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jeudi 21 mai 2026

Hong Gil-dong, un héros pas si fictif


Le Robin des bois coréen, Hong Gil-dong a fait un retour remarqué sur le devant de la scène avec le Drama de KBS 2, To My Beloved Thief diffusé entre 3 janvier et le 22 février 2026, dans lequel Nam Ji-hyun interprète Hong Eun-Jo, une femme née d'une mère esclave et d'un père noble qui mène une double vie : le jour, elle est médecin à la clinique populaire, et la nuit, elle se transforme en Gil-Dong, une voleuse au grand cœur qui pille les greniers des fonctionnaires corrompus pour redistribuer la nourriture aux plus démunis. Pour ceux qui ne connaissent pas ce héros coréen, il est bon d’expliquer qui il est et c’est ce que nous allons faire aujourd’hui.

 

Considérée comme le premier roman écrit en alphabet Hangeul, la Légende de Hong Gil-dong occupe une place importante dans la littérature coréenne. Au début du XVIIe siècle, un penseur non conventionnel Heo Gyun (1569-1618) s'inspire d'un véritable brigand du nom de Hong Gil-Dong ayant es activités sous le roi Yeonsan-gun (1494-1506) et partiellement d’Au bord de l'eau, un classique chinois généralement attribué à Shi Nai'an (vers 1296-1372), écrit un roman en hangeul intitulé L’Histoire de Hong Gildong publié la première fois en 1612 dans lequel le protagoniste est un seoja, le fils d’un yangban et d’une esclave, au temps de la Corée ancienne de la dynastie Joseon, une société hiérarchisée et patriarcale où le sort d'un homme était déterminé à sa naissance, il se révolte contre l'ordre social et moral, et part pour construire le monde comme il l'entend en devenant le chef d'une bande de hors-la-loi intègres, dépouillant les riches et punissant les corrompus combattant la corruption des fonctionnaires yangbans, et comme Robin des Robins donne aux pauvres roturiers. Cette histoire très populaire illustre divers aspects de la pensée coréenne de l'époque, et critique l'idéologie néoconfucéenne. L’auteur critiquait ne critiquait pas seulement la corruption des politiques yangbans mais aussi la contradiction de la discrimination des seoja initiée en 1400 par le roi Taegong, afin de limiter les postes de cour aux vrais yangban, ce qui poussa beaucoup de seoja, banni de l’entrée parmi les yangbans, à rejoindre les chungin (classe moyenne), une classe où beaucoup d’eux eurent des rôle important en Corée du fait de leurs profession et furent l’entrée dans le pays de la Science Occidentale (christianisme). Ce roman est reconnu pour sa critique sociale, et cela expose très bien la vision de son auteur Heo Gyun qui malgré l'idéologie d'État confucéenne de la dynastie Joseon, développa un intérêt pour le bouddhisme, le taoïsme et peut-être même le catholicisme, et dénonça la corruption et les contradictions sociales et gouvernementales, et a plaidé pour l'égalité des chances en matière d'emploi, sans discrimination envers les enfants de concubines

 

Cependant, le personnage ne provient pas d’un vide, le «véritable Hong Gildong» arrêté en 1500 (sous le règne du roi Yeonsan-gun), est décrit comme «un chef de la contestation, vêtu d'habits officiels et portant le titre de Cheomji (fonctionnaire de troisième rang). Il fut arrêté sous le règne du roi Yeonsangun après avoir attaqué la dynastie Joseon avec le soutien du peuple, ainsi que de certains courtisans et factions locales.» La famille de Hong Gil-dong appartenait à la faction Hungu, un groupe influent qui avait acquis de l'importance en participant au coup d'État du roi Sejo. Il est rapporté que le bandit Hong Gil-dong se faisait passer pour de hauts fonctionnaires afin de piller les richesses de l'État, et qu'aucun employé n'osait l'arrêter ni le dénoncer. Cela laisse supposer que, même pour des méfaits graves, il échappait souvent à la justice grâce à la protection dont il bénéficiait au sein de la cour. Il n’avait rien d’un Robin des bois puisqu’il a volé sans distinction les postes du gouvernement, les familles aisées et les gens du peuple, contraignant d'innombrables personnes à l'errance et à la ruine, au point que les impôts ne pouvaient plus être perçus. En s'assurant la coopération non seulement des autorités centrales, mais aussi des forces locales grâce au soutien indéfectible du peuple, était très probablement plus qu'un simple hors-la-loi animé d'une foi inébranlable : un révolutionnaire rêvant de renverser la dynastie Joseon. Bien qu'il n'ait pas réussi à former un gouvernement indépendant, il n'en demeurait pas moins une figure redoutable qui, s'il en avait eu la possibilité et si les conditions avaient été réunies, aurait pu renverser le royaume du clan Yi et instaurer celui du clan Hong. En octobre 1500, lors de la capture du bandit Hong Gil-dong, les trois premiers ministres, dont le Premier ministre, en informèrent le roi Yeonsan-gun. Ils qualifièrent son arrestation de «meilleure nouvelle», car elle éliminait un «élément nuisible» qui menaçait le peuple. Les agissements de Hong Gil-dong ont affecté les finances de la province de Chungcheong pendant plus de dix ans. 

