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mercredi 31 décembre 2025

Bon Nouvel An à tous !

Comme, la fin d’année vient demain, je mets aussi au pied de votre sapin virtuel, ces belles étrennes.

 

Tout d’abord celui pour freyr 1978, jema-lou, et Chantal,

 



C’est la couverture du Blu-ray du film Les trois mousquetaires (1948), réalisé par George Sidney. Ici, le bondissant Gene Kelly aux prises avec la vamp Lana Turner dans une flamboyante adaptation du roman de Dumas. Jeune cadet de Gascogne plein de bravoure mais sans le sou, d'Artagnan arrive à Paris avec l'espoir d'entrer dans la prestigieuse compagnie des mousquetaires. Ayant, dès son arrivée, offensé malencontreusement trois de ses plus glorieux représentants, Porthos, Athos et Aramis, il fait ses preuves au cours d'un affrontement héroïque qui les opposent tous quatre aux gardes de Richelieu. Bientôt, les inséparables bretteurs ("Un pour tous, tous pour un") doivent affronter mille dangers pour sauver l'honneur de la reine, Anne d'Autriche, et déjouer les machinations du cardinal Richelieu et de son âme damnée, la belle Milady... George Sidney s'empare fidèlement, mais avec force effets en Technicolor, de l'immortel roman de Dumas. Gene Kelly incarne avec panache le fougueux cadet de Gascogne, l'abonné des films d'épouvante Vincent Price campe un Richelieu machiavélique, tandis que Lana Turner, en Milady, se montre sulfureuse à souhait, éclipsant presque de ses œillades fatales le reste de la distribution. Une adaptation hollywoodienne flamboyante et étonnamment convaincante d'un monument de la culture française.

 

… puis celui cibeline49, idefix43, PeTiTe-Fleur, et tarzan599,


  

C’est la couverture du blu-ray du film Le Comte de Monte-Cristo (1954) de Robert Vernay. Dans le film, alors qu'il allait se fiancer avec Mercedes Herera, Edmond Dantes est arrêté pour complot contre le roi. En prison, il apprend l'existence d'un trésor sur l'île de Monte-Cristo. Bien décidé à s'en emparer, Dantes s'évade. Riche, le jeune homme organise sa vengeance contre ceux qui l'ont fait condamner... Cette adaptation épique offre toute la flamboyance et le souffle épique du Comte de Monte-Cristo. Porté par Jean Marais, star du cinéma français et maître du genre cape et d’épée, le film brille par une mise en scène magistrale de Robert Vernay. Véritable phénomène en salle avec plus de 7,7 millions d’entrées, il réunit une distribution exceptionnelle, Noël Roquevert, Louis Seignier, Daniel Ivernel, Jacques Castelot, Paolo Stoppa, … sans oublier un jeune Jean-Pierre Mocky dans un rôle modeste.

… et celui pour Génération-Musique,

 

 

C’est image du blu-ray Ultra HD Chantons sous la pluie (1952) réalisé par Stanley Donen et Gene Kelly. Cette comédie musicale dépeint joyeusement le Hollywood des années 1920, et la transition du film muet au film parlant, à travers le parcours de 3 artistes interprétés par Gene Kelly, Debbie Reynolds et Donald O'Connor. En 1952, Gene Kelly et Stanley Donen signent l’une des plus grandes comédies musicales de tous les temps, doublée d’un hymne au 7e art, drôle et virtuose à la fois. Tourné en 1951, il y a soixante-dix ans, dans un flamboyant Technicolor, ce chef-d’œuvre a ouvert la voie à un tout nouveau type de comédies musicales et contribué au regain de vitalité du genre.

 

Je n’oublie pas pour autant mes amis rencontrés sur skyblog, qui je l’espère verront ces magnifiques cadeaux,

 

Tout d’abord celui pour les anges noirs, un couple de vampire (Lucinda et Lestat) et leurs proches (Angelina, Flora, Jessica, Laura, Maéva, et Thomas), et les amis-des-nours et des amoureux des loups (Nad, Adam et Serena),

 


 

C’est l’affiche du film Le miracle des loups (1961) d’André Hunebelle. C’est un film de cape et d’épée dans la grande tradition, avec Jean Marais en preux chevalier. Alors que Louis XI tente d’apaiser ses relations conflictuelles avec Charles le Téméraire et songe à lui offrir en mariage sa filleule, la belle Jeanne de Beauvais, son entreprise est compromise par les félonies du comte de Sénac. De son côté, la jeune fille est éprise du chevalier Robert de Neuville. Lequel sauve bientôt le roi d’un terrible complot ourdi par son ennemi. Après Le bossu et Le capitan, André Hunebelle, maître du film de cape et d’épée, retrouve son acteur fétiche, Jean Marais, pour une œuvre réjouissante dans la grande tradition du genre. Intrigues de palais dans une époque médiévale délicieusement stylisée, cascades en série – dont de spectaculaires tournois – et romance ardente : un divertissement dont le charme tient aussi au casting, entre Jean-Louis Barrault, qui campe un savoureux Louis XI, et Roger Hanin, surprenant ici sous les trais du duc de Bourgogne, dit Charles le Téméraire.

