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samedi 5 septembre 2026

Les mangas de l’été (5)

Finissons les mangas de l’été avec Sayonara Lara, créé afin de célébrer le 15ᵉ anniversaire du studio d'animation Kinema Citrus, l’anime réalisé par Takushi Koide, avec une composition de série d'Anna Kawahara, un design des personnages par Shiori Tani et une musique composée par Yuma Yamaguchi, s’inspire librement du célèbre roman La Petite Sirène de Hans Christian Andersen. Ce conte suit une sirène qui émet le vœu interdit d’être aimée par un humain. Le premier épisode plonge les spectateurs au cœur de ce récit classique d'amour, de transformation et de tragédie, mais une surprise les attend à la fin. Après une fin tragique, la sirène Lara se retrouve renaissante dans le Japon contemporain, au sein d'une ville animée sur les rives du lac Biwa. Ça raconte l'histoire d'une sirène qui a l'opportunité de découvrir la modernité 200 ans plus tard, mais certaines choses, comme l'amour sont peut-être intemporelles. Le cadre du lac Biwa, situé dans la préfecture de Shiga au Japon, est également le lieu d’origine du réalisateur Takushi Koide, qui lors de sa conférence à l'Anime Expo 2026, a mentionné que Sayonara Lara était un projet original qu'il souhaitait réaliser. Le travail a nécessité cinq ans de travail. L'élaboration du concept original a pris environ deux ans, suivie d'une longue période de démarchage auprès de plusieurs studios. Koide a travaillé avec Mari Fujino du Studio Pablo, l'un des trois derniers studios spécialisés dans les décors dessinés à la main. Ce ne sont pas seulement les décors qui évoquent une époque plus nostalgique. Même le design des personnages, fruit d'une collaboration avec Shiori Tani, est un clin d'œil aux animés des années 90. Koide, précise qu'ils souhaitaient délibérément quelque chose de différent de la tendance actuelle aux traits fins et aux palettes de couleurs pastel. Lors d'une discussion suivant la projection à l'hôtel de ville d'Otsu le 30 juin 2026, le choix de Nana Kawaishi pour le rôle de Mari a été fait afin de sélectionner des comédiennes de doublage originaires de la préfecture. Ce choix visait à représenter Shiga dans la vie quotidienne, notamment par l'utilisation de dialectes locaux dans l'anime. La série a débuté le 6 Juillet 2026 sur Tokyo MX, BS Asahi, ytv, et AT-X, et fait 12 épisodes au total. Le premier épisode a été projeté lors d'une séance spéciale à l'hôtel de ville d'Otsu le 30 juin 2026. L'épisode a également été projeté à l'Anime Expo 2026. Cette adaptation animée japonaise a initialement été annoncée en mai 2024 lors de l'événement Anime Central 2024 à Chicago. 

 

… avec
Sekai Saikyō no Kōei: Meikyūkoku no Shinjin Tansakusha, initialement lancé en avril 2017 par Toowa sur le site d'autopublication Shōsetsuka ni Narō, le web novel qui est une œuvre née d'essais et d'erreurs à travers différentes formes d'expression, après sa publication en feuilleton a été acquis par les éditions Fujimi Shobo qui l'ont publié sous leur label Kadokawa Books au format papier en light novel illustré par Hūka Kazabana dès novembre 2017. L’histoire nous fait suivre Arihito, ancien employé d'une multinationale, se réincarne dans
une mystérieuse profession appelée «
Arrière-garde». Mais il s'avère que c'est une profession polyvalente, capable d'attaquer, de défendre, de soutenir et de soigner ! L'une après l'autre, des femmes exceptionnelles se rassemblent autour d'Arihito : son ancienne patronne, plus jeune et plus belle que lui, une mystérieuse mercenaire demi-humaine et une épéiste de haut niveau, aussi belle que redoutable, qui cache un secret . De plus, on découvre que l'«Arrière-garde» a le pouvoir d'augmenter le niveau d'affection de ses adversaires simplement en se tenant derrière eux… !? Lors de sa publication en livre, l'éditeur, le correcteur et l'illustrateur Hūka Kazabana ont donné forme et couleur à cet univers. Une adaptation en manga, illustrée par Rikizo, est prépubliée depuis mars 2018 sur le service ComicWalker de Kadokawa. Dans celle-ci, l'expression dynamique de Rikizo a créé une image forte que n’avait pas l’auteur du web roman en l’écrivant. Les light novels comptent 9 volumes au 10 septembre 2025 et le manga compte 10 volumes au 23 janvier 2026. L'œuvre a écoulé plus d'1,7 million d'exemplaires. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Maho Film est diffusée depuis le 5 juillet 2026 sur Tokyo MX, SUN, et BS11. Pour celui-ci, de nombreuses personnes, ont participé du début à la fin, et la contribution de l’auteur sont loin d'être négligeable pour un très bon résultat final. En juillet 2026, la série s'était vendue à plus de 2,6 millions d'exemplaires.