 

Peu à peu, l'histoire a été enrichie après le XVIIIe siècle, altérée, déformée et réinterprétée pendant et après la période coloniale japonaise, tant au Nord qu'au Sud, à des fins politiques, sociales et littéraires. Son histoire a été également adaptée de nombreuses fois dans d’innombrables romans comme celui de Park Tae-won qui réinventa l’histoire en 1947, celui de Jeong Bi-seok qui réécrivit le roman en 1954, au théâtre comme en 1932, 1944, 2000, 2010 (avec le groupe créatif Ogi), 2025, et 2026, à la télévision avec Kim Suk Hoon dans la série télévisée Hong Gil-dong de SBS en 1998, Kang Ji-hwan et Lee In-sung dans la série télévisée Hong Gil-dong de KBS2 en 2008, avec Yoon Kyun-sang dans la série télévisée The Rebel de MBC (2017) et avec Nam Ji-hyun dans To My Beloved Thief de KBS2 en 2026, au cinéma dans un film de Kim So-bong en 1934 qui a eu une suite en 1936, un film d’animation de Shin Dong-heon en 1967 et son remake de 1995, Le retour de Hong Gil-Dong, l’anticommuniste Space Warrior Hong Gil-dong de Kim Hyeon-dong en 1984, Les Aventures de Hong Gil-dong en 2008 et Hong Gil-Dong 2084 de Lee Jeong-in en 2011 dans une version futuriste, des films live avec Ri Yong Ho dans le film nord-coréen de 1986, Hong Kil-dong, et Han Joo-wan dans le film coréen de 2015, The Tale of the Bookworm, en comédie musicale avec Sungmin et Yesung dans Hong Gil-dong en 2010, en jeu vidéo en 1993 et sa suite en 1995, et même en bande dessinée avec Shin Dong-wu pour Hong Gil-dong, l'aventurier entre 1965 et 1969, et Ko Woo-young en 1995, auxquels s’ajoutent La légende de Hong Kil Dong, le Robin des Bois de Corée dont l’auteur / illustrateur est Sibley O’Brien, "Les Aventures de Hong Kiltong" de Yoon-sun Park en 2018, et une version manhwa en 2004 et webtoon de mécha en 2008, inspirant même la création d'un parc d'attractions à son effigie en Corée du Sud. Chaque génération réinvente Hong Gil-dong à sa manière : tantôt en super-héros masqué, tantôt en révolutionnaire, tantôt en espion. Ce dernier est apparu et réapparu au fil des décennies dans d'innombrables romans, films, séries télévisées et bandes dessinées, inspirant même la création d'un parc d'attractions à son effigie en Corée du Sud.Ces multiples représentations témoignent de la richesse du personnage et de sa capacité à incarner les aspirations du peuple à différents moments de l’histoire coréenne.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Chun-gil Kim, et Djun Kil Kim, The History of Korea, ABC-Clio, 2014, Minsoo Kang, Invincible and Righteous Outlaw: The Korean Hero Hong Gildong in Literature, History, and Culture, Presses universitaires d'Hawaï, 2020, La Légende de Hong Gil-dong adaptée par André-Kim Hee-bok, Ophrys, 2024, https://mlpp.pressbooks.pub/introductiontohumanitiesv2/chapter/the-tale-of-hong-gil-dong-a-korean-novel/, https://tourdecoree.fr/hong-gil-dong-heros-du-peuple-et-personnage-legenda/, https://www.chosun.com/english/special-en/2026/04/02/7WNJGF7UHZEADN24O32UCJSE2E/, https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0000823650, et https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0000824645.

 

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mercredi 20 mai 2026

Jang Hui-bin, victime du jeu politique de son royal époux


Jang Hui-bin est revenue sur le devant de la scène avec la comédie romantique de SBS, My Royal Nemesis, dont la première a eu lieu le vendredi 8 mai, qui est centrée sur Shin Seo-ri, une actrice inconnue possédée par une méchante notoire de l'époque Joseon en Corée, Jang Hui-bin, et sa relation amour-haine avec Cha Se-gye, un héritier de conglomérat surnommé le «monstre du capitalisme». Mais qui était Jang Hui-bin, la concubine royale devenue reine ? C’est ce que nous allons voir.

