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mercredi 24 juin 2026

Jean le Baptiste, le prophète rebelle qui a toute se place en Corée

Ce mercredi, l'Église célèbre l'anniversaire de Jean-Baptiste comme un jour de fête, un jour qui prime sur la messe dominicale. Il est conseillé de venir à la messe et les méditations poussent à vivre dans l’humilité. La lecture d’Isaïe 49,1-6 en début de messe, semble tout à fait adaptée à la Corée, car les paroles du prophète sont pour les îles éloignées et les peuples éloignés. En Corée, il n’y a pas les feux de la Saint Jean. Cependant, dans Les Poèmes de Jean de Jang Yong-hak. Elle suggère que les Coréens de l'après-guerre ne peuvent rencontrer Jésus (le salut) et sont simplement des Jean en attente de lui. Cela marque un tournant décisif, car la génération qui a vécu le 19 avril 1960, une révolution civile démocratique en République de Corée déclenchées par le soulèvement démocratique étudiant du 28 février et la fraude électorale du 15 mars, est devenue celle qui a pleinement goûté à la liberté.

 

Jean Baptiste, fils d’un prêtre de Jérusalem nommé Zacharie, plus âgé que Jésus, est né ou a été conçu au temps d’Hérode. Ses parents avaient une vision différente à son sujet puisque Élisabeth le consacra à Dieu comme naziréen perpétuel, tandis que Zacharie souhaitait qu'il embrasse la prêtrise à ses côtés. Devenu prêtre, il se peut qu’il ait puisé dans son héritage sacerdotal pour fonder sa propre pratique. Autour de 26, Jean le Baptiste, abandonne sa charge de prêtre, consacrant tout son ministère à une rébellion politique et spirituelle contre l’institution religieuse et politique de son époque, et il est devenu un prédicateur vénéré de beaucoup, se mettant à prêcher dans la vallée du Jourdain, il dit préparer l’avènement du royaume de Dieu, et appelle à se préparer par la purification baptisant ses disciples, ce recours par Jean à l'immersion était vu comme substitut au sacrifice du Temple entre les mains des autorités sacerdotales corrompues et collaborant avec Rome, enfin, il semble avoir eu des liens privilégiés avec Jésus qui l’a secondé. L’engouement populaire pour le prédicateur fait craindre à Hérode Antipas le début d’un soulèvement, il le fait arrêter et emprisonner dans la forteresse de Machéronte, en Pérée, en 28, mais Jean a le temps de pousser une partie de ses disciples à rejoindre la foule qui suit Jésus, avant sa mise à mort en 29. Flavius Josèphe dans La Guerre des Juifs ajoute un détail frappant, en précisant que certaines personnes pensaient que la défaite militaire d’Hérode Antipas survenue en 37 apr. J.-C. était un châtiment divin infligé pour la mise à mort de Jean. Cette rumeur ne fait sens que si l’exécution de Jean était largement considérée comme injuste et capitale, et si son mouvement et sa popularité ont perduré après sa mort.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, et vol. 2, La parole et les gestes, éditions du Cerf, 2004, et 2005, Christian-George Schwentzel, Hérode le Grand. Juifs et Romains, Salomé et Jean-Baptiste, Titus et Bérénice, Pygmalion, 2011, James McGrath, Jean of History, Baptist of Faith : The Quest for the Historical Baptizer, Eerdmans, 2024, https://www.bobcornwall.com/2025/01/john-of-history-baptist-of-faith-quest.html, https://en.namu.wiki/w/%EC%84%B8%EB%A1%80%EC%9E%90%20%EC%9A%94%ED%95%9C, https://yh584275.tistory.com/14287363, et https://www.nationalgeographic.fr/video/histoire-exploration-naples-les-secrets-de-cette-ville-incontournable.

 

Merci et bonne Saint-Jean !

dimanche 21 juin 2026

La fête de la musique en Corée, une adoption réussie

Créée en 1982 en France, la Fête de la musique est devenue un rendez-vous mondial célébré chaque 21 juin, mettant à l’honneur toutes les musiques, dans l’espace public comme dans les salles de concert. En Corée, elle rassemble chaque année un nombre croissant de partenaires et de publics autour de la scène française contemporaine. À l’occasion du 140e anniversaire des relations diplomatiques entre la France et la Corée, l’édition 2026 se déploiera exceptionnellement du 1er au 30 juin à travers tout le pays dans 11 villes sud-coréennes avec la participation de plus de 25 artistes et professionnels français. Le district de Seodaemun à Séoul accueille la Fête de la Musique chaque année depuis 2017.