 

... avec Tōmei na Yoru ni Kakeru Kimi to, Me ni Mienai Koi o Shita, lancé en août 2023, le light novel écrit par Nanigashi Shima et illustré par raemz est publié par SB Creative sous leur label GA Bunko, avec deux volumes sortis au 9 août 2024. C’est une histoire d'amour dépeignant la romance pure entre Kakeru Sorano, un étudiant timide qui évite d'interagir avec les autres, et Koharu Fuyutsuki, une héroïne brillante et optimiste qui est aveugle, alors qu'elles se rencontrent et sont attirés l'une par l'autre. Au fil de cette rencontre, Kakeru est influencé par son entourage, change et mûrit peu à peu, et le roman explore l'impact indélébile que Koharu Fuyutsuki laisse sur son cœur. C’est une histoire d'amour où se mêlent liberté et contraintes, et qui exprime avec force un sentiment de transformation et d'épanouissement. Ses descriptions délicates et son histoire émouvante ont suscité le soutien de nombreux lecteurs. Une adaptation en manga, illustrée par Hat. est prépubliée depuis août 2024 sur le service numérique Manga Up! de Square Enix, comptant un volume au 7 juillet 2025. Le light novel a remporté le grand prix lors de la 15ᵉ cérémonie des GA Bunko Award et s'est classé troisième dans la catégorie générale des nouvelles œuvres du classement This Light Novel Is Amazing! 2024 (Ce light novel est génial !) de Takarajimasha. Une adaptation en drama télévisé en prises de vues réelles, dont les rôles principaux étaient interprétés par Riko Nagase et Daisuke Fujiwara, a été diffusée du 11 décembre 2025 au 5 février 2026 sur MBS, TVK, Chiba TV, et Teletama, et une adaptation en série télévisée animée produite par Makaria est diffusée depuis le 6 juillet 2026 sur AT-X, Tokyo MX, MBS, BS11, et tys.

 

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Saikyō Degarashi Ōji no Anyaku Teii Arasoi Munō wo Enjiru SS Rank Ōji wa Kōi Keishōsen wo Kage kara Shihai suru, qui est un web novel publié par Tanba à partir de février 2019 sur le site internet japonais Shōsetsuka ni Narō, puis un light novel écrit par Tanba et illustré par Yūnagi, publié au Japon à partir de septembre 2019 par l’éditeur Kadokawa. Cette série de fantasy fantastique raconte l'histoire d'un protagoniste à double facette : un prince incompétent et le plus puissant des aventuriers. Il intervient dans une lutte de succession féroce afin de placer son frère jumeau sur le trône. Cependant, la force seule ne suffit pas toujours, et l'histoire est semée d'embûches, un thème central de l'intrigue et des luttes de pouvoir. Les relations entre les personnages sont marquées par de nombreuses manœuvres et des soupçons, et les liens entre ennemis, alliés et même une tierce force constituent un point fort du récit. Tanba s’est aussi inspiré des drama chinois où les luttes politiques y sont souvent représentées. Le light novel introduit quelques différences dans l'histoire, notamment l'ajout de personnages originaux (Marie Werke est la seule pour le moment) et d'événements supplémentaires, absents du roman en ligne. Le titre connaît aussi une adaptation en manga par Yukino Amagai, prépublié depuis décembre 2019 au sein du magazine Young Ace UP du même éditeur. Par ailleurs, une adaptation animée produite par Maho Films est diffusée depuis le 6 juillet 2026 sur Tokyo MX, et BS Fuji. L’œuvre a plus de 570 millions de vues sur Shōsetsuka ni Narō et plus de 1,8 million d'exemplaires vendus ! 

 