 

Le roi Sukjong, qui accéda au trône en 1675 à l'âge de quatorze ans, la reine douairière n'a même pas exercé la régence. Il était un jeune monarque puissant, et il devint un monarque puissant, mais qui, après la mort de la reine Ingyeong (Dame Kim), en 1680, la reine Inhyeon (Dame Min) issue d’une famille distinguées du parti Seoin (occidental), dans lequel se trouve les conservateurs, lui succéda, survient immédiatement après la Grande Purge de Gyeongsin (Gyeongsin Hwanguk, 1680), lorsque le pouvoir passe du parti Namin, qui était réformateur, au parti Seoin, cette dernière collabora avec le parti Seoin lors des troubles politiques contre le parti Namin, fournissant des informations au palais et s'assurant le soutien du roi Sukjong, de plus, elle participa activement aux plans du parti Seoin visant à réprimer l'opposition, ces manœuvres politiques visaient à protéger son identité et à préserver la position de sa familles, les Yeuheung Min, et ainsi il exerça son puissant pouvoir royal consistait en une série de «Hwanguk» (un ping-pong politique) ou «changement de situation politique» et peut être décrit comme une «mesure de personnel à grande échelle» ou une «purge» au cours de laquelle le roi renverse et remplace d'un seul coup la faction qui dominait la vie politique, orchestrant la situation de sorte que le parti au pouvoir et la reine consort appartiennent à la même faction, et s'assurant qu'un changement de pouvoir s'opère simultanément à la cour royale et au gouvernement, les deux piliers de la politique prémoderne, donc cela démontre qu'il ne changea pas la reine consort par aveuglement amoureux, mais par nécessité politique. Néanmoins, ces bouleversements politiques n'eurent pas d'impact significatif sur la population, et son règne est considéré comme l'une des périodes les plus prospères.   

 

Puis, il mit en œuvre le Gisa Hwanguk pour faire de Jang Hui-bin, son épouse, de son vrai nom Jang Ok Jeong, cette dernière issue d'une famille de fonctionnaires de bas rang, qui travaillait comme interprète chinois et était liée au parti Namin, d’une rare intelligence, elle fut recommandée par le prince DongPyeong, un cousin éloigné du roi, entra au palais comme servante et devint la suivante de la reine Jangrieol, puis elle attira l'attention de Sukjong, qui fréquentait les appartements de sa grand-mère, mais la reine Myeongseong, mère de Sukjong, la chassa du palais, et elle y revint après la mort de la reine Myeongseong en 1683, ensuite Dame Jang fut nommée concubine royale de rang Sukwon (quatrième rang inférieur), et, après la naissance de Gyeongjong, elle fut élevée au rang de bin (le plus élevé) et devint l’épouse royale en 1688, ne tirant jamais profit de son statut de concubine et fut victime de discrimination à la promotion en raison de la stricte autorité de la reine Inhyeon, cela explique que vers 1689, la cour du roi fut divisée par une lutte de pouvoir entre les factions Seoin et Namin, car cette dernière concubine favorite du roi, donna naissance à un fils, le prince héritier (roi Gyeongjong), tandis que la seconde épouse du roi, la reine Inhyeon (1667-1701), demeurait sans enfant. Dans cette situation complexe, le roi Sukjong réprima efficacement le groupe dominant (la faction Seoin), choquant profondément en ordonnant l'exécution de Song Si-yeol, un érudit renommé de 83 ans et chef de la faction Seoin, qui fut empoisonné, de plus, les chefs de la faction Seoin ne purent échapper ni à la destitution ni à l'exil, tandis que les membres de Namin, Kwon Dae-un et Kim Deok-won, furent nommés à des postes importants, et il conserva ainsi le pouvoir. En rapprochant Choi Suk-bin, une dame de cour de rang inférieur proche de la reine Inhyeon, et en l'élevant au rang de concubine, le roi Sukjong créa une dynamique de confrontation entre la reine Inhyeon et Choi Suk-bin, issue d'une famille de guerriers de bas rang, était quant liée au parti Seoin, principal parti de la ville, d'une part, et Jang Hui-bin d'autre part. Bien qu'il soit impossible de déterminer avec certitude s'il s'agissait d'une intention délibérée, cette mesure contribua finalement à maintenir un certain équilibre dans le «pouvoir des femmes». Si la reine Inhyeon et Jang Hui-bin s'étaient affrontées seules, la première aurait sans doute eu du mal à résister à l'influence de la seconde. Bien que Jang Hui-bin ait bénéficié du soutien du parti minoritaire Namin, elle était une femme bien plus déterminée et courageuse que la reine Inhyeon, comme en témoignent le soutien financier considérable qu'elle reçut d'une famille d'interprètes et son ascension fulgurante, d'une dame de cour de bas rang à reine. Cependant, l'affrontement entre les deux camps trouva finalement un équilibre lorsque Choi Suk-bin, une femme d'origine modeste et bien plus tenace que Jang Hui-bin, rejoignit le camp de la reine Inhyeon , et cette dernière donna naissance au demi-frère de Gyeongjong, le prince Yeoning (futur roi Yeongjo) en 1693, ce qui dégrada les relations entre le roi et Jang Hui-bin

