833, ce qui donna une fin sans rire à Sunjo après la mort de ses deux filles de la grippe en 1832 jusqu’à sa mort en 1834 au moment où Im Sang-ok, un marchand créa son entreprise en 1796, monopolisa le commerce du ginseng depuis 1810 et brisa le monopole des marchands de Pékin en 1821, qui a pris la tête du travail de secours aux pauvres grâce à l'énorme richesse qu'il a gagnée grâce au commerce de l'acide phosphorique devint qui lui permit de devenir magistrat de Gwaksan-gun en 1832 et gouverneur de Guseong-bu en 1834, alors que les activités de l'Église se sont encore accrues, se concentrant sur les croyants de la classe commune, et finalement, en 1831, le diocèse de Joseon a été établi, et l'Église de Joseon, qui était sous la supervision de l'Église chinoise, est devenue indépendante, et c’est à Gangjin, un lieu d’exil, le mouvement Silhak prospère avec Dasan qui a écrit le Mokminsimseo en 1817, et le Gyeongseyubyo et bien d'autres livres donnant un aperçu de ses perspectives centrées sur le peuple en matière de réforme, d’économie, de science et de technologie. 

 

Le fils du prince Hyomyeong, Heonjong dont le règne est visible dans A Pioneer, Lee Che Ma (2002), et Heung-boo: The Revolutionist (2018), lui succéda en 1834 à l’âge de 8 ans, et voit la grande reine douairière Sunwon assurer la régence permettant au clan Kim d'Andong de prendre les devants avec Kim Yu-geun et Kim Jwa-geun, plus encore lorsqu’elle le maria en 1837 à une autre membre du clan Kim d'Andong (connue plus tard sous le nom de reine Hyoheyon, 1828-1843), mais l’arrivée au pouvoir de Heongjong augmente l’influence du clan Jo de Pungyang qui prit le dessus sur les Kim d’Andong en 1837, et la persécution de Gihae Saok en 1839 contre les chrétiens qui permet à ce dernier de se débarrasser d’un partie de ses adversaires parmi les martyrs figuraient l'évêque Imbert, le père Maubant et le père Chastan, alors que Yi Gyu-gyeong publie le Imwŏn Simnyukchi en 1835 qui se concentre sur l'agriculture, et propose des pistes de réforme et l’érudite confucéenne Gang Jeong-il-dang voit ses œuvres publiées après sa mort en 1836, puis quand Sunwon finit sa régence en 1841, les efforts du roi Heonjong pour restaurer l’autorité royale en gouvernant seul le voit se dresser contre le clan Kim d'Andong au moment où le chaos dans la société Joseon s'aggrave avec le peuple meurtri par la corruption des trois administrations (le Jeonjeong, l’administration de l'impôt foncier et de l'impôt sur le revenu, le Gunjeong, l’administration de l'impôt sur le service militaire, et le Hwanjeong, l’administration de l'échange de céréales et du soutien au peuple), et amène l'ère du clan Pungyang Jo favorisé par sa mère la reine douairière Sinjeong et le père de cette dernière, Jo Man-yong qui mit au pouvoir Jo Byeong-gu qui cumula les postes jusqu’en 1845, cela n'améliora pas la situation économique et politique désespérée héritée du règne de Sunjo, mais en réalité, il joue avec les conflits entre les factions afin de mettre fin à un monde dirigé par des fonctionnaire corrompus, lorsque sa reine mourut en 1843, il épousa en 1844 une membre du clan Hong, plus tard connue sous le nom de reine Hyeonjong (1831-1904), mais prit en froid les Kim d’Andong car Sunwon ne voulut pas qu’il épouse Kim Gyeong-bin, dans un monde en mutation qui voit Joseon obtenir des informations sur la guerre de l'opium en 1842, mais le royaume pense que ce n’est qu’un conflit visant seulement la Chine des Qing et voit l'apparition de navires étrangers notamment deux navires britanniques apparurent sur les côtes coréennes en 1840 et 1845, menant au premier document diplomatique, favorisant les écrits prophétiques du Jeonggamnok permettant des coups d’États et des rebellions comme la trahison en 1836 de Nam Eung-jung, et celle de Lee Won-deok et Min Jin-yong se produisirent en 1844 qui envoya en exil Cheoljong et sa famille, et favorisa le mouvement Silhak avec le célèbre calligraphe Kim Jeong-hui suite à son exil à Jeju en 1840 qui a passé la seconde moitié de sa vie à terminer le «style Chusa» et à éditer le «Wandangjip», et il a laissé son chef-d'œuvre «Sehando» aux générations futures et Choi Han-gi qui entre 1834 et 1842 s’intéresse aux affaires techniques hydraulique, aux théories et mathématiques de l'astronomie, et aux machines importantes, dans une période artistique qui a vu Heonjong aimer particulièrement les sceaux, les gravures, la calligraphie et les peintures anciennes, et l'histoire de son amitié avec le peintre Sochi Heo Ryeon est célèbre, tout en ordonnant la compilation du Yeolseongjijang, du Dongguk Saryak, du Munwonbobul, du Donggukkmunheonbigo, et