Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://maria.catholic.or.kr/mi_pr/missa/missa.asp?menu=missa&missaid=4646&gomonth=2011-02-05&missatype=DA, https://maria.catholic.or.kr/sa_ho/list/view.asp?menugubun=saint&ctxtSaintID=1373, https://www.revuedesdeuxmondes.fr/wp-content/uploads/2016/11/0c5f84c34ba6670c51b112a5802191da.pdf, et https://www.santiebeati.it/dettaglio/22350.
Paul Miki et ses compagnons sont dans le contexte du succès, l’organisation de l’Église japonaise et sa progression freinée au XVIe siècle. L’énergique direction d’Alessandro Valignano, visiteur des Indes à partir de 1580, établit la jeune Église sur des principes fermes, il organise la première ambassade japonaise en Europe et fonde un collège qui deviendra un important centre de formation des missionnaires. Les jésuites publiant leur succès, ont attiré la convoitise des Espagnols, installés aux Philippines depuis 1565, mais aussi des commerçants portugais et des ordres mendiants. Elle connaît ensuite à la fois les plus massives conversions puisqu’il y a 150 000 chrétiens japonais en 1580 et la semi-clandestinité, alors que les missionnaires tentaient d’élargir leurs bases géographiques, puisqu’un édit d’expulsion des missionnaires a été promulgué en 1587 sans être vraiment appliqué. Quelques jésuites quittent le Japon pour faire bonne figure, mais la plupart restent en se faisant plus discrets. Seulement les Franciscains des Philippines profitent de cet édit pour répandre la nouvelle de la chute des Jésuites au Japon, même si ces derniers tiennent bien la route grâce à Paul Miki qui remporte beaucoup de succès en attirant des bouddhistes vers la foi chrétienne, Jacques Kisai qui ferme dans sa foi est nommé catéchiste, et Joao de Goto lui aussi catéchiste, permettant leur installation définitive au Japon en 1593 avec l’autorisation d’y installer un couvent et à construire une léproserie près de Nagasaki, crée des rivalités qui ne sont pas uniquement de nature religieuse, mais également politique et économique entre les deux empires ibériques (Portugal et Espagne), mais la licence accordée pour bâtir un couvent ne signifie nullement une bienveillance du pouvoir japonais envers les disciples de saint François, ce que montre le martyre de 26 chrétiens à Nagasaki le 6 février 1597, en majorité des tertiaires franciscains japonais que sont Pierre Baptiste et cinq franciscains espagnols (dont Philippe de Jésus, né à Mexico de parents espagnols), trois jésuites japonais (Paul Miki, Jacques Kisai, Joao Goto), et enfin dix-sept tertiaires franciscains japonais, parmi lesquels deux jeunes garçons de onze et treize ans, et Louis et Antoine, injustement soupçonnés de fomenter des plans d’invasion espagnole. Rassemblés à Kyoto, les condamnés parcourent un long chemin de croix de 800 km, en plein hiver. Le 5 février 1597, ils sont crucifiés face à la mer — face à l’occident — sur une colline dominant Nagasaki.
Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Sylvie Morishita, Les «séparés» du Japon au XIXe siècle : Le témoignage des Missions Étrangères de Paris, dans Une religion missionnaire, dans La revue des sciences religieuses, 80/2 | 2006, p. 179-192, Ryoko Asuka, Les persécutions contre les missionnaires européens et les chrétiens japonais aux XVIe et XVIIe siècles : La révolte de Shimabara et d'Amakusa, L'Harmattan, 2022, Hélène Vu Thanh, Les disputes entre jésuites et franciscains : D’un conflit missionnaire à l’échec de l’évangélisation du Japon (XVIe-XVIIe siècles), dans Les disputes et la conversion religieuse de l’Antiquité au XVIIe siècle sous la direction de Pierre Antoine Fabre et Jérémie Foa, Presses universitaires de Rennes, 2022, p. 187-202, https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20250206, https://pocram.hypotheses.org/1393, https://www.cath.ch/newsf/la-foi-secrete-des-chretiens-japonais/, https://www.jesuits.global/fr/saint-blessed/saint-paul-miki/, et https://www.messagerdesaintantoine.com/content/le-japon-une-epopee-franciscaine.
Merci bonne Sainte Agathe et saint Paul Miki et ses compagnons !



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