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mardi 14 juillet 2026

1792-1794, la révolution sociale, communautaire et guerrière

Ce 14 juillet, un grand événement est organisé au Centre de congrès Gabit (2e étage) sur l'île de Sebit à Séoul pour célébrer le 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la Corée et la France et le 40e anniversaire de la création de la Chambre de commerce française en Corée. Depuis longtemps, les célébrations du 14 juillet en Corée symbolisent l'amitié entre la France et la Corée à travers des festivals mettant en vedette la cuisine, les boissons et les spectacles traditionnels français. Continuons à voir comment évolué la Révolution française après une première partie où cette dernière était contrastée entre 1789 et 1792 hésitant entre modération et radicalité (https://taigong788.eklablog.com/2025/07/1789-1792-la-revolution-entre-reussites-malentendus-et-crise.html). 

 

La République française émerge dans le chaos de la Révolution, débutant avec l'abolition de la royauté le 21 septembre 1792. La France se retrouve de fait en Première République, mentionnée le 22 septembre, «une et indivisible» le 25. L’Assemblée de 749 députés comprend près de 20 % de «Girondins» (autour de 130 élus), près de 270 «Montagnards  et une Plaine, au centre. La direction est assurée au début par la Gironde (Brissot, Vergniaud, Condorcet). La Gironde, ancienne gauche de la Législative est devenue la droite de la Convention. L’insurrection du 10 août s’était faite sans eux et malgré eux. Ils voulaient mettre un terme à la Commune de Paris, où dominaient leurs adversaires. Après avoir armée les «sans-culottes», ils dénonçaient leurs violences. Exclus des Jacobins, les Girondins se réunissaient dans le salon de Madame Roland. Leurs têtes de file sont Brissot, Vergniaud, Louchet, Roland, Condorcet. Les Montagnards, qui formaient la gauche de la Convention, acceptaient le pouvoir de la Commune de Paris comme un moyen d’action. Ils avaient pour eux les clubs jacobins et des Cordeliers. Appuyés par les sans-culottes, ils étaient partisans des mesures d’exception en faveur des classes pauvres. Les plus populaires d’entre eux étaient Robespierre, Danton et Marat. Quant à la masse de l’assemblée, la plaine ou le Marais, elle oscillait entre les groupes extrêmes, Girondins et Montagnards. Le nouveau régime républicain, mis en place le 21 septembre 1792, étend le suffrage à tous les hommes, mais aux hommes seulement. Cette relégation des femmes déçoit le mouvement populaire féminin, qui durcit ses positions. Il s’organise à travers la Société des citoyennes républicaines révolutionnaires, fondée notamment par Pauline Léon et Claire Lacombe en mai 1793. Cette société marque une rupture dans l’histoire du mouvement proto-féministe. S’écartant des salons littéraires et des clubs politiques de la bourgeoisie, il ouvre ses portes à des femmes issues de couches sociales intermédiaires et populaires. À l’inverse, Olympe de Gouges qui se propose comme avocate de Louis XVI à son procès, et Théroigne de Méricourt devenue girondine, refusent la radicalisation démocratique et sociale de la Révolution. La poursuite de la guerre, la victoire de Jemmapes le 6 novembre 1792 – qui permet de passer en Belgique et la rive gauche du Rhin – et le procès du roi en décembre visant la transformation de la France en République démocratique mobilisent les énergies bien aidé le 20 novembre 1792 par la découverte aux Tuileries, dans une armoire secrète («l’armoire de fer»), de documents prouvant que le roi avait été en relations avec les souverains étrangers et les émigrés décida la Convention à juger elle-même Louis Capet, et au cours du procès, qui dura plus d’un mois, le roi essaya de se justifier et fut défendu par trois avocats. Presque à l’unanimité, il fut déclaré coupable de conspiration contre la liberté publique et la sûreté de l’État. Les Girondins essayèrent néanmoins de lui sauver la vie, tout en défendant le libre commerce des grains en décembre, cependant la majorité de l’Assemblée le condamne à mort le 18 janvier 1793, parmi cette majorité Louis-Philippe-Joseph, duc d’Orléans (1747-1793), plus connu sous le nom de Philippe Égalité, cousin du roi et du groupe Montagnard, ce qui conduit le 20 janvier à l’assassinat du député régicide Le Peletier de Saint Fargeau, et le lundi 21 janvier 1793, vers 10 heures 30 minutes du matin, l’exécution de Louis XVI a lieu au milieu de 100 000 hommes en armes sous les ordres de Santerre, chef de la garde nationale. Le roi, accompagné de son confesseur, l’abbé Edeworth, monta courageusement à l’échafaud. Cette nouvelle résonne comme un coup de tonnerre dans l’Europe entière. La guerre s’aggrave. Les tensions politiques entre Girondins et Montagnards s’exacerbent. L’invasion de la Hollande en novembre 1792 et l’annexion de la Savoie le 27 novembre 1792 et de la Belgique le 30 mars 1793 fait passer la France de défensive à conquérante. Cependant, la radicalisation s’accélère avec la mort de Louis XVI et l’invasion de la Belgique qui provoque l’entrée en guerre de l’Angleterre et des Provinces-Unies dans la coalition en janvier-février 1793 et sont bientôt rejointes par l’Espagne, le Portugal et plusieurs états de la péninsule italienne : le royaume de Sardaigne, les duchés de Parme et de Modène, le grand-duché de Toscane, les États pontificaux et le royaume de Naples. 

