Le
président
Donald Trump
a fait main basse sur les festivités marquant le 250ᵉ anniversaire
de l'indépendance américaine
célébré en grande pompe ce 4 juillet
pour imposer sa réécriture de l’histoire
américaine :
blanche, chrétienne, expurgée de l’esclavage,
de l’extermination des Amérindiens
et des vagues d’immigrés.
Cette version du récit idéalisé des États-Unis ignore des
décennies de travaux historiques
qui s’attachent à déconstruire et nuancer la chronologie
de la fondation du pays mais aussi la personnalité de ceux
qui y ont participé. Nous allons voir aujourd’hui que la
Révolution
américaine
n’est pas à idéaliser.

En
1754, en Virginie, une embuscade menée contre des soldats
français
par une jeune recrue des troupes britanniques nommée George
Washington
va déclencher la
guerre de Sept Ans,
conclue en 1763 par la victoire des troupes
britanniques
sur la France
et son allié
espagnol
en terre américaine. Désormais premier empire colonial au monde, le
Royaume-Uni
va voir ce triomphe se retourner contre lui. La
Révolution
américaine
commence dans les années 1760, lorsque les treize
colonies britanniques d’Amérique du Nord
se mettent à contester l’autorité de Londres
sur «leur»
territoire. D’abord, la proclamation royale faite en 1763, selon
laquelle les colons
ont désormais interdiction de s’installer au-delà des Appalaches,
est ressentie comme une injustice par l’élite
américaine.
Parmi les propriétaires
terriens
mécontents, citons Benjamin
Franklin, Thomas
Jefferson,
Patrick Henry
ou encore George
Washington.
Londres
entend interdire à la colonisation les terres
indiennes
autrefois protégées par le Roi
de France. On
comprend d’ailleurs très bien pourquoi les Indiens,
fait longtemps passé sous silence, soutinrent les troupes
anglaises. La
Révolution
américaine est
avant tout une question de terres, mais aussi de taxes, avec le Sugar
Act (1764) imposée
par le Parlement
britannique sur
la mélasse et le sucre et le Currency Act
(1764) qui interdit les 13
colonies
d’émettre du papier monnaie, le Stamp Act
(1765), notamment
sur le papier timbré administratif,
et la révolte du
Tea Party à Boston
(1773), durant laquelle une
soixantaine
de mutins grimés en Amérindiens
précipitent dans l'eau 46 tonnes de thé britannique,
bien aidé par
le fait que dès
1768 des troupes
anglaises
sont envoyées à Boston pour empêcher la contrebande,
ce qui amène le mécontentement des colons,
et dès janvier 1770 des bagarres ont éclaté, puis le 5 mars c’est
le drame, les troupes
tirent sur les civils
menaçants. La riposte britannique est sévère pour punir la Boston
Tea Party.
Les «Intolerable
Acts»
en 1774 ferment notamment le port de Boston et renforcent le contrôle
de Londres
sur le Massachusetts.
L'effet est inverse à celui recherché : au lieu d'isoler les
insurgés,
ces mesures soudent les colonies
entre elles.

Sans
compter que les Américains
ne disposent, de fait, d’aucune représentation politique, leur
permettant de contester ces impôts, prétextant qu’ils veulent
d’abord être représentés au Parlement
de Westminster.
Une première
assemblée législative
élue, en Virginie en 1619, constituait déjà une ébauche de
démocratie,
avant même l’indépendance.
Une
fédération
progressive des colonies,
est prônée d'abord en vain – dès 1754 – par Benjamin
Franklin.
En
1774, toutes les
assemblées des colonies
décident de mettre en place une assemblée
commune : le
congrès
continental.
Cinquante-six
délégués
représentant toutes
les colonies
sauf une
se réunissent à l’automne. Il est composé de membres
de l’élite,
dont notamment George
Washington.
Le second
Congrès continental, qui
se réunit à Philadelphie en mai 1775, est encore loin de faire
l’unanimité : certains
délégués
espèrent une réconciliation avec la Grande-Bretagne,
d’autres ont déjà tiré un trait sur l’empire.
C’est
pourtant là que naît officiellement l’armée
continentale,
confiée à George
Washington.
En Virginie, le gouverneur
royal Lord Dunmore
tente de retourner la situation en promettant la liberté aux
esclaves
des Patriots
qui rejoindraient la Couronne.
Plus de 1600
hommes,
femmes
et enfants
y croiront, avant d’être décimés par la variole et le typhus.
