
Le 21 mars 1866, le roi Gojong et l'impératrice
Myeongseong (reine Min) se sont mariés dans l'enceinte du
palais. Deux fois par an (au printemps, en avril ou en mai, et en
automne, en septembre ou en octobre, une reconstitution historique y
est organisée. Cette cérémonie est un excellent moyen pour les
visiteurs de découvrir le mode de vie et l'histoire de la dynastie
Joseon et de la famille royale. Basé sur des recherches
historiques approfondies et des consultations par des conseillers
juridiques du palais, l’évènement est organisé pour
commémorer l’importance de l’histoire coréenne et pour apporter
un éclairage nouveau sur une culture traditionnelle en déperdition.
Pour l’édition de 2011, c’était l’actrice Lee Hanee
qui jouait le rôle de la reine Min. C’est une cérémonie
nationale majeure, donc il n’est pas inhabituel que des milliers
de personnes soient mobilisées pendant plusieurs mois pour cet
évènement. De plus, à cause des procédures strictes et complexes
ainsi que les formalités des mariages royaux de la dynastie
Joseon, les procédures ont été établies selon
un ensemble de réglementations. Dans tous les mariages
traditionnels coréens, le marié a habituellement visité la
maison de la mariée et l’amène chez lui. La même
procédure s’applique pour le roi. Pour le roi Gojong
et la reine Min, le palais Unhyeongung était utilisé comme
le byeolgungdes (un palais détaché). La
reconstitution du mariage commence avec le eoga haengnyeol,
une procession royale dirigée par une bannière arborant les
armoiries du roi, le dragon jaune. Après la bannière de
l’armoirie, suit la bannière des cinq orientations et autres
ornements royaux traditionnels. Ensuite, vient le bisuchaeg
uisik ou l’installation formelle de Min en tant que
reine, et le chinyeong, pendant lequel le roi Gojong
la prend pour reine. La reconstitution du mariage dure environ deux
heures.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé :
https://french.visitkorea.or.kr/svc/contents/contentsView.do?vcontsId=86358,
https://www.koreaherald.com/article/10393811,
https://www.koreatriptips.com/fr/festivals-events-performances/1348743.html,
et https://www.theseoulguide.com/unhyeongung-palace/.

En
revanche, après la mort de Jeongjo, le pays connut des
troubles internes pendant plusieurs décennies, les parents maternels
commençant à exercer le pouvoir par l'intermédiaire de leurs
clans. Cette société ancienne, culturellement et ethniquement
homogène, a été entraînée dans l'impérialisme de la fin du XIXe
siècle avec la Russie et les États-Unis, qui ont tour à tour
cherché à la coloniser ou à l’asservir, au moment où la Corée
était encore peu connue en Occident. La Corée traversait alors une
période de transition, passant d'un État féodal, Joseon, à
un pays moderne. C'était une époque d'espoir et de confusion. Après
la mort de Jeongjo en 1800, Sunjo dont le règne aura
les honneurs des sageuks Sangdo
(2001-2002), Love In The Moonlight (2016), Rookie
Historian Goo Hae-ryung (2019), Lovers of the Red Sky
(2021), The Book of Fish (2021), et Knight Flower
(2024), monte sur le trône à l’âge de 11 ans au moment où
l'érudite Silhak
Lee Sa-ju-dang (1739-1821), écrit le Taegyosin-gi
(1800), le premier livre spécialisé au monde sur l'éducation
prénatale pour aider les femmes enceintes à donner naissance
à des enfants en bonne santé, et subit la régence de la
grande reine douairière Jeongsun plutôt habile puisqu’elle
utilise une politique pour gagner le cœur du peuple et met en
place la libération des esclaves publics en 1801, ce qui mène
à la fin des réformes de Jeongjo et à la revanche de la
faction Byeokpa contre le mouvement Silhak et les
factions qui lui sont opposées prenant prétexte de la
persécution de Shinyu contre les chrétiens en 1801,
mais ne peut pas éviter l’ascension de la faction Sipa qui
profite du mariage avec la fille de Kim Jo-sun en 1802, la
future reine Sunwon, et quand la grande reine douairière
Jeongsun met fin à sa régence en 1804, cela amène la
contre-attaque de la faction Sipa et la chute de la faction
Byeokpa permettant à Kim Jo-sun de gouverner dans les
coulisses et de débuter la «politique des belles-familles»,
ces derniers détournèrent les biens de l'État à leur profit et la
corruption se généralisa, alors que Sunjo en jeune roi
sincère tente de gouverner seul avec la réforme économique et
militaire de 1806 au moment où Seo Yu-gu (1764-1845) a
écrit le Imwon Gyeongjeji, un livre sur les sciences
de la vie qui résumait presque tous les domaines des
sciences biologiques en Chine et en Corée à l'époque, sur
une période de 30 ans à partir de 1806, en particulier, il a été
d'une grande aide pour les personnes dont l'occupation
principale était l'agriculture, car il contenait des informations
sur la façon d'élever du bétail, de labourer les champs et
d'autres méthodes agricoles, puis réellement entre 1808 et 1811, en
jeune roi honnête, il envoya des inspecteurs royaux secrets,
renforça l'escorte militaire et rencontra des fonctionnaires,
essaya de réhabiliter le prince héritier Sado, mais échoue,
son pouvoir est assez fort pour que la la Corée envoie ses derniers
émissaires diplomatiques au Japon en 1811, au moment où dame
Bing Heo-gak Lee écrivit le «Gyuhap Chongseo»,
une encyclopédie des femmes en 1809, tandis que la
lecture des traductions en hangeul de poésie
chinoise révèle qu’avec la popularité de ce genre à la
fin de la dynastie Joseon, de plus en plus de femmes
ont commencé à participer à la composition poétique, et doit
faire face aux changements que subit le peuple, avec
l’administration corrompue du clan Kim d’Andong, conjuguée
à des épidémies et des catastrophes naturelles, provoqua plusieurs
soulèvements qui mène à des la rébellion de Hong
Gyeong-rae,
issu d’une famille
de yangban déchue,
contre le pouvoir central en raison de la
taxation des paysans, dont l’élan va déstabiliser le