 

Girondins et Montagnards n’ont de cesse de s’accuser les uns et les autres afin de discréditer l’autre aux yeux du peuple et de s’emparer du pouvoir commençant l’affrontement des factions. L’intervention des sections dans les débats de la Convention à partir de février 1793 ne fait alors qu’envenimer la discorde. La levée en masse décrétée en février 1793 afin de gonfler les effectifs de l’armée qui est confrontée à de plus en plus d’adversaires en Europe amène la résistance des populations locales en Vendée en mars. Les luttes de pouvoir au sein de la Convention ont éloigné, un temps, le spectre du complot royaliste : Girondins, Montagnards, sectionnaires, Commune de Paris et sociétés populaires usent chacun de leurs armes pour influencer les débats, faire pression sur les comités et y obtenir une place. Libelles, délégations pétitionnaires, manifestations comme celle du 26 février 1793 lorsque les Parisiennes prennent d’assaut les boutiques alimentaires, il faut dire qu’en pleine crise des subsistances, les femmes jouèrent un rôle crucial dans la lutte contre les spéculateurs, tout en continuant à lutter pour obtenir le droit des femmes à s’armer et leur accès à la citoyenneté, parasitent l’activité de la Convention et participent d’une surenchère politique dans laquelle toute modération devient suspecte. Cette course à la surenchère qui masque mal une course aux places divise la Convention et la pousse à accéder à certaines revendications populaires et mesures répressives exigées par de agitateurs quasi professionnels émanant de la Commune ou des sections tels Hébert, Roux ou Chaumette. Parallèlement à cette pression exercée sur elle, la Convention tente de réorganiser les pouvoirs et renforcer son autorité sur les pays grâce à une centralisation administrative. Les menaces sont alors nombreuses : insurrection vendéenne en mars d’abord organisée en bandes nombreuses, elle composent vite des armées, mal équipées avec des chefs comme Cathelineau, La Rochejaquelein, d’Elbée, mais possédant quand même des canons, des fusils, un groupe important de soldats permanents et ils contrôlent une région, du printemps à l'automne 1793, de Cholet à La Roche-sur-Yon et à Nantes, pour ne parler que de grandes villes connues, défaites militaires comme à Neerwinden le 18 mars, amenant la France à la défensive au printemps 1793 surtout quand les Anglais assiègent Dunkerque, les Autrichiens attaquent le nord, les troupes du roi de Sardaigne envahissent la Savoie et les Espagnols traversent les Pyrénées. Le soulèvement de la Vendée aggrave la situation, tandis que de nombreux coins de France se soulèvent début 1793 notamment la Bretagne en mars, mais la répression y est plus sévère et plus rapide. La guerre civile menée dans les territoires justifie la mise en place de cartes, titres et autres certificats pour circuler dans l’espace public. Georges Jacques Danton souligne alors le 9 mars la nécessité d'une justice «terrible pour dispenser au peuple de l’être», pour prévenir la vengeance populaire. La poussée des sans-culottes pousse les Girondins qui se retrouvent en fâcheuse posture avec la trahison de Dumouriez le 5 avril 1793, à se rapprocher des Montagnards surtout après l’échec d’une insurrection des Enragés à Paris le 10 mars ce qui conduit à une remise en cause du libéralisme, par le premier maximum départemental des grains, du 4 mai 1793, mal appliqué. La Commune et les sections parisiennes jouent le rôle décisif dans le bras de fer entre la Montagne et la Gironde qui a eu le tort de s’en prendre à Marat, acclamé lors de son procès durant lequel il est innocenté le 24 avril, ces dernières réclamant une Terreur impulsée par le tribunal révolutionnaire réclamé et obtenu par Danton (mars 1793),  ce dernier disposant d'une imprimerie, publie les résultats de ses audiences pour affirmer sa transparence et dissuader les complots, et les comités de surveillance, comme par les premiers représentants en mission (mars 1793), et le premier Comité de salut public le 6 avril 1793, dominé par la Plaine, à l’exception de Danton, montagnard, qu’acceptent encore les Girondins pour calmer la Commune et les sections parisiennes. De son côté, si Théroigne de Méricourt a participé à la journée du 10 août, elle s’est ensuite rapprochée des Girondins. Cette prise de position lui a valu d’être victime d’une violente agression par des partisanes de Pauline Léon le 15 mai 1793 – qui devait l’écarter définitivement de la vie publique. «Le coup d’État» des 31 mai et 2 juin 1793, lorsque la Convention décrète l’arrestation de 29 députés girondins sous la pression des sections parisiennes et de la Commune de Paris voulant se venger d’eux après l’arrestation et la libération d’Hébert et de Varlet le 24 et le 27 mai 1793 suite à la création le 18 mai de la Commission des Douze, réclamée par les Girondins pour lutter contre les attaques de la Commune, considérées comme trahison, marque un tournant dans le processus de radicalisation. Marat et Danton cherchent absolument à en préserver l’unité après la disparition des Girondins. Cela donne lieu à la sédition de  nombreuses villes entre le 2 juin et le après que quelques-uns des Girondins battus sont partis qui à en Bretagne, Normandie notamment à Caen, qui se soulèvent et où les Girondins lèvent une armée de 4000 hommes, à Bordeaux qui expulse les représentants et tente de lever une armée contre la Convention, où des mouvements d’opposition au Paris des sans-culottes se développent, et au même moment, à Lyon où le représentant en mission Chalier est exécuté le 16 juillet, à Marseille qui est reprise par les troupes de la Convention le 25 août, Dijon, Toulouse ou à Toulon livrée aux Anglais le 27 août, dans des conditions très complexes, des révoltes anti sans-culottes naissent également rejoignent le mouvement fédéraliste soutenant les Girondins, amalgamant des royalistes heureux de jeter de l’huile sur le feu. Paoli livre la Corse aux Anglais et Montauban se soulève aussi. La Constitution de 1793 (ou de l’An Un) est adoptée le 24 juin 1793 par la Convention qui décide de la soumettre à la ratification populaire. Cette Constitution, presque bâclée tant il est urgent de rassurer les esprits en leur montrant que la Montagne ne veut ni l’anarchie ni la dictature, est aussi brève et aussi simple que le projet de Condorcet qui était confus et compliqué. L’essentiel de sa portée idéologique est dans la nouvelle Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen qui la précède; moins audacieuse que le projet de Robespierre en avril, elle est pourtant bien plus sociale que celle de 1789.