Les rares
survivant
sont capturés et réduits de nouveau en esclavage. La
rupture est consommée, de quoi faire éclater la guerre, le 19 avril
1775, à Concord
et Lexington.
Ces premiers
combats sont
remportés par les patriotes
américains. En
janvier 1776,
le philosophe
Thomas Paine
publie le pamphlet Common Sense
(«Le Sens commun»)
qui dénonce et tourne en ridicule la domination
britannique.
Puis celle-ci prend une forme politique décisive puisque le 4
juillet 1776,
au terme de débats houleux, la
Déclaration d’indépendance
affirme que les colonies
ne relèvent plus de la souveraineté
britannique. Le
texte
a une portée universelle en définissant “les
droits naturels des individus, créés égaux, à la vie, la liberté
et la recherche du bonheur.”
Il stipule que la garantie de ces droits
fondamentaux repose
sur le consentement du peuple,
conférant ainsi à la révolution
sa dimension démocratique. Une déclaration
qui met de côté les esclaves
(malgré des débats), les femmes
et… Les Indiens.
Cependant, des
siècles avant les descendants
des colons européens,
les Six
Nations de la Confédération iroquoise
(Seneca,
Cayuga,
Onondaga,
Tuscarora,
Oneida
et Mohawk)
avaient créé avec succès une union
démocratique longtemps
passée sous silence par les livres
d'histoire…
Dans les salons
parisiens,
les idées des Lumières
circulent depuis plusieurs décennies. Montesquieu,
Voltaire
ou Rousseau
nourrissent les débats sur la liberté,
la séparation
des pouvoirs
et la souveraineté
populaire.
Plusieurs
dirigeants américains
s'en inspirent directement.

La
guerre
se livre avec une armée
continentale
d’abord fragile mais progressivement structurée autour du général
George Washington.
Personne ne sait encore si les insurgés
iront jusqu'à proclamer leur indépendance ni s'ils pourront
résister à la puissance
militaire britannique.
Pendant ce temps, les femmes
s’imposent à l’arrière, gèrent la maison et les affaires. En
1776, le New
Jersey accorde
le droit de vote
aux femmes,
certes révoqué en 1807, mais cela montre qu’il y a eu un débat
autour du vote féminin
et qu’il a été envisagé. Le travail des femmes
se fait ainsi visible et sert la Révolution
américaine par
une prise de position publique. Elles accompagnaient aussi l'Armée
continentale,
assumant diverses tâches habituellement réservées aux hommes.
Sur ordre du général
Washington,
certaines furent engagées comme infirmières
pour deux dollars par mois et une ration complète par jour – les
maladies étaient endémiques et la mortalité parmi les infirmières
était élevée. Quelques-unes
servirent dans des unités
d'artillerie ou
se déguisèrent en hommes
pour combattre dans les rangs.
L’armée
britannique qui
débarque
à Long Island durant l’été 1776 avec des dizaines
de milliers de soldats
et mercenaires de
la Hesse allemande, remporte
les batailles mais ne sait gagner cette guerre, faute de stratégie
cohérente. La ligne
de commandement entre les chefs militaires du théâtre
nord-américain
et Londres
est trop longue : il faut de nombreuses semaines aux deux
parties pour
communiquer, plusieurs mois pour obtenir des renforts. L’armée
américaine
enchaîne longtemps les échecs, car la puissance et l’expérience
des armées
britanniques
leur permet de s’emparer de New
York en 1776 et
de Philadelphie
en 1777, alors siège du Congrès.
Tandis que les américains
échouent à rallier à eux les Canadiens
français à qui
ils suscitent peu de sympathie, les anglais
adoptent une stratégie inefficace, mais les armées
britanniques ne
parviennent pas à se coordonner, et même si elles prennent des
villes,
s’y enlisent, doivent y fixer trop
d’hommes pour
les conserver et perdent ainsi l’initiative sur le champ de
bataille, de plus le gouvernement
de Lord North ne
parvient pas à adopter une stratégie cohérente, tant politiquement
que militairement, mais les insurgés
américains
(Insurgents)
s’adaptent peu à peu et parviennent à combler ses pertes,
épuisant l’Angleterre
en s’essayant à la guerre
d’usure,
fatiguant les contingents
allemands et
écossais
de petites
attaques quotidiennes,
et, quand le terrain s’avère favorable, forcent la décision dans
les années 1776-1777 qui sont d’abord difficiles pour les
Américains :
incapables d'empêcher Howe
de s'emparer de New
York, ils
prennent leur revanche à Trenton,
le 25 décembre 1776, et à Princeton,
quelques jours plus tard; les colons
sombrent souvent dans des luttes intestines, entre querelles de
personnes
et désaccords politiques, mais parviennent vaille que vaille à
préserver leur unité. La situation est aussi difficile pour les
femmes
qui a maintes reprises, ont vu leurs maisons brûler, ont été
menacées de violences physiques ou ont dû enterrer leurs proches.