pouvoir et dont la répression sera sanglante avec la mort de ce
dernier, cela stabilisera le pouvoir de Kim Jo-sun et du clan
Kim d’Andong à partir de 1812 en raison du conflit entre le
clan Jo de Pungyang et le clan maternel Park de Subin,
cependant la grande intelligence du prince Hyomyeong lui
permet d’être nommé prince héritier en 1812, menant à la
seconde moitié apathique du règne de Sunjo, à partir de
1813, aggravée par une maladie à partir de 1814 au moment où des
navires étrangers tentèrent d’établir des relations
commerciales (russes en 1803, et britanniques en 1816 et 1832), des
mauvaises récoltes dues à des sécheresses exceptionnelles
(1803 et 1815), et la pire épidémie de choléra de l'histoire de
la Corée (1822), sans oublier une série de troubles civils
comme à Jeju en 1813 et la rébellion de Yongin Lee
Eung-gil en 1815, alors qu’en 1816, Kim Jeong-hui
(1786-1856), un érudit éminent de Silhak, découvrit qu'un
monument sur le pic Bibong du mont Bukhan, dont personne ne
connaissait l'identité, était en réalité le «Monument du
Roi Pureun de Silla Jinheung», qui aurait été érigé la
seizième année du règne du roi Jinheung (555), même si ce
dernier tenta de contrer le clan Andong Kim en mariant son
fils en 1819 le prince héritier Hyomyeong avec Dame Jo,
la future reine Sinjeong, une membre du clan Jo de
Pungyang, permettant l’ascension de Jo Man-yong, en
graciant la famille du prince Euneon en 1822, alors que le
prince héritier fit même aménager en 1826 un cabinet de travail
pour sa collection de livres au palais de Changdeok et y passait de
longues heures à lire et à composer des poèmes, tout en obtenant
la régence en 1827, où il s'efforça de nommer les ministres
pour leur compétence plutôt que pour leur loyauté politique la
figure la plus représentative était Park Gyu-su, le
petit-fils de l'érudit Silhak Park Ji-won et le fondateur de
la faction réformiste, et de modérer les sanctions
excessives, et en en essayant d’asseoir sa légitimité en
organisant les banquets et le festins, il célébra l'octroi de
titres honorifiques au roi Sunjo et à la reine Sunwon
en 1827, puis l’année suivante, il donna un banquet pour célébrer
le quarantième anniversaire de la reine Sunwon, et en 1829,
il offrit le banquet le plus somptueux de son règne pour commémorer
le quarantième anniversaire du roi Sunjo et le trentième
anniversaire de son accession au trône, sans oublier de commander de
nouveaux bâtiments au sein du palais, mais il mourut en 1830 trop
rapidement pour que ses réformes se maintiennent lorsque que Kim
Geum-won escalada seule le mont Geumgangsan à l'âge de 14 ans,
permettant à Kim Jo-sun de reprendre les rênes du pouvoir
jusqu’à sa mort en 1832 et de maintenir le pouvoir du clan Kim
d’Andong alors qu’une émeute éclata à Séoul à
cause de l’augmentation du prix du riz en 1833, ce qui donna
une fin sans rire à Sunjo après la mort de ses deux
filles de la grippe en 1832 jusqu’à sa mort en 1834 au moment
où Im Sang-ok, un marchand créa son entreprise en 1796,
monopolisa le commerce du ginseng depuis 1810 et brisa le
monopole des marchands de Pékin en 1821, qui a pris la tête
du travail de secours aux pauvres grâce à l'énorme richesse qu'il
a gagnée grâce au commerce de l'acide phosphorique devint
qui lui permit de devenir magistrat de Gwaksan-gun en 1832 et
gouverneur de Guseong-bu en 1834, alors que les activités de
l'Église se sont encore accrues, se concentrant sur les
croyants de la classe commune, et finalement, en 1831, le
diocèse de Joseon a été établi, et l'Église de Joseon,
qui était sous la supervision de l'Église chinoise, est devenue
indépendante, et c’est à Gangjin, un lieu d’exil, le mouvement
Silhak prospère avec Dasan qui a écrit le Mokminsimseo
en 1817, et le Gyeongseyubyo et bien d'autres livres
donnant un aperçu de ses perspectives centrées sur le peuple
en matière de réforme, d’économie, de science et
de technologie.

Le
fils du prince Hyomyeong, Heonjong dont le règne est
visible dans A Pioneer, Lee Che Ma (2002), et
Heung-boo: The Revolutionist (2018), lui succéda en
1834 à l’âge de 8 ans, et voit la grande reine douairière
Sunwon assurer la régence permettant au clan Kim d'Andong
de prendre les devants avec Kim Yu-geun et Kim Jwa-geun,
plus encore lorsqu’elle le maria en 1837 à une autre membre du
clan Kim d'Andong (connue plus tard sous le nom de reine
Hyoheyon, 1828-1843), mais l’arrivée au pouvoir de Heongjong
augmente l’influence du clan Jo de Pungyang qui prit le
dessus sur les Kim d’Andong en 1837, et la persécution
de Gihae Saok en 1839 contre les chrétiens qui permet à
ce dernier de se débarrasser d’un partie de ses adversaires
parmi les martyrs figuraient l'évêque Imbert, le père
Maubant et le père Chastan, alors que Yi Gyu-gyeong
publie le Imwŏn Simnyukchi en 1835 qui se concentre
sur l'agriculture, et propose des pistes de réforme et l’érudite
confucéenne Gang Jeong-il-dang voit ses œuvres publiées
après sa mort en 1836, puis quand Sunwon finit sa régence en
1841, les efforts du roi Heonjong pour restaurer l’autorité
royale en gouvernant seul le voit se dresser contre le clan Kim
d'Andong au moment où le chaos dans la société Joseon
s'aggrave avec le peuple meurtri par la corruption des trois
administrations (le Jeonjeong, l’administration de
l'impôt foncier et de l'impôt sur le revenu, le Gunjeong,
l’administration de l'impôt sur le service militaire, et le
Hwanjeong, l’administration de l'échange de céréales
et du soutien au peuple), et amène l'ère du clan Pungyang
Jo favorisé par sa mère la reine douairière Sinjeong et
le père de cette dernière, Jo Man-yong qui mit au pouvoir Jo
Byeong-gu qui cumula les postes jusqu’en 1845, cela n'améliora
pas la situation économique et politique désespérée héritée du
règne de Sunjo, mais en réalité, il joue avec les conflits
entre les factions afin de mettre fin à un monde dirigé par
des fonctionnaire corrompus, lorsque sa reine mourut en 1843,
