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samedi 31 octobre 2026

Bon Halloween à tous !

Je n’en oublie pas pour autant mes cadeaux pour vous en ce jour d’Halloween, entrez dans mon antre et voyez ce que j’ai à vous offrir ce sont des images font la gloire de la magie d'horreur — souvent appelée bizarre magic ou shock magic — qui connaît un immense regain de popularité grâce à des performeurs dont je vous offrir des images de leur spectacle qui mêlent l'illusionnisme classique, le mentalisme et les codes visuels du cinéma d'épouvante.

 

Tout d’abord celui pour toi freyr 1978,

C’est une image de The Sacred Riana (de son vrai nom Riana Antoinette) est devenue la référence mondiale absolue en matière de magie et d'illusionnisme inspirés de la J-Horror (cinéma d'horreur japonais) et du personnage emblématique de Sadako (Ringu / The Ring). Elle adopte le look des spectres japonais (onryō), avec de longs cheveux noirs masquant son visage et des vêtements d'écolière rétro. Totalement muette, elle captive par ses mouvements saccadés, ses tremblements de tête spasmodiques et son refus de briser son personnage, même hors scène. Ses illusions (télékinésie, apparitions, rituels) sont conçues pour terrifier le public plutôt que pour l'émerveiller. Riana a marqué l'histoire des télé-crochets en remportant Asia's Got Talent en 2017 et en devenant l'une des candidates les plus virales et mémorables d'America's Got Talent en 2018. 

 

Ensuite celui pour toi jema-lou,

C’est une image de Klek Entòs (parfois orthographié à l'oreille Kleek Antos) est un personnage de magicien et mentaliste masqué au style horrifique, créé et interprété par le prestidigitateur français David Stone. Masqué, vêtu d'un costume sombre et mystérieux, il incarne «la somme de toutes vos peurs» dans une esthétique digne d'un thriller ou d'un film de Tim Burton. Ses numéros bousculent la magie traditionnelle en utilisant des phobies (couteaux, insectes, rituels) pour pousser le public à affronter et dompter ses propres angoisses. Le personnage est né d'un immense mystère télévisuel. Lors de son passage marquant dans l'émission La France a un incroyable talent en 2020, il a poussé le jeu du secret à son paroxysme en restant totalement anonyme et intouchable. C'est lors de la grande finale qu'il a retiré son masque en direct, révélant qu'il était en réalité David Stone, un illusionniste français de renommée mondiale, spécialiste du close-up et déjà finaliste de l'émission quelques années plus tôt. Il a conçu cet alter-ego sombre en collaboration avec Jean-Baptiste Dumas pour réinventer sa vision de la magie. Double finaliste de La France a un incroyable talent, il a également exporté son personnage terrifiant aux États-Unis dans America's Got Talent et apparaît régulièrement dans des émissions comme Vendredi tout est permis. 

 

Puis celui pour cibeline49, idefix43, PeTiTe-Fleur, et tarzan599,

C’est une image de Carisa Hendrix sous le traits de son personnage le plus célèbre, Lucy Darling qui est une mondaine glamour des années 1940, excentrique, spirituelle et un brin surréaliste. Inspirée par des icônes comme Mae West ou Zsa Zsa Gabor, elle dégage une élégance d'un autre temps, mais avec un grain de folie totalement moderne et imprévisible. Ce rôle mélange l'improvisation théâtrale incisive, la comédie et une magie d'une grande finesse. Lucy Darling ne fait pas de la magie pour impressionner par la technique, elle l'intègre comme un prolongement naturel et un peu magique de son excentricité. C'est une magie narrative, presque surréaliste, qui se vit comme un dessin animé en direct.

Je n’oublie pas pour autant mes amis rencontrés sur skyblog, qui je l’espère verront ces magnifiques cadeaux,

 

Tout d’abord celui pour, les anges noirs, un couple de vampire (Lucinda et Lestat) et leurs proches (Angelina, Flora, Jessica, Laura, Maéva, et Thomas),

C’est une image de The Witch (La sorcière des bois), apparue en 2022 dans l'émission Britain's Got Talent, elle a terrorisé le jury (en particulier Simon Cowell) avec un univers profondément lugubre ancré dans les légendes des bois et des sorcières. Grimée en vieille sorcière des bois voûtée et vêtue de haillons, elle incarne une créature primitive tout droit sortie de légendes forestières ou de films d'épouvante comme Blair Witch. Ses illusions exploitent les peurs viscérales et le dégoût. Son numéro le plus célèbre consiste à faire exploser une pomme devant Simon Cowell pour en faire jaillir des cafards vivants, le tout accompagné de répliques lugubres sur la pourriture humaine. 