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Kimi ga Shinu made Koi wo Shitai, Le manga yuri a été prépublié dans le magazine Comic Yuri Hime des éditions Ichijinsha d'août 2018 à janvier 2020, avant de passer à une prépublication en ligne à la fois sur PixivYurihime et Ichijin Plus. L'œuvre compte 7 volumes au 29 février 2024 et le tome 8 sortira le 17 mars 2025. En France, l'œuvre est publiée aux éditions Meian sous le titre français Je veux t'aimer jusqu'à ta mort et compte sept volumes disponibles en librairie au 26 février 2025. Il s'agit d'une œuvre de dark fantasy se déroulant dans une école de formation fictive où sont enseignés la magie à des garçons et des filles orphelins, élevés pour devenir des armes. C'est également un manga yuri qui met en scène les romances des jeunes filles qui y vivent ensemble, notamment celle des héroïne Mimi et Shina, et de leurs amies Seiran et Ami. Il se caractérise par sa représentation de la romance non pas comme une émotion passagère, mais comme un soutien nécessaire pour survivre dans un monde où la mort est omniprésente. Tatsuya Kusunoki, éditeur de Bloom Into You dans le magazine de manga Dengeki Daioh, a fait l'éloge de la série pour son cadre et son intensité narrative.Le 29 juin 2021, une vidéo promotionnelle pour la sortie du quatrième tome a été diffusée, présentant les nouveaux personnages interprétés par Rie Takahashi (Shina) et Rina Hidaka (Mimi). Le même jour, le site officiel du manga a été ouvert et est resté inaccessible jusqu'au 28 août 2024. Le 24 janvier 2023, une vidéo promotionnelle commémorative pour la sortie du sixième volume a été diffusée, présentant un nouveau casting : Asami Seto dans le rôle de Seiran et Yui Ishikawa dans celui d'Ami. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Roll2 est diffuse depuis le AT-X, Tokyo MX, KBS Kyoto, SUN, BS11, et WOWOW depuis le 7 juillet 2026. Kimi ga Shinu made Koi wo Shitai a été nominé pour le Next Manga Award 2019 dans la catégorie manga imprimé. Il figurait également dans la liste «You Should Read This Manga» 2024 de MyAnimeList, dans la catégorie «Art/Histoire uniques». En mars 2025, la série s'est vendue à plus de 600 000 exemplaires au total, y compris les livres électroniques et les éditions internationales.

 

… avec
Tai Ari Deshita. - Ojō-sama ha Kakutō Game Nante Shinai, le manga d'Eri Ejima qui est prépublié depuis janvier 2020 dans le magazine Monthly Comic Flapper des éditions Media Factory et compte 8 volumes au 22 octobre 2024. En France, le manga est sorti aux éditions Vega Depuis le 4 avril 2025. C’est une histoire sur des étudiantes d'une prestigieuse école pour filles obsédées par les jeux de combat compétitifs que sont Aya Mizuki, Mio Yoe, alias «Lady Shirayuri», Tamaki Ichinose et Yu Inui. Les illustrations sont absolument magnifiques, l'histoire est passionnante, facile à suivre et pleine d’humour, surtout avec des amatrices de jeux de combat. L'œuvre a d'ailleurs déjà été adaptée en série live-action de huit épisodes en mai 2023, sur la plateforme de streaming Lemino. Le rôle principal sera interprété par Mizuki Kayashima. Une adaptation en série télévisée d'animation produite par Diomedéa est diffusée depuis le 7 juillet 2026 sur AT-X, Tokyo (MX), BS NTV, MBS, et NBC et elle est portée par une animation dynamique et par un casting vocal très talentueux.

 

Enfin, avec
Hanaori-san wa Tensei Shite mo Kenka ga Shitai de Hekiru Hikawa, le manga qui est prépublié depuis août 2021 dans le magazine Monthly Morning Two des éditions Kodansha, avec 8 volumes disponibles en librairie japonaise au 22 septembre 2025. Hikawa a précédemment sorti le manga sur Pani Poni Dash!, qui a été adapté en un anime de 26 épisodes par le studio Shaft en 2005. La ville de Mitsurugi, qui sert de décor à l'histoire, est inspirée de la ville de Kawasaki dans la préfecture de Kanagawa. Cette œuvre originale est la dernière création de Hikawa Hekiru, l'auteur d'œuvres populaires telles que Pani Poni Dash!, et est actuellement prépubliée avec succès dans le magazine Morning Two de Kodansha. C'est une comédie romantique qui raconte l'histoire de Narugami Ryusei, qui passe ses journées reclus dans les jeux vidéo mais qui est en réalité le Roi Démon dans un autre monde, et de Hanaori Meteor, l'héroïne qui a jadis vaincu Ryusei et qui est maintenant une lycéenne, ainsi que l'ancien Roi Démon et l'ancienne héroïne dont la complexité de leur relation dépasse la simple rivalité entre ennemis. Leur relation est touchante et pleine d'humour. Une adaptation d'une série télévisée animée produite par Liden Films est diffusée depuis le 12 juillet 2026 sur ANN (ABC, TV Asahi), BS-NTV et AT-X pour laquelle l’équipe d’animation et le casting vocal ont livre un très bon travail pour correspondre le plus possible à l’humour du manga

 

Merci !

jeudi 3 septembre 2026

Keirō no hi, ou comment célébrer les personnes âgées au Japon

Après avoir vu la Corée, nous voyons maintenant le Japon. Nous voyons aujourd’hui la Journée du respect des personnes âgées, Keirō no hi, qui a lieu le 3e lundi de septembre. La tradition de célébrer les personnes âgées débute localement dans un petit village de la préfecture de Hyogo en 1947 le 15 septembre, et concerne d’abord les habitants de plus de 55 ans. Cette célébration locale devint rapidement populaire et fut adoptée par d’autres communes, avant d’être officialisée par la préfecture de Hyogo en 1950. C’est en 1966 exactement, que l’on décida d’instaurer un jour férié dédié aux personnes âgées, Keirō no hi, le "jour de respect pour les personnes âgées”. Jusqu’en 2003, Keirō no hi avait lieu le 15 septembre mais il est  désormais fêté le 3e lundi de septembre.