il épousa en 1844 une membre du clan Hong, plus tard connue
sous le nom de reine Hyeonjong (1831-1904), mais prit en froid
les Kim d’Andong car Sunwon ne voulut pas qu’il
épouse Kim Gyeong-bin, dans un monde en mutation qui voit
Joseon obtenir des informations sur la guerre de l'opium
en 1842, mais le royaume pense que ce n’est qu’un conflit visant
seulement la Chine des Qing et voit l'apparition de navires
étrangers notamment
deux navires britanniques apparurent sur les côtes coréennes en
1840 et 1845,
menant au premier document diplomatique,
favorisant les écrits prophétiques du Jeonggamnok
permettant des coups d’États et des rebellions comme la trahison
en 1836 de Nam Eung-jung, et celle de Lee Won-deok et
Min Jin-yong se produisirent en 1844 qui envoya en exil
Cheoljong et sa famille, et favorisa le mouvement
Silhak avec le célèbre calligraphe Kim Jeong-hui suite à
son exil à Jeju en 1840 qui a passé la seconde moitié de sa vie à
terminer le «style Chusa» et à éditer le
«Wandangjip», et il a laissé son chef-d'œuvre
«Sehando» aux générations futures et Choi Han-gi
qui entre 1834 et 1842 s’intéresse aux affaires techniques
hydraulique, aux théories et mathématiques de l'astronomie, et aux
machines importantes, dans une période artistique qui a vu Heonjong
aimer particulièrement les sceaux, les gravures, la calligraphie et
les peintures anciennes, et l'histoire de son amitié avec le peintre
Sochi Heo Ryeon est célèbre, tout en ordonnant la
compilation du Yeolseongjijang, du Dongguk
Saryak, du Munwonbobul, du Donggukkmunheonbigo,
et du Samjobogam, auquel s’ajoute un essor de la
géographie avec Lee Gyu-gyeong en 1834 qui publie
l’Oju Seojong Bakmulgobyeon (Une étude sur les
livres des cinq continents), il a aussi écrit
«Jangjeonsango» (Manuscrits longs et dispersés
des cinq continents), en 1835 Kim Jeong-ho publie
Cheonggu-do et en 1837 la carte du monde des
hémisphères est et ouest, la Carte recto et verso de la Terre,
puis en 1844 Jeong-ho dessine une carte des cinq
principaux continents, mais aussi la reprise des
persécutions des catholiques après que la France envoya en 1846
le navire l'Erigone, commandé par le capitaine de corvette
Cécille, et la Favorite, commandé par le capitaine de
corvette Page, qui demanda des comptes à Joseon pour la
persécution des missionnaires catholiques en 1839, parmi ses
victimes le premier prêtre coréen André Kim Taegon en 1846,
et la lutte du roi contre le clan Kim d’Andong exilant Kim
Heung-geun et Kim Jwa-geun, lui permettant entre 1846 et
1848 de transférer des soldats chargés de défendre la capitale
dans la garde du palais, de nommer des non-officiels
comme des commandants en chefs, de nommer des
non-fonctionnaires à des postes officiels, et convoque
les inspecteurs royaux secrets pour savoir ce qui se passe
dans chaque régions, après la mort de Jo Man-yong en 1846 le
pouvoir revint au clan Kim d’Andong revenu en faveur en 1847
par la sélection de la concubine la Suk-ui du clan Gimhae Kim
grâce la grande reine douairière Sunwon en 1847, mais il se
joue toujours des factions, en faisant construire le
Nakseonjae, où il rassembla de nombreux livres, écrits
et peintures pour continuer et un espace symbolique le
Seokbokheon pour sa concubine bien-aimée, Kim Gyeong-bin, et
entrer Park-Gyu-su à son service en 1848 au moment où un
nombre important de navires étrangers sont visibles dans les
côtes coréennes, et ses tentatives de réforme finissent avec sa
mort prématurée en 1849 sans
héritier à l’âge de 23 ans.

Le
roi Cheoljong, surnommé «Seigneur de Ganghwa»,
qui aura les honneurs des sageuks Kundo : Age of
the Rampant (2014), The Map Againt the World
(2016), FengShui (2018), Kingmaker: The Change of
Destiny (2020), et Mr. Queen (2020-2021),
accéda au trône en 1849 en devenant roi par l'intermédiaire de sa
famille maternelle, choisit par la grande reine douairière
Sunwon en 1849, placé sur le trône du fait qu’il n’a pas de
lien direct avec le lignage familial d’Heonjong, après
avoir été en exil l'île de Ganghwa depuis 1844, même si sa
légitimité était controversée, mais peu préparé à son rôle de
souverain, il laissa la régence à cette dernière pendant deux ans
afin de se consacrer avec constance et assiduité à ses études,
mais cela mit le pouvoir du clan Andong Kim à son apogée
favorisant Kim Mun-Geun et ses frères Kim Jwa-geun et
Kim Byeong-pil, après que Jo Byeong-hyeon, fils de Jo
Deuk-yeong, fut exécuté pour son avidité et son mépris du
roi, aggravant la corruption politique, en raison des luttes
de pouvoir entre les membres de la famille maternelle, qui
entraîne la corruption du système des examens de la
fonction publique, et l'achat et la vente de postes
officiels sont devenus monnaie courante, surtout après le
mariage de ce dernier en 1851 avec une membre de ce clan, la future
reine Cheorin, la fille de Kim-Mun-geun, qui le
déstabilise par son attitude impassible, et le clan Kim d’Andong
ne se montra pas si dévoué à ce dernier comme le montre sa
participation au coup d'État de 1851, lorsque le noble
Chae Hui-jae a été exécuté pour avoir tenté de placer Yi
Myeong-seop, qui fut exilé. Cependant, à partir de 1852, il
règne personnellement tout en étant conseillé par Sunwon,
tandis que Cheorin décide de ne pas s’immiscer dans la
politique et dans les luttes de faction traitant la grande
reine douairière Sunwon, et les reines douairières Sinjeong
et Hyojeong de façon équitable, tout en subissant la
concurrence de la concubine royale Sug-ui du clan Onyang Bang
(de qui il a deux filles en 1851 et 1853), et de la concubine
royale Gwi-in du clan Miryang Park
(de qui il a un fils
né et mort en 1854), et voit le clan Kim d’Andong mécontent
du fait qu’elle se tienne à l’écart des affaires de la Cour,
essayer de la remplacer par la concubine royale Sug-ui du clan
Gimhae Kim de qui il aura une fille en 1856, ce qui se
solde par un échec, le roi prenant fait et cause pour elle.