 

… ensuite celui pour les amis-des-nours et des amoureux des loups (Nad, Adam et Serena),

C’est une image du jeu du loup-garou revisité par Giorgio Mentaliste (Giorgio Thomas) n'est pas un jeu de société classique, mais un spectacle et une animation de mentalisme immersive conçus pour les événements d'entreprise, le team building et les scènes privées. Au lieu de s'en remettre au hasard, Giorgio utilise le mentalisme pour décoder le langage corporel, analyser les micro-expressions et démasquer scientifiquement les menteurs (les Loups). Le public participe activement à la partie. L'ambiance mystérieuse du jeu est renforcée par des expériences de suggestion mentale et de télépathie théâtralisée. Ce format est particulièrement utilisé en entreprise pour illustrer l'importance de la communication non-verbale, du décryptage et de la manipulation bienveillante au sein d'un groupe. 

 

… puis celui pour Marie et sa famille (Martial, Mathis et Germain),

C’est une image de The Fairy Magic Show de l'illusionniste australienne Lee Cohen (souvent appelée Fairy Lee) explore un tout autre aspect du personnage magique : le merveilleux enfantin, la féerie sylvestre et la douceur interactive. Lee Cohen incarne une fée lumineuse avec des ailes de papillon. Ses illusions créent un monde de contes de fées (fleurs qui poussent instantanément, arcs-en-ciel) complété par l'apparition d'animaux, comme son lapin géant Norman. Figure influente de l'illusionnisme, elle utilise sa notoriété pour promouvoir la place des femmes dans l'univers de la magie à travers des structures comme l'Artistic Magic Company. 

 

… auxquels s’ajoutent celui pour les babies anges noirs,

C’est une image du spectacle Le Bal des Fantômes (sous-titré La Sorcière et le Magicien) est un spectacle de magie théâtral et familial créé par l'illusionniste lyonnais Anthony James en collaboration avec la comédienne Valérie Guillot. Éloigné de l'horreur pure, il propose une approche fantastique, poétique et espiègle idéale pour le jeune public (dès 3-4 ans). L'histoire met en scène la cohabitation mouvementée entre un magicien et une sorcière malicieuse dans un manoir, créant un duel comique rythmé par l'art du mime. Portée par la compagnie Le Théâtre des Illusions, cette création est un classique des scènes de la région Auvergne-Rhône-Alpes (comme l'Acte 2 Théâtre à Lyon). 

 

… et celui pour Carl,

C’est une image de Phobias (parfois appelé The Phobias) est un trio d'illusionnistes italiens spécialisé dans la magie horrifique (horror magic), la comédie noire et la théâtralité sombre. Formé par Davide Spada, Peppe Salomon et Vanessa Speccia, le groupe s'est fait connaître internationalement pour ses performances terrifiantes mettant en scène des clowns maléfiques. Grimés en clowns maléfiques et grotesques, ils s'inspirent des slashers et de l'univers des asiles psychiatriques pour susciter un rire nerveux et de l'angoisse. Leurs numéros reposent sur des illusions extrêmes et interactives (roulette russe, rituels avec des crochets, ballons d'angoisse), testant les limites psychologiques du public et des jurys. Ils se révèlent dans l'émission Tu Si Que Vales (saison 11) où leur univers macabre séduit le public et les propulse jusqu'à la 3e place de la grande finale. Le trio explose aux yeux du monde lors de la saison 20 d'America's Got Talent. Leur audition terrifie littéralement Simon Cowell (qui a une peur bleue des clowns), décrochant 4 "Oui" enthousiastes avant d'atteindre les quarts de finale en direct. En 2026, ils ont également exporté leurs cauchemars sur le plateau de Romania's Got Talent. 