 

Danton s'attire l'hostilité, d'abord sourde, des robespierristes (Marat et Saint-Just appellent le comité Danton «Comité de la perte publique»). On lui reproche de négocier avec l'envahisseur. Il se voit, en outre, attaqué à la Convention à propos de défaites vendéennes (le général Westermann, plusieurs fois mis en déroute, est un de ses amis). Lors du renouvellement du Comité, il n’est pas réélu (10 juillet 1793). Marat est assassiné le 13 juillet 1793 par Charlotte Corday favorable aux Girondins destitués, alors qu’il favorise le rapprochement des Montagnards et des sans-culottes, voulant concilier Paris et les départements, que les Girondins en fuite tentent de soulever et va jusqu’à s’opposer aux révolutionnaires les plus radicaux tout en reprenant une partie de leurs revendications sociales. L’événement attise les rancœurs contre les Girondins, accroît la suspicion entre révolutionnaires, et fait l’objet de nombreuses récupérations. Hébert parvient à s’inscrire en successeur aux yeux des sans-culottes. Les luttes rurales qui continuent sont réglées le 17 juillet 1793 pour que la Convention nationale vote un décret abolissant pleinement et définitivement tous droits des seigneurs. Le 27 juillet 1793 : Robespierre est élu au comité de Salut public. En juillet et août le Comité de Salut public est entièrement renouvelé. Le Comité montagnard eut bientôt à lutter contre une double opposition, celle des Hébertistes et celle des Dantonistes. Pour l’instant, en août et septembre, Danton défend avec faconde les revendications des sans-culottes et se retrouve du côté d’Hébert. La fête de l'Unité, célébrée le 10 août 1793, marque l'anniversaire de la chute de la monarchie. Elle symbolise à la fois la fin de la monarchie et le début de la Commune insurrectionnelle, c’est une fête de la Régénération et de la destruction des symboles de la féodalité comme de l’inauguration du musée public du Louvre. Paris se rêve en creuset d'un nouvel ordre, mais fait face à des défis de guerre extérieure, de guerre civile, et de répression. Les journées de septembre (4 et 5), animées par les sans-culottes, les Enragés (Jacques Roux) et les Citoyennes républicaines révolutionnaires (Claire Lacombe) ne mettent pas la Terreur à l’ordre du jour de la Convention le 5 septembre 1793, la Convention n’accepte que la création de l’armée révolutionnaire le 9 septembre. La période qui s’étend de l’automne 1793 au 9 Thermidor marque la période la plus sombre de la Révolution. Le comité de salut public joue un rôle prépondérant et la notion de gouvernement d’exception, de gouvernement révolutionnaire l’emporte. À l’automne, sous la pression des Enragés, la Convention doit accepter des mesures d’exception. Les Hébertistes réclameront toujours ce qui leur permet de peupler les nouvelles institutions de leur partisans et de s’ériger comme un pouvoir concurrent à celui de la Convention. La loi des suspects du 17 septembre 1793 jette les bases de la soit disant Terreur politique. Le pouvoir sans-culotte est alors encore complémentaire du pouvoir montagnard, par les sociétés populaires, les comités de surveillance et les sections. La Terreur judiciaire est définie par la loi des suspects et le tribunal révolutionnaire; la politique d’exception économique par le maximum national des denrées de première nécessité (29 septembre 1793), et l’action des armées révolutionnaires, la démonétisation de l’or et le cours forcé de l’assignat. La Révolution finit par l’emporter sur ses adversaires extérieurs et intérieurs, ainsi à partir d'octobre 1793, après une lourde