Mais Cheoljong n’est pas la marionnette qu’on glosait,
animé par le rêve d'un nouveau gouvernement, il se consacre
aux affaires civiles et militaires, cultivant ses qualités royales
et son amour pour le peuple le pousse à réformer et à
essayer de stabiliser les conditions de vie du peuple en
ouvrant généreusement lors des famines le Naetanggo
(un entrepôt destiné à la fortune privée du roi) pour
venir en aide aux populations, sans ménager aucun effort pour
apporter des secours et fit de même en 1856 lors d’incendies
et dans des zones touchées par les inondations en 1856, puis
par pour faire face à l’épidémie de choléra en 1859,
promouvant un climat d'équité entre toutes les classes sociales
en permettant en 1856 l’admission des enfants illégitimes
et des candidats issus des milieux modeste à la fonction
publique en créant le Seoreogwa
(un bureau gouvernemental pour les pauvres) , et la
modification du bureau direct des fonctionnaires en 1856, en
surveillant de près les yangban (nobles) pour leurs
prêts privés et leurs détournements de biens, en fermant les
nouvelles académies confucéennes (Seowon) en 1853, et
face à la persistance des troubles civils dans le pays,
il dépêcha de nombreux inspecteurs royaux secrets pour
débusquer les fonctionnaires corrompus, mais elles se sont heurtées
à une forte opposition tentant du clan Kim d’Andong qui a
renforcé son prestige et son pouvoir en plaçant aux postes de
direction les enfants et neveux de Kim Jwa-geun
qui ne s'intéressait pas tant aux moyens de subsistance du peuple
et était obsédé par le maintien du pouvoir, et Kim Mun-geun
comme Kim Byeong-gi qui en 1852 rapporta à la cour que les
finances étaient épuisées et demanda que des mesures soient
prises, Kim Byeong-Hak qui cumula les postes à partir de
1853, et Kim Byeong-guk occupant lui aussi divers postes à
partir de 1853 permettant de maintenir son système de gouvernement,
tout en ayant eu recours à des manœuvres politiques en coulisses
pour dominer la scène politique notamment en s'efforçant
constamment de créer une force politique au-delà du clan Andong
Kim, il accorda systématiquement l'amnistie non seulement aux
membres du clan Pungyang Jo expulsés au début de son règne,
mais aussi à ceux qui avaient été exilés auparavant, ceux qui
étaient déjà décédés furent réintégrés dans leurs rangs
officiels, et ceux qui avaient été exilés furent libérés et
reconduits dans leurs fonctions, malgré l'opposition persistante des
ministres, en promouvant ses proches que sont Yeongpyeong-gun
et Ikpyeong-gun, ainsi que Lee Ha-jeon, candidat
malheureux au choix royal, nouvellement nommé, s'accaparèrent le
pouvoir de la famille royale grâce au Seonwon
Boryeok (un recueil de documents royaux), qui
entraient librement dans le palais et entretinrent une relation
étroite lui, tout en tentant de gérer ses opposants politiques,
qui s'alliaient ou se sanctionnaient, dans le contexte de la
confrontation entre le clan des Kim d'Andong et celui des Jo
de Pungyang, mais aussi avec les autres clans à travers
la naissance de cinq fils et six
filles de la reine et de ses concubines, appuyé par
la grande reine douairière méfiante de voir sa famille
truster les fonctions gouvernementales puisqu’elle dominait le
Uijeongbu (le Conseil d’État)
et le Bibyeonsa (le Conseil
de défense des frontières),
il tenta de réhabiliter le prince héritier Sado suite à une
pétition de 1853, libéra Jo Seok-u en 1854,
amenant l’opposition de la faction Soron, et la punition de
Jeong Won-yong, chef de la faction Soron, et en
favorisant le mouvement Silhak (apprentissage pratique)
autour de Park Gyu-su en encourageant les mathématiciens
et les astronomes, qui réalisèrent des progrès sans
précédent dans l'écriture et l'instrumentation astronomique afin
de bâtir une nation prospère, ce qui permit la création de la
carte Daedongyeojido de Kim Jeong-ho en 1861, et
Choi Han-gi (Sŭpsan chinbŏl, Outils
d'apprentissage du calcul) en 1850 et Chigu chŏnyo ou
Jigujeonyo (Contour canonique de la Terre) en 1857) qui
étaient plus remarquables que jamais auparavant et la culture
populaire à travers les romans, peintures
et pansori, imprégnés de l'identité culturelle
unique de Joseon. Cheoljong après la mort de la reine
douairière Sunwon en 1857 qui lui conseilla de gouverner pour le
bien du peuple, tenta de renforcer son pouvoir, alors que la
reine douairière Sinjeong devenant la grande reine
douairière sortant de sa vie recluse, essaye d’augmenter
l’influence du clan Jo de Pungyang en tentant de s’en
prendre au roi après l’incendie des entrepôts de la
tombe de Sunwon en 1857, puis en plaçant la
concubine royale Gi-in du clan Pungyang Jo de qui Cheoljong
aura deux fils en 1859 et 1861 morts en bas-âges, sans grand succès,
ce dernier tente de consolider la royauté en respectant les familles
royales et par les rites funéraires de ses
prédécesseurs le prince héritier Hyomyeong, Sunjo et
Sunwon, et Heonjong, la réparation du palais royal en
1859, et en signalant en 1859 qu’il va mettre fin à la corruption
des fonctionnaires et des membres du gouvernement,
précisant qu’il a liste de leurs noms sur le mur de chambre ou
menaçant de les empoisonner, tout en essayant de couper l’influence
des Kim d’Andong sur les affaires militaires à travers le
Conseil de défense des frontières rn faisant preuve
d'autorité royale en plaçant son oncle Yeom Jong-su au poste
de commandant naval de la province de Jeolla, et en surmontant le
chagrin de la mort de son fils Yi Yung-jun né en 1858 avec
Cheorin en 1859, confirma la place prise par cette dernière
qui entretient des relations cordiales avec la concubine royale
Sug-ui du clan Geumseong Beom qui eut une fille, la Princesse
Yeonghye en 1859 à laquelle la reine était très
attachée, mais les guerres de l'opium menant à l'humiliation
de la Chine en 1856 alors que les navires étrangers longeait
les côtes coréennes (français en 1851, en 1855, en 1856 avec le
saccage de villes côtières, américain en 1852, et russe en 1854),
mais le gouvernement s’accrochât toujours à la Chine, insistant
sur une diplomatie servile (envers la dynastie Qing, qu'ils
traitaient de barbares), et au vague espoir que les choses