 

… avec celui pour Chantal,

C’est une image d’Elizabeth (qui performe sous le nom de troupe The Haunting) est l'incarnation même du spiritisme victorien et du paranormal théâtral. Véritable maîtresse du frisson outre-Manche, elle a marqué l'histoire de Britain's Got Talent en 2019 avec des numéros immersifs terrifiants se déroulant dans les coulisses sombres des théâtres. À l'inverse des monstres ou des clowns, Elizabeth adopte la posture d'une médium élégante du XIXe siècle. Elle utilise de vieilles reliques (journaux intimes, boîtes à musique grinçantes, photos sépia) pour invoquer des histoires de théâtres hantés. Ses numéros, jugés si réalistes qu'ils ont provoqué des vagues de frayeur chez les téléspectateurs, l'ont menée jusqu'en demi-finale de l'émission. Elle est revenue sur le devant de la scène en rejoignant le collectif d'élite Magicians Assemble.

 

… et pour naruto-jaime,

C’est une image de Cyril Takayama est une légende de l'illusionnisme, pionnier de la magie de rue moderne (street magic) qui a révolutionné la télévision au Japon et sur Internet dans les années 2000. Né d'un père japonais et d'une mère française, il a cassé le costume traditionnel du magicien avec son style cyberpunk, ses cheveux colorés et ses vestes en cuir, apportant une modernité folle à la discipline. Il est le créateur de tours légendaires qui ont retourné les débuts de YouTube, notamment le hamburger extrait d'une simple affiche publicitaire pour être mangé, sa tête qui tombe sur sa poitrine après un éternuement (Head Drop), ou les cartes qui traversent les vitrines. Expert du maquillage hollywoodien, il s'est souvent métamorphosé en personnages excentriques (comme une grand-mère âgée) pour piéger des anonymes, prouvant son génie de la comédie en plus de sa perfection technique. 

 

Enfin, Je n’oublie pas non plus, tous ceux qui suivent mon blog ou sont de passage sur celui-ci et à qui j’offre allégrement ce présent,

C’est une image de Morgan & West, forment un duo d'illusionnistes britanniques incontournable, mondialement acclamé pour son concept unique de magiciens voyageurs dans le temps de l'époque victorienne. Diplômés d'Oxford, ils arborent des redingotes, des favoris et un humour so British. Leur dynamique comique repose sur le contraste entre le sérieux de Mr. Morgan et les excentricités absurdes de Mr. West. Spécialistes du mentalisme de salon, ils excellent dans la transmission de pensée codée. Ils ont notamment marqué l'histoire de la magie en réussissant à berner le mythique duo américain Penn & Teller dans leur émission Fool Us. Très polyvalents, ils proposent aussi bien des spectacles familiaux que des shows de vulgarisation scientifique (Unbelievable Science), et partagent leur savoir à travers leur livre de référence Parlour Tricks.

 

Merci et bon Halloween !

Halloween au Japon, une coutume devenue japonaise

Au Japon, la saison d'Halloween commence généralement dès la mi-septembre. Bien que le point culminant reste le soir du 31 octobre, les parcs d'attractions, les magasins et les événements thématiques lancent les festivités bien en amont.

 

L'idée qu'Halloween découle directement de Samain, que les textes médiévaux irlandais décrivent comme une fête politique et légale (un moment de grands banquets et d'assemblées de rois) plutôt que comme une nuit de déguisements, de fantômes ou de terreur, a été largement popularisée par les folkloristes des XVIIIe et XIXe siècles, en pleine vague de nationalisme et de romantisme en Irlande. Pour se démarquer de la culture anglaise, certains auteurs ont cherché à attribuer des origines celtiques et préchrétiennes très anciennes à toutes les coutumes populaires locales, quitte à forcer les liens historiques. La majorité des coutumes qui composent Halloween proviennent en réalité des rites de la Toussaint (1er novembre) et de la Fête des Morts (2 novembre). Au Moyen-Âge, la tradition de la Danse Macabre poussait les fidèles à se déguiser en squelettes ou en défunts pour rappeler que la mort frappe tout le monde. Lors des processions religieuses, les paroissiens se déguisaient aussi parfois en saints. La pratique du Trick-or-Treat vient directement du Souling médiéval européen. Les enfants et les pauvres allaient de porte en porte pour chanter et réciter des prières pour les morts d'une famille en échange de «gâteaux de l'âme» (Soul Cakes). Et à l’origine, le choix des festoyeurs ne se portait pas sur une citrouille mais sur un navet, voire une pomme de terre ! Le grand légume orange a fait son apparition à l’issue de la grande famine qui frappa l’Irlande en 1863 et qui obligea plus d’un million de personnes à fuir vers les États-Unis, et le choix se porte alors sur la citrouille, plus abondante à cette période de l’année. 