Elles ont également affronté des dangers en travaillant comme
espionnes,
en soignant les malades,
en boycottant les produits britanniques, en publiant des écrits
en faveur de la cause américaine et, le cas échéant, en défendant
leurs foyers contre les attaques des Britanniques
ou de leurs
alliés. N’en
menant pas large,
les indépendantistes
envoient le populaire Benjamin
Franklin
à Paris afin de négocier d'urgence l'appui de la France,
car banqueroute et trahisons diverses affectent l’armée
fédérale.
Benjamin
Franklin
séduit les Français
autant par ses inventions que par sa personnalité. Il fréquente les
salons,
maîtrise leurs codes et incarne aux yeux des Français
les nouveaux idéaux venus d'Amérique. Mais, la France attend le
moment opportun avant de transformer ce soutien clandestin en
alliance ouverte. Les Noirs
vont aussi prendre les révolutionnaires
au mot puisqu’entre 1777 et 1783, dans le Nord, en Nouvelle
Angleterre, les esclaves
revendiquent leur liberté devant les tribunaux
et obtiennent satisfaction. L’esclavage
sera progressivement aboli dans les autres
États du Nord.
Mais il n’en sera pas de même au Sud.

Puis,
la Révolution
américaine
change d’échelle lorsque la France
entre dans le conflit après la
victoire américaine à la bataille de Saratoga
en 1777, qui fait basculer la quasi-totalité
des Américains
dans la révolte, du fait que
les Britanniques
décidèrent de mener deux campagnes simultanées : le général
Jonh Burgoyne
descend du Canada vers la ville d’Albany, où le général
William Howe
est censé le rejoindre depuis New York, mais ce dernier préfère
marcher sur Philadelphie, abandonnant Burgoyne
à une avancée solitaire dont il ne mesurera les conséquences que
trop tard puisqu’à Saratoga,
le piège se referme et il capitule avec 6000
hommes,
ce qui
internationalise le conflit et renforce considérablement l’armée
insurgée;
Vergennes et
Louis XVI
y voient l’occasion de prendre leur revanche contre l’Angleterre
et de se substituer à elle dans le commerce avec les treize
colonies. il
faut dire que le gouvernement
de Louis XVI,
par le truchement de trafiquants
d’armes à
l’image de Beaumarchais,
équipe les Américains,
cette armée de paysans
dispose désormais d’un des meilleurs équipements du monde et
d’officiers
expérimentés.
Même si Louis
XVI hésite,
quelques
volontaires
s’enrôlent à titre individuel dans les troupes
américaines,
comme le marquis
de La Fayette en
juin 1777, mais aussi d'autres
officiers se
joignent au mouvement comme le commandant
Pierre L'Enfant,
qui jettera les plans de la future capitale, le général
Louis Duportail,
mais aussi le Prussien
von Steuben, le
Polonais
Kosciusko ou
l'Allemand de
Kalb. Leur
expérience militaire sera précieuse aux insurgés
et ce soutien apporté par les nobles
libéraux européens
permet aux insurgés
de retourner la situation en leur faveur. Pendant
ce temps, dans la vallée de la Mohawk, les six
nations Haudenosaunee,
qui s’étaient jusqu’alors tenues à l’écart du conflit,
se voient forcées de choisir un camp, et de s’entre-tuer… Cela
met fin à la puissance
iroquoise,
contrepoids important à l’expansionnisme
des colons.
Pris en étau entre les deux
puissances rivales,
qui n'hésitent pas à négocier leurs terres, les peuples
autochtones subissent
des destructions systématiques. Loin de se cantonner au simple rang
d’observateur, les Amérindiens
jouent un rôle crucial dans le conflit
anglo-américain.
Les populations
amérindiennes
peuvent être des guides dans certaines régions et participent à
des batailles massives. La plupart des peuples
s’allient aux Britanniques
par peur de l’expansionnisme
américain.
En effet, parallèlement les Natives
poursuivent leur lutte pour leur propre indépendance. Cette lutte
devient de plus en plus inexpiable avec un crescendo des atrocités
commises de part et d’autres.