 

… puis celui pour Marie et sa famille (Martial, Mathis et Germain),

 


 

C’est la couverture du film Peter Pan (2003) de P.J. Hogan. Ici, le soir venu, Wendy Darling (Rachel Hurd-Wood) se plaît à raconter à ses jeunes frères des histoires de pirates et d'aventuriers. Un soir, un jeune adolescent, Peter Pan (Jeremy Sumpter), fait irruption dans la chambre et entraîne les enfants dans un voyage extraordinaire peuplé de fées, de sirènes, d'Indiens et de pirates. Pari réussi pour P. J. Hogan, cinéaste talentueux de "Muriel" et du "Mariage de mon meilleur ami". Son "Peter Pan" réalisé en 2003 n'a rien à envier au chef-d’œuvre du dessin animé de Walt Disney, dont il apparaît même très souvent comme la parfaite adaptation en prises de vue réelles. De plus, le film conjugue très adroitement le merveilleux et le romantisme des contes de fées et les aspects psychologiques du livre de J. M. Barrie. Les décors somptueux, la mise en scène échevelée et la qualité de l'interprétation (les jeunes Jeremy Sumpter et Rachel Hurd-Wood sont des révélations) laissent sans voix. Petits et grands seront éblouis autant qu'émus par les aventures extraordinaires de ce rebelle absolu, qui refuse de grandir. 

 

… auxquels s’ajoutent celui pour les babies anges noirs,

 



C’est la couverture de l’édition collector Le Chat potté 2 : La Dernière Quête ou "Puss in Boots: The Last Wish" en version originale, est un film d'animation, écrit par Paul Fisher, co-réalisé par Joel Crawford et Januel P. Mercado, sorti au cinéma en 2022. Le casting original réunit les voix de Antonio Banderas et Salma Hayek. Dans le film, toujours aussi téméraire que courageux le Chat Potté se rend compte qui ne lui reste qu'une seule vie sur ses 9 vies de chats... Il va donc partir a la recherche d'un objet pouvant lui redonner ses précieuses vies.... Produit pour 130 millions de Dollars le premier film "Le Chat Potté" (2011) avait raflé plus de 550 millions de recette mondiale. Plus de 10 ans après cet énorme succès Dreamworks revient avec cette "Dernière Quête". Produit pour 90 millions de Dollars, le studio revient donc avec son matou préféré pour nous offrir un spectacle de plus d'une heure trente qui saura plaire aux petits et grands. Comme pour le premier film, le duo de réalisateur enchainent scènes d'action spectaculaires et humour 'miaou'.... Pour l'instant Le chat Potté 2 a récolté plus de 400 millions de dollars au box office mondiale : Cette "dernière quête" ne sera surement pas la dernière...

 

… et pour naruto-jaime,

 

 

C’est la couverture du blu-ray du film d’animation Le Château Ambulant (2004) de Hayao Miyazaki. L’histoire nous fait suivre la jeune Sophie, 18 ans, qui travaille inlassablement dans la chapellerie autrefois tenue par son père, malheureusement décédé. Résignée à son sort, c’est lors de l’une de ses rares sorties en ville qu’elle fait la connaissance du beau Hauru, un magicien. Mais la sorcière des Landes, jalouse de cette rencontre, jette un sort à Sophie, la transformant en vieille dame. Accablée par sa nouvelle apparence, Sophie s’enfuit dans les montagnes et tombe sur la demeure de Hauru : son Château Ambulant. Et si tout ceci n’était que le commencement d’une merveilleuse histoire ? Le Château ambulant est un récit initiatique aussi enchanteur pour les enfants que profond et poétique pour les adultes. Avec cette adaptation du roman Le Château de Hurle de Diana Wynne Jones, le maître de l’animation Hayao Miyazaki livre un film qui mêle architecture délirante, paysages grandioses et pétillante féérie, et dont les personnages à la psychologie fouillée, s’affranchissent de tout manichéisme et le récit, de toutes conventions. Aussi épique que Princesse Mononoké, c’est incontestablement un chef-d'œuvre vertigineux empli de grâce, qui réunit tous les thèmes chers au réalisateur

 

Enfin, je n’oublie pas non plus, tous ceux qui suivent mon blog ou sont de passage sur celui-ci et à qui j’offre allégrement ce présent,

 


C’est la couverture de la Collection Version restaurée par Pathé, Blu-ray + DVD du film Le Capitan (1960) d’André Hunebelle. L’histoire nous fait suivre Francois de Capestan qui est un noble de province, sauvé lors d’une embuscade par Gisèle d’Angoulême. Aidé de Cogolin, son fidèle serviteur, il tente de sauver la jeune femme, dont il est tombé amoureux, des griffes du régent Concini. Au passage, il déjoue un complot visant son ami le roi Louis XIII. Après le succès monstre du Bossu en janvier 1960 avec près de 6 millions d’entrées, André Hunebelle a de la suite dans les idées. Enfin, pas vraiment une suite, mais puisque Jean Marais paraît prédisposé à enfiler les collants d’autres héros de romans de cape et d’épée, autant en profiter. Il sera bien aidé par l’humour, la fantaisie et la tendresse de Bourvil (il y a  une véritable alchimie entre les deux comédiens), qui chante, qui fait de la magie et qui emballe une petite servante italienne, ainsi que par la beauté et le talent de Lisa Martinelli, sans oublier le charisme vénéneux de Guy Delorme (élève du célèbre maître d’armes Claude Carliez). Le réalisateur des Trois Mousquetaires (1953) et de Taxi, Roulotte et Corrida (1958) décide de réunir la même équipe devant et derrière la caméra, pour mettre son nouveau film, Le Capitan, le plus rapidement dans la boite. Record battu, puisque non seulement le film sera mis en scène dans la foulée du Bossu, mais sortira également la même année, le 5 octobre 1960, en attirant quasiment autant de spectateurs ! Grand classique du film d’aventures, Le Capitan demeure une petite pépite du genre, bourrée d’humour et d’action, sans oublier une pincée de romance.