 

Dans les années 1970, la boutique de jouets Kiddy Land fut en effet la première à essayer de lancer la mode d’Halloween au Japon en proposant des décorations et objets thématiques autour de cette fête, puis en 1983, elle organise même le tout premier défilé d’Halloween, réunissant une grande majorité d’étrangers. Ce sont surtout les parcs d’attractions qui réussissent à faire connaître cette fête grâce à des événements thématiques à Disneyland Tokyo en 1997 et Universal Studios Japan en 2005, ensuite de nombreuses boutiques suivent alors le mouvement en proposant des produits sur le thème d’Halloween. Dans les rues, la fête est encore très timide, mais se développe peu à peu avec quelques petits rassemblements dans les grandes villes, notamment au niveau du carrefour de Shibuya. C’est finalement l’ère des réseaux sociaux qui parachève le succès et la popularité d’Halloween dans les années 2010, voyant de plus en plus de fêtards se regrouper pour s’amuser sous les masques. Le quartier de Shibuya devient alors le lieu incontournable du 31 octobre, aussi bien pour les Japonais que pour les voyageurs étrangers. L’âge d’or d’Halloween était entre 2012 et 2017, le carrefour de Shibuya offrait un moment extraordinaire, avec une animation débordante et une grande majorité de gens déguisés dans une ambiance agréable et bon enfant.

 

Les festivités débutent le plus tôt. Les événements Halloween Horror Nights à Universal Studios Japan (Osaka) commencent dès le 11 septembre 2026, tandis que le Disney Halloween à Tokyo Disney Resort démarre le 16 septembre 2026. C'est également à partir de la mi-septembre que les chaînes de cafés lancent leurs menus saisonniers (à la citrouille ou à la patate douce violette) et que les grands magasins comme Don Quijote installent leurs rayons de costumes, de maquillage et de friandises thématiques (souvent au goût de potiron ou de patate douce) dès la fin du mois d'août le cœur des rassemblements et des défilés se concentre sur le dernier week-end d'octobre. Par exemple, le célèbre Ikebukuro Halloween Cosplay Festival se tient du 30 octobre au 1er novembre 2026 ou des défilés familiaux dans des quartiers comme Kichijoji entre le 23 et 25 octobre 2026, un événement dédié aux plus petits proposera des défilés déguisés, plus mignons qu'effrayants, avec une multitude de costumes adorables, et organisé «par des mères pour des mères» par un comité local composé de familles, il met à l'honneur les défilés et la chasse aux bonbons.

 

Après des années de surpopulation croissante, de dégradations, de blessures, et après la bousculade mortelle d’Itaewon à Séoul (2022) qui a alarmé les autorités du monde entier, l’arrondissement de Shibuya est passé de la tolérance à un découragement actif de son Halloween. Et si vous prévoyez de voyager, sachez que les grands rassemblements spontanés dans les rues de Shibuya sont désormais interdits et strictement contrôlés par la police pour des raisons de sécurité. Depuis 2023, la fête est interdite à Shibuya : l’espace autour de la statue Hachiko est bloqué, la vente d’alcool interdite, et des policiers patrouillent dans les rues pour empêcher les rassemblements : Halloween ne se fête plus à Shibuya ! La fête se déplace ailleurs, dans d’autres grands quartiers animés, et ce sont surtout les voyageurs étrangers qui sont de la partie en compagnie de jeunes Japonais.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://arigatotravel.com/blog/halloween-celebrations-guide, https://ichiban-japan.com/halloween-japon/, https://tokyocheapo.com/events/kichijoji-halloween-parade/, https://www.bbc.co.uk/newsround/articles/cx2n7jdp0zlo, https://www.kanpai.fr/societe-japonaise/halloween-japon, et https://www.tiktok.com/@yanntoutcourt/video/7431595290307644704.