 

Dans le cadre de l’appel à projets officiel, de nombreux événements labellisés mettront en valeur la musique française sous toutes ses formes — du rock indépendant à l’électro, du live aux cultures urbaines — dans des petites salles, des clubs, des institutions culturelles ou encore de grands festivals. Parmi les temps forts : les concerts de Lewis Ofman, d’Amy Gadiaga, de I AM Black Panther (IAMBP), et de La Flemme au DMZ Peace Train Music Festival (12–14 juin), la tournée du groupe Meule deux ans après leur passage remarqué en Corée, des soirées avec la DJ incontournable de la scène européenne Olympe 4000, d'Adhémar, artiste multidisciplinaire basé en Corée, de Mounawar, projet hybride entre afrobeat, rock et textures électroniques, et de Jean-Noël, producteur et compositeur international, un Ball voguing en présence de la légende française Vinii Revlon, ainsi que le traditionnel concert en partenariat avec la mairie de Seodaemun-gu. Par ailleurs, l’ambassade de France lance cette année FDM+. Ce programme d’un mois, destiné aux professionnels, propose des ateliers hebdomadaires et un cycle de conférences organisé en juin autour de thématiques spécifiques. 

 

Et ce 21 juin également, Le 21 juin 2026, de 14 h à 22 h, le Musée Guimet célèbre la Fête de la musique aux couleurs de la Corée. Des phénomènes mondiaux de la K-Pop aux courants alternatifs les plus audacieux, cette programmation exceptionnelle, vibrante et plurielle, invite à un voyage sonore à travers les rythmes et les influences qui façonnent la Corée d’aujourd’hui. Entre découvertes, partage et célébration, le musée se transforme en un espace vivant où la musique se danse, se raconte et se crée, offrant aux visiteurs une immersion inédite dans l’énergie créative coréenne. Au programme : ateliers de danse K-Pop avec Jooyoung Lee (Joo), karaoké, performances de danse, maquillages, quiz musicaux et autres animations. En soirée, place aux concerts et DJ sets avec CHINABOT, Arexibo, Pal Hwang Dan et HWXXNG

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://fr.yna.co.kr/view/AFR20260615001900884, https://kr.ambafrance-culture.org/evenement/fete-de-la-musique-2026/#/, https://seulsong.tistory.com/3169, https://www.guimet.fr/fr/activites-visites/k-music-une-fete-de-la-musique-k-arrement-coree, et https://www.instagram.com/p/DZmtD3zCKTj/

 

Aujourd’hui, on fête aussi la fête des pères. Cette fête existe depuis le Moyen-Âge. Le 19 mars, le jour de la Saint-Joseph, père de Jésus, on célébrait les pères de famille. Mais il faut attendre le début du 20e siècle pour que la première fête non religieuse voit le jour. En France, la fête des pères telle qu'on la connaît aujourd'hui est née en 1952. Elle est créée par Flaminaire, un fabricant de briquets avec un objectif commercial. Cette année-là, l’entreprise propose une promotion sur les briquets estimant que c’était le cadeau parfait pour les papas qui étaient, à l’époque, de gros fumeurs. Depuis la fête des pères est fixée le 3e dimanche de juin comme aux États-Unis. Cette tradition se poursuit encore aujourd’hui. En Corée, les Coréens n'ont pas de jour pour la fête des Pères comme pour la fête des Mères. Par contre, ils ont le 8 mai où ils fêtent les parents. Le jour de la fête des parents, les Coréens épinglent généralement la fleur d’œillet sur leur poitrine droite. Chaque couleur de fleur d’œillet a sa propre signification (rouge pour les parents en vie, blanc quand il sont morts, et rose quand un est en vie). 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://la1ere.franceinfo.fr/mayotte/fete-des-peres-ce-21-juin-quelles-sont-les-origines-de-cette-fete-1712668.html, et https://langues-asiatiques.com/vocabulaire-de-la-fete-des-peres-en-coreen/.

 

Merci, bonne fête de la musique et des pères !

vendredi 19 juin 2026

Dano, est un fête traditionnelle qui a su durer

Dano, déclaré jour férié national, est célébrée le cinquième jour du cinquième mois lunaire, qui est ici le 19 juin et marque l’arrivée du printemps et l’apogée des énergies yang. Cette fête est caractérisée par des rites de purification et de protection contre les mauvais esprits. Les plus anciennes traces de cette célébration estivale se trouvent dans le Samguk yusa (Souvenirs des Trois Royaumes), qui relate que des cérémonies royales se déroulaient à Dano pendant la période des Trois Royaumes. Des documents des époques Goryeo et Joseon relatent des coutumes de Dano, telles que l'organisation de festivals communautaires, la pratique de la balançoire et la fabrication d'éventails.