 

Ce jour férié permet donc aux Japonais de bénéficier d’un week-end de 3 jours. Ils en profitent souvent pour voyager, soit pour des destinations touristiques, soit pour rendre visite aux personnes âgées de leur famille. C’est aujourd’hui l’occasion de remercier les anciens, de partager un moment de convivialité en famille, mais aussi de nourrir une réflexion sur l’avenir d’une société vieillissante. Les personnes âgées de 70 ans et plus sont conviées par leur maire à une réception en leur honneur et reçoivent des cadeaux. Plus généralement, le pays dans son ensemble exprime le respect aux anciens, remercie ses citoyens les plus âgés pour leur contribution par leur travail à la prospérité du Japon, et leur souhaite longue vie. Selon les années, ce week-end prolongé peut devenir une petite semaine de vacances appelée Silver Week, qui compte les jours fériés de septembre étant proches selon les années.

 

Pour aller plus loin, je vous mets ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://ichiban-japan.com/keiro-no-hi/, https://www.japan-experience.com/fr/preparer-voyage/savoir/comprendre-le-japon/keiro-no-hi-personnes-agees, https://www.kanpai.fr/societe-japonaise/keiro-no-hi, et https://www.routard.com/fr/agenda/a/jour-du-respect-envers-les-personnes-agees-keiro-no-hi-au-japon.

 

Merci et bonne Keirō no hi ! 

lundi 31 août 2026

Jack l’éventreur et la Corée du Sud : un lien entre le tueur en série, des meurtres en série en Corée et une comédie musicale

L'association entre Jack l'Éventreur et la Corée du Sud renvoie généralement à deux sujets majeurs : l'affaire des meurtres en série de Hwaseong (souvent qualifiée par les médias de «Jack l'Éventreur coréen») et la célèbre comédie musicale sud-coréenne Jack the Ripper. Regardons d’abord l’affaire.

 

À l'automne 1888, la terreur s'empara des Britanniques suite à une série de meurtres à Londres. Pendant environ deux mois, cinq femmes furent découvertes l'une après l'autre à Whitechapel, un quartier pauvre de l'est londonien. Le Londres de la fin du XIXe siècle, cadre de l'œuvre, connaissait une explosion démographique suite à la révolution industrielle. La main-d'œuvre étant devenue une ressource remplaçable, les ouvriers non qualifiés étaient confrontés à une précarité extrême, et la classe pauvre augmentait rapidement. À cette époque, le salaire journalier d'un ouvrier non qualifié était d'environ deux shillings. De plus, la société de l'époque étant peu sensible à l'égalité des sexes et limitant fortement les professions féminines, il était courant que les femmes pauvres enchaînent les emplois mal rémunérés, comme domestiques, couturières et blanchisseuses, et se prostituent souvent pour survivre. À cette époque, les prostituées recevaient environ 4 pence par passe, et le prix d'une nuit dans un établissement qui fournissait des cercueils en bois aux sans-abris était de 4 pence. Ceux qui n'avaient même pas les moyens de payer ce prix payaient 2 pence et dormaient suspendus à une corde dans un lieu appelé «hangover». Whitechapel, lieu de rassemblement des plus démunis, devint naturellement un foyer de criminalité, mais le système de sécurité publique, défaillant, les négligea. Avant même l'apparition de Jack l'Éventreur en 1888, de nombreux vols et meurtres visant les pauvres se produisaient dans tout Londres, mais les enquêtes sérieuses étaient rares. Il était inévitable que ceux qui étaient exclus de la protection de la société deviennent des cibles pour les criminels. Une augmentation suspecte du nombre d'agressions contre les femmes de l'East End a été déclenchée par le meurtre d'Emma Smith le 3 avril et Martha Tabram le 7 août 1888. Le 31 août 1888, le corps d'une femme nommée Polly Nichols, qui sombra dans l’alcoolisme et erra entre les hospices et la rue après avoir été chassée de chez elle à cause de l'infidélité de son mari, fut découvert dans une rue de Whitechapel, dans l'East End, en Angleterre. Son corps était mutilé lorsqu'on l'a découvert. Sa gorge avait été tranchée si profondément qu'elle était presque décapitée, et son abdomen était gravement blessé, laissant apparaître ses organes. Un dessin macabre de son cadavre est paru en couverture du journal The Illustrated Police News le lendemain. Le journal The Star déchaîne alors les passions dans les rues de Whitechapel, révélant le surnom du tueur, «Tablier de Cuir» le 5 septembre, après que la police a mené une enquête entre le 1er et le 4 septembre en interrogeant les prostituées fréquentant les environs de Mary Ann Nichols, et au cours de cette enquête, la police obtient des informations sur un homme surnommé «Tablier de cuir» qui volait de l'argent à Mary Ann Nichols depuis 12 mois, et déclenchant une vague de violence antisémite qui plonge la ville dans le chaos. Les affrontements violents étant monnaie courante, la police peine à maintenir l'ordre et à sauver son enquête qui piétine. Le 8 septembre, le corps d'Annie Chapman, qui quitta également le domicile familial de son plein gré, prisonnière de l'alcoolisme, fut retrouvé dans une cour de Hanbury Street. Elle avait apparemment été agressée de la même manière que Nichols : dans les deux cas, la gorge tranchée à deux reprises et l'abdomen ouvert. Cela laissa supposer que les deux meurtres étaient liés. Le Pall Mall Gazette publia l'histoire d' un «autre meurtre» avant d'évoquer la perspective effrayante qu'il pourrait y en avoir «d'autres à venir». Le message était clair : un tueur en série sévissait et nul ne savait où il frapperait ensuite. Pourtant, ce type de récit n'était pas totalement inconnu des lettrés de l'époque victorienne. Lorsque le meurtrier mutile sauvagement à nouveau une autre femme, Sir Charles Warren est confronté à la colère de l'opinion publique, accusé d'incompétence. La police est désespérée de trouver une solution, mais le véritable coupable reste insaisissable. Le 10 septembre 1888, John Pizer, que le sergent Thick affirme être connu sous le nom de «Tablier de Cuir», est arrêté. Cependant, il avait un alibi pour les deux meurtres précédents et fut rapidement libéré. 