L’hiver
1777-1778 va marquer
la période la plus sombre de la guerre
: le froid, la faim et la maladie déciment l’armée
continentale, qui
est au bord de la mutinerie. Washington
tient, s’appuyant sur le commandant
Friedrich Wilhelm von Steuben
pour transformer ses miliciens
épuisés en soldats
aguerris et sur le commandant
Nathanael Greene
pour réorganiser un ravitaillement défaillant. Au printemps
1778, les Britanniques
abandonnent Philadelphie,
et la bataille
de Monmouth
se termine en match nul. Convaincus qu'ils ne parviendront pas à
tenir le nord
et le centre des États-Unis,
ils décident de porter la
guerre dans les États
du Sud
et y remportent d'indiscutables succès. Mais la guerre
ne se joue plus seulement sur les champs de bataille. Pour
les Noirs, la
proclamation du général
Henry Clinton leur promettant
refuge et liberté reste un pari risqué sur l’issue d’une guerre
qui ne les a jamais vraiment inclus. À partir de 1778, la France
entre officiellement en guerre avec la conclusion le 6 février d’un
double traité de
commerce et d'alliance
avec Franklin,
Deane
et Lee,
représentants du Congrès
des futurs États-Unis,
et sa marine
se montre tout à fait capable de faire face à la Navy.
La convention d'Aranjuez, entre
l'Espagne et la France, assure l'appui – coûteux
et limité – de l'Espagne (1779). Et
pendant que l’alliance
franco-américaine
accumule les faux départs, les Britanniques
frappent au sud : les villes
de Savannah
et Charleston
tombent, et avec elles une grande part de l'armée
américaine.
En 1780, le comte de Rochambeau débarque
avec 6000 volontaires français et le Suédois Hans Axel
von Fersen lui sert d'interprète avec le titre de «mestre de
camp», puis plus tard comme officier de liaison. Les neutres
manifestent leur bienveillance (Catherine II, les
Provinces-Unies), et les flottes françaises acquièrent
la maîtrise de l'Atlantique grâce à l'aide des flottes
d'Estaing et du comte de Grasse). En
1780, Benedict
Arnold,
héros de Saratoga,
tente de livrer West
Point
aux Britanniques.
C’est un choc moral pour le camp des
Patriots qui
le considère comme un traître. À la frontière entre la Caroline
du Nord et la Caroline du Sud, patriotes et loyalistes
s’entretuent pendant que le Britannique Charles
Cornwallis
auquel s'est joint le général
traître Benedict Arnold,
multiplie les succès... Mais après des revers,
les troupes franco-américaines
remontent vers la Virginie et s’établissent à Yorktown,
dos à la mer, où Georges
Washington
et le général
français Donatien de Rochambeau
fondent sur elles par le nord. La flotte
de l’amiral
de Grasse
barre la route aux secours
britanniques.
La
victoire de Yorktown
en 1781 est d’abord française. C’est l’escadre
de de Grasse
qui bloque la Navy
et la bat. Ce sont des canons
Gribeauval qui
font fléchir la résistance des troupes
de Cornwallis et
enfin l’armée
américaine
bénéficie du soutien décisif du corps
expéditionnaire de Rochambeau.
marque alors le basculement militaire définitif en faveur des
Américains.
L’épidémie de
variole de 1781
qui décime l’armée
anglaise
retranchée à Yorktown met fin à la
guerre des Anglais
mais pas à celles des autochtones
qui bien que durement touchés poursuivent leur résistance.
L'opinion
anglaise
souhaite en finir et retrouver des conditions plus favorables aux
affaires; Londres
accepte de négocier.

Le
dénouement diplomatique interviendra avec le traité
de Paris du 3
septembre 1783, par lequel la Grande-Bretagne
reconnaîtra l’indépendance des États-Unis
d’Amérique.
La France
ne gagne aucun territoire et ce n’était d’ailleurs pas son
intention, mais sans rien retirer du conflit, sinon l’épuisement
de ses ressources financières, qui conduira l’Ancien
Régime à
l’abîme. Notons que la dette contractée auprès de la France
ne sera jamais intégralement remboursée et que les relations
commerciales se développeront surtout avec la Grande-Bretagne,
au grand dam de Vergennes.