 

Pendant, la période de Joseon, ils vénéraient les dieux de la montagne afin d'obtenir une bonne récolte et de souhaiter paix et prospérité à la ville et à chaque familleDano s'est transmis comme un festival plus inclusif et convivial, permettant la participation de tous les membres d'une communauté, sans distinction de sexe ou de statut social. Ses traditions englobent divers jeux et divertissements. Durant cette fête, les souverains Joseon maintenaient la tradition d'offrir à leurs ministres et courtisans les éventails fabriqués et offerts à la cour royale par les fabricants d'éventails des régions méridionales de Yeongnam et Honam, en guise de cadeau Dano spécial. Les aristocrates Joseon perpétuent également cette tradition, distribuant des éventails Dano à leurs familles et à leurs proches, leur souhaitant de rester en bonne santé pendant les beaux jours à venir.

 

C’est une fête où les femmes lavent traditionnellement leurs cheveux avec de l’eau bouillie de plantes sucrées (l’iris, et également l’angélique, pensant que son parfum particulier repoussait le mal) pour les faire briller, ce qui est censé apporter chance et beauté, et les hommes, quant à eux, participent à des compétitions de ssireum, une forme de lutte coréenne. Les habitants s’habillent de rouge et de bleu et portent des racines d’iris pour écarter la malchance et les mauvais esprits. Les festivités incluent des jeux folkloriques traditionnels comme le balancement et la lutte de pierres, le jeu de la balançoire pratiquée par les femmes ou en couple, des acrobaties comme la marche sur corde raide, des pièces folkloriques et de la satire masquée, ainsi que des plats traditionnels tels que surichitteok, ssuk tteok et gâteaux de riz aux herbes.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://www.air-de-vacances.com/les-festivals-coreens-a-ne-pas-manquer/, https://altselection.ouest-france.fr/les-fetes-traditionnelles-coreennes-ce-quil-faut-savoir/, https://french.korea.net/NewsFocus/Society/view?articleId=137367, https://koreajoongangdaily.joins.com/news/2024-06-07/culture/koreanHeritage/Foreigners-wash-their-hair-to-ward-off-evil-spirits-during-Koreas-Dano-celebrations/2063040, et https://www.kh.or.kr/brd/board/1049/L/menu/885?brdType=R&thisPage=1&bbIdx=109785&searchField=&searchText.

 

Merci et bonne fête de Dano !

lundi 15 juin 2026

Le Festival Danoje de Gangneung, une démonstration mémorielle l’ancienne société coréenne

Le Festival Gangneung Danoje s'étale dans la ville de Gangneung entre le 15 et 22 juin 2026 et au sommet de Daegwallyeong, cependant la fête principale se déroule sur une période d'une semaine dans le centre de Gangneung et à proximité de la rièvre Namdaecheon. Le festival préserve de nombreux éléments de la société coréenne traditionnelle et ancienne, en gardant intactes les chansons, les jeux et les danses d’autrefois pour que les gens d'aujourd'hui puissent les apprécier. 

 

Historiquement, la fin des semailles était célébrée et les mauvais esprits chassés aux alentours du cinquième jour du cinquième mois. Aujourd'hui, les danses chamanes résonnent encore dans ce festival. On dit que les chamans aplanissent les conflits entre les morts et les vivants et continuent de chasser les mauvais esprits. Ce festival est l'une des fêtes traditionnelles de la Corée, avec le nouvel an lunaire (Seollal) et le festival des récoltes (Chuseok) encore en vigueur et suivi par tous les sud-coréens et ne cessent de croître en popularité depuis 1975. Afin de préserver ce lien historique, le festival a toujours lieu dans la ville de Gangneung et ses environs, à l'est de la chaîne de montagnes Taebaek en Corée du Sud. Le festival a été classé au patrimoine immatériel de l'Unesco en 2005 et patrimoine culturel majeur numéro 13 en Corée en 1967. Il est en effet reconnu comme l'un des festivals servant à la transmission de la culture folklorique de la dynastie Joseon.


Le principal attrait du festival réside dans les rituels chamaniques. Le festival commence toujours par la préparation d'une liqueur sacrée et des rituels chamaniques. La première journée est marquée par un défilé commémoratif spectaculaire faisant participer plus de 5000 personnes dans le centre-ville de Gangneung. Le festival comprend des rituels, comme le Daegwallyeong Ridge qui rend hommage à la divinité de la montagne et le Yeongsinje, une salutation rituelle de divinité. Des spectacles traditionnels, des matches de lutte Ssireum ainsi que des jeux avec des balançoires de cordes ou une compétition de tir à la corde sont également au programme de la manifestation. Pendant le festival, les visiteurs peuvent également apprécier le théâtre masqué Gwanno ainsi que divers chants et danses chamaniques. La dernière nuit du festival, un rituel appelé «Songsinlle» est organisé pour renvoyer les dieux à leur place et tous les objets utilisés pendant le festival sont brûlés.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/Events/Festivals/view?articleId=6926, https://french.korea.net/NewsFocus/HonoraryReporters/view?articleId=234618, https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=93811, et https://www.routard.com/guide_agenda_detail/10017/danoje_festival_a_gangneung.htm.

