Amis

dimanche 4 janvier 2026

La fête du nom de Jésus, de Geneviève de Paris, le Festival de la truite de glace de Hwacheon Sancheoneo, et l’Épiphanie : le début d’année festif coréen

Hier a eu lieu la Fête du Saint Nom de Jésus qui est une mémoire facultative dans l’Église coréenne qui a lieu le 3 janvier, mais elle y est toujours fêtée. C’est à partir du XIVe siècle, le Saint Nom est vénéré lors des célébrations liturgiques. Bernardin de Sienne et ses disciples contribuent à promouvoir cette vénération, et au XVIe siècle, le Saint Nom est introduit comme fête liturgique dans le calendrier franciscain. En 1721, le pape Innocent XIII l'intègre au calendrier universel, pour être célébrée un dimanche compris entre le 2 et le 5 janvier, ou le 2 janvier si aucun dimanche ne se situe entre ces deux dates. Lors du renouveau liturgique du concile Vatican II, cette fête est retirée du calendrier universel, conformément au principe d'élimination de la dualité liturgique, puisque l'Évangile de la messe du 1er janvier commémore déjà le Saint Nom de Jésus. La messe du Saint Nom de Jésus demeure cependant comme en Corée. Le symbole ou monogramme représentant le Saint Nom de Jésus est composé de trois lettres (IHS), qui sont les trois premières lettres de «Jésus, Sauveur de l'humanité» (Iesus Hominum Salvator). Ce monogramme est fréquemment utilisé dans le cadre de la liturgie, notamment sur les églises, les vêtements liturgiques, les hosties et divers autres objets.

 

La Corée fête aussi la Sainte Geneviève, c’est aussi une mémoire facultative dans l’Église coréenne. L'ancien Martyrologe romain, dans son entrée du 3 janvier, rapporte la vision hagiographique de sainte Genviève, comme une vierge parisienne consacrée à Dieu par saint Germain, évêque d'Auxerre, était renommée pour ses vertus remarquables et ses miracles. Le Martyrologe romain, révisé et publié en 2001, puis corrigé et ajouté en 2004, mentionne également, dans son entrée du 3 janvier, que sainte Geneviève (Geno-Veifa, en germanique «née au sein d’une femme»), une femme de Nanterre d’origine aisée née entre 411 et 420, elle est germanique par son père Severus, Franc germanisé et gauloise par sa mère, Geroncia, qui à la mort de ses parents, s’installe à Paris, chez sa marraine, où elle devient vierge consacrée, et diaconesse, et exerce de hautes fonctions politiques probablement magistrate de la curie municipale, ayant succédé dans cette charge à son père, selon le droit romain, et religieuses, et en 451, devant l’arrivée des Huns d’Attila, elle a conseillé à la population de rester dans la ville, prophétisant qu’elle serait épargnée, ce qui s’est réalisé, puis en 480, lors du siège de Paris par les Francs même si leur roi Childéric l’estime, elle a organisé l’approvisionnement de la capitale par le fleuve empêchant une famine. Geneviève est à l’origine de la basilique de Saint-Denis et de l’abbaye qui deviendra l’abbaye Sainte-Geneviève; elle lance le pèlerinage de Saint-Martin de Tours; elle affirme ainsi sa lutte contre l’hérésie arienne. Elle ouvre les portes de Paris à Clovis, roi des Francs saliens, proromain et respectueux de l’Église. Elle soutient Clotilde dans ses efforts pour convertir son époux. Morte vers 502, Geneviève est d’abord enterrée dans une nécropole de la rive gauche, à l’emplacement du Panthéon, puis par les soins de Clovis, dans une basilique dédiée aux apôtres Pierre et Paul (lui-même et Clotilde s’y feront enterrer). Une neuvaine a lieu chaque année du 3 au 11 janvier avec procession de la châsse.

 

Enfin, selon la tradition chrétienne, l'Épiphanie commémorant l'arrivée des Rois mages venus d'Orient pour adorer l'enfant Jésus, se tient douze jours après la naissance du christ, et donc le 6 janvier (ce que nous verrons mardi). En Corée, l'Épiphanie est célébrée chaque année le dimanche compris entre le 2 et le 8 janvier. La célébration liturgique a lieu ce dimanche, cependant la fête sera mardi. Mais une réforme est venue transférer la date au premier dimanche du mois de janvier, afin que chacun puisse en profiter. En général, la galette est donc dégustée le deuxième dimanche après Noël. Nombre de Français se jetteront sur le gâteau ce dimanche 4 janvier 2026. Et les boulangeries et pâtisseries ne s'arrêteront pas de sitôt, vous pourrez déguster une galette des rois au moins jusqu'à la mi-janvier. 

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Joël Schmidt, Sainte Geneviève et la fin de la Gaule romaine, Perrin, 1989, et https://www.editions-ellipses.fr/PDF/9782729854942_extrait.pdf, Jean-Marie Le Gall et Isabelle Brian, Les processions de sainte Geneviève à Paris, Dans La vie religieuse en France, XVIe-XVIIIe siècle de Jean-Marie Le Gall et Isabelle Brian, Armand Colin, 2014, Pages 147 à 151, https://gcatholic.org/calendar/2028/FR-fr, https://maria.catholic.or.kr/dictionary/term/term_view.asp?ctxtIdNum=7951&keyword=&gubun=04, https://maria.catholic.or.kr/sa_ho/list/view.asp?menugubun=saint&Orggubun=101&ctxtSaintId=2324, et https://www.linternaute.com/sortir/guide-des-loisirs/1183525-epiphanie-2026-a-quelle-date-faut-il-manger-la-galette-des-rois/.   

 

Merci et bonne fête du Saint Nom de Jésus, Sainte Geneviève de Paris, et Épiphanie !

2 commentaires:

  1. COUCOU ... BONJOUR chers ALEXANDRE & RAPHAËL ...
    je VOUS souhaite une *** BONNE FÊTE DE L’ÉPIPHANIE ***
    une amusante *** FÊTE de la GALETTE des ROIS *** !
    Bonne Chance pour être couronné Roi.
    BON APPÉTIT ... bonne journée ... KISS ... AMITIÉS !
    .

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Alexandre
    j arrive chez toi avec la neige
    pas chaud du tout, il géle toutes les nuits
    je te souhaite un bonne fin de journée
    il est superbe ton article
    Mercie pour tes gentilles visites
    et ton amitié.
    Gros bisous Brigitte

    RépondreSupprimer

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...