 

Merci et bon Halloween !

vendredi 30 octobre 2026

Les jeux vidéo horrifique japonais, se faire peur en jouant

L'histoire de l'horreur japonaise dans le jeu vidéo (J-Horror) commence à la fin des années 1980 avant de s'imposer comme une référence mondiale de la peur psychologique.

 

Les origines sont entre 1986 et 1995, c’est la période qui voit de l'expérimentation où l'horreur repose sur l'imagination, les descriptions textuelles et les limitations techniques, comme le montre Digital Devil Story : Megami Tensei (1986), Développé par Atlus, ce jeu inspiré d’une une trilogie de romans de science-fiction et d'occultisme écrite par Aya Nishitani pose des bases occultes et démoniaques inspirées de romans fantastiques japonais avec une idée principale : permettre aux joueurs d'invoquer des monstres par le biais de la technologie, avec un “programme d’invocation”, puis en 1987, Shiryō Sensen: War of the Dead, le premier jalon à mélanger ambiance d'horreur et mécaniques de RPG avec son héroïne Lila qui doit résoudre le mystère qui frappe une ville tout en affrontant des créatures, avec des ressources limitées et des hordes de morts-vivants à ses trousses, chaque décision compte pour espérer s'en sortir vivant, Sweet Home (1989), sorti par Capcom sur Famicom et adapte et développe l'intrigue du film avec les maquillages et effets gore pratiques qui ont été supervisés par le maquilleur hollywoodien Dick Smith sous la direction de Tokuro Fujiwara, dans lequel cinq documentaristes entrent dans un manoir hanté pour restaurer des fresques, mais ils réveillent le fantôme d'une mère devenue folle après la mort de son bébé, et piégés, ils se font tuer un par un jusqu'à ce que les survivants apaisent l'esprit en lui rendant les restes de son enfant, ce jeu de rôle et d'angoisse dans un manoir hanté est le véritable ancêtre du survival horror, et il inspirera directement Resident Evil (la gestion de l'inventaire limité, les énigmes dans un manoir, les notes à ramasser et l'animation des portes qui s'ouvrent pour masquer les temps de chargement), et en 1992, Alone in the Dark (Occident) & Clock Tower (1995 – Japon), alors que l'Occident pose les bases de la 3D avec Alone in the Dark dont l'histoire est inspirée par les films de George A. Romero et les nouvelles de H. P. Lovecraft dans lequel en 1924, Jeremy Hartwood, propriétaire de Derceto, est décédé récemment, où on incarne Edward Carnby ou Emily Hartwood, et explore le manoir aujourd'hui abandonné pour découvrir pourquoi Jeremy s'est suicidé et quel terrible secret se cache derrière ses murs, et le studio japonais Human Entertainment sort Clock Tower sur Super Famicom, inspiré du cinéma de Dario Argento, il popularise le concept du prédateur invincible (Scissorman) face à une héroïne sans défense, introduisant le genre du slasher psychologique au Japon. 

 