 

Merci et bon Festival Danoje de Gangneung !

dimanche 14 juin 2026

Le Kiss Day, célébrer son amour en s’embrassant 

Le Kiss Day quia lieu aujourd’hui est un jour de fête plutôt évident… Le amoureux célèbrent dont leur amour en s’embrassant, c'est le jour des bisous et des cosmétiques. Il faut quand même savoir qu’en Corée, ce n’est pas forcément aussi évident de s’embrasser en public parce que ça ne se fait pas tout simplement. C’est donc la fête des bisous dans la rue, les boutiques, les restaurants. De petits bisous discrets tout de même. Les magasins de cosmétiques poussent à la consommation avec leurs publicités, leurs nouveaux produits ou leurs éditions limitées le 14 juin avec en produit phare : le rouge à lèvres, sans grande surprise. Le ‘Kiss Day’ est considéré comme l’un des jours les plus romantiques en Corée du Sud.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/NewsFocus/HonoraryReporters/view?articleId=236106, https://k-gen.fr/les-etudiantes-coreennes-elisent-les-stars-quelles-voudraient-embrasser-pour-le-kiss-day/, et https://www.krispykoreanchicken.com/post/amourtousles14dumois.

 

Hier a eu aussi lieu, le «Seoul Queer Culture Festival» (SQCF) se déroule depuis 2000 chaque année dans le but de lutter contre les discriminations et l'homophobie. Une marche des fiertés, principal programme du festival, se tient le 1er juin sur la place devant la Maire de Séoul, où des stands associatifs et des concerts accueillent le public. Historiquement, le centre-ville était un point chaud, avec des manifestants anti-LGBTQ scandant des slogans à partir de haut-parleurs entourant la place. À l’opposé, des groupes chrétiens et conservateurs manifestent contre l’évènement.

 

En 2025, un nombre record d'organisations, dont une agence gouvernementale coréenne, ont participé au Festival de la culture queer de Séoul, signalant un potentiel changement de perception officielle à l'égard de la minorité LGBTQ, longtemps négligée du pays. L’édition de 2025 comprenait une scène pour des conférences et des performances musicales, un défilé et une foire de rue avec des stands d'information tenus par diverses organisations nationales et internationales dans le district de Jongno, au centre de Séoul. L'essor du Seoul Queer Culture Festival s'inscrit dans la foulée de plusieurs décisions de justice rendues ces dernières années, qui ont renforcé les droits des personnes LGTBQ. Par exemple, en 2022, la Cour suprême a invalidé une décision d'un tribunal militaire qui avait condamné des soldats hors service pour relations homosexuelles. Cette décision a été suivie deux ans plus tard par une autre décision de la Cour suprême stipulant que les couples de même sexe ont droit aux mêmes prestations d'assurance maladie que les couples hétérosexuels.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://french.korea.net/NewsFocus/Society/view?articleId=171161, https://koreajoongangdaily.joins.com/news/2025-06-16/national/socialAffairs/In-first-Korean-govt-agency-joins-Seoul-Queer-Festival-signaling-potential-shift-in-official-attitudes/2331250, et https://lepetitjournal.com/seoul/actualites/seoul-queer-culture-festival-le-retour-de-la-gay-pride-seoul-342530.

 

Merci et bon Kiss Day ! 

samedi 13 juin 2026

Le Cœur Immaculé de Marie, une démonstration de la dévotion mariale coréenne

Le Cœur Immaculé de Marie est une dévotion qui s'est répandue dans toute l'Église au XXe siècle et elle est fêtée ce 13 juin. La dévotion à la Vierge Marie s'est répandue au sein de l'Église catholique coréenne avec l'arrivée, au milieu du XIXe siècle, de missionnaires de la Société des Missions Étrangères de Paris. Ces missionnaires ont transplanté directement en Corée la tradition de dévotion et de vénération de la Vierge Marie, alors très répandue en France, ce qui expliqua que l’Immaculée Conception de la Vierge Marie est sainte patronne de l'Église coréenne avec l’accord du pape Grégoire XVI le 22 août 1841. En signe de gratitude, tous les missionnaires et croyants fondèrent la «Société du Sacré-Cœur de Marie» à Surichigol, Gongju, Chungnam, le 2 novembre 1846, et en octobre 1861, l'évêque Berneux, alors 4e évêque du diocèse de Joseon, nomma les zones de responsabilité de chaque missionnaire au sein du diocèse de Joseon avec des titres liés à la Vierge Marie, plaçant ainsi toute la région de l'Église coréenne sous la protection de la Vierge Marie. Les experts soulignent que si la dévotion à la Vierge Marie chez les premiers catholiques coréens était surtout marquée par la vénération liturgique, elle s'est désormais étendue à la dévotion populaire. On dit que dans l'Église coréenne primitive, il était courant de réciter le chapelet cinq dizaines par jour et quinze le dimanche. Depuis que la liberté de foi a été garantie, l'histoire de l'Église catholique coréenne liée à la Vierge Marie s'est poursuivie; par exemple, la cathédrale de Myeongdong a été consacrée à l'Immaculée Conception de la Vierge Marie en 1898.