du Samjobogam, auquel s’ajoute un essor de la géographie avec Lee Gyu-gyeong en 1834 qui publie l’Oju Seojong Bakmulgobyeon (Une étude sur les livres des cinq continents), il a aussi écrit «Jangjeonsango» (Manuscrits longs et dispersés des cinq continents), en 1835 Kim Jeong-ho publie Cheonggu-do et en 1837 la carte du monde des hémisphères est et ouest, la Carte recto et verso de la Terre, puis en 1844 Jeong-ho dessine une carte des cinq principaux continents, mais aussi la reprise des persécutions des catholiques après que la France envoya en 1846 le navire l'Erigone, commandé par le capitaine de corvette Cécille, et la Favorite, commandé par le capitaine de corvette Page, qui demanda des comptes à Joseon pour la persécution des missionnaires catholiques en 1839, parmi ses victimes le premier prêtre coréen André Kim Taegon en 1846, et la lutte du roi contre le clan Kim d’Andong exilant Kim Heung-geun et Kim Jwa-geun, lui permettant entre 1846 et 1848 de transférer des soldats chargés de défendre la capitale dans la garde du palais, de nommer des non-officiels comme des commandants en chefs, de nommer des non-fonctionnaires à des postes officiels, et convoque les inspecteurs royaux secrets pour savoir ce qui se passe dans chaque régions, après la mort de Jo Man-yong en 1846 le pouvoir revint au clan Kim d’Andong revenu en faveur en 1847 par la sélection de la concubine la Suk-ui du clan Gimhae Kim grâce la grande reine douairière Sunwon en 1847, mais il se joue toujours des factions, en faisant construire le Nakseonjae, où il rassembla de nombreux livres, écrits et peintures pour continuer et un espace symbolique le Seokbokheon pour sa concubine bien-aimée, Kim Gyeong-bin, et entrer Park-Gyu-su à son service en 1848 au moment où un nombre important de navires étrangers sont visibles dans les côtes coréennes, et ses tentatives de réforme finissent avec sa mort prématurée en 1849 sans héritier à l’âge de 23 ans.

 

Le roi Cheoljong, surnommé «Seigneur de Ganghwa», qui aura les honneurs des sageuks Kundo : Age of the Rampant (2014), The Map Againt the World (2016), FengShui (2018), Kingmaker: The Change of Destiny (2020), et Mr. Queen (2020-2021), accéda au trône en 1849 en devenant roi par l'intermédiaire de sa famille maternelle, choisit par la grande reine douairière Sunwon en 1849, placé sur le trône du fait qu’il n’a pas de lien direct avec le lignage familial d’Heonjong, après avoir été en exil l'île de Ganghwa depuis 1844, même si sa légitimité était controversée, mais peu préparé à son rôle de souverain, il laissa la régence à cette dernière pendant deux ans afin de se consacrer avec constance et assiduité à ses études, mais cela mit le pouvoir du clan Andong Kim à son apogée favorisant Kim Mun-Geun et ses frères Kim Jwa-geun et Kim Byeong-pil, après que Jo Byeong-hyeon, fils de Jo Deuk-yeong, fut exécuté pour son avidité et son mépris du roi, aggravant la corruption politique, en raison des luttes de pouvoir entre les membres de la famille maternelle, qui entraîne la corruption du système des examens de la fonction publique, et l'achat et la vente de postes officiels sont devenus monnaie courante, surtout après le mariage de ce dernier en 1851 avec une membre de ce clan, la future reine Cheorin, la fille de Kim-Mun-geun, qui le déstabilise par son attitude impassible, et le clan Kim d’Andong ne se montra pas si dévoué à ce dernier comme le montre sa participation au coup d'État de 1851, lorsque le noble Chae Hui-jae a été exécuté pour avoir tenté de placer Yi Myeong-seop, qui fut exilé. Cependant, à partir de 1852, il règne personnellement tout en étant conseillé par Sunwon, tandis que Cheorin décide de ne pas s’immiscer dans la politique et dans les luttes de faction traitant la grande reine douairière Sunwon, et les reines douairières Sinjeong et Hyojeong de façon équitable, tout en subissant la concurrence de la concubine royale Sug-ui du clan Onyang Bang (de qui il a deux filles en 1851 et 1853), et de la concubine royale Gwi-in du clan Miryang Park (de qui il a un fils né et mort en 1854), et voit le clan Kim d’Andong mécontent du fait qu’elle se tienne à l’écart des affaires de la Cour, essayer de la remplacer par la concubine royale Sug-ui du clan Gimhae Kim de qui il aura une fille en 1856, ce qui se solde par un échec, le roi prenant fait et cause pour elle. Mais Cheoljong n’est pas la marionnette qu’on glosait, animé par le rêve d'un nouveau gouvernement, il se consacre aux affaires civiles et militaires, cultivant ses qualités royales et son amour pour le peuple le pousse à réformer et à essayer de stabiliser les conditions de vie du peuple