Puis arrive l'âge d'or du Survival Horror (1996–2008) au moment où l'arrivée de la 3D (PlayStation, Saturn, PS2) permet de créer des ambiances cinématographiques étouffantes avec des angles de caméra fixes avec l’arrivée de jeu phares comme Resident Evil 1, 2 et 3 (1996-1998), où Capcom mélange le cinéma de zombies occidental et l'exploration de manoirs de Sweet Home, créant un succès planétaire, popularisant le survival horror, dans lequel l'effroi naît des angles de caméra fixes cinématographiques, des sursauts (les fameux chiens à travers la vitre) et du stress du manque de munitions, où tout commence avec les expériences illégales de la multinationale Umbrella Corporation, qui commence avec le fameux Virus T s'échappe dans un manoir, puis contamine une ville entière, et c'est l'époque des zombies classiques et des monstres iconiques comme le Nemesis, la réussite est telle que Capacom diversifie la franchise avec Resident Evil: Code Veronica qui est un monument de la saga de survival horror de Capcom. Initialement sorti en février 2000 sur Dreamcast, il a marqué un tournant technique majeur en étant le tout premier épisode de la série principale à utiliser des environnements entièrement en 3D en temps réel, abandonnant les célèbres décors pré-calculés des trois premiers opus, comme la franchise Parasite Eve 1, 2 & The 3rd Birthday (1998-2010), adaptation du roman de science-fiction horrifique publié en 1995 par l'auteur et microbiologiste japonais Hideaki Sena, est une saga culte mêlant science-fiction, horreur et jeu de rôle, née de la collaboration entre la littérature japonaise et le savoir-faire de l'âge d'or de Squaresoft (aujourd'hui Square Enix), qui repose sur le concept biologique de la révolte des mitochondries contre l'humanité, comme Silent Hill 1, 2, 3 & 4 : The Room (1999-2004) : Konami déplace le genre vers l'horreur psychologique, le brouillard épais et les cauchemars architecturaux inspirés de Lynch et de la culture japonaise, où on quitte les monstres de laboratoire pour une horreur viscérale, brumeuse et industrielle, le jeu explore la culpabilité, le deuil et les traumatismes humains, et le deuxième opus est universellement considéré comme un chef-d'œuvre absolu de l'horreur psychologique, comme Project Zero / Fatal Frame (2001-2004), l'une des sagas les plus terrifiantes et respectées du jeu vidéo d'horreur japonais, et Forbidden Siren (2003-2008), un jeu radical, réputé pour être l'un des survival horror les plus difficiles, cryptiques et terrifiants de l'histoire du jeu vidéo : Tecmo et Sony marquent un tournant en intégrant le folklore des esprits vengeurs (yurei) et des malédictions ancestrales, où le joueur est souvent sans défense face au paranormal, et enfin en 2005, Resident Evil 4 qui révolutionne l'industrie avec sa caméra à l'épaule. C'est un chef-d'œuvre de design, mais le curseur se déplace de l'épouvante vers l'action tactique. Un adaptation de jeu vidéo est une belle surprise, Silent Hill réalisé par Christophe Gans (2006) qui respecte pleinement l’ambiance du jeu.

 

Entre 2008 et 2012, c’est la dissolution des codes : Les licences phares sont externalisées à des studios occidentaux (Silent Hill: Homecoming) ou transformées en blockbusters d'action hollywoodiens (Resident Evil 5 et 6, en Afrique et en Asie), entraînant un déclin du genre dont sera victime Silent Hill entre 2007 et 2012 avec le développement confié à des studios occidentaux, et cette période marque une réception critique plus mitigée et une transition vers un gameplay plus orienté action. Sous la pression du marché occidental, les grands studios japonais délaissent alors l'ambiance étouffante pour proposer des jeux plus dynamiques, orientés vers le tir. Et les mauvaises adaptations de Resident Evil (série de 6 films de Paul W.S. Anderson entre 2002 et 2017 qui trahi les jeux vidéo, avec des intrigues minces, un montage illisible et une surreprésentation de Mila Jovovich, aux talents d’actrice limitée), et la déception pour les fans de l’adaptation de Forbidden Siren (2006) ne changent pas la donne. Dans cette période décevante Lollipop Chainsaw (2012 - PS3 / Xbox 360) est une bouffée d’air frais, né de l'imagination délirante de Suda51 et écrit par James Gunn qu voit l'histoire de Juliet Starling se concentre sur une seule et unique folle journée où chasseuse de zombie elle doit en combattre une invasion dans son campus, désormais déclinée en plusieurs versions) avant l'arrivée d'une suite officielle (2025). Puis on passe à l'ère moderne et indépendante (2010 à nos jours) avec l'influence du found footage et de la J-Horror moderne avec des séries comme Yomawari (Nippon Ichi) ou les productions de studios indépendants (comme Chilla's Art) remettent au goût du jour la peur du quotidien urbain japonais et des légendes urbaines. Des jeux comme P.T. (Playable Teaser) en 2014, la démo d'Hideo Kojima qui redéfinit l'horreur mondiale en imposant une vue subjective ultra-photoréaliste et oppressante dans un couloir en boucle, Evil Within en 2014 et sa suite en 2017 de Shinji Mikami qui se concentre sur le personnage du détective Sebastian Castellanos qui, avec ses 2 partenaires, se retrouvent confrontés à une étrange puissance, puis replonge tris ans après dans le STEM pour sauver sa fille, Lily, et cette saga brille par son atmosphère poisseuse, sa violence viscérale et son concept unique où la frontière entre la réalité et la folie s'effondre constamment, et Death Forrest (2014) et sa version étendue (Proliferation, 2015), où l'histoire globale de la série repose sur une mythologie commune : l'existence de lieux sacrés maudits au Japon, hantés par des esprits dévorant les humains qui s'y égarent, sont les jeux marquants de cette période, tandis que qu’avec Resident Evil 7 en 2017, Capcom opère un virage à 180 degrés inspiré par P.T., revenant à une vue à la première personne et à une ambiance de survie pure et claustrophobique, puis dans un village d'Europe de l'Est (RE Village), jusqu'aux révélations majeures apportées par le tout récent Resident Evil Requiem (2026) avec Leon S. Kennedy et Grace Ashcroft. Durant cette période, Gekijōban Zero / Fatal Frame: The Movie (2014), l ‘adaptation de Project Zero est poétique et élégante, même si elle abandonne le folklore japonais, tandis que Silent Hill : Revelation (2012), est un ratage artistique, bafouant la réalisation de Christophe Gans lors du précédent film. 