 

Les apparitions de Fatima en 1917 ont joué un rôle déterminant dans l’acceptation du Cœur Immaculé de Marie. Le pape Pie VI a institué la fête en 1799, et le pape Pie IX a reconnu la messe et l'office divin en 1861. Le pape Pie XII a universalisé cette fête pour toute l'Église en 1945, après avoir consacré l'humanité entière au Cœur Immaculé de Marie en 1942. Cette dévotion est particulièrement liée à celle à Notre-Dame de Fatima, qui consiste à assister à la messe, à recevoir la sainte communion et à réciter cinq dizaines du chapelet cinq fois de suite le premier samedi de chaque mois. Elle entretient également des liens étroits avec l'«Armée bleue» (l’Apostolat de Fatima), une organisation créée pour prier pour la conversion de l'Union soviétique et pour la paix dans le monde. Il faut dire que vers 1950, des mouvements de dévotion mariale et des activités apostoliques ont vu le jour, notamment la Légion de Marie, l'Apostolat marial de Fatima (Armée bleue) et les Chevaliers de la Vierge Marie. Ce qui peut expliquer que l'Église coréenne a été de nouveau consacrée à la Vierge Marie en 1954, marquant le centenaire de la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Trente ans plus tard, en 1984, le pape Jean-Paul II, en visite en Corée, confia le peuple coréen et l'Église à la Vierge Marie à la cathédrale de Myeongdong le 6 mai. Aujourd'hui, l'Église catholique coréenne promeut diverses directives pour encourager une dévotion mariale authentique et guider son intégration dans la vie quotidienne.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures : https://www.catholictimes.org/article/201007260278998, https://www.catholictimes.org/article/201203120220286, et http://www.maria21.net/?mid=library_sub_newspaper&listStyle=list&document_srl=6266&ckattempt=1.

 

Merci et bonne fête du du Cœur Immaculé de Marie !

vendredi 12 juin 2026

La solennité du Très Sacré-Cœur de Jésus existe aussi en Corée

L'Église célèbre le mois de juin comme le Mois du Sacré-Cœur de Jésus, en l'honneur de la solennité du Très Sacré-Cœur de Jésus (le 12 juin cette année). Durant ce mois, l'Église honore le Sacré-Cœur de Jésus d'une vénération particulière et encourage la méditation sur son cœur, révélateur de son profond amour pour l'humanité.

 

Cette fête du Sacré-Cœur naît au XVIIe siècle. D'abord lorsque saint Jean Eudes, prêtre normand, en célèbre la messe pour la première fois. Puis, peu de temps après, de 1673 à 1675, Marguerite-Marie Alacoque, visitandine de Paray-le-Monial, reçoit des révélations privées du Seigneur. Accompagnée par son directeur spirituel, saint Claude La Colombière, jésuite – et avec le soutien de la Compagnie de Jésus – elle contribue à répandre la dévotion au Sacré-Cœur. Le pape Clément XIII instaure la solennité en 1765. Elle est étendue à l’Église universelle et inscrite au calendrier liturgique par le pape Pie IX en 1856. À cette occasion, il bénit aussi le projet d'édification de la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, qui fut édifiée en signe de consécration de la France au Sacré-Coeur.

 

En la fête du Sacré-Cœur de Jésus, l'Église coréenne consacre chaque foyer, paroisse et diocèse au Sacré-Cœur. Vénérer sincèrement le Sacré-Cœur de Jésus est le meilleur moyen pour tous les chrétiens de renouveler leur foi, d'étendre le Royaume de Dieu et de glorifier le Seigneur. Depuis 1995, l'Église coréenne célèbre la solennité du Sacré-Cœur de Jésus comme «Jour de la sanctification des prêtres», suite à l'exhortation du pape Jean-Paul II. Ce jour est l'occasion pour les prêtres de s'engager à tendre vers une sainteté parfaite en accomplissant plus efficacement leur ministère de proclamation de l'Évangile, à l'exemple du Christ, le Grand Prêtre. C'est aussi un jour où, dans l'Église, chacun reconnaît la dignité du sacerdoce et offre prières et sacrifices pour la sanctification des prêtres.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://maria.catholic.or.kr/mi_pr/missa/missa.asp?menu=missa&gomonth=2024-06-07&missatype=DA, https://www.catholictimes.org/article/20240531500106, et https://www.ktotv.com/article/solennite-du-sacre-coeur-de-jesus-vendredi-27-juin-2025.