défaite à Cholet, les Vendéens franchissent la Loire pour aller à la recherche d'alliés, et notamment des Anglais, vont jusqu'à Granville en Normandie. L'expédition, appelée Virée de Galerne, est un échec militaire grave, qui s'achève par une déroute en décembre 1793, mais elle permet que les ruraux mécontents dans toute cette zone se soulèvent, car, au nord de la Loire, des bandes paysannes s'étaient déjà insurgées en mars 1793, mais avaient été aussitôt dispersées. Jusqu’en septembre 1793, les armées françaises sont partout sur la défensive, mais les victoires de Hondschoote, Wattignies et du Geisberg (septembre-décembre 1793) ne permettent pas d’occupation de territoires européens, même si les Piémontais et les Espagnols sont chassés. La politique d’exception de la Convention s’accompagne d’une grande vague de déchristianisation. La justice révolutionnaire à Paris, incarnée par le Tribunal extraordinaire, est marquée par son caractère d'exception ce qui permet d’éviter la violence des sections parisiennes voulant une justice vengeresse à l’image de Exagérés et les Enragés. Les premiers se reconnaissent dans le journal radical de Jacques-René Hébert, le Père Duchesne. Les seconds dans le prêtre rouge Jacques Roux. Tous deux reprochent aux Montagnards leur timidité en matière sociale. Le premier finit par appeler, de nouveau, les sans-culottes à se soulever contre l’Assemblée. Le second prononce des discours humiliants pour les Conventionnels montagnards, qu’il confronte à leur train de vie bourgeois. Robespierre parvient à faire mettre en place le Gouvernement Révolutionnaire le 10 octobre 1793 qui doit permettre au pouvoir central d’encadrer la politique d’exception sans la violence des comités de surveillance et de reprendre l’initiative. La Convention poussée par les sans culottes et la frénésie vengeresse d’Hébert élimine Marie-Antoinette exécutée après 28 heures d’audience le 16 octobre 1793, place de la révolution (ancienne place Louis XV, actuelle place de la Concorde), elle incarne alors le martyr de la monarchie déchue, suivront, le 31 octobre, une vingtaine de Girondins alors que 72 de leurs sympathisants sont gardés en prison par la volonté de Robespierre afin déviter qu’Hébert puisse s’en prendre à eux, le 3 novembre, Olympe de Gouges, le 7 novembre, Philippe d’Orléans, le 8 novembre, Manon Roland, le 12 novembre, Jean-Sylvain Bailly, le 23 novembre, Claude Antoine Capon de Château-Thierry, le 29 novembre, Barnave, le 8 décembre, Madame Du Barry, et Étienne Clavière préfère se suicider, et le 28 décembre, Lebrun parmi 177 victimes… Tandis que les partisans de Robespierre matent la révolte fédéraliste. Les armées républicaines font le siège de Lyon, Toulon, Bordeaux qui finissent par capituler. À Toulon, la répression, terrible, y est menée par Fouché et Collot d’Herbois. À Bordeaux, Tallien fait régner la terreur. Les chefs Girondins sont obligés de se suicider (Roland le 10 novembre 1793, Clavière le 8 décembre 1793) ou à s'enfuir en Gironde, où, après des mois de traque, certains sont capturés et exécutés (Grangeneuve le 21 novembre 1793, Élie Guadet, et Jean-Baptiste Salle le 19 juin 1794, Barbaroux le 25 juin 1794), tandis que d'autres mettent fin à leurs jours (Buzot, et Pétion le 24 juin 1794). Rentré d’Arcis-sur-Aube, Danton demande un relâchement de la politique d’exception, le 22 novembre en demandant «l’économie de sang d’homme» et le 1er décembre le «compas de la raison» pour «consolider l’édifice de la société», dénonçant un mouvement sans-culotte appuyé par les Cordeliers et les Hébertistes.

 