 

Et mon petit spécial pour Nina, qui est encore une autre image pour la saison 2 des Carnets de l'Apothicaire.

 

 

Le visuel du Jour de l'An n°2 a été réalisé par Yukiko Nakatani, le finissage par Aiko Mizuno, les effets spéciaux par Takeshi Ogawa et l’Arrière-plan par Shintaro Nagisa pour l’année 2025.

 

Merci et bon réveillon du Nouvel An !

 

Le réveillon de la Saint Sylvestre dans les deux Corées, la fête avant tout

La Saint Sylvestre est aussi célébrée en Corée. Le martyrologe romain, dans son entrée du 31 décembre, affirme que le pape Sylvestre Ier, qui baptisa Constantin le Grand et approuva le concile de Nicée, mourut paisiblement à Rome après avoir accompli de nombreux autres actes de piété. Cependant, cela repose sur une légende médiévale largement répandue et non confirmée; historiquement, il est avéré que Constantin ne fut pas baptisé par le pape Sylvestre Ier immédiatement après sa conversion. Ce n'était pas Rome, et il fut baptisé par l'évêque Eusèbe de Nicomédie, un évêque arien, peu avant sa mort. Le Martyrologe romain, révisé et publié en 2001, puis corrigé et ajouté en 2004, utilise un cadre plus historique et mentionne dans la liste, pour le même jour, la présence du pape Sylvestre Ier, qui gouverna sagement l'Église pendant de nombreuses années, à l'époque où l'empereur Constantin fit construire les vénérables cathédrales et où le concile de Nicée en 325 proclama le Christ Fils de Dieu où il ne fut pas présent comme dans celui d’Arles en 314 qui condamna à nouveau les donatistes, laissant entendre que le pape avait un rôle effacé voire insignifiant, et indique que sa dépouille fut inhumée ce jour-là au cimetière Priscille à Rome.

 

Pas de rituels ancestraux ici, mais plutôt des feux d’artifice à la Lotte Tower, au COEX et sur la rivière Han pour célébrer le Nouvel An, des soirées que les gens passent souvent du temps entre amis, l'observation du premier lever de soleil qui donnerait la prospérité, avec des acclamations et plein de résolutions pour bien démarrer l’année. À minuit, la dernière nuit de l'année, une cérémonie de sonnerie de cloches a lieu au pavillon Bosingak à Séoul. Cette cloche traditionnelle est sonnée 33 fois et l’événement est également retransmis à la télévision. Diverses chaînes de télévision, diffusant des spectacles de fin d'année éblouissants tel un concert de k-pop, s'interrompent brièvement à l'approche de minuit pour lancer le compte à rebours jusqu'à la nouvelle année. Enfin, une destination prisée par les couples pour fêter le réveillon du Nouvel An en Corée sont les parcs d’attractions. Les plus populaires sont Lotte World et Everland, dans la zone métropolitaine de Séoul, et E-World à Daegu. À l'aube, les cloches sonnent à toute volée et les gens échangent leurs vœux de bonne année.

 

Entre le 31 décembre et le 1er janvier 2026 a lieu le festival du lever du soleil à Jeongdongjin. À Jeongdongjin, qui possède la gare située la plus près de la mer dans le monde, on accueille les visiteurs venus admirer sur la plage le tout premier lever de soleil de l’année. Au programme des festivités, il y a par exemple le renversement de l’horloge de sable ou les feux d’artifice. Les nombreuses personnes rassemblées seront invitées à commencer ensemble une nouvelle année remplie d’espoir tout en appréciant les diverses représentations données par de célèbres artistes. Yeosu, située sur la côte sud de la Corée, est aussi un endroit très populaire pour regarder le lever du soleil le jour du Nouvel An. Chaque année, il y a des célébrations culturelles et des feux d'artifice pour célébrer l'arrivée de la nouvelle année !

 

En Corée du Nord, des dizaines de milliers de personnes se rassemblent la nuit sur la place Kim Il Sung à Pyongyang, où différents spectacles sont organisés jusqu'à la nouvelle année, avec des chants, des danses. Une fois que la nouvelle année arrive, il y a un impressionnant feu d'artifice. Depuis 2013, soit deux ans après l’arrivée au pouvoir du jeune dirigeant Kim Jong-un, Pyongyang organise un feu d’artifice à chaque réveillon de la Saint-Sylvestre. Et depuis 2019, un spectacle de grande ampleur accompagne cet événement sur la place Kim Il-sung.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : https://creatrip.com/fr/blog/2596, https://gogohanguk.com/fr/blog/celebrer-reveillon-du-nouvel-an-en-coree/, https://korean.visitseoul.net/editorspicks/%ED%95%9C%EA%B5%AD-%EC%83%88%ED%95%B4-%EC%B2%AB%EB%82%A0-%EB%AC%B8%ED%99%94_/40325, https://maria.catholic.or.kr/mobile/sa_ho/list/view.asp?menugubun=saint&ctxtSaintId=1357, https://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=f&menu_cate=culture&id=&board_seq=127069&page=30, https://world.kbs.co.kr/service/news_view.htm?lang=f&Seq_Code=68243, https://www.90daykorean.com/happy-new-year-in-korean/, https://www.koreantopik.com/2024/12/how-koreans-celebrate-solar-new-year.html, et https://www.north-korea-travel.com/fetes-en-coree-du-nord.html#december.

