Hier a commencé le Seoul Fringe Festival
qui se déroule tous les étés depuis 1998 et se
termine le 23 août. Il est incontournable dans tout le pays qui
ameute chaque année énormément de monde L'événement est
ouvert à tous les genres d'artistes allant de la musique
jusqu'aux arts multimédias. Artistes locaux et
étrangers convergent vers le quartier branché de Hongdae
pour participer à l'un des meilleurs festivals d'arts
indépendants de Séoul. Il met en avant des performances de
théâtre, de mime, de danse, de musique...
En raison du caractère non compétitif du festival, les
artistes et les festivaliers sont libres d'exprimer
leur sens créatif. Scène ouverte pour les artistes indie,
underground... bref peu connus du grand public.
Pour
aller Plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé :
https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=104221,
https://www.lonelyplanet.fr/destinations/asie/coree-du-sud/seoul/fetes-festivals,
et
https://www.petitfute.com/v48393-seoul/c1170-manifestation-evenement/c1250-fetes/c251-fete-traditionnelle-folklore-kermesse/652704-seoul-fringe-festival.html.

Le
6 août est aussi la fête de la
Transfiguration du Seigneur.
Cette fête fut célébrée liturgiquement pour la première fois en
Syrie orientale au Ve
siècle et se répandit progressivement dans l'Église
d'Orient.
Dans l'Église
d'Occident,
elle fut célébrée à Naples, en Italie, ainsi qu'en Allemagne et
en Espagne, à partir du IXe
siècle environ. Le pape
Calixte III
a intégré cette fête au calendrier
liturgique universel
en 1457. Cette décision faisait suite à la
commémoration de la victoire remportée lors de la bataille de
Belgrade
le 6 août 1456. La
fête de la Transfiguration du Seigneur
est célébrée quarante jours avant la
fête de l'Exaltation de la Croix
(14 septembre), selon la tradition qui veut que Jésus
ait été transfiguré quarante jours avant sa Passion. La
fête est marquée par des prières et des messes dans
les communautés chrétiennes en Corée du Sud, notamment dans
certains lieux de recueillement comme le monastère orthodoxe de
la Transfiguration à Gapyeong présidée par par
le métropolite
de Corée
et l'exarque
du Japon,
où les offices
religieux
et la fraction
des pains
sont célébrés, s’en suit la divine
liturgie,
la
bénédiction des “raisins”,
puis tout le monde se rassemble dans le réfectoire.
Cependant,
la Transfiguration
du Seigneur
est aussi une fête liturgique importante du calendrier
catholique,
célébrée avec des messe
spécifiques
dans les paroisses
à travers la Corée du Sud.
L'Église
catholique locale,
très active et dynamique, célèbre ce temps fort au sein de ses
communautés
paroissiales
habituées à une vie de foi fervente et engagée.

La
fête de la Transfiguration du Seigneur
s'appuie sur le message des Évangiles
synoptiques et commémore la
transfiguration de Jésus
sous une forme glorieuse devant ses disciples.
En effet, selon la tradition
de l'Église,
la glorieuse transfiguration de Jésus
est comprise comme un événement survenu quarante jours avant sa
crucifixion.
Cet
événement, relaté dans les Évangiles
(Matthieu
17,1-9;
Marc
9,2-10;
Luc
9,28-36),
commémore le moment où Jésus
fut glorieusement transfiguré sur une montagne et révéla sa
véritable nature à trois
disciples.
Jésus
emmena Pierre,
Jacques et
Jean sur
une montagne. Là, son visage resplendit comme le soleil et ses
vêtements devinrent d'une blancheur éclatante. Moïse
et Élie
apparurent et s'entretinrent avec lui, et la voix de Dieu
retentit de la nuée : «Celui-ci
est le Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie; écoutez-le !»
À cet instant, l'accomplissement de la Loi
et des Prophéties,
ainsi que l'identité du Fils de Dieu,
furent clairement révélés.
Contrairement à de nombreux
théologiens
comme Raymond
Brown
qui voient la Transfiguration
comme un récit théologique et post-pascal ancré dans
la structure des évangiles synoptiques, servant de
«fenêtre» anticipée sur la gloire de la résurrection
du Christ, ou comme John P. Meier qui
analyse la Transfiguration comme un récit théologique
post-pascal de la communauté chrétienne primitive, reliant
cet épisode à la confession de Pierre et
démontre que la scène de la montagne haute exprime la révélation
de l'identité divine de Jésus en lien avec la Loi
et les Prophètes,
Hyam
Maccoby
analyse l'événement de la Transfiguration
(où le visage de Jésus
brille et où une voix céleste l'identifie) comme le vestige textuel
d'une véritable
cérémonie
d'intronisation politique.
La suggestion de l'apôtre
Pierre
de dresser trois tentes (ou tabernacles) pour Jésus,
Moïse
et Élie
n'est pas une métaphore spirituelle. Elle indique précisément que
cet événement s'est déroulé pendant la fête juive de Souccot,
une période traditionnellement associée dans l'imaginaire juif à
l'avènement du Messie
et à la
libération nationale.
La
vision de Moïse
et Élie
symbolise la continuité parfaite avec la Torah
et les Prophètes.
Ils ne viennent pas annoncer un sacrifice divin à la manière des
cultes
à mystères grecs,
mais valider le rôle de Jésus
en tant que leader
légitime d'Israël.
Richard Horsley
lui voit
la Transfiguration
non pas comme une épiphanie divine purement métaphysique ou isolée,
mais comme un moment narratif et politique crucial, ancré dans les
traditions
prophétiques d'Israël,
d’où le lien avec Élie
et Moïse.
Alors que pour Géza
Vermes
la
Transfiguration
est un récit
à lire dans le contexte du judaïsme
ancien. Elle
illustre l'évolution de la conscience de Jésus
et son rôle de prophète
charismatique,
plutôt qu'une preuve de sa divinité dogmatique. La scène
sur la montagne rappelle l'imagerie du Sinaï et la transformation du
visage de Moïse et la reconnaissance de Jésus comme
«Fils de Dieu» relève d'une révélation
surnaturelle vécue par les disciples.
Pour
aller plus loin , je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé : Hyam
Maccoby,
Revolution
in Judaea: Jesus and the Jewish Resistance,
Ocean Books, 1973,
John P. Meier,
Matthew,
Liturgical Press, 1980, Raymond
E. Brown, A
Crucified Christ in Holy Week: Essays on the Four Gospel Passion
Narratives,
Liturgical Press, 1986, Richard
A. Horsley, Hearing
the Whole StoryThe Politics of Plot in Mark’s Gospel,
Westminster John Knox
Press, 2001, Géza
Vermes, Christian
Beginnings: From Nazareth to Nicaea, AD 30-325,
Allen Lane, 2012,
Églises
du Monde : Corée
du Sud: une Église fondée sur la foi des martyrs,
KTO TV, 17 octobre 2024, dans
https://www.ktotv.com/video/00442955/eglises-du-monde-du-17-octobre-2024,
https://maria.catholic.or.kr/mobile/news/news_view.asp?tbcode=SEC01&seq=207060,
https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20260806,
et
https://orthodoxkorea.org/the-feast-of-the-transfiguration-of-the-savior-at-the-holy-monastery-in-gapyeong/.
Merci,
bon Seoul Fringe Festival et bonne fête de la
Transfiguration !
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