Entre le 22 septembre 1793 et 21 septembre 1794, c’est une année décisive de la Révolution française qui marque l'importance du rôle révolutionnaire de Paris. Elle est visible à travers la «déchristianisation» de l’automne 1793 (abdications, fermetures des églises au culte, «vandalisme» antichrétien) et l’imposition d’une fête de la Raison le 10 novembre qui choque Robespierre qui défend la liberté de culte le 21 novembre et Danton, parallèle à la «régénération» : calendrier républicain (le 24 octobre 1793), fêtes républicaines, prénoms révolutionnaires, tutoiement obligatoire… Le secteur culturel parisien, notamment le théâtre «de par et pour le peuple» et la musique, reste dynamique. Des institutions comme l’École de musique municipale façonnent l'univers sonore de la République, tandis que les spectacles de marionnettes sur le marché jouent un rôle essentiel dans la diffusion des idées révolutionnaires. Les commémorations succèdent aux célébrations, les théâtres central dans le quotidien parisien font le plein, le débat d’idées est plus animé (et plus féroce) que jamais. Jacques-Louis David qui joue un rôle clé en utilisant l'art pour forger un nouvel esprit républicain. D’un point de vue artistique, des figures comme Hubert Robert, ancien peintre de la Reine, sont fascinées par le bouleversement civilisationnel porté par la Révolution. Ce dernier peindra ainsi les ruines d’églises démolies, ou encore la violation des caveaux royaux de la basilique Saint-Denis. Incarcéré en 1793-1794, il continuera à peindre son temps, immortalisant ce mélange de mélancolie et de défi. La place du Carrousel se transforme en un lieu symbolique de fraternité, tandis que le télégraphe de Claude Chappe révolutionne les communications. Des institutions émergent : ouverture du Musée des arts, le futur Louvre, du Musée des monuments français. La volonté de rupture est forte : amise en place d’une politique d’éducation populaire grâce au Recueil des actes héroïques et civiques des républicains français, tiré à plus de 200 000 exemplaires ou avec des romans comme Les aventures de Jérôme Lecocq. Le péril extérieur conduit à une mobilisation littéraire pour célébrer les principaux événements de la révolution. Afin de former de bons citoyens, l’école devient publique, gratuite et obligatoire grâce à la loi Bouquier du 19 décembre 1793. 1793 marque d’ailleurs l’apparition d’écoles de la République, publiques, gratuites et obligatoires. En 1794, plus de 13 500 garçons et filles sont scolarisés à Paris. Dans un effort d’uniformisation et de régénération de la Nation, c’est également à cette époque que sont redéfinis les poids et mesures avec l’apparition du système métrique (24 novembre 1793). Les femmes, bien que participant activement au mouvement révolutionnaire, voient leur liberté d'action restreinte. Le 21 septembre 1793, la Convention fête l’anniversaire de la République en autorisant le port de la cocarde, symbole de citoyenneté, pour toutes les femmes. C’est pourtant en octobre de cette même année que l’Assemblée décrète finalement l’interdiction des clubs féminins. Cette décision obéit en partie à une logique politicienne : pour les montagnards, il s’agit de freiner une sans-culotterie de plus en plus radicale, à laquelle le mouvement populaire féminin s’était largement associé. Catherine Pochetat qui a participé à la prise de la Bastille avant de rejoindre l’armée républicaine en se faisant passer pour un homme, s’illustre ensuite dans les combats au point de devenir officier. Généralement reconnues une fois arrivées au front, les femmes n’en ont pas été immédiatement renvoyées, bénéficiant d’une tolérance qui n’a pris fin qu’après la victoire française de Jemmappes… à laquelle Catherine Pochetat a contribué. La présence des femmes parmi les combattants fut finalement interdite à la fin de l’année 1793. On en vint même à exclure les femmes du domaine des activités artistiques. La garde nationale émerge comme un symbole de la Révolution, alors que la carmagnole, cette veste coupée en arrondi, qui tire son nom de la célèbre chanson, devient un vêtement politique : populaire, en laine et chanvre, elle se distingue de l’habit et de la culotte des nobles et bourgeois et symbolise une rupture avec l'ancien ordre. Les rumeurs et les faux récits prolifèrent, nourrissant des peurs et des espoirs contradictoires. Les années révolutionnaires deviennent ainsi le théâtre d'une lutte pour la vérité, où la propagande et la désinformation sont utilisées pour discréditer l'opposition et maintenir le pouvoir. Plus triste est la vie du jeune Louis Charles, héritier du trône devenu, pour certains, Louis XVII à la mort de son père, est incarcéré à la tour du Temple avec sa famille dont il est finalement séparé en juillet 1793, confié au cordonnier Simon qui doit en faire un citoyen. En 1794, Louis XVII est mis à l'isolement total voyant son état de santé physique et psychologique se dégrader. À lui-seul, il est le symbole des malheurs de la monarchie

 