finiraient par s'arranger. Mais Cheoljong déménagea au
palais Gyeonghuigung en 1860, et prit les devant en menant des
relations diplomatiques avec la Russie en 1860, et en envoyant en
Chine Park Gyu-su en 1861 pour s’enquérir de la situation,
ce dernier lui conseilla la construction de nouvelles forteresses et
l’ouverture limité au commerce étranger, et il ne voulut
pas intervenir pour aider l’empereur Xiangfeng lui fermant
ses frontières, malheureusement la corruption menant à la rupture
du système des Trois Gouvernements – gouvernement,
administration militaire et distribution des céréales
– a rendu les paysans incapables de faire face à la
pauvreté et aux impôts, les poussant à la résistance et à
l'indignation menant à un banditisme endémique, et entraînant
l’essor du catholicisme coréen laissant un séminaire
et le vicariat apostolique de Joseon se créer en 1856 et 1857
sous l’impulsion de Mgr Berneux faisant passer les fidèles
au nombre de 15 000 malgré la courte persécution de
Gyeongsin en 1860 qui put imprimer et diffuser de nombreux
ouvrages doctrinaux en hangeul à partir de 1861, tout
en se répandant dans le nord, qui voit la création du mouvement
Donghak en réaction, fondé par un érudit raté Choi
Je-u, s’opposant au catholicisme et résistant à
l’agression occidentale en prônant un modèle égalitariste qui se
répandit rapidement parmi le peuple, auquel s’ajoute le
nombre de personnes qui voulaient s’opposer
à la conversion chrétienne de la péninsule, alors que le clan
Kim d’Andong renforça son
pouvoir avec l'expulsion de Gyeongpyeong-gun et
Ikpyeong-gun en 1860, ce qui poussa Cheoljong à mettre
en échec du clan Kim d’Andong, en permettant à
Heungseon-gun de prendre le contrôle des postes de
Yusadangsang (hauts fonctionnaires) au Jongchinbu
(ministère de la Famille royale), qui furent furent occupés
par les frères de Heungseon-gun, et à partir de ce moment,
Heungseon-gun commença à dominer le Jongchinbu
(ministère de la Famille royale) et à consolider les
fondations de son nouveau régime, plus encore lorsque Yeom
Jong-su, en qui le roi Cheoljong avait confiance en
tant qu'oncle maternel se révéla être un fraudeur notoire qui
falsifia la généalogie et l'épitaphe de la famille maternelle
du roi Cheoljong, le clan Yongdam Yeom, et Yeom Jong-su
fut décapité en 1861, ce qui ne l’empêcha pas de tenter de
renforcer son pouvoir en 1861 lorsqu‘il revint au palais de
Changdeokgung en 1861, et d'établir un bureau de surveillance
militaire et de renforcer strictement la garde du palais
en utilisant la cavalerie et les troupes à pied du bureau
d'entraînement, cependant le renforceement du pouvoir royal ne
permet pas d’empêcher la guerre civile de Jinju en 1862 où
les roturiers se soulevèrent pour inspecter les bureaux du
gouvernement tout en saisissant les magistrats amenant
l'effet domino des révoltes paysannes d’Imsul, et la colère
paysanne se répandit dans tout le pays, celle-ci allant
jusqu’aux portes de Séoul en 1863, ce qui pousse Cheoljong
à punir les gouverneurs responsables et à envoyer Park
Gyu-su pour apaiser les tensions, entraînant le projet de
réforme des Trois Gouvernements visant à éradiquer la
corruption endémique et à améliorer la qualité de vie à travers
la création du Samjeong
Ijeongcheong (le bureau gouvernemental des trois
gouvernements), tentant d'abolir le système hwangok,
source de nombreux abus, et de lever un impôt foncier, et également
les académies confucéennes trop nombreuses, la plupart des
membres influents de ce bureau appartenant au clan Kim
d’Andong, ne voulurent pas brider leur autorité et les
réformes furent impossibles, ce qui l’obligea à pousser à un
nouveau plan de réformes dès octobre 1862 plus limité menée par
Jeong Won-yong, puis plus poussé à partir de 1863 lorsque
Kim Jwa-geun revient au pouvoir bien aidé par la mort de son
beau-père Kim Mun-geun opposé aux réformes, tout en
n’oubliant pas d’arrêter Choe-ju, le fondateur de
Donghak, préférant protéger l’Église catholique
coréenne, et la lutte des factions mena à la mort d’un
prétendant au trône, Lee Ha-jeon en 1862 que Cheoljong
avait favorisé pour sa succession, ce dernier se trouvant compromis
dans un complot fomenté par un membre du clan Kim d’Andong
et auquel participa la grande reine douairière Sinjeong, et
va malgré lui finir exilé et empoisonné en 1862 du fait qu’il
était un adversaire des Kim d’Andong et voulait favoriser
le pouvoir de Cheoljong,
ces derniers voyaient alors leur pouvoir de plus en plus contesté ,
alors qu’il s’affaiblit de plus en plus à partir de 1862 à
cause du stress et de l’obligation d’avoir un héritier (un avec
la Dame de cour Yi de qui il a un fils et une fille
en 1862 et 1863 morts en bas-âge, il n’en aura aucun de sa
dernière concubine Dame Nam), mais son rêve d'un avenir
nouveau pour Joseon, fut brutalement interrompu par sa mort en
1864 sans doute empoisonné après un léger mieux ce qui empêche un
projet de réforme plus ambitieux qu’il préparait, non sans avoir
eu le dernier mot avec le choix de son successeur avec l’aide de la
reine Sinjeong, pour lequel le clan des Jo de Pungyang
s’allia avec une partie du clan Kim d’Andong et un parent
de la famille royale, Heungseon Daewongun, pour placer son
fils de douze ans sur le trône, le prince Yi Myeongbok.

À
l'époque où Gojong monta sur le trône en 1864, Joseon
souffrit de la pression des puissances occidentales et du
Japon pour ouvrir ses ports, et s'engagea progressivement sur la voie
de la destruction. Son accession au trône en 1864 était la dernière
chance de Joseon et ce dernier aura l’honneur de voir son
règne incarné dans Empress Myeongseong (2001), Chosun
Police (2005), Chosun Police saison 1 et 2,
et 3 (2007, 2008 et 2010), The Sword with No Name
(2009), Gabi (2012), Time Slip Dr. Jin
(2012), Gunman in Joseon (2014), Mr. Sunshine
(2018), et The Nokdu Flower (2019). Après le
décès soudain du roi Cheoljong, Gojong fut désigné
comme roi et entra au palais à l'âge de 12 ans. Il vécut comme un
roi fantoche sous la régence de la grande reine douairière
Sinjeong et dans l'ombre de son père, Heungseon Daewongun.
Il n'a pas pu réaliser son intention d'ouvrir Joseon en
raison de la politique isolationniste de Heungseon Daewongun.