 

Merci et bon réveillon de la Saint Sylvestre !

mardi 30 décembre 2025

Brigitte Bardot, une actrice controversée

Née en 1934 dans les beaux quartiers de Paris, fille d'industriel, Brigitte Bardot est avant tout une petite fille mal aimée dont sa sœur cadette Mijanou, est la préférée de ses parents, qui ne tenait pas spécialement à faire du cinéma, une jeune bourgeoise devenue une star à son corps défendant, qui se destinait à être danseuse, est encouragée à devenir mannequin, avant que l'amour l'entraîne au cinéma suite à la rencontre adolescente avec Roger Vadim, dont elle devient la muse, l’amante, l’épouse en 1952 avec l’acceptation de son père “à contrecœur”, et l’actrice qui à 17 ans, elle décroche son premier rôle dans Le Trou normand, aux côtés de Bourvil, prêtant son image à Manina, La fille sans voiles (1952) de Willy Rozier, paraît dans Si Versailles m'était conté (1953) de Sacha Guitry, mettant au supplice Raymond Pellegrin dans La lumière d'en face (1955) de Georges Lacombe en lui offrant la vue de ses charmes exposés à la tentation du voisin, jouant aussi la délicieuse Lucie qui réplique à Yves Robert dans Les grandes manœuvres (1955) de René Clair, et menant au scandale de Et Dieu créa… la femme du même Vadim en 1956, qui crée précisément le mythe Bardot. La liberté du ton érotique qui y est employé bouleverse les conventions cinématographiques. Brigitte Bardot incarne la femme-enfant sans complexe, débarrassée du carcan de l'éducation bourgeoise, libre de disposer de son corps comme elle l'entend. L'actrice se retrouve bientôt prisonnière de ce registre. Bardot part ensuite tourner en Italie, notamment deux péplums : Les Week-ends de Néron réalisé par Steno en 1956, qui la place aux côtés d'Alberto Sordi et Vittorio De Sica et Hélène de Troie de Robert Wise. Sa beauté fait des miracles, elle est propulsée star, et les propositions pleuvent. Et 1958, BB, ses initiales, sont l'incarnation de la femme libre. Toute une génération s'habille, se coiffe et se maquille comme elle. Elle devient une icône, déchaînant les passions comme les haines, l’amour et  pression la mène aux tentatives de suicide (en 1956, à cause de ses parents, et en 1960 à cause de son couple et des journalistes). Elle devient aussi une comédienne aux sommets stupéfiants, éblouissant les foules, face à Jean Gabin dans le film En cas de malheur en 1957, elle va enfin révéler tous ses talents de comédienne, puis drapée dans de longs châles frangés, elle offre le spectacle de son profil nu qui donne le frisson dans La femme et le pantin (1958) de Julien Duvivier, apparemment plus raisonnable, elle se pare de tresses qui la rendent dangereusement candide dans Babette s'en va-t-en guerre (1959) de Christian-Jaque, et en 1960, elle tourne son film préféré, La vérité, récit d'un crime passionnel, mis en scène par Clouzot, le film, applaudi par la critique, conduit même l’équipe jusqu’aux Oscars pour tenter de remporter la statuette du meilleur film en langue étrangère en 1961. Femme libre, elle perturbe les mœurs, avec son divorce avec Vadim en 1957, et ses amants et/ou maris célèbres (Trintignant en 1956, Gilbert Bécaud en 1957, Sacha Distel en 1958, Jacques Charrier qui s’est marié avec elle en 1959 et divorce en 1963 non sans lui avoir donné un fils unique non désiré qu’elle voulait avorter en 1960 et néglige, Samy Frey entre 1960 et 1963 raison de son divorce, Gainsbourg en 1967, et Günter Sachs qui l’épouse en 1966 lui offre lui offre sa fortune et la stabilité jusqu’à son divorce en 1969), et c’est son incursion dans la Nouvelle Vague, avec Jean-Luc Godard et Michel Piccoli va enfin séduire les cinéphiles notamment dans Une vie privée (1962) de Louis Malle qui revient en détail sur le calvaire vécu par la jeune femme harcelée par un public fanatique et une presse à scandales omniprésente, et c’est également à l’occasion de ce film que Bardot commence à chanter, et dans Le Mépris (1963) de Jean-Luc Godard. Dans les années 60, Brigitte Bardot devient aussi une star de la chanson. Serge Gainsbourg lui écrit des titres sur mesure (Bonnie and Clyde, Harley Davidson, Je t’aime moi non plus). Par la suite, elle continue à chanter et à sortir quelques disques. 