 

Alors que le Star est au sommet de sa popularité et de son influence en désignant de faux suspects, il a attisé la panique et transformé les rues de Whitechapel en champ de bataille, alimentant la justice populaire avec la création le 10 septembre par M. George Lusk, avec plusieurs autres hommes d'affaires locaux, du Comité de vigilance de Mile End, espérant aider la police dans ses efforts pour appréhender le meurtrier, et une suspicion généralisée. La ville a sombré dans la panique, la police poursuivant des fantômes tandis que le véritable meurtrier leur échappait, Fred Best se retrouve au cœur d'un jeu dangereux. Tandis que la presse alimente l'hystérie autour de Jack l'Éventreur ce dont se plaint le commissaire Sir Charles Warren le 18 septembre, les ventes explosent, tout comme la pression pour maintenir l'histoire en vie. Sur ordre de son charismatique rédacteur en chef, Fred Best falsifie une nouvelle lettre, prétendument écrite par le tueur, contribuant ainsi à l'essor du mythe. La police, submergée par les canulars et les impasses (Henry Pigott, Edward McKenna, Jacob Issenschmid, Oswald Puckeridge, Charles Ludwig suspects innocentés entre le 9 et le 17 septembre, la théorie Jill the Ripper le 18 septembre lancée par Lord Sidney Osborne, ou encore Fitzgerald qui s’est accusé du meurtre d’Annie Chapman le 26 est relâché le 29), mais aussi par les offres de récompense, cherche désespérément une piste sérieuse. Le 27 septembre 1888, l'agence de presse londonienne Central News Agency reçut ce qui est entré dans l'histoire sous le nom de lettre «Cher patron». Attribuée au tueur en personne, elle était signée «Jack l'Éventreur». Ce nom acquit rapidement une notoriété mondiale, l'Agence centrale de presse télégraphiant les nouvelles concernant Jack l'Éventreur de l'autre côté de l'Atlantique. Et tôt le matin du 30 septembre, ceux d'Elizabeth Stride et de Catherine Eddowes, qui ne se marièrent jamais officiellement, respectivement à Burner Street et à Meister Square. Elizabeth Stride qui n'avait pas été mutilée après sa mort, mais sa gorge est tranchée, et de Catherine Eddowes, une heure après, atrocement mutilé et éventré. Ses joues, ses paupières et sa gorge étaient lacérées. Son nez était partiellement ou totalement arraché et son abdomen était ouvert. Ses intestins avaient été retirés et placés sur son épaule. Il lui manquait également une partie de l'utérus et son rein gauche. La carte postale «Jack l'Éventreur» a refait surface. Elle aussi avait été envoyée à la Central News Agency par «Jack l'Éventreur». Plus tard dans la nuit, la police découvrit un morceau du tablier d'Eddowes dans l'embrasure d'une porte de Goulston Street, à Whitechapel. Au-dessus, griffonné à la craie, figurait un message mystérieux : «Les Juifs sont les hommes qu'on ne blâmera pas pour rien». Différentes versions de ce message furent relevées, et nous ignorons son contenu exact car il fut rapidement effacé avant de pouvoir être photographié, apparemment pour éviter toute réaction antisémite d'une population déjà terrorisée. Les deux meurtres, survenus à une heure d'intervalle le 30 septembre, ont souvent été qualifiés de «double événement». Ce terme provient de la carte postale «Saucy Jacky» envoyée à la CNA le lendemain. L'auteur du texte manuscrit sur la carte postale revendiquait la responsabilité du double meurtre. La CNA reçoit une autre lettre signée «Jack l'Éventreur» le 6 octobre. La police lui demande de ne pas la rendre publique. Cela n’aide pas la police