Resté sous pavillon britannique, le Canada
devra accueillir maints
colons
contraints à l’exil pour être demeurés loyaux envers la
Couronne,
ce qui bouleversera la démographie locale au détriment des
francophones;
quant aux Américains,
ils ont gagné leur liberté par les armes autant que par les
principes, mais ni les Amérindiens,
ni les esclaves
noirs n’en
profiteront. Ces
derniers sont
abandonnés aux appétits d’une jeune nation
en pleine expansion.
L’indépendance,
de fait, n’est pas synonyme d’émancipation.
Un très vaste territoire, à l’ouest des Appalaches, est cédé
aux colons
américains,
sans l’accord des Amérindiens,
à commencer par les peuples
Cherokees et
Creeks.
Commence ensuite le temps de la République
naissante, qui
se structurera dans les années suivantes autour de la Constitution
de 1787 et du premier
gouvernement fédéral;
George Washington
deviendra, comme on le sait, le tout premier président états-unien.
Pourtant, Washington
avait renoncé au pouvoir, stupéfiant jusqu’à George
III,
qui voit en lui "le
plus grand personnage de l’époque". Les
anciennes
colonies britanniques
ont créé une nouvelle structure politique, subtil équilibrage
entre les droits des États
et le pouvoir
central.
L’association, indissoluble, a réglé constitutionnellement le
problème des champs de compétence et celui de la séparation
des pouvoirs.
En 1791, la Charte des Droits
(Bill of Rights)
énonce des protections : liberté
d’expression,
liberté
religieuse,
protection des
citoyens contre tout traitement arbitraire,
etc. et circonscrit le pouvoir
fédéral. Des
libertés
aujourd’hui remises en cause par l’exécutif.
Un sujet de discorde demeure, l’esclavage.
Les États du
nord l’ont
aboli, ou s’apprêtent à le faire; ceux du sud
exigent son maintien, nécessaire à leur économie
agraire. Mais
ceci est déjà une autre histoire, celle qui aboutira, quatre-vingts
ans plus tard, à la Guerre
de Sécession. Projet
inachevé, la révolution porte
en elle, selon Ken
Burns, les
ferments de divisions
intrinsèques intensément ravivées aujourd'hui. La
voie sera dès lors ouverte pour une autre révolution,
bien plus proche de nous…
Pour
aller plus loin, je vous conseilles ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé : Bernard
Cottret,
La Révolution américaine,
Perrin, 2003, et
https://brumes.wordpress.com/2010/04/05/radiographie-de-lindependance/,
Pascal
Cyr
et Sophie
Muffat,
La Guerre d’indépendance américaine,
Passés Composés, 2022,
https://boojum.fr/la-guerre-dindependance-americaine-une-relecture-roborative-du-passe,
et
https://www.napoleon.org/magazine/livres/la-guerre-dindependance-americaine/,
Virginie
Adane,
Des
femmes en Amérique, Une histoire des Etats-Unis de Pocahontas à
#MeToo,
Perrin, 2025, et
https://clio-cr.clionautes.org/des-femmes-en-amerique-une-histoire-des-etats-unis-de-pocahontas-a-metoo.html,
Ken
Burns,
La
guerre d’indépendance américaine : toute l’histoire,
PBS, 2025 (documentaire), Pekka
Hämäläinen,
L’Amérique
continent indigène,
Albin Michel, 2025, et
https://clio-cr.clionautes.org/lamerique-continent-indigene.html,
et
https://tvmag.lefigaro.fr/programme-tv/ce-soir-tele/la-guerre-d-independance-toute-l-histoire-arte-l-amerique-dans-tous-ses-etats-20260627,
https://frequenceprotestante.com/2025/10/28/la-revolution-americaine-naissance-de-la-democratie/,
https://libguides.nypl.org/americanrevolutionresources/women,
https://www.herodote.net/La_guerre_d_Independance-synthese-53-48.php,
https://www.lhistoire.fr/portfolio/guerre-dind%C3%A9pendance-des-%C3%A9tats-unis-1775-1783,
https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/le-cours-de-l-histoire/populations-esclavisees-et-autochtones-les-exclues-de-la-liberte-americaine-3883293,
https://www.retronews.fr/conflits-et-relations-internationales/echo-de-presse/2026/06/30/guerre-d-independance-americaine,
et
https://www.rfi.fr/fr/connaissances/20260703-250-ans-des-%C3%A9tats-unis-comment-la-r%C3%A9volution-am%C3%A9ricaine-a-donn%C3%A9-naissance-%C3%A0-une-nouvelle-nation
.
Merci
et bon Jour
de l’indépendance !