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vendredi 3 avril 2026

Le vendredi Saint en Corée : entre une mort politique et repentance

Le vendredi saint commémore la crucifixion de Jésus. Amené devant Pilate, se trouvant dans le palais d’Hérode, où les autorités sacerdotale ne peuvent entrer, ce dernier à exposé des "boucliers dorés" portant une dédicace à l’empereur Tibère, Jésus eut un procès légal sans doute voulu par l’autorité sacerdotale se déroulant près d’une porte et sur un sol cahoteux comme le signale l’évangile de Jean, et ce dernier a paru dangereux au préfet de Judée, car il souhaite restaurer l’indépendance d’Israël sans violence, il n’a pas d’armée et ne souhaite pas en créer une, il ne veut pas apporter le trouble et la guerre, et affirme être le Messie, un motif de condamnation valable pour les autorités romaines, et il fut condamné le 7 avril 30 au matin avec deux autres brigands, un terme pour discréditer des gens qui ont eu le tort de se révolter contre Rome, alors qu’un prisonnier Barabbas pris lors d’une émeute, a été innocenté et relâché, sans que cela ait un rapport avec Jésus, car le préfet de Judée avait l’habitude de faire la justice de bonne heure, sitôt après le lever du soleil, il faisait partie des délinquants attendant son verdict comme Jésus qui n’était qu’un accusé parmi d’autres. Du point de vue des autorités, Jésus est coupable d’avoir aspiré à la royauté comme le montre l’inscription portant le motif de sa condamnation qui était ainsi libellée : «Le roi des Juifs» (Marc 15,26). De plus, l'usage de ce signe était réservé à certains condamnés «spéciaux», et les textes en trois langues ne figuraient que dans des inscriptions solennelles. 

 

Il est condamné au supplice de la croix, comme d’autres messies autoproclamés, à la même époque. C’est une mort infâme, indigne et honteuse. Tout d’abord, Jésus est flagellé sans doute déchiré à coups de fouet jusqu'aux os avec le flagrum composé de plusieurs lanières auxquelles on attachait des osselets de mouton, puis il est moqué par les soldats romains qui se servent de lui pour ridiculiser l’espoir de libération du peuple juif transformé en ‘roi de comédie’, l’habillant de pourpre, le couronnant d’épines et l’acclamant de façon parodique. Il est probable que Jésus, à l’instar des autres criminels, ait été forcé à porter lui-même la poutre de sa croix qui pesait entre 35 et 40 kilos jusqu’à son lieu d’exécution, le Golgotha, le «lieu du crâne», une ancienne carrière en dehors des murs de Jérusalem. Ne pouvant le faire les romains, on réquisitionné un homme de passage, Simon de Cyrène, il était habituel chez les Romains d’obliger les pèlerins durant les fêtes juives à faire des travaux dégradants. La foule de passage, une multitude de gens et de femmes, regardant le spectacle, se lamente sur le sort de Jésus, ce qui montre que ce dernier était encore très populaire, et explique son exécution très tôt le matin pour éviter un soulèvement en sa faveur.

 

Il fut dépouillé de ses vêtements, crucifié hors de Jérusalem, au Golgotha, avec deux autres «brigands», attachées à leur croix à sa droite et à sa gauche dans un geste cruel en l’honneur du «roi des Juifs», souvent sur un vieil olivier sur lequel était fixé la poutre, par des cordes plutôt que par des clous, et un clou enfoncé au niveau des chevilles, le motif de sa condamnation fixé au-dessus de lui ou autour du cou, des Juifs pleins de compassion, lui offre du vin parfumé de myrrhe pour affronter la mort qui l’attend, même si la foule est tenue à distance pour éviter qu’on le délivre, mais il refuse, tandis que les soldats romains se partagent ses vêtements et se moquent de lui, ses deux compagnons d’infortune crucifiés avec lui ne s’avèrent guère mieux, y allant aussi de leurs injures, auxquels s’ajoutent des railleurs de passage, et il mourut le soir du vendredi 7 avril 30, à 37 ans environ, abandonné de tous sauf par des femmes disciples qui regardaient de loin, parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, la mère de Jésus, ainsi que Salomé, et le disciple que Jésus aimait, qui est le frère de Jésus, Jacques, pour les deux autres condamnés, on brisa leur jambes sous les genoux (crucifragium). Il fut descendu de la croix et enseveli avec les deux autres condamnés près des lieux de son supplice par la proximité d’un jardin, le futur Saint-Sépulcre. 

 

En Corée, de nombreuses églises organisent organisent une procession solennelle, au cours de laquelle les fidèles portent une croix en bois dans les rues, et des offices religieux et des prières, permettant aux fidèles de méditer sur le sacrifice de Jésus-Christ. Dans l'Église coréenne, depuis ses débuts, à 15 heures, heure de la mort de Jésus, chaque église sonnait ses cloches et chacun priait, méditant sur les souffrances du Christ et se repentant de ses péchés. Il existait aussi une bonne coutume : jeûner, économiser du riz et aider son prochain.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup aidé : John P. Meier, Un certain juif, Jésus. Les données de l'histoire : vol. 1, Les sources, les origines, les dates, Cerf, 2004, David Flusser, Jésus, Éditions de l’éclat, 2005, José Antonio Pagola, Jésus : Approche historique, éditions du cerf, 2012, https://cas.ctm.kr/season_main.asp?loc=easter/new/history03.php, https://fr.aleteia.org/2015/01/09/israel-des-archeologues-auraient-retrouve-le-site-du-proces-de-jesus/, https://palmsundayrenewal.epizy.com/holy-week-in-korea/?i=2, https://passionweeks.epizy.com/holy-week-in-korean/?i=1, https://www.nationalgeographic.fr/histoire/culture-generale-religion-chretienne-ce-que-archeologie-peut-reveler-de-la-crucifixion-de-jesus-christ, https://www.nouvelobs.com/histoire/20180330.OBS4448/jesus-christ-a-t-il-ete-crucifie-pour-des-raisons-politiques.html, https://www.religiondigital.org/cultura/significan-siglas-inri-encuentra-hoy_1_1447760.html, et https://www.sciencesetavenir.fr/archeo-paleo/archeologie/decouverte-d-un-possible-cas-de-crucifixion_123919.

 

Merci et bon vendredi saint !

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