en ouvrant généreusement lors des famines le Naetanggo (un entrepôt destiné à la fortune privée du roi) pour venir en aide aux populations, sans ménager aucun effort pour apporter des secours et fit de même en 1856 lors d’incendies et dans des zones touchées par les inondations en 1856, puis par pour faire face à l’épidémie de choléra en 1859, promouvant un climat d'équité entre toutes les classes sociales en permettant en 1856 l’admission des enfants illégitimes et des candidats issus des milieux modeste à la fonction publique en créant le Seoreogwa (un bureau gouvernemental pour les pauvres) , et la modification du bureau direct des fonctionnaires en 1856, en surveillant de près les yangban (nobles) pour leurs prêts privés et leurs détournements de biens, en fermant les nouvelles académies confucéennes (Seowon) en 1853, et face à la persistance des troubles civils dans le pays, il dépêcha de nombreux inspecteurs royaux secrets pour débusquer les fonctionnaires corrompus, mais elles se sont heurtées à une forte opposition tentant du clan Kim d’Andong qui a renforcé son prestige et son pouvoir en plaçant aux postes de direction les enfants et neveux de Kim Jwa-geun qui ne s'intéressait pas tant aux moyens de subsistance du peuple et était obsédé par le maintien du pouvoir, et Kim Mun-geun comme Kim Byeong-gi qui en 1852 rapporta à la cour que les finances étaient épuisées et demanda que des mesures soient prises, Kim Byeong-Hak qui cumula les postes à partir de 1853, et Kim Byeong-guk occupant lui aussi divers postes à partir de 1853 permettant de maintenir son système de gouvernement, tout en ayant eu recours à des manœuvres politiques en coulisses pour dominer la scène politique notamment en s'efforçant constamment de créer une force politique au-delà du clan Andong Kim, il accorda systématiquement l'amnistie non seulement aux membres du clan Pungyang Jo expulsés au début de son règne, mais aussi à ceux qui avaient été exilés auparavant, ceux qui étaient déjà décédés furent réintégrés dans leurs rangs officiels, et ceux qui avaient été exilés furent libérés et reconduits dans leurs fonctions, malgré l'opposition persistante des ministres, en promouvant ses proches que sont Yeongpyeong-gun et Ikpyeong-gun, ainsi que Lee Ha-jeon, candidat malheureux au choix royal, nouvellement nommé, s'accaparèrent le pouvoir de la famille royale grâce au Seonwon Boryeok (un recueil de documents royaux), qui entraient librement dans le palais et entretinrent une relation étroite lui, tout en tentant de gérer ses opposants politiques, qui s'alliaient ou se sanctionnaient, dans le contexte de la confrontation entre le clan des Kim d'Andong et celui des Jo de Pungyang, mais aussi avec les autres clans à travers la naissance de cinq fils et six filles de la reine et de ses concubines, appuyé par la grande reine douairière méfiante de voir sa famille truster les fonctions gouvernementales puisqu’elle dominait le Uijeongbu (le Conseil d’État) et le Bibyeonsa (le Conseil de défense des frontières), il tenta de réhabiliter le prince héritier Sado suite à une pétition de 1853, libéra Jo Seok-u en 1854, amenant l’opposition de la faction Soron, et la punition de Jeong Won-yong, chef de la faction Soron, et en favorisant le mouvement Silhak (apprentissage pratique) autour de Park Gyu-su en encourageant les mathématiciens et les astronomes, qui réalisèrent des progrès sans précédent dans l'écriture et l'instrumentation astronomique afin de bâtir une nation prospère, ce qui permit la création de la carte Daedongyeojido de Kim Jeong-ho en 1861, et Choi Han-gi (Sŭpsan chinbŏl, Outils d'apprentissage du calcul) en 1850 et Chigu chŏnyo ou Jigujeonyo (Contour canonique de la Terre) en 1857) qui étaient plus remarquables que jamais auparavant et la culture populaire à travers les romans, peintures et pansori, imprégnés de l'identité culturelle unique de Joseon. Cheoljong après la mort de la reine douairière Sunwon en 1857 qui lui conseilla de gouverner pour le bien du peuple, tenta de renforcer son pouvoir, alors que la reine douairière Sinjeong devenant la grande reine douairière sortant de sa vie recluse, essaye d’augmenter l’influence du clan Jo de Pungyang en tentant de s’en prendre au roi après l’incendie des entrepôts de la tombe de Sunwon en 1857, puis en plaçant la concubine royale Gi-in du clan Pungyang Jo de qui Cheoljong aura deux fils en 1859 et 1861 morts en bas-âges, sans grand succès, ce dernier tente de consolider la royauté en respectant les familles royales et par les rites funéraires de ses prédécesseurs le prince héritier Hyomyeong, Sunjo et Sunwon, et Heonjong, la réparation du