Décembre 1793 (frimaire an II) marque les succès du Comité de salut public : défaites vendéennes et reprise de Toulon, libération du pays et l’Alsace est reprise, remontée de l’assignat. Ces succès accompagnent une reprise en main politique par le décret du 4 frimaire (14 décembre) qui place les municipalités sous la surveillance du gouvernement et suspend les élections. Les Montagnards dominent la scène politique et commencent à se déchirer entre factions au moment de la parution du Vieux Cordelier (15 frimaire-5 décembre 1793), en plein démantèlement du mouvement sans-culotte. Entre décembre 1793 et janvier 1794, Camille Desmoulins y dénonce les excès de la Terreur et appelle à l’ouverture des prisons où ont été emprisonnés arbitrairement des milliers de citoyens. Dés l’hiver, Robespierre aidé par Danton enraye la déchristianisation menée par certains représentants en mission hébertistes qui, par leurs excès, discréditaient la Révolution. La prochaine étape de la Convention consiste à centraliser en ses deux comités, l’essentiel du pouvoir afin d’amorcer une fin des violences. C’est cette idée de justice mais aussi de légalité que tente de réhabiliter progressivement la Convention montagnarde au cours de l’année 1794. Des événements marquants comme l'abolition de l'esclavage le 4 février 1794 ont lieu, car il a fallut pourtant attendre l'été 1793 pour que deux commissaires de la République Santhonax et Polverel suppriment l'esclavage à Saint-Domingue, qui envoie au mois de janvier 1794 trois députés antiesclavagistes du nord de Saint-Domingue représentant les trois couleurs de la colonie, Louis Dufaÿ (Blanc), Jean-Baptiste Mills (Métis), et Jean-Baptiste Belley (Noir) à Paris «change la donne, et semble justifier la politique des commissaires», des girondins supposés, Sonthonax et Polverel, envoyés en juillet 1792 à Saint-Domingue pour appliquer la loi du 4 avril 1792 relative à l’égalité des Blancs et des hommes de couleur libres et le mois de février 1794 pour que la Convention montagnarde décrète l'abolition soutenue par Danton. Cependant, elle est impossible dans une Martinique occupée par les Anglais ou personne ne veut la mettre dans les îles de l’Océan indien, limitée en Guadeloupe par l’émissaire de la Convention qui l’avait proclamée et plus ou moins contournée à Saint-Domingue par Toussaint-Louverture. La diplomatie française s’en trouve affectée, dans la variante montagnarde (de Salut public) de respect des alliances et des accords, d’abolition de l’esclavage, de soutien idéologique aux peuples en lutte. La France, redevenue un carrefour des réfugiés politique de l’Europe «révolutionnaire», prépare l’expansion de la Révolution, dans ses dimensions universelles et nationales. Cependant, elle ne peut offrir de soutien à l’insurrection polonaise qui a débuté le 24 mars 1794 à Varsovie. Le 5 février 1794, Robespierre lie terreur et vertu, le despotisme de la liberté, empêche que les Sans-Culottes utilisent la terreur. Saint-Just est également hostile à la terreur… À partir du printemps 1794, les victoires posent la question de la poursuite du régime d’exception. Débute la phase de pacification car la Vendée où Kléber et Marceau balayent les blancs au Mans et à Savenay. n’est plus un enjeu essentiel et la Convention doit faire oublier qu’elle a chargée le redouté général Turreau d’écraser la révolte, avec ses “colonnes infernales”, qui mènent une politique de la terre brûlée, les responsables des atrocités, Carrier à Nantes, Turreau, général en chef des armées, étaient déplacés et désavoués; quelques seconds couteaux, fusillés ou guillotinés pour leurs actes désormais qualifiés comme des crimes. Une politique d’apaisement religieux, judiciaire et économique voit le jour. Cependant, la Chouannerie, une forme de guérilla, a progressivement gagné tout l’Ouest bocager à partir de l’hiver 1793-1794, elle naît lors qu’expire l’insurrection des Vendéens. Si ces derniers avaient constitué de véritables armées paysannes avec à leur tête des états-majors nobles, les chouans sont avant tout des bandes de quelques individus, paysans pour la plupart, qui ont pour technique de combat l’embuscade suivie de la dispersion immédiate. Les discours des députés changent en même temps que les conflits extérieurs et intérieurs marquent une pause. Le relâchement de l’économie dirigée est évident, malgré l’utopie des décrets de ventôse (février-mars 1794), Saint-Just devance les sans-culottes en annonçant que la confiscation des biens des contre-révolutionnaires servira à aider les indigents. Cette révolution silencieuse de la Convention est stratégique, elle a pour objectif d’isoler les sans-culottes des masses populaires urbaines. Ces chefs sans-culotte, dont les discours, eux, n’ont pas changé, sont accusés de diviser le peuple et donc de complots contre-révolutionnaires, sont éliminés Jacques Roux (10 février 1794) jeté en prison, il se donnera la mort, et les Hébertistes ou Exagérés le 24 mars 1794, leur chef Hébert arrêté en compagnie des meneurs exagérés, sera quant à lui guillotiné… À l’opposé de l’échiquier politique, les Indulgents, montagnards plus modérés souhaitant mettre fin au gouvernement révolutionnaire, sont suspectés de corruption dans le cadre du scandale financier de la Compagnie des Indes suite au le rapport d’Amar, du Comité de Sûreté générale contre «la faction de l’étranger» comprenant Chabot, Basire, Delaunay d’Angers, Jullien de Toulouse et Fabre d’Églantine et leur comparution au Tribunal révolutionnaire, qui mène à l’arrestation de Danton, Philippeaux, Delacroix et Desmoulins dans la nuit du 30 au 31 mars 179. Les accusés étaient empêchés de parler, sans doute par crainte de la célèbre éloquence de Danton. Le 5 avril 1794 (16 Germinal), ils furent conduits à l'échafaud. Robespierre qui avait défendu Danton et Camille Desmoulins à plusieurs reprises s’est résolu à l’unité de la Révolution. La jeune femme de Camille Desmoulins, Lucille le suit huit jours plus tard. Les factions rivales, ultra-révolutionnaires de la rue et modérés de l’Assemblée, sont alors hors-course, mais les rivalités subsistent, dans le feutré; elles sont juste mises en sourdine par la peur de l’échafaud.