Heungseon Daewongun utilisa sa régence pour couper
l'influence politique du clan Kim d’Andong en sélectionnant
des personnes talentueuses sans tenir compte de leur
appartenance politique, et il a chassé les fonctionnaires
corrompus sans que la reine Cheorin intervienne approuvant
ainsi la fin de la politique des factions. Par la suite, il
abolit le Seowon en supprimant toutes les académies, à
l’exception de 47 d’entre elles et mit en œuvre des
réformes telles que la collecte du Hopo au lieu du Gunpo,
des impôts auprès de la classe yangban, il a également
établi un système juridique pour discipliner le pays et il
s'attira le ressentiment de ses sujets et du peuple en
reconstruisant de force le palais de Gyeongbokgung, et il mit
également en œuvre une politique d'isolement national qui
interdisait absolument le commerce avec les puissances
occidentales après une nouvelle tentative américaine en
juillet 1866 où, cette fois, le Général Sherman, un
steamer de cent quatre-vingt-sept tonnes, remonte le fleuve Taedong
en direction de Pyongyang pour solliciter un traité de commerce, et
les autorités se préparent à y répondre par un refus poli,
mais cette fois, il y a trop de canons à bord pour que l’opération
soit honnête, les Coréens sont donc persuadés qu’ils ont
affaire à des pirates venus piller les tombes de Goryeo,
nombreuses en amont, le ton monte alors, les canons entrent en jeu,
et le Sherman est incendié, tandis que l’équipage
qui s’est jeté à l’eau est massacré jusqu’au dernier, alors
que Park Gyu-su devenu gouverneur de Pyeongan-do tenta
d’apaiser les choses. L’incident est sanglant mais n’a rien
d’exceptionnel. La diplomatie de la canonnière est un
métier à risques. Cette crainte de l’Occident mène à la
persécution de Byeong-in en 1866 par laquelle six
missionnaires français et plus de 8000 laïcs coréens
ont été torturés et martyrisés, une politique qui ne fut pas
soutenue par Park Gyu-su, amenant une nouvelle échauffourée
devait opposer les Coréens aux Français sur l’île
de Ganghwa, et malgré la menace de la mort, le nombre de fidèles
catholiques a augmenté de façon exponentielle, cependant la
profanation d’une tombe royale par le Prussien Ernst Jakob
Oppert en 1868, avec la complicité d’un prêtre français, le
père Stanislas Féron va alors associer le catholicisme
dans les esprits au viol du pays par les puissances occidentales.
Le prince Heungseon Daewongun entra en conflit avec sa
belle-fille, la reine Min, la fille unique de Min Chi-rok
du clan Yeoheung Min, un descendant de la reine Inhyeon
qu’il l'éleva au rang de reine en 1866 au moment où se retire la
grande reine douairière Sinjeong et pour éviter de mettre
une reine appartenant aux clans Kim d’Andong et du clan
Jo de Pugyang. La reine
Min aimait lire dès son plus jeune âge et était très
intelligente, a essayé de lire les tendances de l'époque et de la
politique et de les faire siennes après son accession au poste de
reine. Grâce à son sens diplomatique inné, elle a favorisé le
développement de Joseon en maintenant un équilibre des
pouvoirs entre les différents pays à la fin de la dynastie Joseon,
politiquement chaotique. La reine Min, qui détestait son
beau-père après que celui-ci tenta de la remplacer par une
concubine, et prescrivit un médicament inapproprié pour ses
fils malades, conseilla au roi Gojong de forcer le
prince Heungseon Daewongun à démissionner, décision
approuvée par le silence de la reine Cheorin qui vit son
influence augmenter à partir de 1866 avec les titres de Hwiseong
et Jeongwon et favorisant la faction des Lumières,
dirigée par Park Gyu-su qui après son voyage diplomatique en
Chine en 1872 prôna l’ouverture à l’Occident, pour
appuyer le jeune couple royal contre Daewongun ce qui
lui permit d’obtenir le titre de Sunyeong en 1873, et Gojong
prit le contrôle de son propre gouvernement en 1873 tenant d'établir
une structure politique indépendante qu'il dirigerait, libre de
l'influence des forces politiques existantes, appuyant la
faction des Lumières se liant d’amitié avec Park Gyu-su
qui l’aida. Mais Gojong ne sut pas comment joindre ses
forces à la société civile en pleine croissance, et
également dans la souveraineté, y compris le pouvoir diplomatique
et militaire en menant des réformes avec sa femme mena au
développement de Joseon en promouvant de jeunes
fonctionnaires comme Kim Ok-gyun et en envoyant des
personnes talentueuses étudier à l'étranger (au Japon et sous la
dynastie Qing), tomba progressivement au profit du Japon à
partir de 1876, faisant que le royaume fut victime de
l'expansionnisme japonais alors que Park Gyu-su demanda
une normalisation des relations avec le Japon en 1875 pour éviter
les visées japonaises sur la Corée auxquelles s’opposa Kim
Byeong-guk suivant la stratégie de Kim Hong-jip,
défendant l'union avec les États-Unis et favorisant l'établissement
de relations diplomatiques avec eux, et la mort de la reine
Cheorin, fidèle soutien du couple royal, de façon
suspecte en 1878 n’arrangea pas les choses, ce qui profita au
prince Heungseon Daewongun qui excita un peuple en
colère avec les réformes menant à l’incident d’Imo en
1882 mené par une partie de l’armée coréenne et au coup
d'État de Gapsin en 1884 mené par par des activistes
gouvernementaux et pro-japonais qui se sont soldés par un
échec suite aux interventions chinoises à la demande de la
reine Min qui conduisit au renforcement de l'emprise de la
famille Min sur le gouvernement avec la modernisation
qui commença à gagner le palais avec l'installation de l'éclairage
électrique en 1887 et le roi Gojong s’ouvre aux puissances
mondiales, avec la conclusion de traités avec l'Allemagne
et les États-Unis (1882), la Grande-Bretagne, l'Italie
et la Russie (1884), et la France (1886), menant à
modernisation de l’armée avec l’aide des États-Unis, la
construction de lignes télégraphiques, l’ouverture en 1888 de
tous les ports au commerce et aux investisseurs étrangers qui
furent surpris de voir de nombreuses femmes de l’époque
Joseon exposer leur poitrine, ces dernières le
faisait pour un allaitement efficace, et montrer leur fierté d’avoir
des fils, et la reine Min inspira un régime de
tolérance qui permit aux missionnaires protestants américains
de s’installer et de fonder les premiers hôpitaux modernes
et des universités, et, à rebours de la tradition
confucéenne, les filles purent accéder à
l’enseignement secondaire avec la fondation, en 1886, d’une
école de jeunes filles, Ehwa, enfin, la presse fut
aussi encouragée, avec les premiers journaux en caractères
chinois, puis en alphabet coréen hangeul, on