 

Sans le vouloir, elle incarne une révolution féminine avant l'heure plutôt des années 60, 70. Sans pancartes ni slogans, la tornade Bardot bouleverse les représentations des femmes au cinéma. Sa vie est auscultée sous tous les détails à travers la fiesta sur les tables le soir sur la Côte d’Azur, les paparazzis qui la harcèlent sans cesse, cette période est également marquée par des refus retentissants de l'actrice : elle ne sera ni une James Bond girl (on lui proposait Au service secret de Sa Majesté), ni une star hollywoodienne (elle est remplacée par Faye Dunaway dans L'Affaire Thomas Crown avec Steve McQueen), et d'autres fois, c'est Brigitte Bardot qui doit essuyer les fins de non-recevoir des cinéastes : lorsqu'elle apprend la préparation du tournage de La Sirène du Mississipi, le prochain film de François Truffaut, elle se bat pour obtenir le premier rôle féminin qui reviendra à Catherine Deneuve, provoquant l'ire de Bardot. Devenue la Marianne de tous les Français en 1971, Brigitte Bardot enchaîne les rôles dans les années 1960 et 1970, elle tourne une palanquée de films dont la plupart sont médiocres comme avec Louis Malle dans un western guilleret avec Jeanne Moreau, Viva Maria !, drôle mais pas génial, elle fume le cigarillo dans Histoires extraordinaires (1967) de Louis Malle, tire sur les Indiens du Far West dans Shalako (1968) d'Edward Dmytryk, en 1970, L’Ours et la poupée, avec Jean-Pierre Cassel, de Michel Deville, distrayant lui aussi, en nonne dans Les Novices avec Annie Girardot en 1970 ou en femme fatale dans Les Pétroleuses avec Claudia Cardinale en 1971, et elle joue une séduisante starlette des années 20 face au bourru Lino Ventura dans la comédie d'aventure Boulevard du rhum, qui sort en 1971. Au creux de la décennie 1970, l'actrice refuse, entre autres : Les Parapluies de Cherbourg puis Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (qui la rêvait aux côtés d’Audrey Hepburn) ou L'Étranger de Luchino Visconti - effrayée, commentera-t-elle, par “le côté intellectuel” d’une adaptation de Camus. Pour autant, elle se dénude une fois de plus dans Don Juan (1972) de Roger Vadim, ce film où Bardot endosse le rôle du mythique séducteur et met, entre autres, Jane Birkin dans son lit, après l'échec de ce film, vient le dégoût du cinéma après L’'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise, sorti en 1973, qui sera son dernier film, méli-mélo théâtral et champêtre réalisé par Francis Huster, le retrait du monde à Saint-Tropez dans sa “bicoque” de pêcheurs, La Madrague, qu’elle a même chantée. Sa carrière au cinéma n’aura duré que 20 ans. C'est son amour des animaux qui lui font subitement quitter l'univers du cinéma à l'âge de 39 ans et guide sa seconde vie, pasionaria de leur cause, devenue porte parole de la SPA, elle lance des appels pour adopter les chiens abandonnés, s’engage dans une croisade contre la chasse aux bébés phoques en menant une campagne médiatique l'interdiction de l'importation de peaux de phoques en France signifiée par le président Valéry Giscard d'Estaing, rend même visite au ministre de l’intérieur pour lui demander l'interdiction de l’abattage sans étourdissement., et à tous ceux qu'elle recueille et défend à travers sa fondation, La Fondation Brigitte Bardot, qui voit le jour en 1986. Et dès 1973, Brigitte Bardot s'exprime régulièrement en désaccord avec les mouvements de libération des femmes montrant un antiféminisme affiché. 

 