 

Une fois les hébertistes et Danton exécutés, la Terreur ne disparaît pas, le décalage entre les principes et la politique de terreur s’accentue. Cependant, à la mi-1794, la guerre de Vendée fut stabilisée et les Montagnards restèrent seuls détenteurs après l’échec des sans-culottes de tous les leviers politiques. L’utopie l’emporte. On le voit avec la Fête de l’Être suprême, le 8 juin 1794 qui montrent les aspirations d'une nouvelle religion civique et l'impact des luttes sociales et politiques sur la vie parisienne, elle s’ajoute au culte des martyrs de la Liberté et à celui de la Raison. C’est le moment où Robespierre centralise la Terreur à Paris, puis procès de le 10 mai à l’arrestation de Pache, maire de Paris, remplacé par un Robespierriste, Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, mais il n’est pas à l’abri d’une tentative d’assassinat à Paris contre lui et Collot d’Herbois le 23 et 24 mai 1794. Son aura est telle qu’il est élu le 4 juin 1794, à l’unanimité, président de la Convention. Robespierre est très populaire dans Paris. Se distinguant des autres révolutionnaires, il donne clairement une unité à cette révolution morale et vertueuse. Il apparaît alors comme le garant de la liberté des cultes. Mais certains députés athées le perçoivent comme un danger. D’une part, tous les pouvoirs parisiens sont dans les mains de ses proches (la mairie, la commune, la Garde nationale…). L’apogée du Comité de salut public dirigé par Robespierre se concrétise avec la victoire de Fleurus le 14 juin, du Chant du départ (le 15 juin) : la voie de la conquête est à nouveau ouverte en Belgique, Hollande, Rhénanie. Parallèlement, le maximum des salaires est défavorable aux ouvriers, le 24 juillet 1794. Des députés rentrant de mission et ayant appliqués des mesures dites terroristes sont plongés dans l’incertitude face à ce retournement de politique de la Convention sous l’impulsion de Robespierre et Saint-Just. Cette inquiétude grandit lorsque Couthon, ami de Robespierre, lance la loi du 22 prairial (10 juin) qui étend le champ des suspects tout en réduisant les formalités de jugement accélérant ainsi les procédures menant à l’échafaud. C’est cette incertitude mêlée à l’inquiétude qui assaillent ces députés de l’aile gauche de la Convention et les poussent à sortir de l’ombre. Robespierre vide progressivement les prisons à ce moment-là. Mais les députés redoutent que les comités opérant les sélections préalables soient sous son contrôle. C’est pourquoi, dès juin-juillet 1794, certains conventionnels conspirent, manipulant clairement l’opinion publique contre lui; ils fomentent des révoltes dans les prisons; des prisonniers sont envoyés à l’échafaud, et en imputent la responsabilité à Robespierre. Craignant une épuration orchestrée par Robespierre et ses amis, ils se décident à attaquer en l’accusant de comploter pour restaurer la monarchie. Robespierre fut victime d’un mécanisme implacable, celui qui s’est enclenché depuis la chute de la monarchie, celui qui ne conçoit la lutte politique que comme une élimination. Ce mécanisme est né dans cette crainte voire hantise du complot contre-révolutionnaire. Durant la période révolutionnaire qui culmine en Mai, Juin, Juillet 1794, Robespierre est au cœur des polémiques violentes. Dans son discours du 8 thermidor, il dit qu’il est hostile au système de la terreur et accuse ses ennemis d’avoir mis en place la terreur. Le 9 Thermidor (27 juillet 1794) on l’accuse, le 10 thermidor, on le guillotine avec 110 personnes, les deux journées les plus meurtrières de la Révolution (on guillotine par exemple 20 hébertistes !…) ceux qu’on appelle les robespierristes…  C’est ce fameux 9 Thermidor (27 juillet) qui donne une réalité à cette Terreur à la fois omniprésente et insaisissable…en lui donnant un visage, celui de Robespierre. En fin de compte, le 9 Thermidor (27 juillet) marque la fin de la soit disant Terreur. La chute de Robespierre marque la fin de la politique d’exception, mais les problèmes économiques subsistent. Cependant, ceux qui ont conduit Robespierre et ses acolytes à l’échafaud n’en tirent aucun avantage, bien au contraire. Ils sont alors victimes d’un retour de balancier: les prisons s’ouvrent, les anciennes victimes deviennent les nouveaux accusateurs, c’est ainsi que le représentant Carrier après un procès est guillotiné en décembre 1794 devenant le deuxième bouc émissaire de cette violence des années 1793-1794. Certains, plus habiles, parviennent à en réchapper tels Barras, Tallien ou Fouché.