retrouve également davantage de réalisme occidental et de
décoration japonaise dans les œuvres d'art de la cour royale de
l'Empire coréen, conformément à l'accent mis par l'empereur
Gojong sur la modernisation. Cette ouverture mena à la
révolte paysanne de 1894 prônant l’abolition du système
des classes, dénonçait l’emprise du clan Min sur le
pouvoir et réclamait l’expulsion des étrangers qui s’est
aussi soldé par un échec grâce à la Chine des Qing, et
conduisit aussi à l'intervention japonaise qui établit un
gouvernement favorable à son pays et força le roi à
rappeler son père Daewongun, désormais allié des Japonais
et peut-être aussi l’inspirateur des révoltes paysannes,
qui déclencha la guerre sino-japonaise de 1894-1895, qui mit
fin à l’hégémonie de la dynastie Qing en Corée, au
moment où la reine Min pour faire face à la pression
japonaise écarta du pouvoir les membres du clan Min sous
le regard bienveillant de son mari pour les remplacer par des
réformistes, puis les réformes de Gabo (1894- 1896)
bouleversèrent l’organisation sociale traditionnelle en
abolissant le système des classes, l’esclavage et
les concours confucéens, cela aboutit à l’assassinat
de la reine Min par les Japonais en 1895 qui voulait
résister avec l’appui de la Russie, et en 1896, il s'enfuit avec
sa seconde épouse, Dame Om (plus tard appelée Sunhon
Hwanggwibi) et le prince héritier (plus tard Sunjong)
à la légation russe, où ils restèrent plusieurs mois, ce
qui le poussa à saisir l'occasion d'expulser les forces
anti-monarchistes du gouvernement et de renforcer la monarchie,
au moment où le Club de l’Indépendance fondé en juillet
1896 par des intellectuels des Lumières tels que Seo
Jae-pil, Lee Sang-jae et Yun Chi-ho, prônait
l'indépendance de la Corée et la réforme interne, ce dernier
publia le journal de l'Indépendance et construisit la
Porte de l'Indépendance, et à résister en nommant Joseon
‘l’Empire de Corée’ en 1897, tentant d’apporter
des changements dans de nombreux domaines en créant des entreprises
et des usines, ainsi que des écoles professionnelles,
des écoles de médecine et des écoles d'enseignants,
tout en donnant une déclaration de neutralité permanente
de l'empereur Gojong et le renforcement de la diplomatie avec
les États-Unis, laissant le Club de l’indépendance tenir
une assemblée générale en 1898, tout en élaborant un plan
de réforme en six points pour la situation actuelle et le
lui soumet, mais Gojong le dissout en décembre 1898 craignant
qu’il forme une République poussé par les conservateurs du
régime, et encourageant l'établissement d'une loi écrite
pour la monarchie, en 1899, au cours de la 36e
année de son règne, il réussit à centraliser tout le pouvoir
entre ses mains en promulguant la Constitution coréenne,
mais le Japon, qui a déclenché la guerre russo-japonaise en
1904, a décidé de faire de l'Empire coréen un protectorat
et, en 1905, il signe de force le traité d'Eulsa,
privant la Corée de ses droits diplomatiques et prenant en charge la
direction et la supervision des affaires intérieures, implantant ses
propres officiels dans les branches exécutives et
judiciaires de l’empire, débandèrent l’armée
coréenne et gagnèrent le contrôle de la police et des
prisons, mais Gojong tenta d'affirmer son indépendance
et de dévoiler les intentions japonaises lors de la
Conférence de paix de La Haye en 1907, mais le monde
occidental se rangea généralement du côté du Japon.

On
contraint alors Gojong à l’abdication en 1907 et ont le
reclus dans le palais Deoksu, les Japonais mirent à sa place
Sunjong que l’on voit dans The Last Empress
(1966), et The Last Princess (2016), mais malgré son
intelligence, il voit son image publique être médiocre et il ne
bénéficiait d'aucun soutien, confiné et contraint à ne pas
pouvoir parler clairement, voyant en 1908, le Japon créer la
Compagnie de développement oriental pour exploiter l’économie
coréenne, et en 1909, le pouvoir judiciaire et militaire
furent aboli, et transférés au Japon après que le résistant An
Jung-geun a assassiné Itō Hirobumi à la gare de Harbin,
et la Corée finit annexée en 1910 grâce à la signature et la
direction des traîtres pro-japonais tels que Yi Wan-yong,
Song Byeong-jun et Lee Yong-gu, malgré la guerre de
l'armée juste qui s'affaiblissait, subissant la
colonisation japonaise (1910-1945), tandis que Sunjong
avait été assigné à résidence au palais de Changdeok, dans le
centre de Séoul.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé à faire cette 3e partie : Frédéric
Boulesteix, La Corée, un Orient autrement extrême, dans Penser
et représenter l’Extrême-Orient, dans La Revue de
littérature comparée n° 297, janvier 2001, Pages 93 à
111, et
https://shs.cairn.info/revue-de-litterature-comparee-2001-1?lang=fr,
Michel Soutif, Chapitre 18. La Corée, dans Fondements
des civilisations de l'Asie : Science et Culture, EDP
Sciences, 2009, Pages 329 à 340, et
https://stm.cairn.info/fondements-des-civilisations-de-l-asie--9782759803378-page-329?lang=fr,
La vie d'une femme coréenne Gyujanggak, Livre
Culturel 3, Institut d'études coréens de Gyujanggak, 2010,
et http://geulhangari.com/archives/2944?ckattempt=2,
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qui rêvait de modernisation, Hanuri Books, 2011, et
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l'Empire coréen, qui rêvait de réformes : Série 4 de
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9 : Dynastie Joseon (3) : Monsieur Yong, achetez un statut noble
avec de l'argent ! | Reflété dans les manuels scolaires 2016-2017,
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manuels scolaires devenant plus faciles Histoire de la Corée :
Joseon-époque moderne, Histoire du bon sens pour toutes les
générations écrite par un enseignant d'école primaire actuel,
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(chronologie avec les entrées sur les rois de Joseon),
https://blog.naver.com/unesco114/110071906978
(Cheoljong,Heonjong, et Gojong),
https://blog.naver.com/jungyoupkim/220960892206
(Cheoljong), https://blog.naver.com/nonepapa/220961577673?viewType=pc
(Cheoljong), https://blog.naver.com/geegi69/221049413942?viewType=pc
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(Sunwon), https://blog.naver.com/yzlee1941/222367752220?viewType=pc
(les rois de Joseon), https://blog.naver.com/legend_bd/222570242451
(Les raisons de l'isolement de Joseon et l’impact du
christianisme), https://chosshh.blogspot.com/2012/03/9_20.html
(Sunjo - Heonjong - Cheoljong),
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(Cheoljong),