Élevée dans la tradition gaulliste, Bardot n’a cessé de basculer vers la droite en vieillissant. En témoigne son dernier mariage, en 1992, avec l’homme d’affaires Bernard d’Ormale, “ami proche de Jean-Marie Le Pen”, et certaines de ses prises de position se sont avérées polémiques car elle fut condamnée à cinq reprises entre 1997 et 2008 à des amendes pour incitation à la haine raciale pour ses propos islamophobes et pour homophobie, mais aussi celles sur les chasseurs qui “détruisent des vies” ou le mouvement #MeToo, “qualifiant les accusations de harcèlement portées par les actrices d’‘hypocrites, ridicules et sans intérêt’. L'actrice est également condamnée en 2021 pour ses propos sur les Réunionnais, qu'elle traite de "population de dégénérés" dans une lettre ouverte en 2019 où elle dénonce leur traitement des animaux. Brigitte Bardot est alors condamnée en première instance à 20 000 euros d'amende pour "injures publiques à caractère racial". En 2012, B.B. appelait les maires de France à apporter leurs parrainages à Marine Le Pen, alors candidate à la présidentielle. Elle annonce par ailleurs voter pour cette "femme admirable". En 2013, elle va jusqu'à menacer de prendre la nationalité russe, afin de sauver deux éléphantes, destinées à être euthanasiées car malades. Brigitte Bardot ne cache pas son admiration pour Vladimir Poutine qui, selon elle, a fait plus pour la cause animale que les présidents français. Lors de la présidentielle de 2017, elle appelle à faire barrage à Emmanuel Macron, fustigeant son programme concernant la cause animale. Si elle ne précise pas si elle vote FN, elle considère toutefois Marine Le Pen comme "la Jeanne d'Arc du XXIe siècle". Brigitte Bardot soutient ensuite Eric Zemmour, au début de la campagne présidentielle de 2022. Mais ses propos sur la chasse la déçoivent et elle se tourne finalement vers Nicolas Dupont-Aignan. Elle publie ses mémoires en 1996 : Initiales BB et d’autres ouvrages : Un cri dans le silence (2003), Pourquoi ? (2006). Dans une interview à Gala, le 6 janvier 2022, elle révèle qu'elle refuse de se faire vacciner contre la Covid-19. Le 16 octobre 2025, Var Matin révèle que l'actrice est hospitalisée depuis trois semaines suite à une intervention chirurgicale dans le cadre d’une maladie grave. Mi-novembre 2025, l'actrice est de nouveau hospitalisée. Brigitte Bardot meurt le 28 décembre 2025, à l'âge de 91 ans.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Yves Bigot, Brigitte Bardot, la femme la plus belle et la plus scandaleuse au monde,Don Quichotte éditions, 2014, Baptiste Vignol, Brigitte Bardot : la dernière icône, Gründ, 2022, Marie-Dominique Lelievre, Brigitte Bardot, plein la vue, Flammarion, 2022, http://cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=33661, https://cinedweller.com/celebrity/brigitte-bardot/, https://www.allocine.fr/personne/fichepersonne-67548/biographie/, https://www.courrierinternational.com/article/vu-de-l-etranger-mort-de-brigitte-bardot-de-toute-evidence-le-mythe-bb-ne-pourra-pas-disparaitre_238804, https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/brigitte-bardot/propos-homophobes-et-islamophobes-admiration-pour-jean-marie-le-pen-et-vladimir-poutine-quand-b-b-creait-la-polemique_7706845.html, https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/brigitte-bardot/mort-de-brigitte-bardot-du-cinema-a-la-musique-une-icone-francaise_7706941.html, https://www.franceinfo.fr/culture/cinema/brigitte-bardot/mort-de-brigitte-bardot-une-inspiration-pour-les-femmes_7707229.html, https://www.lesinrocks.com/cinema/brigitte-bardot-est-morte-evaporation-dun-mythe-controverse-627088-28-12-2025/, https://www.voici.fr/bios-people/brigitte-bardot, et https://www.vogue.fr/article/brigitte-bardot-mort-vie-carriere.  

 

Merci !

lundi 29 décembre 2025

La maison de David, de David à Jésus, et le crash du vol Jeju Air 2216, une période de deuil en Corée

Le roi David est aussi célébré en Corée, mais ce n’est pas une mémoire officielle, et la liturgie ne porte pas souvent sur lui, et il est concurrencé par la mémoire de Thomas Becket. Ainsi, tant l’ancien «Martyrologe romain» qui signale que David a été roi et prophète, que le «Martyrologe romain» révisé et publié en 2001 avec quelques corrections et ajouts en 2004, mentionnent dans la liste du 29 décembre qu’il a régné sur le peuple d’Israël en tant que roi et prophète, qu’il a porté l’Arche d’Alliance à la ville de Jérusalem et que la prophétie selon laquelle un sauveur viendrait de sa descendance s’est accomplie en Jésus-Christ

 

Le roi David aurait été un mercenaire au service du roi d’Israël, Saül qui a réussit à résister à la domination philistine, il aurait cherché à devenir roi à sa place, mais découvert, il déserta vivant de rapines, puis devint un mercenaire au service des Philistins, et s’est retrouvé impliqué dans la mort de Saül puisqu’il servait le roi philistin de Lakish, puis il a régné à force de conquête s’impose comme l’homme fort de Juda capable de rassembler sous son nom, éleveurs et agriculteurs, et d’assassinats envers Ishbaal qui a succédé à son père sur Israël et Abner, général d'Ishbaal, sur un territoire limité entre 1010 et 970 av. J.-C. de quelques villages de Judée, peu peuplé, comparé à son voisin du nord, Israël, dix fois plus peuplé à l’économie florissante, à la manière d’un chef de clan qui avait un pouvoir administratif local sur un territoire montagneux avec pour capitales, tout d’abord Hébron, puis Jérusalem, deux gros villages, puis s’assure du contrôle d’Israël en gardant en otage Meribaal et s’assurant ainsi l’appui de Philistins gouvernant la région pour l’Égypte qui voyait d’un mauvais œil la montée en puissance du puissant royaume guerrier et agricole d’Israël, il fut coupable d’adultère avec Bethsabée, dont il fit tuer son mari Urie pour la posséder, et de conflits familiaux le tout aboutissant à une fin de règne crépusculaire avec ses deux fils aînés, Amnon et Absalom, qui trouvèrent tous deux une fin tragique en tentant de succéder à leur père dont les révoltes furent appuyées par le royaume d’Israël, menant à l’imposition de Salomon sur le trône par son clan avant sa mort.