 

Le renouveau actuel des années 2020 a le droit à une double trajectoire : Le genre se sépare entre remakes et projets d'envergure ancrés dans l'histoire nippone (comme le futur Silent Hill f se déroulant dans le Japon des années 1960, le retour de Death Forrest avec "Utsurundesu" en 2022, permettant la sortie récente de remakes graphiques très populaires, notamment sur Nintendo Switch ainsi que la réinvention moderne Death Forest Abyss sur Steam, Hollow Cocoon en 2023, un jeu d'horreur narratif se déroulant dans les années 1980 dans les montagnes japonaises, où l'on explore la maison familiale de sa grand-mère en pleine enquête sur une sombre affaire de famille, Exit 8 en 2023, où le joueur se retrouve piégé dans un couloir de métro japonais sans fin, le remake de Alone in the Dark en 2024 qui n’est pas une suite, ni un spin off, mais continue dans les années 1920, ou World of Horror en 2024, un jeu en 1-bit inspiré du folklore horrifique japonais et des nouvelles de Junji Ito, mêlé à des mécaniques lovecraftiennes ) et une scène micro-indépendante florissante (comme les studios Chilla's Art, un duo de développeurs japonais spécialisé dans les petits jeux d'horreur courts, oppressants, très ancrés dans le quotidien urbain ou liminal du Japon (stations de métro, supérettes de nuit, résidences étudiantes).) qui utilise une esthétique rétro "lo-fi" pour filmer l'angoisse des légendes urbaines et du quotidien urbain japonais. Pour les adaptations de jeux vidéos, on allie le bon avec Exit-8 (2025) à l'atmosphère oppressante et malaisante reproduisant le huit clos du jeu vidéo, et le mauvais comme Bienvenue à Raccoon City (2021) avec ses nombreuses libertés scénaristiques et la réécritures des personnages iconiques, la série TV Resident Evil (2022) qui s’arrêta après des critiques très mitigées de la part de la presse et du public, le film Resident Evil (2026), une véritable déception pour les fans avec un humour omniprésent cassant la tension horrifique, ou Retour à Silent Hill (2026) qui malgré l’ambiance poétique à la Christophe Gans est plutôt simpliste. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://bethesda.net/fr/game/the-evil-within, https://magicinc.org/survival-horror-game-history-from-sweet-home-to-resident-evil/, https://www.gamekult.com/actualite/une-petite-histoire-du-survival-horror-en-15-morceaux-3050836865.html, https://www.gamekult.com/actualite/digital-devil-story-megami-tensei-les-origines-litteraires-de-la-serie-qui-a-forge-atlus-3050865724.html, https://www.journaldujapon.com/2016/04/09/survival-horror-quand-la-peur-sincruste-dans-le-jeu-video/, https://www.konami.com/games/eu/fr/topics/19135/, et https://www.redbull.com/fr-fr/jeux-video-horreur-japonais.

 

Merci !

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...