Née dans une famille de la classe moyenne de Thagaste, modeste bourgade de Numidie, en 331, Monique aurait dû, à l'instar de ses contemporaines, sombrer dans l'oubli absolu de l'anonymat. Mariée très jeune à un notable païen de Thagaste, Patricius. Elle sera une épouse modèle pour ce mari infidèle et violent que sa douceur et son silence sous les reproches finiront par convertir. Elle a de lui trois enfants. Il n'en sera rien, parce que son troisième enfant, Augustin né en 354 à Thagaste, en Numidie, qui reçoit une éducation classique en rhétorique à Carthage financé par sa mère devenue veuve en 370/371. Après une jeunesse dissipée et l'abandon du catholicisme maternel, pour le manichéisme, il eut une concubine, lui donna un fils, Adeodatus, vécut avec lui à Carthage, Thagaste, puis en Italie, avant de s'intéresser à la philosophie néoplatonicienne, sa quête de vérité le conduit d’abord à Rome en 383, puis à Milan, où sa mère le rejoint en 385, et il rencontre l'évêque Ambroise, dont les enseignements le rapprochent du christianisme, il revient à la foi et demande le baptême en 387 tout en la congédiant sa concubine et en gardant son fils auprès de lui, sa mère Monique mourut peu de temps après. Il attribuera toujours sa conversion aux prières, aux sacrifices et aux larmes de sa mère.
Pour aller plus loin, je conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Bernard Sesé, Petite vie de saint Augustin, éditions Artège, 2017, Anne Bernet, Monique, mère de saint Augustin, éditions Artège, 2019, https://genevievemb.com/2019/02/04/la-concubine-de-saint-augustin-dans-lombre-de-la-lumiere-claude-pujade-renaud/, https://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/62, https://www.diocese-lamego.pt/santo-agostinho, https://www.lesbelleslettres.com/contributeur/augustin-saint, et https://www.leiria-fatima.pt/diocese-celebra-o-seu-co-padroeiro-santo-agostinho/.
Merci et bonne saint Augustin !
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