https://contents.history.go.kr/front/nh/view.do?levelId=nh_032_0040_0010_0010_0020
(début du régne de Sunjo),
https://contents.history.go.kr/mobile/nh/view.do?levelId=nh_032_0040_0020_0030
(Cheoljong),
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(Heonjong), https://dskang100.tistory.com/17161885
(la dynastie de Joseon),
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(Donghak et Daewongun),
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(Cheoljong),
https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/57233/kim-il-sung-kim-jong-il-kim-jong-un-dynastie-coree-du-nord-juliette-morillot,
https://irfa.paris/presence-des-missions-etrangeres-en-coree-1836-1990-reperes-historiques/,
https://jhm.fr/la-coree-une-histoire-brillante-et-tragique-en-conference/,
https://www.joongang.co.kr/article/22002339
(Gojong), https://www.joongang.co.kr/article/22335767
(le priince héritier prince héritier Hyomyeong),
https://www.joongang.co.kr/article/25167303
(Jeongjo et la politique Sedo),
https://www.joongang.co.kr/article/25245799
(le mouvement Silhak),
https://www.m-joongang.com/news/articleView.html?idxno=315228
(Heungseon Daewongun),
https://kccuk.org.uk/en/about-korea/history/three-kingdoms-and-other-states/,
https://kiss.kstudy.com/Detail/Ar?key=3949104
(Factions politiques dans les dernières années du règne du roi
Heonjong et les premières années du règne du roi Cheoljong),
https://kiss.kstudy.com/Detail/Ar?key=3831121
(Situations politiques et factions du pouvoir, dans les dernières
années du règne du roi Jeongjo et au début du règne du roi
Sunjo), https://kiss.kstudy.com/Detail/Ar?key=4080252
(persécution de 1839 contre les chrétiens),
https://ko.wikisource.org/wiki/%EA%B8%80%EB%A1%9C%EB%B2%8C_%EC%84%B8%EA%B3%84_%EB%8C%80%EB%B0%B1%EA%B3%BC%EC%82%AC%EC%A0%84/%EA%B8%B0%EC%88%A0%C2%B7%ED%86%B5%EC%8B%A0/%EA%B3%BC%ED%95%99-%EA%B8%B0%EC%88%A0%EC%82%AC_%EC%97%B0%ED%91%9C
(Chronologie des sciences et technologies du néolitique à 2003),
https://koreajoongangdaily.joins.com/2014/08/11/features/Korean-Catholicism-marked-by-volatile-history/2993388.html,
https://koreajoongangdaily.joins.com/2018/11/20/koreanHeritage/Colorful-expressions-of-Koreas-lost-empire-Emperor-Gojong-was-open-to-allowing-art-to-show-foreign-influence/3055903.html,
https://m.blog.naver.com/joonho1202/223748747858?recommendCode=2&recommendTrackingCode=2
(la guerre de l’opium et Joseon sous Cheoljong),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=1a0202e37d52c72d&control_no=7e5223226f16fc18ffe0bdc3ef48d419
(les aspect de la politique et du pouvoir de Cheoljong),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=1a0202e37d52c72d&control_no=e07a685b5c46e6a6b7998d826d417196
(La vie et l’art de Hyo-Myeong Saeja),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=1a0202e37d52c72d&control_no=1cbdb1507dcb8125e9810257f7042666
(Factions politiques dans les dernières années du règne du roi
Sunjo, ainsi que sous le règne du roi Heonjong),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=1a0202e37d52c72d&control_no=c2f200417d9a38d24884a65323211ff0
(Rôle de l'épouse de Heonjong dans le mariage royal de la reine
Hyojeong et dans la famille de Namyang Hong),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=1a0202e37d52c72d&control_no=a94df902e67f12a2d18150b21a227875
(La régence de la reine mère et la politique de pouvoir du clan Kim
d'Andong vue à travers les Eongans de la reine Sun-Won (1789-1857)),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=be54d9b8bc7cdb09&control_no=2ef8943854f69635ffe0bdc3ef48d419
(Recherche sur la structure du pouvoir politique des belles-familles
royales entre 1800 et 1864),
https://m.riss.kr/search/detail/DetailView.do?p_mat_type=be54d9b8bc7cdb09&control_no=1aa1e5580abf7b57ffe0bdc3ef48d419
(Les réformes de Daewongun et celles de Gojong),
https://m.riss.kr/search/detail/ssoSkipDetailView.do?p_mat_type=be54d9b8bc7cdb09&control_no=bffb817249708f56ffe0bdc3ef48d419
(La situation politique de Cheoljong, le pouvoir royal de Cheoljong,
la garantie du travail),
https://m.cafe.daum.net/greatchosunsa/75XT/8694?listURI=%2Fgreatchosunsa%2F75XT
(les relations diplomatiques de Cheoljong et Gojong),
https://portal.nrich.go.kr/kor/royalTombView.do?menuIdx=1273&royal_idx=37
(Sunjo et Sunwon),
https://portal.nrich.go.kr/kor/royalTombView.do?menuIdx=&royal_idx=39
(Heonjong et Hyojeong),
https://newsteacher.chosun.com/site/data/html_dir/2016/04/11/2016041100376.html
(la politique Sedo entre 1800 et 1864),
https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg_m.aspx?CNTN_CD=A0002653839
(Cheoljong),
https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg_m.aspx?CNTN_CD=A0002707682
(la véritable histoire de Cheoljong),
https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002717290
(les évenements importants du règne de Cheoljong),
https://star.ohmynews.com/NWS_Web/OhmyStar/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0002886705
(la fin tragique de Cheoljong),
https://thetalkingcupboard.com/2014/10/30/women-of-the-joseon-dynasty-part-2/
(différents catégories sociales féminines de Joseon),
https://world.kbs.co.kr/service/contents_view.htm?lang=e&menu_cate=history&id=&board_seq=61384&page=4
(Kang Jeongildang, Shin Saimdang, Yim Yunjidang, Seo Youngsuhap, Yi
Sajudang, Yi Bingheogak and Kang Jeongildang),
https://www.cernuschi.paris.fr/fr/collections/collections-coreennes
(Histoire de la Corée depuis le néolithique jusau’aux années
1980),
http://www.davincimap.co.kr/davBase/Dir/davList.jsp?job=D&Dir=DIR_1255&List=DIR_16307
(écrits scientifiques de Sunjo à Gojong),
https://www.focus.it/cultura/storia/storia-della-corea-del-nord-e-della-corea-del-sud,
https://www.koreaherald.com/article/10360959
(les femmes savantes de Joseon),
https://www.mediaic.co.kr/news/articleView.html?idxno=51512
(Sunwon),
https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0000312511
(Gojong et Sunjong),
https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0000320241
(Sunjo et Sunwon),
https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0001672274
(la politique Sedo, Sunjo et Sunwon),
https://www.newskr.kr/news/articleView.html?idxno=53343
(politique Sedo, 1800-1864),
https://www.roots.gov.sg/stories-landing/stories/the-legacy-of-joseon-korea/story,
https://www.souslecieldecoree.fr/developpement-religion-catholique-coree/,
et
https://www.viaggioincorea.it/2022/03/09/alle-origini-della-societa-coreana-le-trasformazioni-del-ruolo-della-donna-dallantichita-al-periodo-choson/.
Merci !
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