 

Pour alller plus loin, je vous conseilles ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Jean-Clément Martin, La Terreur, part maudite de la Révolution, Gallimard, Découvertes, 2010, https://clio-cr.clionautes.org/la-terreur-part-maudite-de-la-revolution.html, et https://books.openedition.org/efr/49669?lang=fr, Robespierre : la fabrication d'un monstre, Perrin, 2016, et https://journal.ccas.fr/robespierre-le-grand-mensonge/, La révolution n’est pas terminée, Passés Composés, 2022, et https://clio-cr.clionautes.org/la-revolution-nest-pas-terminee.html, Penser les échecs de la Révolution française, Tallandier, 2022, Les Vendéens, PUF, 2022, https://www.lemonde.fr/archives/article/1993/06/29/debats-un-entretien-avec-jean-clement-martin-le-bicentenaire-des-massacres-de-vendee-permet-de-s-interroger-sur-l-histoire-et-sa-transmission_3954358_1819218.html, Nouvelle histoire de la Révolution française, Perrin, 2024, et La Révolution française – 50 objets racontent, Editions Eyrolles, 2025, et https://clio-cr.clionautes.org/la-revolution-francaise-50-objets-racontent.html, et https://www.marianne.net/politique/la-revolution-entachee-par-la-guerre-civile, Frédéric Bluche, La Terreur dans la Révolution jacobine, p. 29-37, dans Justice et politique : la Terreur dans la Révolution française Sous la direction de Germain Sicard, Presses de l’Université Toulouse Capitole, 1997, Serge Bianchi, Des révoltes aux révolutions : Europe, Russie, Amérique (1770-1802). Essai d'interprétation, Presses universitaires de Rennes, 2004, Jean-Pierre Jessenne, Révolution et Empire 1783-1815, Hachette, 2013, Marisa Linton, Choosing Terror. Virtue, Friendship and Authenticity in the French Revolution, Oxford, 2014, Gregory Jarry et Otto T., Petite histoire de la révolution française, FLBLB, 2015, Michel Biard et Hervé Leuwers (dir.), Danton : Le mythe et l'histoire, Armand Colin, 2016, https://rodama1789.blogspot.com/2024/04/the-robespierre-danton-duel-reconsidered.html, et https://www.agentsdentretiens.com/entretiens/histoire/michel-biard/, Annie Jourdan, Nouvelle histoire de la Révolution, Flammarion, 2018, et https://clio-cr.clionautes.org/nouvelle-histoire-de-la-revolution.html, Claude Quétel, Crois ou meurs ! – Histoire incorrecte de la Révolution Française, Tallandier- Perrin, 2019, et https://clio-cr.clionautes.org/crois-ou-meurs-histoire-incorrecte-de-la-revolution-francaise.html, Christine Le Bozec. Les femmes et la Révolution 1770-1830, Passés composés/Humensis, 2019, https://shs.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2020-1-page-I, et https://reussirlegalitefh.fr/images/Christine_Le_Bozec_Les_femmes_et_la_Revolution_CC.pdf, Michel Biard et Marisa Linton, Terreur ! La Révolution Française face à ses démons, A. Colin, 2020, et https://journals.openedition.org/framespa/9297, Marc Bélissa (dir), La Révolution française et les colonies, La Fabrique, 2023, Michel Biard, et Pascal Dupuy, La Révolution française - 4e éd. : 1787-1804, Armand Colin, 2024, Paris 1793-1794 : Une année révolutionnaire, Musée d’histoire de Paris Carnavalet, Exposition du 16.10.2024 au 16.02.2025, https://cmhn.hypotheses.org/10747, https://www.art-critique.com/2025/02/exposition-revolution-francaise-musee-carnavalet/, https://www.beauxarts.com/produit/paris-1793-1794-une-annee-revolutionnaire/, https://www.lescarnetsdigor.fr/post/exposition-paris-1793-1794-une-annee-revolutionnaire-au-musee-carnavalet, Aux armes, citoyennes ! : Les femmes dans la Révolution française, ARTE France, Capa Presse, 2025 (documentaire), et https://lvsl.fr/aux-armes-citoyennes-les-femmes-oubliees-de-la-revolution/, Olivier Grenouilleau, La Révolution française, éditions du cerf, septembre 2025, Olivier Ritz, Une histoire littéraire de la Révolution française, Gallimard, Folio n° 359, 2026, https://venividisensivvs.wordpress.com/les-articles-en-pdf/la-revolution-francaise/chronologie-de-la-revolution-francaise/, https://www.amis-robespierre.org/?21-janvier-1793-le-jugement-et-la-condamnation-de-Louis-Capet-a-mort, https://www.amis-robespierre.org/?Biographie-Au-Comite-de-Salut-Public-An-II, https://www.amis-robespierre.org/?Robespierre-et-Danton-l-eternel-duel, https://www.amis-robespierre.org/?Jean-Clement-Martin-a-Arras-Robespierre-un-revolutionnaire-comme-les-autres, https://lvsl.fr/marat-derriere-la-legende-noire-retour-sur-lami-du-peuple/, et https://lvsl.fr/la-terreur-premiere-revolution-sociale/.

 

Merci  et bon 14 juillet !


Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...