qui trouve des nouveaux suspects (John Langam la 11 octobre, relâché le 12, Michael Ostrog est désigné comme coupable par le The Police gazette le 26 octobre) et découvre le 13 octobre que Eddowes disait connaître le tueur, car elle est induite en erreur par la presse en semant de fausses pistes, en fabriquant des preuves, poussant Sir Charles Warren à déclarer que les lettres sont fausses et en publiant des spéculations comme des faits avérés, et les lettres falsifiées n’aident pas comme celle de Maria Coroner est accusée le 21 octobre d'avoir falsifié plusieurs «lettres de Jack l'Éventreur» affirmant que le meurtrier ferait sa prochaine victime à Bradford. Enfin, il y a eu cette fameuse lettre portant la mention «De l'enfer», envoyée le 16 octobre dans un colis contenant un fragment de rein conservé. On ignore s'il s'agissait réellement du rein disparu de Catherine Eddowes, ou simplement d'un organe récupéré par un étudiant en médecine malade, voire d'un rein de porc. La lettre elle-même était bien moins recherchée et éloquente que «Cher patron» et «Jacky le coquin» , et c'est précisément ce qui la rend plus brute, passionnée et authentique. Elle n'était pas signée Jack l'Éventreur, ce que certains interprètent comme un bon signe : il aurait pu en être l'auteur, souhaitant se dissocier du surnom forgé par les médias. Ces messages sont aujourd'hui souvent considérés comme des canulars. Les journalistes Fred Best et Tom Bullen ont été associés à l'écriture de lettres accusant Jack l'Éventreur, alors qu'ils travaillaient pour le journal The Star. Il pourrait s'agir de tentatives, commanditées par le rédacteur en chef du Star, T.P. O'Connor, pour doper les ventes du journal. Sir Charles Warren démissionne. Le 9 novembre, le corps atrocement mutilé de Mary Jane Kelly, la seule à se livrer ouvertement à la prostitution, fut découvert dans son lit, à son domicile de Millerskopf. Sa gorge était tranchée, mais son visage était méconnaissable tant ses blessures étaient nombreuses. Son abdomen était ouvert et ses organes avaient été prélevés et éparpillés dans sa chambre. Son cœur avait été retiré, mais il ne fut jamais retrouvé. Lorsque l'Éventreur commet son meurtre le plus brutal à ce jour, celui de Mary Jane Kelly, l'indignation publique atteint son paroxysme. Les recherches continuent, et la xénophobie joue aussi comme avec l’autrichien Antoni Pricha le 13 novembre, le Suèdois Nikaner Benelius le 17 novembre, et Edward Buchan le 19 novembre qui se suicide, alors que le même jour Francis Tumblety est connecté aux meurtres, mais il arrive à fuir en France le 24 novembre, Joseph Isaacs le 6 décembre et David Cohen le 7 décembre qui est envoyé à l’asile le 21 décembre. Mais soudain, Jack disparut mystérieusement. Selon William Bachert, président du comité de vigilance de Whitechapel, aurait déclaré par des responsables de la police que le meurtrier de Whitechapel s'était noyé dans la Tamise à la fin de 1888, ce serait Montague John Druitt. A-t-il été arrêté pour un autre crime ? Selon les mémoires de Donald Swanson en 1910, Aaron Kosminski était le principal suspect de la police et il a été envoyé dans un asile en 1891. Ou bien a-t-il simplement fui le pays ? Ainsi, le suspect idéal serait Francis Tumblety puisqu’il figurait dans la lettre de l'inspecteur en chef John Littlechild en 1913, un homosexuel détestant les prostituées. La vérité restera peut-être à jamais un mystère, mais les journalistes ont inventé des histoires pour assurer leurs profits.

 

