Le 25 avril, la Corée du Nord célèbre la fondation de l'Armée
populaire coréenne en présentant ses forces lors
d'exercices et de défilés. C’est le 25 avril 1932, qu’a eu lieu
la création de l'Armée populaire de Corée (date
initialement fêtée le 8 février) par Kim Il-sung pendant la
domination coloniale du Japon. La Corée du Nord a célébré la
date depuis des décennies à partir de 1978, mais a changé en 2018
pour marquer le 8 février lorsque l'Armée populaire de Corée
(KPA) régulière a été fondée en 1948 en tant que principal
anniversaire de la fondation de l'armée. Bien que la fête
nationale soit considérée comme un jour de repos, de nombreuses
personnes sont toujours obligées de participer à des événements
et rassemblements officiels.
Pour
aller plus loin, je vous mets les lectures qui m’ont beaucoup
aidé : https://fr.yna.co.kr/view/AFR20240209000400884,
https://fr.yna.co.kr/view/MYH20200524007500884,
https://fr.yna.co.kr/view/AFR20200524000600884,
et https://www.businessinsider.com/north-korea-holidays-2018-4.

Au
Portugal, après 52 ans, le camp conservateur est au pouvoir
au Portugal et l'extrême droite, en position de force à
l'Assemblée de la République, tente d'éroder le patrimoine
du 25 avril. La question de la mémoire devient
d’autant plus pressante que les témoins directs de la
révolution des œillets partent. Surtout que comme le démontre
l’ouvrage «C’est
le peuple qui commande – La Révolution des Œillets 1974-1976»,
de l’historien Victor Pereira,
le 25 avril
n’a pas seulement marqué la chute d’une dictature et d’un
empire colonial, mais aussi une véritable révolution sociale.
Immédiatement le 25
avril 1974
– et qui a surpris même les militaires
du Mouvement des forces armées (MFA), qui était
principalement composé de capitaines qui avaient participé à
la guerre coloniale et qui avaient le soutien d'officiers
de milice – c'est que le peuple
est descendu dans la rue pour les soutenir et les encourager, et que
personne n'est descendu dans la rue pour défendre la dictature,
avec une puissance militaire réduite la résistance du régime
était pratiquement inexistante et infructueuse, avec seulement 4
civils tués et 45 blessés à Lisbonne par les balles de
la DGS. En renversant le régime
le plus ancien d’Europe occidentale, le Mouvement
des forces armées (MFA)
a ouvert la voie au programme «trois
D» : décoloniser,
démocratiser
et développer.
Par la suite entre 1974 et 1976,
l’élan populaire s’est manifesté par les gens
qui parlaient, il y avait des rassemblements, des manifestations;
après 48 ans de silence, les gens
ont ressenti une libération et ont voulu débattre, parler de
politique, parler de tout ce qu'ils pouvaient.

Cependant,
l'élan révolutionnaire, comparable à celui de Mai
68 en France, s'est essoufflé suite à
une période de grands troubles sociaux, politiques et
militaires connus sous le nom de PREC (Processus
révolutionnaire en cours), marqués par des manifestations, des
occupations, des gouvernements provisoires, des
nationalisations et des confrontations militaires, au
moment où Spínola
tente lui-même un coup d’État le 11 mars 75 et cela conduira à
une radicalisation de la révolution
qui finira le 25 novembre 1975, après une
lutte de pouvoir marquée par la menace d'une guerre civile au
Portugal durant
«l’été
chaud»,
où il y avait beaucoup de luttes entre ceux qui craignaient la prise
du pouvoir communiste
et l’imposition d’une
démocratie
directe
et ceux qui accusaient le droit
de vouloir restaurer la dictature,
après les
élections du
25 avril 1975 et
lors de ces élections, le Parti
socialiste est
venu en premier et le PPD,
parti de centre-droit, est arrivé en deuxième position, c’était
l’expression du peuple
qui a voté librement,
menant aux violence anticommunistes de l’été chaud, et
à l'idée
qui est nécessaire que le travail de l'Assemblée
constituante
doit être respecté. La nouvelle Constitution
est votée le 2 avril 76, mais cette Constitution
est très très progressiste parce qu'elle défend les
nationalisations, défend la réforme agraire, défend la
participation populaire.
Aujourd'hui, l'extrême
droite
éclipse les commémorations de la «Révolution
des Œillets».
Cinquante-deux ans plus tard, si de vastes
célébrations ont toujours lieu le 25 avril à travers le Portugal
et parmi la diaspora, le fossé générationnel et le passage
du temps érodent inévitablement la mémoire de l'événement.
Pour
aller plus loin, je vous conseille ces lectures qui m’ont beaucoup
aidé :
https://radioregional.pt/25-de-abril-a-historia-da-revolucao/,
https://www.rfi.fr/pt/programas/em-directo-da-redac%C3%A7%C3%A3o/20231208-livro-mostra-25-de-abril-como-revolu%C3%A7%C3%A3o-social-e-abana-vis%C3%A3o-idealizada-da-hist%C3%B3ria,
et
https://www.rfi.fr/pt/programas/vida-em-fran%C3%A7a/20260422-historiador-yves-l%C3%A9onard-lan%C3%A7a-livro-sobre-capit%C3%A3o-de-abril-otelo-saraiva-de-carvalho.
Merci,
bonne journée de la Fondation militaire et bon 25 avril !
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