
Le vendredi saint commémore la crucifixion de Jésus.
Amené devant Pilate, se trouvant dans le palais d’Hérode,
où les autorités sacerdotale ne peuvent entrer, ce dernier à
exposé des "boucliers dorés" portant une dédicace
à l’empereur Tibère, Jésus eut un procès légal
sans doute voulu par l’autorité sacerdotale se déroulant
près d’une porte et sur un sol cahoteux comme le signale
l’évangile de Jean, et ce dernier a paru dangereux
au préfet de Judée, car il souhaite restaurer l’indépendance
d’Israël sans violence, il n’a pas d’armée et ne
souhaite pas en créer une, il ne veut pas apporter le trouble et la
guerre, et affirme être le Messie, un motif de condamnation
valable pour les autorités romaines, et il fut condamné le 7
avril 30 au matin avec deux autres brigands, un terme pour
discréditer des gens qui ont eu le tort de se révolter contre Rome,
alors qu’un prisonnier Barabbas pris lors d’une émeute, a
été innocenté et relâché, sans que cela ait un rapport avec
Jésus, car le préfet de Judée avait l’habitude de
faire la justice de bonne heure, sitôt après le lever du soleil, il
faisait partie des délinquants attendant son verdict comme
Jésus qui n’était qu’un accusé parmi d’autres.
Du point de vue des autorités, Jésus est coupable
d’avoir aspiré à la royauté comme le montre l’inscription
portant le motif de sa condamnation qui était ainsi libellée :
«Le roi des Juifs» (Marc 15,26). De plus,
l'usage de ce signe était réservé à certains condamnés
«spéciaux», et les textes en trois langues ne
figuraient que dans des inscriptions solennelles.

Il
est condamné au supplice de la croix, comme d’autres messies
autoproclamés, à la même époque. C’est une mort infâme,
indigne et honteuse. Tout d’abord, Jésus est flagellé sans
doute déchiré à coups de fouet jusqu'aux os avec le flagrum
composé de plusieurs lanières auxquelles on attachait des osselets
de mouton, puis il est moqué par les soldats romains qui se
servent de lui pour ridiculiser l’espoir de libération du peuple
juif transformé en ‘roi de comédie’, l’habillant
de pourpre, le couronnant d’épines et l’acclamant de façon
parodique. Il est probable que Jésus, à l’instar des
autres criminels, ait été forcé à porter lui-même la
poutre de sa croix qui pesait entre 35 et 40 kilos jusqu’à son
lieu d’exécution, le Golgotha, le «lieu du crâne», une
ancienne carrière en dehors des murs de Jérusalem. Ne pouvant le
faire les romains, on réquisitionné un homme de passage, Simon
de Cyrène, il était habituel chez les Romains d’obliger
les pèlerins durant les fêtes juives à faire des
travaux dégradants. La foule de passage, une multitude de
gens et de femmes, regardant le spectacle, se lamente sur
le sort de Jésus, ce qui montre que ce dernier était encore
très populaire, et explique son exécution très tôt le matin pour
éviter un soulèvement en sa faveur.

Il
fut dépouillé de ses vêtements, crucifié hors de Jérusalem, au
Golgotha, avec deux autres «brigands»,
attachées à leur croix à sa droite et à sa gauche dans un geste
cruel en l’honneur du «roi des Juifs», souvent sur un
vieil olivier sur lequel était fixé la poutre, par des cordes
plutôt que par des clous, et un clou enfoncé au niveau des
chevilles, le motif de sa condamnation fixé au-dessus de lui ou
autour du cou, des Juifs pleins de compassion, lui offre du
vin parfumé de myrrhe pour affronter la mort qui l’attend, même
si la foule est tenue à distance pour éviter qu’on le
délivre, mais il refuse, tandis que les soldats romains se
partagent ses vêtements et se moquent de lui, ses deux compagnons
d’infortune crucifiés avec lui ne s’avèrent guère mieux, y
allant aussi de leurs injures, auxquels s’ajoutent des railleurs
de passage, et il mourut le soir du vendredi 7 avril 30, à 37 ans
environ, abandonné de tous sauf par des femmes disciples qui
regardaient de loin, parmi elles étaient Marie de Magdala,
Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, la
mère de Jésus, ainsi que Salomé, et le disciple
que Jésus aimait, qui est le frère de Jésus,
Jacques, pour les deux autres condamnés, on brisa leur
jambes sous les genoux (crucifragium). Il fut descendu de la
croix et enseveli avec les deux autres condamnés près des
lieux de son supplice par la proximité d’un jardin, le futur
Saint-Sépulcre.

En
Corée, de nombreuses églises organisent organisent une
procession solennelle, au cours de laquelle les fidèles
portent une croix en bois dans les rues, et des offices
religieux et des prières, permettant aux
fidèles de méditer sur le sacrifice de Jésus-Christ. Dans
l'Église coréenne, depuis ses débuts, à 15 heures, heure
de la mort de Jésus, chaque église sonnait ses cloches et
chacun priait, méditant sur les souffrances du Christ et se
repentant de ses péchés. Il existait aussi une bonne coutume :
jeûner, économiser du riz et aider son prochain.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé : John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les
données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les
dates, Cerf, 2004, David Flusser, Jésus,
Éditions de l’éclat,
2005, José Antonio Pagola, Jésus : Approche
historique, éditions du cerf, 2012,
https://cas.ctm.kr/season_main.asp?loc=easter/new/history03.php,
https://fr.aleteia.org/2015/01/09/israel-des-archeologues-auraient-retrouve-le-site-du-proces-de-jesus/,
https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2,
https://passionweeks.epizy.com/holy-week-in-korean/?i=1,
https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-religion-chretienne-ce-que-archeologie-peut-reveler-de-la-crucifixion-de-jesus-christ,
https://www.nouvelobs.com/histoire/20180330.OBS4448/jesus-christ-a-t-il-ete-crucifie-pour-des-raisons-politiques.html,
https://www.religiondigital.org/cultura/significan-siglas-inri-encuentra-hoy_1_1447760.html,
et
https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/decouverte-d-un-possible-cas-de-crucifixion_123919.
Merci
et bon vendredi saint !
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