 

Après David, Salomon (970-931 av. J.-C.) continue de gouverner la «Maison de David» au centre d’un minuscule royaume du Sud, la Judée, dominé culturellement et politiquement par son grand voisin du nord, et placé sous la protection de l’Égypte, Juda ne présente aucun signe de construction monumentale, de production industrielle organisée, en particulier dans le domaine de la céramique, pas de hiérarchisation des sites et pas de peuplement suffisant pour fournir les ressources humaines à un royaume, tandis que sa capitale n’est qu’un bourg insignifiant, ce qui explique qu’il ne fut pas touché par le raid de Sheshonq en 936 av. J.-C., Roboam (931–914 av. J.-C.) continua cette alliance avec l’Egypte contre le royaume d’Israël, mais son fils Abija (914-911 av. J.-C.) fit des tentatives infructueuses pour soumettre ce dernier pour l’Égypte, et au IXe siècle cette «chefferie» est sous influence du royaume omride du nord suite au rapprochement du roi Joram avec celui-ci, et voit les premiers signes d’une architecture monumentale, y compris la construction de fortifications, apparaissent à ce moment-là dans la Shefelah à l’ouest, la vallée de Beersheba au sud et peut être aussi au nord de Jérusalem, ces sites en question servaient de centres administratifs régionaux du Royaume de Juda à l’époque de Roboam, Abija, et Asa (911–870 av. J.-C.), tout en tirant profit de l’ascension des rois araméens de Damas pour se protéger des convoitises nordistes que son développement suscitait même si Josaphat (870–845 av. J.-C.) préféra s’allier au royaume d’Israël combattant aux côtés d'Achab d'Israël lors de la bataille décisive de Ramoth en Galaad (853 av. J.-C.), confirmée par le mariage de son successeur Joram (845-843 av. J.-C.) en épousant Athalie, fille d'Achab, mais ce dernier fut tué par Jéhu, roi d’Israël (845 av. J.-C.), son fils Ochozias (843-842 av. J.-C.) hérite du trône, mais il est assassiné, et suite à la mort de son fils, Athalie s'empare du pouvoir violemment après avoir massacré tous les membres de la Maison royale de Juda le mais se fait assassiner suite à un coup d’État après sept ans de règne (842–835 av. J.-C.) qui place Joas (835-805 av. J.-C.) sur le trône qui vit Hazaël de Damas ravager tout le pays jusqu'à Jérusalem (835 av. J.-C.), suivent Amazias (805–776 av. J.-C.) qui crut se mesurer à Israël mais connut la défaite, son successeur Ozias (776-758 av J.-C.) fut plus heureux étendant son royaume sur une grande partie du territoire philistin et exerçant même, un temps, la suzeraineté sur Moab, il fut suivi de Jotham (758–742 av. J.-C.). 

 

Puis l’incorporation de Juda en tant que vassal dans la sphère d’influence assyrienne en 732 av. J.-C. avec son roi Achaz (742–726 av. J.-C.), lui permet d’entrer dans l’économie globale de l’empire assyrien, et la disparition du Royaume du Nord en 720 av J.-C. et la diffusion du modèle phénicien favorisa le développement économique de Juda, ainsi que sa démographie avec l’arrivée de réfugiés en provenance du royaume d’Israël détruit, son urbanisme et son activité scripturaire et elle provoqua une réflexion sur son rôle historique au sein du peuple hébreu. Le roi Ezéchias de Juda (726–697 av. J.-C.) lance alors une réforme religieuse dans laquelle le Temple de Jérusalem joue un rôle central, sans doute la base d’une première version de la construction du temple par Salomon. Ce dernier écrasé par les Assyriens en 701 avant notre ère, transforme sa défaite en victoire, alors qu’il a dû néanmoins verser un lourd tribut et de nombreuses villes de la région furent détruites. Une histoire officielle est d’ailleurs compilée qui cherche à unifier les traditions du Nord et du Sud et dans laquelle l’on fait relever les événements de la volonté divine. Juda devient une sorte de monarchie unifiée à l’intérieur du territoire de Juda. Les rois de la dynastie davidique s’attachèrent donc à donner une nouvelle forme à l’identité du royaume en absorbant certes la population déplacée et en incorporant ses traditions, mais en prenant garde de promouvoir aussi ses propres intérêts. Une chronologie fait se succéder Saül et David – deux rois choisis par Yahwé – mais celle-ci, écrite à travers un prisme judéen, donne la meilleure part à David à qui a été donné par Dieu, les grands palais et écuries construites au VIIIe siècle – aussi bien au Nord avant sa disparition, qu’au Sud – sont, dans la Bible, tous attribués à Salomon, et l’administration royale et des circuits commerciaux mis en place au VIIe siècle par Manassé de Juda (697-642 av. J.-C.) sont aussi attribués à Salomon. Amon (642-640 av. J.-C.) succède à Manassé, mais il est assassiné après deux ans de règne.

 