Cette affaire inspira des livres, des séries télévisées et des comédies musicales, faisant de Jack l'Éventreur le tueur en série le plus célèbre de l'histoire. Les travaux des chercheurs continuent dans leur registre propre de s’inscrire dans cette fascination de l’«underworld», un monde sous le monde. En parallèle la postérité du personnage de Jack l’Éventreur conserve depuis près de cent trente ans sa place dans l’imaginaire occidental. La littérature et le cinéma s’étaient vite emparés du personnage. Reprenant l’intrigue imaginée, en 1913, par la romancière Marie Belloc, Alfred Hitchcock réalisa en 1927 The Lodger, dans lequel un mystérieux locataire assassine des jeunes femmes dans Londres. Certains films restent dans les mémoires comme From Hell (2001), d’Albert et Allen Hughes, ou Time After Time (C’était demain, 1979), de Nicholas Meyer, dans lequel On y suit Jack l’Éventreur dans un San Francisco moderne, pourchassé par H. G. Wells auquel il a volé la machine à voyager dans le temps. Les téléfilms et séries, bandes dessinées ou jeux vidéo abondent. C’est donc à la fiction, qui a rivalisé d’emblée avec la science et à qui il revint aussi d’incarner l’Éventreur, de lui donner un visage et une identité qui ont échappé encore à ce jour aux multiples enquêtes, nourries de techniques et de perspectives nouvelles. Habitués à l'illusion de Jack l'Éventreur – un tueur inconnu et insaisissable –, nous oublions qu'il vit toujours parmi nous. On ignore combien d'affiches et de flancs de bus le représentent, brandissant un couteau ensanglanté, coiffé d'un chapeau melon et vêtu d'une cape. Des bars proposent des cocktails à son nom, et des magasins affichent son nom sur leurs enseignes. Des touristes du monde entier affluent à Londres pour un pèlerinage à Whitechapel, sur ses traces, et visitent les musées consacrés à ses crimes. Aujourd'hui, d'innombrables personnes à travers le monde se déguisent en Jack l'Éventreur pour Halloween, s'identifient à lui, célèbrent son génie et considèrent ce meurtrier de femmes comme une figure ridicule. Pourtant, accepter Jack l'Éventreur, c'est accepter les valeurs qui l'entouraient en 1888 : celles qui inculquaient aux femmes l'idée qu'elles ne valaient rien et qu'elles seraient donc vouées à la honte et aux mauvais traitements. Alors que la peur de Jack l'Éventreur régnait en maître, la presse affirmait que les auberges de Whitechapel étaient en réalité des bordels et que la plupart des femmes qui y vivaient étaient des prostituées. Abandonnées et malades, elles dormaient dans la rue ou dans des abris délabrés, victimes de l'indifférence générale, même après leur mort. En définitive, le meurtrier Jack l'Éventreur ciblait «les femmes qui vivaient en marge des conventions et des règles, les femmes sans foyer ni famille, les alcooliques et les femmes pauvres». En réalité, l'affaire Jack l'Éventreur repose avant tout sur la misogynie vicieuse et persistante d'un meurtrier, et l'obsession de notre culture pour le “tueur en série de prostituées” ne fait que normaliser cette même misogynie. 
 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Hallie Rubenhold, The Five: The Untold Lives of the Women Killed by Jack the Ripper, Doubleday, 2019, https://www.hankookilbo.com/news/article/A2022030309250003036, https://blog.naver.com/hiseongyang/222686572314, et https://m.blog.naver.com/iwhgp5456/220046044349, Tracey Lacombe, Jack l'Éventreur : Lettres de sang (Jack the Ripper: Written in Blood), 3 épisodes, 2025, Nutopia (documentaire), https://blueantrightsscreeningroom.i2ic.com/title/jack-the-ripper-written-in-blood, https://www.history.co.uk/articles/jack-the-ripper-dear-boss-letters, https://www.history.co.uk/articles/jack-the-ripper-tabloid-press, https://www.history.co.uk/articles/the-victims-of-jack-the-ripper, et https://www.tvmaze.com/shows/83858/jack-the-ripper-written-in-blood, https://theconversation.com/jack-leventreur-premier-cold-case-de-lhistoire-263358, https://whitechapeljack.com/whitechapel-murders-timeline/, et https://www.casebook.org/timeline/, https://www.jack-the-ripper-tour.com/contemporary-ripper-suspects/.

 