 

Cependant, suite à la restauration de Gapsul en 1694, lorsque la reine Inhyeon fut rétablie sur le trône et que Dame Jang Hui-bin fut rétrogradée, la faction méridionale (les Namin) fut également évincée à son tour, le roi destitua et fit exécuter Min Am, responsable de la purge. Il exila également Kwon Dae-un, Mok Nae-seon et Kim Deok-won, nomma des membres de la faction Soron, un sous-groupe modéré au sein du parti Seoin, tels que Nam Gu-man, Park Se-chae et Yun Ji-wan… Lorsque la faction Soron accéda au pouvoir et que la faction Namin se retira, un passage concernant la reine déchue Min, dans une lettre adressée à Jang Hui-bin par son frère Jang Hui-jae, suscita la controverse et beaucoup réclamèrent l'exécution de ce dernier. Cependant, craignant pour le prince héritier, Nam Gu-man et Yun Ji-wan le persuadèrent d'être gracié. De plus, au vu de l'attitude du roi Sukjong en 1701 à la mort de la reine Inhyeon, il est indéniable que la «main invisible» qui tirait les ficelles de cette époque était en réalité Sukjong lui-même. Lorsque la reine Inhyeon mourut et que Jang Hui-bin s'imposa comme une candidate sérieuse au titre de reine consort, Sukjong la conduisit à la mort en se fondant sur les accusations infondées des deux frères de la reine morte, Min Jin-won et Min Jin-hu qui se basaient sur des rumeurs, selon lesquelles Jang Hui-bin avait érigé un sanctuaire à l'ouest de Chwiseondang et prié pour la mort de la reine. Jang Hui-bin et Jang Hui-jae, impliqués dans cette affaire, furent tués malgré une pétition qui implorait la clémence envers elle, et les dames de la cour, les chamanes et leurs proches furent également frappés par le malheur. Cependant, elle se suicida chez elle et le roi fit croire qu’elle fut exécuté par empoisonnement, et son frère mourut après elle pendu. Cet événement est connu sous le nom d'Incident de la Sorcellerie. Durant cette période, les érudits de la faction Soron, tels que Nam Gu-man, Choi Seok-jeong et Yu Sang-heon, qui avaient fait preuve de clémence envers Jang Hui-bin, perdirent leur influence, et la faction Noron reprit le pouvoir. Mais la possibilité que Choi Suk-bin soit nommée reine consort ne présenta jamais du fait de ses origines suite à la la mort de Jang Hui-bin, et le roi préféra épouser la reine Inwon du prestigieux clan Kim de Gyeongju en 1702 et la publication d’un décret royal stipulant qu'«aucune concubine ne peut désormais devenir reine», écarta définitivement ses chances. Il remplaça ensuite intégralement le Naemyeongbu (l'organisation des femmes du palais) par de nouvelles femmes. Par ces mesures, Sukjong élimina les trois femmes ayant marqué l'ère du «Règne des Femmes», empêchant ainsi les survivantes d'acquérir un pouvoir significatif. Face à ce déroulement des événements, on ne peut s'empêcher de penser que le véritable protagoniste n'était autre que le roi Sukjong lui-même. Tous ces événements se déroulèrent sous l'effet d'un simple claquement de doigts du roi Sukjong. Il est évident que l'alternance des accessions et des destitutions de la reine Inhyeon et de Jang Hui-bin s'explique par les calculs politiques méticuleux et implacables de Sukjong. Ainsi, il exerça un pouvoir immense en manipulant avec audace l'autorité ministérielle afin de raviver le pouvoir royal, affaiblit par deux invasions étrangères majeures. Gestionnaire pragmatique, il développe la monnaie et dynamise l'atelier monétaire malgré les purges politiques fréquentes. Parallèlement à la consolidation de l'autorité royale, il s'efforce de renforcer la défense nationale en favorisant l'essor de la puissance du pays. 