palais royal en 1859, et en signalant en 1859 qu’il va mettre fin à la corruption des fonctionnaires et des membres du gouvernement, précisant qu’il a liste de leurs noms sur le mur de chambre ou menaçant de les empoisonner, tout en essayant de couper l’influence des Kim d’Andong sur les affaires militaires à travers le Conseil de défense des frontières rn faisant preuve d'autorité royale en plaçant son oncle Yeom Jong-su au poste de commandant naval de la province de Jeolla, et en surmontant le chagrin de la mort de son fils Yi Yung-jun né en 1858 avec Cheorin en 1859, confirma la place prise par cette dernière qui entretient des relations cordiales avec la concubine royale Sug-ui du clan Geumseong Beom qui eut une fille, la Princesse Yeonghye en 1859 à laquelle la reine était très attachée, mais les guerres de l'opium menant à l'humiliation de la Chine en 1856 alors que les navires étrangers longeait les côtes coréennes (français en 1851, en 1855, en 1856 avec le saccage de villes côtières, américain en 1852, et russe en 1854), mais le gouvernement s’accrochât toujours à la Chine, insistant sur une diplomatie servile (envers la dynastie Qing, qu'ils traitaient de barbares), et au vague espoir que les choses finiraient par s'arranger. Mais Cheoljong déménagea au palais Gyeonghuigung en 1860, et prit les devant en menant des relations diplomatiques avec la Russie en 1860, et en envoyant en Chine Park Gyu-su en 1861 pour s’enquérir de la situation, ce dernier lui conseilla la construction de nouvelles forteresses et l’ouverture limité au commerce étranger, et il ne voulut pas intervenir pour aider l’empereur Xiangfeng lui fermant ses frontières, malheureusement la corruption menant à la rupture du système des Trois Gouvernementsgouvernement, administration militaire et distribution des céréales – a rendu les paysans incapables de faire face à la pauvreté et aux impôts, les poussant à la résistance et à l'indignation menant à un banditisme endémique, et entraînant l’essor du catholicisme coréen laissant un séminaire et le vicariat apostolique de Joseon se créer en 1856 et 1857 sous l’impulsion de Mgr Berneux faisant passer les fidèles au nombre de 15 000 malgré la courte persécution de Gyeongsin en 1860 qui put imprimer et diffuser de nombreux ouvrages doctrinaux en hangeul à partir de 1861, tout en se répandant dans le nord, qui voit la création du mouvement Donghak en réaction, fondé par un érudit raté Choi Je-u, s’opposant au catholicisme et résistant à l’agression occidentale en prônant un modèle égalitariste qui se répandit rapidement parmi le peuple, auquel s’ajoute le nombre de personnes qui voulaient s’opposer à la conversion chrétienne de la péninsule, alors que le clan Kim d’Andong renforça son pouvoir avec l'expulsion de Gyeongpyeong-gun et Ikpyeong-gun en 1860, ce qui poussa Cheoljong à mettre en échec du clan Kim d’Andong, en permettant à Heungseon-gun de prendre le contrôle des postes de Yusadangsang (hauts fonctionnaires) au Jongchinbu (ministère de la Famille royale), qui furent furent occupés par les frères de Heungseon-gun, et à partir de ce moment, Heungseon-gun commença à dominer le Jongchinbu (ministère de la Famille royale) et à consolider les fondations de son nouveau régime, plus encore lorsque Yeom Jong-su, en qui le roi Cheoljong avait confiance en tant qu'oncle maternel se révéla être un fraudeur notoire qui falsifia la généalogie et l'épitaphe de la famille maternelle du roi Cheoljong, le clan Yongdam Yeom, et Yeom Jong-su fut décapité en 1861, ce qui ne l’empêcha pas de tenter de renforcer son pouvoir en 1861 lorsqu‘il revint au palais de Changdeokgung en 1861, et d'établir un bureau de surveillance militaire et de renforcer strictement la garde du palais en utilisant la cavalerie et les troupes à pied du bureau d'entraînement, cependant le renforceement du pouvoir royal ne permet pas d’empêcher la guerre civile de Jinju en 1862 où les roturiers se soulevèrent pour inspecter les bureaux du gouvernement tout en saisissant les magistrats amenant l'effet domino des révoltes paysannes d’Imsul, et la colère paysanne se répandit dans tout le pays, celle-ci allant jusqu’aux portes de Séoul en 1863, ce qui pousse Cheoljong à punir les gouverneurs responsables et à envoyer Park Gyu-su pour apaiser les tensions, entraînant le projet de réforme des Trois Gouvernements visant à éradiquer la corruption endémique et à améliorer la qualité de vie à travers la création du Samjeong Ijeongcheong (le bureau gouvernemental des trois gouvernements), tentant d'abolir le système hwangok, source de nombreux abus, et de lever un impôt foncier, et également les académies