Puis, Le «Jack l'Éventreur coréen» fait référence à la première grande affaire de tueur en série de l'histoire moderne de la Corée du Sud. Entre 1986 et 1991, dix femmes ont été violées et assassinées de manière atroce dans la région rurale de Hwaseong, au sud de Séoul. Tout comme pour Jack l'Éventreur à Londres, le tueur ciblait spécifiquement des femmes, agissait la nuit, et l'enquête a piétiné pendant des décennies malgré le déploiement de millions de policiers. Des centaines de détectives furent mobilisés. On a questionné 21 280 suspects ! Sans résultat, pas même un ADN exploitable à la date de prescription des recherches en 2006. Rien, sinon la frustration pour les policiers et les familles. Les scènes de crimes n’ont pas été sécurisées. À ce moment, le général Chun dirigeait le pays. Il voulait que l’affaire soit résolue au plus vite. Les policiers, venant de dizaines de commissariats, avaient été mis en concurrence. Et nul n’a recherché la coopération de la population. Certains officiers de police essayèrent même de se cacher mutuellement les informations. Les protocoles d’analyse étaient flous. Les détectives laissaient leurs empreintes sur les sites... Ajoutons des traces mal collectées, inexploitables. Le film Memories of Murder en 2003 cristallise l’échec d’une recherche d’ADN qui portait tous les espoirs. Néanmoins, la créativité des Coréens a tiré une dynamique imaginative de cette faillite. Et ce filon criminel est loin d’être épuisé. Le mystère a finalement pris fin en 2019. Grâce aux progrès des analyses ADN, la police a identifié le coupable : Lee Chun-jae. Il purgeait déjà une peine de prison à perpétuité pour un autre meurtre commis en 1994. Cette affaire a inspiré le chef-d'œuvre du cinéma coréen Memories of Murder (2003) réalisé par Bong Joon-ho, ainsi que de nombreux drames télévisés (Signal, Tunnel). Début 2016, le Myeongdong Theater de Séoul reprend Come to see me, la comédie amère de Kim Kwang-lim sur Hwaseong. Le théâtre célèbre les vingt ans de la pièce (1996). Plusieurs acteurs de la création reprennent le rôle qu’ils ont aussi tenu dans Memories of murder (Bong Joon-ho, 2003), l’adaptation de la pièce à l’écran. Come to see me raconte les aléas de l’enquête, les jalousies policières, les fuites, les incompétences. On ne compte plus les productions s’inspirant de la pièce et de Hwaseong jusqu’à la série télé Signal (2015-2016). La TV y mêle thriller et science fiction avec une voix venue du passé celle d’un témoin récusé par la police. S’y ajoutent Confession of Murder pour débusquer le psychopathe (2012), Gapdon (2014), le suicide d’un innocent, et SADO (2015), transformé en prince-bourreau compulsif.

 

Pour aller beaucoup plus loin, je vous conseille ces articles qui m’ont beaucoup aidé : Marc Renneville. Quand la folie meurtrière fait son cinéma. De Nosferatu au tueur sans visage, Criminocorpus, revue hypermédia. Histoire de la justice, des crimes et des peines, 2006, et https://coree-culture.org/comment-le-jack-l-eventreur-coreen,4132.html, https://www.bbc.com/news/world-asia-49750184.

 

Enfin, la Corée du Sud est également connue pour avoir créé une adaptation musicale majeure basée sur le tueur londonien d'origine. L'œuvre a été écrite à l'origine en tchèque par Vaso Patejdl (musique) et Ivan Hejna (paroles). La version coréenne a été développée par la M Musical Company; elle présente un livret considérablement remanié et une mise en scène signée Wang Yong-beom. Cette adaptation a enrichi la partition musicale et recentré l'intrigue sur le sensationnalisme médiatique ainsi que sur la déliquescence sociale, tout en étant conçue dès sa création avec l'ambition d'une tournée internationale. Lancé en 2009 à Séoul, ce spectacle s'inspire librement des meurtres de Whitechapel de 1888. L'histoire suit un chirurgien nommé Daniel qui conclut un pacte dangereux avec le tueur Jack pour obtenir des organes afin de sauver la femme qu'il aime. En 2009–2010, c’est la Première au Universal Arts Center de Séoul (sous le titre «Salinma Jack»), puis en 2010, c’est le changement de titre pour «Jack the Ripper» et nouvelle mise en scène au Seongnam Arts Center. Ensuite, en 2012, c’est la reprise au Théâtre national de Corée, suivie de plusieurs séries de représentations commerciales, dont la production du 10e anniversaire (2019) et la reprise la plus récente en 2021–2022. La comédie musicale est restée régulièrement à l'affiche, portée par des distributions alternant des vedettes et par une demande soutenue du public. Succès international : Portée par de grandes stars de la K-pop et de la scène théâtrale coréenne, la pièce est devenue l'un des plus gros succès commerciaux de l'industrie musicale en Corée et s'est largement exportée, notamment au Japon, à Tokyo (2012) avec des représentations sous licence en langue coréenne au Aoyama Theatre, du 16 septembre au 8 octobre 2012 (30 représentations). Coproduite par M Musical Company et le partenaire japonais Quaras, cette production réunissait Shin Sung-woo, Yoo Jun-sang et Um Ki-joon, ainsi que les idoles Sungmin (Super Junior) et Song Seung-hyun (FT Island). Le spectacle a atteint le seuil de rentabilité avant même sa première et a enregistré un taux de remplissage payant de 81,5 % ; il a bénéficié d'une large couverture médiatique et a été explicitement présenté comme une mise en scène d'origine coréenne plutôt que comme une simple importation de la version tchèque. Dans l'histoire des comédies musicales K, Jack the Ripper a enregistré les ventes au box-office les plus élevées, établissant sa position de principale comédie musicale K-wave au Japon.

 

Pour aller beaucoup plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://asianmoviepulse.com/2021/12/k-wave-musical-jack-the-ripper-performing-strong-globally-with-metatheaters-online-streaming/, https://baike.baidu.com/fr/item/Jack%20l%27%C3%89ventreur/3150492, et https://www.musicalsofkorea.com/k-musicals-worldwide-non-english/201207-jack-the-ripper-jp.

 

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Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...