 

Merci et bonne solennité du Très Sacré-Cœur de Jésus !

samedi 6 juin 2026

Le 6 juin, en Corée : la Commémoration des morts pour la patrie, et le festival de la lavande à Goseong

Aujourd’hui, en Corée, on fête la Journée du Mémorial (Hyeonchung’il), en souvenir des soldats et des civils morts pour la patrie. C'est en 1954 que le mois de juin fut déclaré mois des anciens combattants et victimes de guerre et en 1956 que le 6 juin fut déclaré jour férié par le gouvernement sud-coréen. Il semblerait que la date du 6 juin fut choisie en référence à la bataille de Bongodong. Cette bataille opposait des milices indépendantistes aux forces japonaises pendant l'occupation et se déroula les 6 et 7 juin 1920. Ce fut une bataille majeure qui marqua les esprits et la lutte anti-coloniale. 

 

Suite à la répression brutale de la révolution du 1er mars 1919, qui fit d'innombrables victimes lors des massacres barbares perpétrés par le Japon impérial, de jeunes patriotes franchirent la frontière et rejoignirent les chefs des armées d'indépendance qui se préparaient depuis longtemps à la guerre armée en Mandchourie, afin de mener une lutte contre le Japon. En ce sens, il s'agissait d'un prolongement de la révolution du 1er mars. Si cette dernière fut une résistance non violente, les deux batailles majeures furent des guerres armées. Et alors que le gouvernement provisoire de la République de Corée établi à Shanghai était embourbé dans les politiques diplomatiques irréalistes du Premier ministre Syngman Rhee, la lutte armée des forces d'indépendance dans la région de Mandchourie a servi de tournant pour changer le cours du gouvernement provisoire, conduisant ce dernier à établir l'Armée de libération coréenne après le Corps patriotique coréen. Le peuple coréen, accablé par un sentiment de défaite suite à l'agression unilatérale, aux atrocités et à l'exploitation perpétrées par le Japon impérial depuis le traité inégal de Ganghwa en 1876, retrouva confiance grâce aux batailles de Bongodong et de Cheongsanri. Ces victoires constituèrent le fondement idéologique de l'esprit martial qui permit au mouvement d'indépendance de se poursuivre tant au niveau national qu'international jusqu'à la défaite du Japon impérial. Le Japon impérial sous-estima l’Armée d'indépendance, la considérant comme une foule désorganisée et incapable de combattre, ce qui lui valut l'humiliation de deux défaites. Après la déroute cuisante de Bongodong, l'armée japonaise mobilisa 25 000 hommes, articulés autour de la 19e division d'élite, équipée des armements les plus modernes et composée de soldats issus de diverses autres divisions. Le résultat fut une nouvelle défaite dévastatrice. Dès lors, le Japon impérial en vint à craindre l'Armée d'indépendance coréenne. En achetant des armes modernes, comme des mitrailleuses, à la Légion tchécoslovaque stationnée à Vladivostok, ils purent s'armer pour la première fois depuis l'humiliation nationale. De plus, ils reçurent une formation militaire moderne dispensée par des officiers de l'Académie militaire de Shinheung et vainquirent l'armée japonaise grâce à des opérations méticuleuses. Par la suite, les organisations du mouvement d'indépendance coréen opérant en Chine se concentrèrent unanimement sur l'indépendance armée et s'empressèrent de mener un entraînement militaire et d'acquérir des armes modernes.