confucéennes trop nombreuses, la plupart des membres influents de ce bureau appartenant au clan Kim d’Andong, ne voulurent pas brider leur autorité et les réformes furent impossibles, ce qui l’obligea à pousser à un nouveau plan de réformes dès octobre 1862 plus limité menée par Jeong Won-yong, puis plus poussé à partir de 1863 lorsque Kim Jwa-geun revient au pouvoir bien aidé par la mort de son beau-père Kim Mun-geun opposé aux réformes, tout en n’oubliant pas d’arrêter Choe-ju, le fondateur de Donghak, préférant protéger l’Église catholique coréenne, et la lutte des factions mena à la mort d’un prétendant au trône, Lee Ha-jeon en 1862 que Cheoljong avait favorisé pour sa succession, ce dernier se trouvant compromis dans un complot fomenté par un membre du clan Kim d’Andong et auquel participa la grande reine douairière Sinjeong, et va malgré lui finir exilé et empoisonné en 1862 du fait qu’il était un adversaire des Kim d’Andong et voulait favoriser le pouvoir de Cheoljong, ces derniers voyaient alors leur pouvoir de plus en plus contesté , alors qu’il s’affaiblit de plus en plus à partir de 1862 à cause du stress et de l’obligation d’avoir un héritier (un avec la Dame de cour Yi de qui il a un fils et une fille en 1862 et 1863 morts en bas-âge, il n’en aura aucun de sa dernière concubine Dame Nam), mais son rêve d'un avenir nouveau pour Joseon, fut brutalement interrompu par sa mort en 1864 sans doute empoisonné après un léger mieux ce qui empêche un projet de réforme plus ambitieux qu’il préparait, non sans avoir eu le dernier mot avec le choix de son successeur avec l’aide de la reine Sinjeong, pour lequel le clan des Jo de Pungyang s’allia avec une partie du clan Kim d’Andong et un parent de la famille royale, Heungseon Daewongun, pour placer son fils de douze ans sur le trône, le prince Yi Myeongbok.

 

À l'époque où Gojong monta sur le trône en 1864, Joseon souffrit de la pression des puissances occidentales et du Japon pour ouvrir ses ports, et s'engagea progressivement sur la voie de la destruction. Son accession au trône en 1864 était la dernière chance de Joseon et ce dernier aura l’honneur de voir son règne incarné dans Empress Myeongseong (2001), Chosun Police (2005), Chosun Police saison 1 et 2, et 3 (2007, 2008 et 2010), The Sword with No Name (2009), Gabi (2012), Time Slip Dr. Jin (2012), Gunman in Joseon (2014), Mr. Sunshine (2018), et The Nokdu Flower (2019). Après le décès soudain du roi Cheoljong, Gojong fut désigné comme roi et entra au palais à l'âge de 12 ans. Il vécut comme un roi fantoche sous la régence de la grande reine douairière Sinjeong et dans l'ombre de son père, Heungseon Daewongun. Il n'a pas pu réaliser son intention d'ouvrir Joseon en raison de la politique isolationniste de Heungseon Daewongun. Heungseon Daewongun utilisa sa régence pour couper l'influence politique du clan Kim d’Andong en sélectionnant des personnes talentueuses sans tenir compte de leur appartenance politique, et il a chassé les fonctionnaires corrompus sans que la reine Cheorin intervienne approuvant ainsi la fin de la politique des factions. Par la suite, il abolit le Seowon en supprimant toutes les académies, à l’exception de 47 d’entre elles et mit en œuvre des réformes telles que la collecte du Hopo au lieu du Gunpo, des impôts auprès de la classe yangban, il a également établi un système juridique pour discipliner le pays et il s'attira le ressentiment de ses sujets et du peuple en reconstruisant de force le palais de Gyeongbokgung, et il mit également en œuvre une politique d'isolement national qui interdisait absolument le commerce avec les puissances occidentales après une nouvelle tentative américaine en juillet 1866 où, cette fois, le Général Sherman, un steamer de cent quatre-vingt-sept tonnes, remonte le fleuve Taedong en direction de Pyongyang pour solliciter un traité de commerce, et les autorités se préparent à y répondre par un refus poli, mais cette fois, il y a trop de canons à bord pour que l’opération soit honnête, les Coréens sont donc persuadés qu’ils ont affaire à des pirates venus piller les tombes de Goryeo, nombreuses en amont, le ton monte alors, les canons entrent en jeu, et le Sherman est incendié, tandis que l’équipage qui s’est jeté à l’eau est massacré jusqu’au dernier, alors que Park Gyu-su devenu gouverneur de Pyeongan-do tenta d’apaiser les choses. L’incident est sanglant mais n’a rien d’exceptionnel. La diplomatie de la canonnière est un métier à risques. Cette crainte de l’Occident mène à la persécution de Byeong-in en 1866 par laquelle six missionnaires français et plus de 8000 laïcs coréens ont été torturés et