À la fin du VIIe siècle, sous Josias (640-609), le royaume de Juda se sent appelé à un grand destin. On unifie une mémoire nationale qui explique la légitimité davidique par l’impiété de l’ancienne dynastie nordiste. On centralise le culte pour mieux étendre le contrôle territorial, ce qui débouche à terme sur le monothéisme et les récits des premiers rois d’Israël sont retouchés en fonction de l’idéologie religieuse deutéronomiste qui émerge. De ce roi prometteur de la fin du VIIe siècle, un passage biblique nous apprend très laconiquement qu’il est mis à mort à Megiddo par le pharaon Neko II lors d’un ultime sursaut de l’Egypte de la Basse-époque. Catastrophique au vu de l’espoir suscité, la mort de Josias à Megiddo est à l’origine de l’expression «Armageddon» (Har Megiddo). Joaiquin lui succède qui a succédé Joachaz monté sur le trône en 609 tué par Neko II suite à une bataille et placé sur le trône par ce dernier en et obligé de faire une alliance malheureuse avec lui en 607 contre la monarchie babylonienne à laquelle il se retrouve soumis trois ans après la défaite de l’Égypte à Karkemish en 605, puis après l’échec de la campagne en Égypte en 600 du roi de Babylone, il refuse de payer le tribut et lorsque ce dernier marche sur Jérusalem, il se fait assassiner par ses hommes en 598. En 597 av J.-C., le jeune roi Joachin (598- 597 av J.-C.), se rend, évitant ainsi la destruction de la ville. Néanmoins, la famille royale et une partie de la population jérusalémite sont déportées à Babylone. Sédécias (597-586 av. J.-C.), installé par les Babyloniens, cherche une alliance avec le pharaon Psammétique III, ce qui provoque en 587 la prise de Jérusalem et la chute de Juda. Suite à ces événements, une deuxième déportation a lieu. Avec la période postexilique, qui suit l’annexion de Juda par Babylone et la déportation des élites judéennes sur les bords du Tigre, durant laquelle la révision deutéronomiste se poursuit en exil avec l’insertion d’annonces prophétiques, lesquelles promettent en consolation le retour d’un descendant de David sur le trône d’Israël, commence le temps de Yehoud, province babylonienne puis perse, hellénistique et enfin romaine. Plus tard, bien après le retour des exilés en terre de Judée (fin du VIe siècle avant notre ère), les livres des Chroniques sont rédigés (IVe siècle avant notre ère), ils revisitent l’histoire d’Israël et de sa monarchie en omettant toutes traces de faiblesses chez David et Salomon. La prédominance de la dynastie davidique y survit, non comme programme politique mais comme élément purement religieux. En témoigne entre autre l’importance pour les Evangélistes du rattachement de Jésus à David via Joseph et la naissance à Bethléem. Le Jésus historique ne saurait être accepté sans la dimension davidique. D’autres sauveurs de l’époque sont tous présentés comme liés à David. C’est le cas d’Athrongaeus, qui émerge à la faveur des troubles qui suivent la mort d’Hérode vers 4 avant notre ère, de Theudas (vers 40), qui prétend séparer les eaux du Jourdain, ou de «L’Egyptien» qui prétend un peu plus tard ébranler les murs de Jérusalem.

 

Mais ce 29 décembre est aussi une période de deuil en Corée du Sud. Il y a un an, un Boeing 737-800 de la compagnie à bas-coût Jeju Air transportant 181 passagers en provenance de la capitale thaïlandaise avait atterri sur le ventre à l'aéroport international de Muan, avant de se fracasser contre un mur en bout de piste et de prendre feu. Une hôtesse et un steward, assis à l'arrière de l'avion, avaient survécu et 179 personnes avaient été tuées. Un rapport gouvernemental préliminaire datant de juillet, brocardé par des familles et le syndicat de pilotes, a conclu qu'une collision avec un oiseau avait endommagé le moteur droit de l'avion, mais que le pilote avait coupé par mégarde le moteur gauche. C'est donc le scénario d'un choc avec un volatile, suivi d'une erreur de pilotage, qui est privilégié. Même si la possibilité que le train d'atterrissage ait été défectueux est également envisagée. Le rapport final est attendu en juin. Des familles endeuillées tempêtent contre la manière dont l'enquête a été menée. Elles s'insurgent aussi contre ce mur en béton érigé en bout de piste, en violation de toutes les règles de sécurité de l'aviation civile. L'aéroport de Muan, fermé aux vols commerciaux depuis l'accident, accueille nombre de familles de victimes qui passent des jours et des nuits sous des tentes dressées dans le hall des départs au second étage du terminal. Les lieux sont décorés de rubans bleus et de lettres en souvenir des personnes disparues.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Israël Finkelstein, et Neil Asher Silberman, Les rois sacrés de la Bible – À la recherche de David et Salomon, Bayard, 2006, Steven L. McKenzie, Le roi David, le roman d'une vie, Labor et Fides, 2006, Israël Finkelstein, Communication : l’archéologie et l’histoire de Jérusalem (1000-700 AV. J.-C.), dans CRAI 2012, II (avril-juin), p. 827-858, Thierry Petit, L’origine des cités-royaumes cypriotes et des royaumes d’Israël et de Juda. Simultanéité et similitudes, dans Théologiques, 21, 2013, p. 23-49, Thomas Römer, Déportations, exils et découverte du Dieu unique, dans Le Monde de la Bible, 27 juillet 2022, Christian Elleboode, Le roi David dans la Bible revisitée, Le Lys Bleu Éditions, 2023, https://information.tv5monde.com/international/un-apres-le-pire-crash-en-coree-du-sud-des-familles-exigent-des-reponses-2802637, https://maria.catholic.or.kr/sa_ho/list/view.asp?menugubun=saint&ctxtSaintId=5662, https://www.archeobiblion.fr/la-fin-des-deux-royaumes/, https://www.jewishencyclopedia.com/articles/8955-judah-kingdom-of, https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/l-essai-et-la-revue-du-jour-14-15/le-royaume-biblique-oublie-revue-politique-etrangere-7480564, et https://www.reforme.net/religion/histoire/bible-le-roi-david-a-t-il-reellement-existe/

 

Merci et bonne Saint David ! 

Qu'allons nous voir ici ?

Ce blog s'intéressera avant tout à la question de l'historicité du roi Arthur durant les Dark Ages, une période de grands changeme...