 

À l'époque moderne, le récit contre Jang Hui-bin s'est progressivement intensifié, principalement à travers des contenus visuels, mais un nouveau style narratif a commencé à émerger dans les années 2010. Il est à noter que plusieurs séries télévisées, jusqu'au début des années 2000, reprenaient les deux éléments constitutifs du récit de la mort de Jang Hui-bin, la présentant comme une méchante. Même lorsqu'un élément était omis, cette image de méchante semblait s'en trouver renforcée. L'image de Dame Jang Hui-bin comme une femme maléfique s'est ancrée dans les esprits et le public l'a activement adoptée comme avec les interprétations de Kim Ji-mee dans le film «Jang Hui-bin» de 1961, Nam Jeong-im dans le film de 1968 «Femme Fatale, Jang Hee-bin», Youn Yuh-jung dans la série télévisée MBC de 1971 «Jang Hui-bin», Lee Mi-sook dans la série télévisée de MBC de 1981, Femmes de l'histoire : «Jang Hui-bin», Jeon In-hwa dans la série télévisée de MBC de 1988, 500 ans de Joseon : «Reine Inhyeon», Kim Hye-soo dans la série télévisée KBS de 2002 «Jang Hui-bin», et Lee So-yeon dans la série télévisée «Dong Yi» de MBC (2010), même si une tentative de réhabilitation a eu lieu avec Jung Sun-kyung dans la série télévisée SBS de 1995 «Jang Hui-bin». Cependant, dans les séries télévisées diffusées depuis les années 2010, l'image de Dame Jang Hee-bin a considérablement évolué avec Kim Tae-hee dans la série télévisée SBS de 2013 «Jang Ok-jung, Living by Love», Oh Yeon-ah dans la série télévisée de SBS de 2016 Jackpot, et Lim Ji-yeon dans la série télévisée de SBS de 2026 «My Royal Nemesis». Selon l'Asia Society, il est important de noter que les actrices ayant incarné Jang sont considérées comme les plus belles actrices de leurs générations respectives. De nos jours, en raison de la diversité des sources historiques et des interprétations nouvelles, elle est également considérée comme une victime de la lutte de pouvoir entre les factions Namin et Seoin, ou encore comme une concubine favorisée par la faction Namin.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : Choi Insoo, Royal Portraits in the Late Joseon Period, dans le Journal of Korean Art and Archaeology, vol. 5, 2011, p. 13, Park Si-baek, Annals of Joseon Dynasty : Annales du roi Sukjong - Intrigues politiques, intrigues de cour et Hwanguk, tome 14, Humanist, 2015 (BD), https://blog.naver.com/ha7591/222907001818, et https://www.korea.net/NewsFocus/People/view?articleId=131072, Cha Sang-chan, Secrets de Cour : La Vie de Jang Hui-bin (Le Triangle Amoureux entre le Roi Sukjong, la Reine Min et Dame Jang Hui-bin), Upaper, 2016, et https://select.ridibooks.com/book/805016386, Mi Sean Lee, Les actions et les rôles politiques des femmes royales sous le règne du roi Sukjong : Sur les activités et les rôles politiques des femmes de la famille royale sous le règne du roi Sukjong, à la fin de la dynastie Joseon, dans Journal d’Histoire de la dynastie de Joseon, n°93, 2020, pp. 93-128, et https://www.kci.go.kr/kciportal/ci/sereArticleSearch/ciSereArtiView.kci?sereArticleSearchBean.artiId=ART002609364, Jong Hyun-Na, Évolutions modernes du «récit de la mort de Jang Hui-bin » et de l'histoire publique, dans Université ancienne d'Asie orientale, n° 71, pp. 283-318 (36 pages), 2023, et https://www.kci.go.kr/kciportal/ci/sereArticleSearch/ciSereArtiView.kci?sereArticleSearchBean.artiId=ART003005191, https://newsteacher.chosun.com/site/data/html_dir/2021/09/08/2021090802734.html, https://rollingstoneindia.com/jang-ok-jung-the-femme-fatale-of-period-k-drama/, https://thetalkingcupboard.com/joseon/royal-ladies-of-joseon-dynasty/#jangheebin, https://www.dongascience.com/en/news/1115, et https://www.ohmynews.com/NWS_Web/View/at_pg.aspx?CNTN_CD=A0001451821.

 

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