martyrisés, une politique qui ne fut pas soutenue par Park Gyu-su, amenant une nouvelle échauffourée devait opposer les Coréens aux Français sur l’île de Ganghwa, et malgré la menace de la mort, le nombre de fidèles catholiques a augmenté de façon exponentielle, cependant la profanation d’une tombe royale par le Prussien Ernst Jakob Oppert en 1868, avec la complicité d’un prêtre français, le père Stanislas Féron va alors associer le catholicisme dans les esprits au viol du pays par les puissances occidentales. Le prince Heungseon Daewongun entra en conflit avec sa belle-fille, la reine Min, la fille unique de Min Chi-rok du clan Yeoheung Min, un descendant de la reine Inhyeon qu’il l'éleva au rang de reine en 1866 au moment où se retire la grande reine douairière Sinjeong et pour éviter de mettre une reine appartenant aux clans Kim d’Andong et du clan Jo de Pugyang. La reine Min aimait lire dès son plus jeune âge et était très intelligente, a essayé de lire les tendances de l'époque et de la politique et de les faire siennes après son accession au poste de reine. Grâce à son sens diplomatique inné, elle a favorisé le développement de Joseon en maintenant un équilibre des pouvoirs entre les différents pays à la fin de la dynastie Joseon, politiquement chaotique. La reine Min, qui détestait son beau-père après que celui-ci tenta de la remplacer par une concubine, et prescrivit un médicament inapproprié pour ses fils malades, conseilla au roi Gojong de forcer le prince Heungseon Daewongun à démissionner, décision approuvée par le silence de la reine Cheorin qui vit son influence augmenter à partir de 1866 avec les titres de Hwiseong et Jeongwon et favorisant la faction des Lumières, dirigée par Park Gyu-su qui après son voyage diplomatique en Chine en 1872 prôna l’ouverture à l’Occident, pour appuyer le jeune couple royal contre Daewongun ce qui lui permit d’obtenir le titre de Sunyeong en 1873, et Gojong prit le contrôle de son propre gouvernement en 1873 tenant d'établir une structure politique indépendante qu'il dirigerait, libre de l'influence des forces politiques existantes, appuyant la faction des Lumières se liant d’amitié avec Park Gyu-su qui l’aida. Mais Gojong ne sut pas comment joindre ses forces à la société civile en pleine croissance, et également dans la souveraineté, y compris le pouvoir diplomatique et militaire en menant des réformes avec sa femme mena au développement de Joseon en promouvant de jeunes fonctionnaires comme Kim Ok-gyun et en envoyant des personnes talentueuses étudier à l'étranger (au Japon et sous la dynastie Qing), tomba progressivement au profit du Japon à partir de 1876, faisant que le royaume fut victime de l'expansionnisme japonais alors que Park Gyu-su demanda une normalisation des relations avec le Japon en 1875 pour éviter les visées japonaises sur la Corée auxquelles s’opposa Kim Byeong-guk suivant la stratégie de Kim Hong-jip, défendant l'union avec les États-Unis et favorisant l'établissement de relations diplomatiques avec eux, et la mort de la reine Cheorin, fidèle soutien du couple royal, de façon suspecte en 1878 n’arrangea pas les choses, ce qui profita au prince Heungseon Daewongun qui excita un peuple en colère avec les réformes menant à l’incident d’Imo en 1882 mené par une partie de l’armée coréenne et au coup d'État de Gapsin en 1884 mené par par des activistes gouvernementaux et pro-japonais qui se sont soldés par un échec suite aux interventions chinoises à la demande de la reine Min qui conduisit au renforcement de l'emprise de la famille Min sur le gouvernement avec la modernisation qui commença à gagner le palais avec l'installation de l'éclairage électrique en 1887 et le roi Gojong s’ouvre aux puissances mondiales, avec la conclusion de traités avec l'Allemagne et les États-Unis (1882), la Grande-Bretagne, l'Italie et la Russie (1884), et la France (1886), menant à modernisation de l’armée avec l’aide des États-Unis, la construction de lignes télégraphiques, l’ouverture en 1888 de tous les ports au commerce et aux investisseurs étrangers qui furent surpris de voir de nombreuses femmes de l’époque Joseon exposer leur poitrine, ces dernières le faisait pour un allaitement efficace, et montrer leur fierté d’avoir des fils, et la reine Min inspira un régime de tolérance qui permit aux missionnaires protestants américains de s’installer et de fonder les premiers hôpitaux modernes et des universités, et, à rebours de la tradition confucéenne, les filles purent accéder à l’enseignement secondaire avec la fondation, en 1886, d’une école de jeunes filles, Ehwa, enfin, la presse fut aussi encouragée, avec les premiers journaux