 

Lors de la bataille de Cheongsanri, les unités de l'armée d'indépendance dispersées à travers le pays tinrent une assemblée représentative, élurent le général Hong Beom-do commandant et formèrent une seule armée d'indépendance unie pour combattre et vaincre le Japon impérial. Cette solidarité entre les forces du mouvement d'indépendance mena au Mouvement du Parti unique parmi les militants indépendantistes de Chine continentale et à l'établissement d'un gouvernement de coalition gauche-droite par le Gouvernement provisoire. En Chine, cela se manifesta sous la forme du Mouvement Singanhoe. Les victoires remportées lors des deux batailles permirent d'attiser l'hostilité du gouvernement et du peuple chinois envers le Japon impérial et de modifier leur perception des militants indépendantistes coréens. Suite à leur défaite à la bataille de Bongodong, le Japon impérial riposta en fomentant le massacre de Gyeongsin, pillant des villages coréens dans la région de Gando. Même sur la base de statistiques extrêmement lacunaires, le nombre de Coréens tués dépassa les 3700 et environ 3300 maisons furent incendiées. Ces atrocités suscitèrent la haine envers le Japon et un esprit d'indépendance parmi les compatriotes coréens, tant au pays qu'à l'étranger. Neuvièmement, les généraux Lee Cheong-cheon et Lee Beom-seok, qui participèrent aux deux batailles majeures, devinrent des chefs de l'Armée de libération coréenne, tandis que des cadres tels que Hwang Hak-su, Oh Gwang-seon, Cho Gyeong-han et Go Un-gi jouèrent un rôle clé au sein du Gouvernement provisoire de la République de Corée et de l'Armée de libération coréenne. C’est grâce à leur expérience pratique du combat que le Gouvernement provisoire a pu maintenir sa puissance militaire en territoire étranger et, sur cette base, déclarer la guerre au Japon impérial. Enfin, si l’armée d’indépendance a remporté de grandes victoires lors des deux batailles majeures de Bongodong et de Cheongsanri, c’est parce qu’elle était armée de canons français, de grenades britanniques, de mitrailleuses russes, de fusils allemands et de pistolets belges. L’armée d’indépendance a acheté les armes que les troupes tchèques stationnées dans la province maritime avaient reçues de Russie lors de leur retrait dans leur pays.

 

Le cimetière national de Séoul organise une cérémonie de grande envergure, une tradition qui remonte à 1956. Des représentants du gouvernement se rassemblent avec les citoyens pour rendre hommage aux soldats tombés au combat. La cérémonie débute à 10 heures par une minute de silence nationale, marquée par une sirène, un moment collectif de recueillement et de prière pour les défunts. Au-delà des cérémonies officielles, des citoyens de tout le pays se rendent en pèlerinage personnel aux monuments aux morts et aux sépultures, offrant des fleurs et des prières en signe de souvenir. Le drapeau coréen flotte sur toute la largeur du drapeau, et il est courant de le voir affiché sur les portes d'entrée des maisons et des commerces en signe de respect.

 

Pour aller plus loin je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://honoraryreporters.korea.net/board/detail.do?articlecate=1&board_no=10734&tpln=6, https://pyeongtaekinsight.blogspot.com/2024/05/hyeonchungil-memorial-day-in-south-korea.html, https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002935735, et https://www.souslecieldecoree.fr/les-jours-feries-2025-en-coree-du-sud/.

 

Chaque année en juin, les lavandes de Goseong sont en fleur et les touristes se rendent au Festival de la Lavande. Il se tient cette année du 6 juin au 25 juin dans la Hani Lavender Farm. La période de floraison des lavandes débute au mois de juin. Cette dernière se pare d'une mer de pourpre chaque mois de juin, lorsque ses champs de lavande sont en pleine floraison. C’est à cette occasion que la ferme aux lavandes Hani dans la ville de Goseong organise chaque année un festival. Le festival offre une variété de programmes incluant des expositions et des activités. On peut assister à une exposition photo sur la lavande, une galerie de photos anciennes de la ville de Goseong et un concert de musique classique. Et également savourer des gourmandises uniques comme une glace à la lavande. Concernant les activités manuelles, les visiteurs pourront confectionner du parfum à la lavande, faire des bains de pieds à la lavande et fabriquer des pochettes parfumées, mais aussi la cuisson de pizzas.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://adventurekorea.com/lavender-festival-june-22/, https://english.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=62361, et https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=80242.

 

Merci, bonne Journée du Mémorial et bon festival de la lavande à Goseong !

jeudi 4 juin 2026

La Fête-Dieu, une fête tardive et sa conception coréenne

La solennité du Très Saint Corps et du Sang du Christ est un jour de commémoration de l'amour de Jésus, mort sur la croix pour nous. En ce jour, l'Église commémore et médite l'institution de l'Eucharistie par Jésus le Jeudi Saint et la transformation du pain et du vin en Corps et Sang du Christ par l'Eucharistie, célébrée par le prêtre. Les différents rites de la Semaine Sainte ont nécessité un jour différent pour la célébrer avec joie. L'Église universelle observe la solennité du Très Saint Corps et du Sang du Christ comme un jour saint d'obligation le jeudi suivant la solennité de la Très Sainte Trinité. Cependant, en Corée, pour des raisons pastorales, elle est reportée au dimanche.

