Le calendrier romain révisé inscrit le 25 mars comme
la fête de l'Annonciation, l'incluant ainsi parmi les fêtes
du Seigneur. Cependant, la Vierge Marie y occupe
également une place centrale. Le fait que la solennité de
l'Annonciation ait été observée dans l'Église d'Orient
apparaît dans les sermons de Proclus, saint
patron de Constantinople. Dans l'Église d'Occident, elle est
mentionnée pour la première fois dans la liturgie de Gélase.
C'est à partir du VIIIe siècle que cette fête commença
à être largement célébrée dans l'Église d'Occident.
L'Annonciation commémore l'acceptation par Marie de la
conception du Christ annoncée
par un ange. En Corée, durant la messe, on prend la résolution
d’imiter le «Oui»
de Marie,
et de toujours
répondre par un simple «Oui»
aux demandes de
Dieu,
même celles qui sont parfois incompréhensibles, en croyant en «Dieu
pour qui rien n’est impossible».

Le
récit met en avant, Marie, du village de Nazareth, qu’on
désigne une ‘vierge’ à cause d’une erreur de
traduction du mot parthenos voulant aussi dire ‘jeune
femme’, même si on peut relativiser ce fait, car depuis ses
fiançailles, elle vit chez Joseph, un descendant de la lignée
de David comme elle et un artisan de la construction (tektôn),
sans doute le même milieu professionnel de sa famille, reçoit
l’annonce qu’elle concevra un enfant qui sera le Fils de Dieu,
un des titres sous lesquels l'empereur César Auguste était
connu à la naissance de Jésus, un titre que les empereurs
romains se sont attribué, ce qui celle-ci subversive. Dans ce
sens, la virginité de Marie est secondaire, et rien ne dit
qu’elle est déjà enceinte au moment, où elle reçoit l’annonce,
mais elle a pu avoir Jésus après celle-ci. En effet, cette
fête a longtemps été célébrée en Occident sous ce nom, et en
Orient, elle continue d'être célébrée comme une fête mariale.
L'Annonciation symbolise l'acceptation par Marie de
l'annonce de la conception du Christ par l'ange. Durant
cette fête, il est demandé aux fidèles de suivre l'exemple
de Marie, la servante du Seigneur, et devenir des
chrétiens qui répondent : «Qu'il me soit fait selon ta
parole.»
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé : Marcus J. Borg, et John Dominic Crossan,
The First Christmas: What the Gospels Really Teach About
Jesus's Birth, HarperOne, 2007, François Bovon,
L’Évangile selon saint Luc (1,1-9,50), Labor et
Fides, 2007,
https://jeffsjottings.wordpress.com/2017/12/03/the-angel-angle-mary/,
https://missa.cbck.or.kr/DailyMissa/20210325,
https://www.catholictimes.org/article/201712190241956,
https://www.catholictimes.org/article/201903190021360,
https://maria.catholic.or.kr/dictionary/term/term_view.asp?ctxtIdNum=1692&keyword=%EB%8C%80&gubun=01,
et http://www.mirinae.or.kr/xe/homilia/124544.
Merci
et bonne fête de l’Annonciation !
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