en caractères chinois, puis en alphabet coréen hangeul, on retrouve également davantage de réalisme occidental et de décoration japonaise dans les œuvres d'art de la cour royale de l'Empire coréen, conformément à l'accent mis par l'empereur Gojong sur la modernisation. Cette ouverture mena à la révolte paysanne de 1894 prônant l’abolition du système des classes, dénonçait l’emprise du clan Min sur le pouvoir et réclamait l’expulsion des étrangers qui s’est aussi soldé par un échec grâce à la Chine des Qing, et conduisit aussi à l'intervention japonaise qui établit un gouvernement favorable à son pays et força le roi à rappeler son père Daewongun, désormais allié des Japonais et peut-être aussi l’inspirateur des révoltes paysannes, qui déclencha la guerre sino-japonaise de 1894-1895, qui mit fin à l’hégémonie de la dynastie Qing en Corée, au moment où la reine Min pour faire face à la pression japonaise écarta du pouvoir les membres du clan Min sous le regard bienveillant de son mari pour les remplacer par des réformistes, puis les réformes de Gabo (1894- 1896) bouleversèrent l’organisation sociale traditionnelle en abolissant le système des classes, l’esclavage et les concours confucéens, cela aboutit à l’assassinat de la reine Min par les Japonais en 1895 qui voulait résister avec l’appui de la Russie, et en 1896, il s'enfuit avec sa seconde épouse, Dame Om (plus tard appelée Sunhon Hwanggwibi) et le prince héritier (plus tard Sunjong) à la légation russe, où ils restèrent plusieurs mois, ce qui le poussa à saisir l'occasion d'expulser les forces anti-monarchistes du gouvernement et de renforcer la monarchie, au moment où le Club de l’Indépendance fondé en juillet 1896 par des intellectuels des Lumières tels que Seo Jae-pil, Lee Sang-jae et Yun Chi-ho, prônait l'indépendance de la Corée et la réforme interne, ce dernier publia le journal de l'Indépendance et construisit la Porte de l'Indépendance, et à résister en nommant Joseon ‘l’Empire de Corée’ en 1897, tentant d’apporter des changements dans de nombreux domaines en créant des entreprises et des usines, ainsi que des écoles professionnelles, des écoles de médecine et des écoles d'enseignants, tout en donnant une déclaration de neutralité permanente de l'empereur Gojong et le renforcement de la diplomatie avec les États-Unis, laissant le Club de l’indépendance tenir une assemblée générale en 1898, tout en élaborant un plan de réforme en six points pour la situation actuelle et le lui soumet, mais Gojong le dissout en décembre 1898 craignant qu’il forme une République poussé par les conservateurs du régime, et encourageant l'établissement d'une loi écrite pour la monarchie, en 1899, au cours de la 36e année de son règne, il réussit à centraliser tout le pouvoir entre ses mains en promulguant la Constitution coréenne, mais le Japon, qui a déclenché la guerre russo-japonaise en 1904, a décidé de faire de l'Empire coréen un protectorat et, en 1905, il signe de force le traité d'Eulsa, privant la Corée de ses droits diplomatiques et prenant en charge la direction et la supervision des affaires intérieures, implantant ses propres officiels dans les branches exécutives et judiciaires de l’empire, débandèrent l’armée coréenne et gagnèrent le contrôle de la police et des prisons, mais Gojong tenta d'affirmer son indépendance et de dévoiler les intentions japonaises lors de la Conférence de paix de La Haye en 1907, mais le monde occidental se rangea généralement du côté du Japon.

 

On contraint alors Gojong à l’abdication en 1907 et ont le reclus dans le palais Deoksu, les Japonais mirent à sa place Sunjong que l’on voit dans The Last Empress (1966), et The Last Princess (2016), mais malgré son intelligence, il voit son image publique être médiocre et il ne bénéficiait d'aucun soutien, confiné et contraint à ne pas pouvoir parler clairement, voyant en 1908, le Japon créer la Compagnie de développement oriental pour exploiter l’économie coréenne, et en 1909, le pouvoir judiciaire et militaire furent aboli, et transférés au Japon après que le résistant An Jung-geun a assassiné Itō Hirobumi à la gare de Harbin, et la Corée finit annexée en 1910 grâce à la signature et la direction des traîtres pro-japonais tels que Yi Wan-yong, Song Byeong-jun et Lee Yong-gu, malgré la guerre de l'armée juste qui s'affaiblissait, subissant la colonisation japonaise (1910-1945), tandis que Sunjong avait été assigné à résidence au palais de Changdeok, dans le centre de Séoul. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé à faire cette 3e partie : Frédéric Boulesteix, La Corée, un Orient autrement extrême, dans Penser et représenter l’Extrême-Orient, dans La Revue de littérature comparée n° 297, janvier 2001, Pages 93 à 111, et https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2001-1?lang=fr, Michel Soutif, Chapitre 18. La Corée, dans Fondements des civilisations de l'Asie : Science et Culture, EDP Sciences, 2009, Pages 329 à 340, et https://stm.cairn.info/fondements-des-civilisations-de-l-asie--9782759803378-page-329?lang=fr, La vie d'une femme coréenne Gyujanggak, Livre Culturel 3, Institut d'études coréens de Gyujanggak, 2010, et http://geulhangari.com/archives/2944?ckattempt=2, Les Annales de la dynastie Joseon, un livre d'étude 2, Beautiful People, 2011, et https://product.kyobobook.co.kr/detail/S000001015682, Ham Gyu-jin, et Lee Woo-chang, L'empereur Gojong, qui rêvait de modernisation, Hanuri Books, 2011, et https://product.kyobobook.co.kr/detail/S000001521266, Kim Seon-ok, et Jeong Sook, L'empereur Gojong de l'Empire coréen, qui rêvait de réformes : Série 4 de sciences humaines et scientifiques de Jikyeong, Jikyeongsa, 2012 et https://product.kyobobook.co.kr/detail/S000000567814, Kim Si-yeon, Rêve 1 : Le choix du destin, et Rêve 2 : La Légende du Roi, Ginkgo, 2012, et https://blog.naver.com/jungyoupkim/220960892206, Ji Min Byun, Joseon Dynasty 6, et 7, Odi Yima, 2011-2016, Baek Ji-won, Behead the King, Jinmyong, 2013, et https://www.koreatimes.co.kr/www/culture/2025/03/135_40420.html, Europe as the Other : External Perspectives on European Christianity, Vandenhoeck & Ruprecht, 2013, Bae Hang-seop et Son Byeong-gyu, Série Civilisation de l'Asie de l'Est-06 : La guerre d'Imjin et le mouvement populaire d'Asie de l'Est du XIXe siècle [Yangjang], Presse universitaire de Sungkyunkwan (SKKUP), 2013, et https://www.yes24.com/Product/Goods/9152746, Keith Pratt, et Richard Rutt, Korea : A Historical and Cultural Dictionary, Taylor & Francis, 2013, Pascal Dayez-Burgeon, La dynastie rouge, Perrin, 2016, Jang Young-bok, Joseon, lassé de la politique factionnelle, Steiner coréen, 2016, et https://www.yes24.com/Product/goods/35387998, Jeong Yun-hee, Park Seung-hyeon, Kim Ji-yeon, Park Seong-hwan, Kim Ok-jae, Lee Woo-il, et Song Chan-seop, Histoire coréenne en bande dessinée de M. Yong 9 : Dynastie Joseon (3) : Monsieur Yong, achetez un statut noble avec de l'argent ! | Reflété dans les manuels scolaires 2016-2017, Commentaire social, 2017, et https://product.kyobobook.co.kr/detail/S000001004006, Pascal Dayez-Burgeon, Histoire de la Corée. Des origines à nos jours, Tallandier, 2019, et https://www.campus.uliege.be/cms/c_10068622/en/pascal-dayez-burgeon-histoire-de-la-coree-des-origines-a-nos-jours, Michael J. 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situation politique de Cheoljong, le pouvoir royal de Cheoljong, la garantie du travail), https://m.cafe.daum.net/greatchosunsa/75XT/8694?listURI=%2Fgreatchosunsa%2F75XT (les relations diplomatiques de Cheoljong et Gojong), https://portal.nrich.go.kr/kor/royalTombView.do?menuIdx=1273&royal_idx=37 (Sunjo et Sunwon), https://portal.nrich.go.kr/kor/royalTombView.do?menuIdx=&royal_idx=39 (Heonjong et Hyojeong), https://newsteacher.chosun.com/site/data/html_dir/2016/04/11/2016041100376.html (la politique Sedo entre 1800 et 1864), https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg_m.aspx?CNTN_CD=A0002653839 (Cheoljong), https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg_m.aspx?CNTN_CD=A0002707682 (la véritable histoire de Cheoljong), https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002717290 (les évenements importants du règne de Cheoljong), https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002886705 (la fin tragique de Cheoljong), https://thetalkingcupboard.com/2014/10/30/women-of-the-joseon-dynasty-part-2/ (différents catégories sociales féminines de Joseon), https://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=e&menu_cate=history&id=&board_seq=61384&page=4 (Kang Jeongildang, Shin Saimdang, Yim Yunjidang, Seo Youngsuhap, Yi Sajudang, Yi Bingheogak and Kang Jeongildang), https://www.cernuschi.paris.fr/fr/collections/collections-coreennes (Histoire de la Corée depuis le néolithique jusau’aux années 1980), http://www.davincimap.co.kr/davBase/Dir/davList.jsp?job=D&Dir=DIR_1255&List=DIR_16307 (écrits scientifiques de Sunjo à Gojong), https://www.focus.it/cultura/storia/storia-della-corea-del-nord-e-della-corea-del-sud, https://www.koreaherald.com/article/10360959 (les femmes savantes de Joseon), https://www.mediaic.co.kr/news/articleView.html?idxno=51512 (Sunwon), https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0000312511 (Gojong et Sunjong), 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