 

Elle fait tardivement son entrée dans le calendrier liturgique. Instituée, à l’origine, dans le diocèse de Liège, en 1246, à la suite des visions qu’une moniale, sainte Julienne, eût en 1230, elle devient une fête de l’Église universelle en 1264. Une bulle du pape Urbain IV en fixe alors la solennité au jeudi qui suit le dimanche de la Trinité. Saint Thomas d’Aquin est l’auteur de l’office célébré à cette occasion. La véritable diffusion de la fête du Corpus date seulement des premières années du xive siècle, après que Clément V, en 1311, lors du concile de Vienne, puis Jean XXII, en 1317, eurent renouvelé l’acte d’Urbain IV. Dans les années 1320-25, un peu partout en Europe, des processions viennent s’ajouter à l’office

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Noël Coulet, Les jeux de la Fête-Dieu, une fête médiévale ?, dans Rites, histoires et mythes de Provence, Presses universitaires de Provence, 2012, p. 85-105, https://www.catholictimes.org/article/201008170279683, et https://www.newsnjoy.or.kr/news/articleView.html?idxno=307474.

 

Merci, et bonne Fête-Dieu !

dimanche 31 mai 2026

La fête de la Très Sainte Trinité a aussi lieu en Corée

L'Église célèbre le premier dimanche après la Pentecôte comme la solennité de la Trinité. Cette fête a été instituée pour commémorer le mystère de la Trinité : les trois personnes de Dieu – le Père, le Fils et le Saint-Esprit – sont totalement distinctes l'une de l'autre tout en formant un seul être divin. Une doctrine qui a suscité de nombreuses controverses dès les débuts de l'histoire de l'Église. Les lectures du dimanche reflètent le sens de la fête de la Trinité comme on peut le voir en Corée. Plutôt que de mettre l’accent sur les aspects doctrinaux du mystère de la Trinité, les prières et les lectures de ces liturgies éclairent l’œuvre de Dieu dans l’histoire du salut et le mystère de Dieu révélé par le Christ dans l’activité du Saint-Esprit.

 

Elle est apparue vers le IVe siècle, avec la proclamation du dogme trinitaire au concile de Nicée en 325 et sa prédication dans les ruines de l’Empire romain est à l’origine du mouvement de propagation d’une importante dévotion à la Trinité, et vers 800, Alcuin fut le premier à inclure la messe de la Trinité dans son petit missel pour la messe de semaine. Au début du Xe siècle, l'évêque Étienne de Liège créa l'Office divin du dimanche de la Trinité pour compléter la messe, et cette fête se répandit progressivement, notamment dans les monastères. Cette fête fut également popularisée en Angleterre car l'anniversaire de l'ordination épiscopale de l'archevêque Becket (saint Thomas Becket, 1118-1170) était associé à la fête de la Sainte Trinité. De plus, en 1334, le pape Jean XXII (1316-1334) la déclara jour saint obligatoire pour l'Église, la plaçant après la Pentecôte, et en 1911, le pape Pie X la proclama solennité.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Florence Close, L'octave de la Trinité du calendrier liégeois, dans Le Moyen Age, Tome CX, De Boeck Supérieur, 2004/3-4, Pages 627 à 641, https://www.catholictimes.org/article/201005250275784, et https://www.catholictimes.org/article/201605180157983.

 

Aujourd’hui, on fête en France la fête des mères. Sans être officielle, la toute première fête des mères en France remonte à 1906 dans le village d'Artas, en Isère. La commune avait organisé une cérémonie en l'honneur des mères de famille nombreuses. Plus tard, à Lyon, en 1918, la "Journée des mères" a vu le jour. Avant la création officielle, en avril 1926, sur proposition du Conseil supérieur de la natalité, d'une "Journée des mères" par le gouvernement d'Aristide Briand, au cours de laquelle des femmes recevaient des médailles de la famille française. Ce n'est pas le maréchal Philippe Pétain qui l'a inventée, il l'a récupérée et a systématisé sa célébration. Enfin, la fête des mères existe officiellement depuis la loi du 24 mai 1950 promulguée par le président de la République Vincent Auriol pour "rendre hommage chaque année aux mères françaises". En Corée, le 8 mai c’est la fête des parents, qui a remplacé en 1973, la fête des mères. Il est férié et encourage les familles à se réunir autour d'un repas.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://lepetitjournal.com/seoul/le-8-mai-jour-des-parents-en-coree-du-sud-origines-et-festivites-384680, et https://www.ladepeche.fr/2026/05/31/vrai-ou-faux-fete-des-meres-a-t-elle-vraiment-ete-creee-par-le-marechal-petain-sous-le-regime-de-vichy-13395438.php

 

Merci et bonne fête de la Trinité et des mères ! 

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...